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  • La différence entre la cuisine chinoise et la cuisine française et la différence entre les livres de cuisine chinois et français

    0019b91ec98113a8dc7508.jpgLe 18 septembre, dans le cadre du Festival international du livre de Beijing, Edouard Cointreau, le directeur et fondateur du Festival du livre culinaire et président de la cérémonie des Gourmand World Cookbook Awards, a donné une conférence sur l'importance de l'art culinaire dans les cultures chinoise et française et sur l'évolution du livre de cuisine.

    La différence entre la cuisine chinoise et la cuisine française

     

     

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    « Si on demande à un Français ce qui est bon, il pense immédiatement à une chose agréable au goût. Si on pose la même question à un Chinois, il va penser à plusieurs choses », explique M. Cointreau. Selon lui, les Chinois apprécient certains aliments dépourvus de goût car ils sont bons pour la santé, comme les concombres de mer. « Deuxièmement, il y a beaucoup plus de critères dans la cuisine chinoise. En plus du goût et des cinq sens, la cuisine chinoise prend également en considération la texture des aliments ». L'aspect visuel est très différent entre les cuisines chinoise et française. « Les Chinois voient les couleurs différemment des Occidentaux. Il n'y a pas de bon absolu. C'est très culturel », a-t-il ajouté.

    La différence entre les livres de cuisine chinois et français

     

     

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    La cuisine chinoise est très appréciée à l'étranger. « A Paris, il y plus de restaurants chinois que de restaurants français. Les Français trouvent normal de manger chinois une fois par semaine à Paris. Mais on ne trouve pas en France assez de bons livres de cuisine chinoise en français », estime Edouard Cointreau.

    Qu'est-ce qu'un bon livre de cuisine ? Les critères de qualité sont universels selon Edouard Cointreau : un livre qui montre la passion et les émotions de l'auteur est un bon livre. Par ailleurs, les livres qui se vendent le mieux se ressemblent également partout dans le monde: il s'agit de recettes rapides, simples et peu coûteuses à faire chez soi. « Ce genre de livres représente près de la moitié des livres de cuisine d'un pays », précise-t-il.

    « Il y a plus de blancs et moins de texte dans un livre de cuisine français que dans un livre chinois», affirme Edouard Cointreau, en parlant des différences de mise en page entre les livres chinois et français. Selon lui, il s'agit d'un choix non seulement esthétique, mais également culturel. « Un livre de cuisine est à la fois un livre de techniques pour apprendre cuisiner et un livre de culture qui présente le patrimoine culturel d'un pays. Certains éditeurs chinois se sont déjà rendu compte de cette différence, mais n'osent pas ajouter davantage de blancs, parce qu'ils ont peur que le public chinois n'apprécie guère cette technique ».

    Le vin rouge chinois

    M. Cointreau a encore apprécié les exploits réalisés dans le secteur du vin rouge en Chine. « Il y a cinq ans, je disais que les Chinois auraient besoin de 10, 15 ou 20 ans pour parvenir aux normes internationales. Mais aujourd'hui, ils y sont déjà parvenus, tout va très vite ! Pour mieux promouvoir l'exportation du vin rouge chinois à l'étranger, il faut tout de même investir davantage dans la promotion et le marketing ».

    Interrogé sur l'éventualité d'un projet dans notre pays, Edouard Cointreau a révélé qu'il dévoilerait lors de la Foire du livre de Francfort (Allemagne) le 10 octobre un projet de coopération avec la Chine. « Mon souhait est de construire un pont entre la France et la Chine, et de faire venir en Chine la cérémonie des Gourmand World Cookbook Awards », a-t-il finalement déclaré.

     

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