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  • La vie du peuple tibétain depuis sa libération pacifique

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    Jeudi 10 avril, l'Association nationale des journalistes de Chine (ACJA) a organisé une conférence sur l'évolution des conditions de vie du peuple tibétain de la signature de l'accord sino-tibétain, en 1951, à nos jours. Les intervenants étaient Mme Tsering Yangdzom et M. Lian Xiangmin, tous deux chercheurs au centre de recherche tibétologique de Chine.

    Cela fait plus de 60 ans que le Tibet a signé avec le gouvernement central de la Chine un accord en 17 points sur les mesures concernant la libération pacifique du Tibet. Depuis, des progrès considérables ont été réalisés dans les domaines économique, social, politique et écologique.

    La région autonome du Tibet (créée en 1965), qui couvre un territoire de 1,2 million de km2, est passée de 1,2 million à 3,5 millions d'habitants. L'espérance de vie des Tibétains a presque doublé, passant de 35 à 68 ans, grâce à de meilleurs services médicaux et à la baisse du taux de mortalité infantile qui, a fait remarquer M. Lian, est naturellement élevé en raison de l'altitude de cette région que l'on surnomme à juste titre le « Toit du monde ».

    Ces dernières années, le Tibet a connu une croissance économique parmi les plus rapides de Chine, avec un PIB progressant de plus de 10 % par an depuis 1994. En 2013, le PIB de la région autonome a atteint 80 milliards de yuans.

    Le soulèvement de 1959, qui a causé l'exil vers l'Inde de 70 000 Tibétains, a laissé place à la réforme démocratique qui a aboli le système de servage féodal et le régime théocratique.

    Le Tibet a créé en 1959 le Comité tibétain de la Conférence consultative politique du peuple chinois, et la première session de l'Assemblée populaire locale a eu lieu à Lhassa en 1965. Depuis lors, la région autonome envoie chaque année à Beijing des délégués la représenter lors des deux sessions politiques nationales qui se tiennent au mois de mars à la capitale.

    Comme l'a fait remarquer un journaliste, la modernisation rapide du Tibet suscite des inquiétudes en Chine comme à l'étranger concernant une possible dilution culturelle. Mais outre les sommes importantes consacrées par le gouvernement local et celui de Beijing à la préservation des vestiges culturels tibétains, il existe également de nombreuses organisations non-gouvernementales œuvrant à la protection du patrimoine culturel tibétain.

    Par ailleurs, au début de son allocution, M. Lian a souligné que l'ethnie tibétaine représentait actuellement 90 % de la population du Tibet. S'il est vrai que le relogement de 2,7 millions de Tibétains dans des habitations plus modernes s'est d'abord heurté à de nombreuses craintes et réticences, comme l'a reconnu l'intervenant, il ne s'agit selon lui que d'une période transitoire, la majorité des Tibétains relogés finissant par apprécier les bénéfices de ces changements dans leur mode de vie.

     

     
  • Cent ans de développement en Chine

    Shanghai 1911

    Les trente années de réforme et d'ouverture en Chine ne sauraient être séparées des cent dernières années de développement social, pas plus qu'elles ne sauraient l'être de 5 000 ans d'histoire. Les trente dernières années devraient être considérées comme un processus de continuation dans la conceptualisation du « modèle chinois », qui diffère du « modèle occidental ».

    On peut diviser le modèle chinois en trois parties. La révolution sociale de la construction de la Nation a débuté à la fin de la Dynastie Qing (1644-1911), avec pour résultat indépendance et souveraineté politiques. Puis un système économique de temps de guerre a été adopté après 1949 pour pouvoir obtenir une pleine reconnaissance internationale et renforcer la défense nationale. Enfin, en 1979, le niveau de vie de la population est devenu la priorité.

    Tout cela fait partie de la progression logique de la poursuite de la modernisation par la Chine lors du siècle passé.

    Le modèle chinois a acquis ses caractéristiques à partir de plus d'un siècle de réformes économiques, politiques et sociales, et il est le reflet des 5 000 années d'histoire du pays. En d'autres termes, le modèle chinois reflète la vitalité particulière de la civilisation chinoise.

    Les caractéristiques du modèle peuvent être grossièrement divisées en trois groupes : praticité rationnelle, populisme et bonne gouvernance fondée sur la volonté publique.

    La misère sous le régime corrompu de Tchang Kaï-chek( Jiǎng Jièshí)

     
    La première caractéristique suit la tradition du rationalisme pratique, une fusion des cultures qui couvre tout, mais qui est sélective. Depuis la Dynastie Han (202 av JC-220 ap JC), la société chinoise a assimilé différentes écoles de pensée, dont le confucianisme, le taoïsme, le bouddhisme, le légalisme, le monisme et d'autres philosophies encore.

    Cela a passé au tamis les aspects bénéfiques de cultures hétérogènes (et même étrangères), puis les a converti pour coller aux réalités de la société, ce que l'on peut en gros appeler sinisation. C'est cette capacité qui joue un rôle central dans le modèle chinois. Et à la différence de l'occidentalisation, c'est un processus d'intériorisation.

    La deuxième caractéristique, la tradition populiste, est la poursuite de l'égalité entre les riches et les pauvres, qui a modelé le développement économique et social depuis les périodes anciennes de l'histoire. La fin de la période féodale dite des Printemps et Automnes (770-476 av JC) a été causée par des guerres civiles entre Etats vassaux, et la véritable société civile n'a pris forme que sous les Dynasties Qin (221-206 av JC) et Han.

    Historiquement, l'objectif du populisme était la prospérité et l'égalité pour tous. Tandis que la modernisation de la Chine s'est construite à partir d'une révolution civile, c'est un fort pouvoir populiste qui a stimulé l'économie du pays, et empêché que le marché ne soit livré à lui-même et que la société ne se divise entre les pauvres et les très riches. Rien d'étonnant à ce que la prospérité pour tous soit devenue le moteur le plus puissant de ces dernières années.

    Mao proclame la naissance de la République Populaire de Chine , à Beijing en 1949

     


    La troisième caractéristique est la bonne gouvernance, dans laquelle la légitimité du parti et du gouvernement au pouvoir ne vient pas d'une élection unique mais d'une bonne gouvernance sur le long terme.

    Pour être tout à fait objectif, une forte pression publique a toujours accompagné le processus entier d'administration dans le modèle politique chinois. Tant au niveau du Gouvernement Central que des gouvernements locaux, la légitimité politique dépend du mandat public, un processus indispensable dans toute décision et action concrètes.

    Ce système est radicalement différent de celui des gouvernements occidentaux, qui sont pour la plupart investis par un processus d'élections périodiques. En Occident, la démocratie ne se reflète qu'au moment des élections, mais en Chine la démocratie doit suivre le processus entier de l'administration, ce qui met une pression aussi énorme que continue sur le Gouvernement. Et avec une pression pareille, le Gouvernement se doit encore de prendre la responsabilité de tous les problèmes sociaux. Ou alors il perdra sa légitimité politique.

    D'un point de vue développement social et responsabilité du Gouvernement, ce modèle a des avantages évidents. C'est seulement si l'on comprend ces trois facteurs que l'on peut pleinement saisir le degré de satisfaction des Chinois envers la vitesse et la direction de l'actuel processus de développement, que l'on constate dans des sondages effectués par des organisations comme le Pew Research Center.

    Pour comprendre la signification universelle du modèle chinois, il est nécessaire de faire la distinction entre sa signification universelle et le modèle lui-même. Cela veut dire tout simplement que le modèle chinois peut servir de référence, mais qu'il ne saurait être copié.

    Aussi, sa signification universelle se trouve dans son influence sur des pays similaires au développement récent, qui pour la plupart ne sont pas occidentaux, et du fait qu'il peut être utilisé comme modèle de référence pour d'autres pays qui sont encore en train de développer leurs propres modèles.

    L'hommage de la ville de Shenzhen au grand leader de la Chine Nouvelle , Deng Xiaoping.

     

     

     

     

    La Chine d'aujourd'hui: Shenzhen.

    La Chine aujourd'hui : Shanghai.

    La Chine aujourd'hui : Beijing.

    La Chine aujourd'hui : Tianjin

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    La Chine aujourd'hui : Guangzhou (Canton).

  • TIBET:JOURNEE DE LA LIBERATION DES SERFS

    Le Tibet établira la "Journée de la Libération des Serfs"

      

        LHASA, 11 janvier (Xinhua) -- Le Tibet projette de choisir  une date pour commémorer l'émancipation de millions de serfs et  d'esclaves il y a 50 ans, quand le gouvernement central a déjoué une rébellion armée menée par le dalaï lama et ses partisans aristocratiques, a déclaré un responsable local samedi soir. 

         Ce nouveau jour férié sera fixé lors de la deuxième session  annuelle de la 9e Assemblée populaire régionale du Tibet qui se  tiendra du 14 au 19 janvier, a déclaré Pang Boyong, secrétaire  général adjoint du Comité permanent de l'Assemblée régionale. 

         Cette décision vise à "rappeler à tous les Chinois, dont les  Tibétains, la réforme démocratique initiée il y a 50 ans", a-t-il  ajouté. 

         "Depuis lors, des millions d'esclaves opprimés par la  servitude féodale sont devenus leur propre maître", a-t-il  rappelé. 

         D'énormes changements ont eu lieu depuis 50 ans au Tibet, a  indiqué M. Pang, tout en critiquant le dalaï lama et ses partisans pour leur sabotage du système de l'autonomie régionale du Tibet et leurs activités sécessionnistes. 

         "Ils vont à l'encontre de la volonté des habitants tibétains  et de la tendance au progrès dans la région", a-t-il souligné. 

         Le 10 mars 1959, le dalaï lama et ses partisans se sont  rebellés contre le gouvernement central, avec le soutien de  certaines puissances occidentales. 

         L'Armée populaire de libération a promptement déjoué la  rébellion et a ensuite introduit une réforme démocratique pour  renverser le système féodal et abolir la hiérarchie sociale de la  région, caractérisée par la théocratie.