li keqiang

  • Le gouvernement chinois veut que les gens travaillent 4 jours et demi par semaine pour promouvoir le tourisme

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    Le gouvernement chinois encourage les gens à travailler 4,5 jours par semaine dans le but de renforcer l'industrie du tourisme, au moment où l'économie est en difficulté.

     

    Selon un document publié mardi par le Bureau général du Conseil des Affaires de l'Etat, le gouvernement chinois, les employeurs pourraient organiser des horaires de travail flexibles, comme permettre au week-end de commencer vendredi midi. Le document, intitulé « Plusieurs décisions sur la promotion de nouveaux investissements et de la consommation liés au tourisme », est daté du 4 août.

     

    Cette nouvelle, on l'imagine, a causé un certain émoi parmi les internautes. Le hashtag « #short vacations including Friday afternoon and weekends# » (« vacances courtes comprenant le vendredi après-midi et le week-end ») est devenu un sujet brûlant sur Sina Weibo, un célèbre site de réseau social chinois de type Twitter. Le sujet a été lu par plus de 25 millions de personnes.

     

    « Vive le Premier ministre Li. Cela devrait être mis en œuvre immédiatement », a déclaré un internaute. Un autre a dit : « S'il vous plaît, mettez cette idée en œuvre dès que possible, sinon l'été se terminera bientôt ». Certains internautes ont néanmoins souligné certains problèmes potentiels : « Le prix des billets sur les sites touristiques va encore augmenter ».

     

    Le Conseil des Affaires de l'Etat a officiellement encouragé la prise de congés payés pour les employés au moins cinq fois cette année.

     

    Wu Wenxue, directeur adjoint de l'organe de surveillance national du tourisme, a signalé que le Conseil des Affaires de l'Etat a adopté une proposition relative à l'encouragement de nouveaux investissements et de la consommation dans le secteur du tourisme au cours de sa réunion de l'exécutif du 28 juillet.

     

    Selon lui, la directive a clairement fait savoir que davantage d'efforts seront faits pour faire progresser la mise en œuvre des règles relatives aux congés payés.

     

    Il a également révélé que de nouvelles mesures concrètes devraient être prises, notamment encourager les accords de congés flexibles.

     

    Selon une enquête réalisée par le Ministère des ressources humaines et de la sécurité sociale, seulement la moitié des salariés chinois qui y sont éligibles prennent en effet des congés payés.

     

    L'enquête a révélé que si le Parti et les organes gouvernementaux et leurs établissements affiliés, les grandes entreprises publiques et les entreprises à capitaux étrangers honorent relativement bien cette exigence, en revanche, les règles relatives aux congés payés sont mal mises en œuvre dans les entreprises privées ainsi que les petites et moyennes entreprises.

     

  • 35 morts dans une bousculade lors des célébrations du Nouvel An à Shanghai

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    Trente-cinq personnes ont perdu la vie et 42 autres ont été blessées dans une bousculade survenue mercredi soir lors des célébrations du Nouvel An sur le Bund à Shanghai, dans l'est de la Chine.

    L'accident s'est produit sur la zone du bund de la place de Shanghai à environ 23:35.

     

    Un témoin a déclaré que quelques coupons qui ressemblaient à « un dollar » ont été levé depuis la fenêtre du troisième étage du bâtiment près du Bund et les personnes debout le long de la rive du fleuve ont commencé à se démener pour ces coupons.

     

    La ville a mis en place une équipe de travail pour les opérations de sauvetage et de faire face aux conséquences.

     

    La cause de l'accident est sous enquête.

     

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    Un vélo se trouve déformé sur la scène de la bousculade qui a causé des victimes parmi les personnes qui ont participé aux célébrations du nouvel an à Shanghai de Chine de l'est, tôt le 1er janvier 2015. Les personnes blessées ont été menées à l'hôpital du peuple de Shanghai  n ° 1.

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    Le président chinois Xi Jinping a ordonné jeudi l'ouverture d'une enquête immédiate sur la cause de la bousculade survenue lors des célébrations du Nouvel An dans le centre-ville de Shanghai, et a exhorté à éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l'avenir.

    Le Premier ministre chinois Li Keqiang a mis l'accent jeudi sur la sécurité dans les lieux publics, en particulier pendant les jours fériés.

    M. Li a demandé à "ne ménager aucun effort" pour réduire le nombre de décès liés à des blessures et à réconforter les familles des victimes de la bousculade survenue lors des célébrations du Nouvel An dans le centre-ville de Shanghai. Il a également exhorté à prendre des précautions pour éviter les incidents majeurs et assurer la sécurité et la stabilité sociales.

     

     

  • La Chine va suspendre la TVA et la taxe sur le chiffre d'affaires pour les petites entreprises

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    La Chine suspendra à partir du 1er août la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe sur le chiffre d'affaires pour les petites entreprises dont les ventes mensuelles sont inférieures à 20.000 yuans (3.226 dollars), selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion exécutive du Conseil des Affaires d'Etat présidée par le Premier ministre Li Keqiang.

    Cette décision profitera à plus de six millions de petites entreprises et concerne directement plusieurs dizaines de millions de personnes, précise le communiqué.

    On croit rêver diront des commentateurs qui ne connaissent pas bien la Chine. La Chine met en place les mesures libérales adéquates afin d'aider les petites entrprises. Les mesures qu'attendent depuis des mois les milieux d'affaires français dont ils n'ont aucun espoir de voir ce type de mesure en France. En Belgique aussi, où une majorité de Flamands souhaiteraient de telles mesures.

    Ces mesures sont une preuve supplémentaire qu'en Chine , il y a un pilote au volant, que les autorités chinoises ne font pas dans les demi-mesures et cela est sans-doute une des raisons des réussites de la Chine dans de nombreux domaines.

    Un journal qui ne tarit pas d'éloges pour ce plan , c'est le journal économique français "L'Echo" dont voici un large extrait de son article:

    En Chine, on ne fait pas dans la dentelle. Lorsque l'activité économique connaît un petit coup de pompe, on exempte les entreprises d'impôt sur le chiffre d'affaires et sur la TVA pour leur redonner des couleurs. Tout simplement.

     

    En France, c'est plus délicat. Plus ouvragé. Plus alambiqué, aussi. On s'empêtre dans des projets dont on ne sait pas trop s'ils ont pour but de faciliter la vie des entrepreneurs, ou de faire office de poil à gratter. Ça dépend des versions.

    La comparaison de mesures évoquées dernièrement, en Chine et en France, pour résoudre d'importants problèmes structurels en dit long sur les différences d'approche de ces deux pays en matière de gestion de crise économique, et offre une mise en abyme non dénuée d'intérêt.

    L'Empire du Milieu contre la demi-mesure

    La toute-puissance de la Chine est récente. La sève de l'économie de marché y coule depuis peu. Plus fraîche, elle est aussi plus fluide. Aussi, au pays de Confucius, pour qui "la vraie faute est celle qu'on ne corrige pas", lorsqu'on rencontre un problème, a-t-on tendance à trancher l'écheveau de façon nette. Pas le temps pour les arguties.

    En l'occurrence, le problème rencontré dans l'Empire du Milieu, c'est un léger ralentissement de l'activité économique. Pour y remédier, les autorités ont décidé de réduire la pression fiscale pesant sur les petites entreprises, celles dont les ventes ne dépassent pas les 20 000 yuans (2450 euros) par mois. Quand on dit "réduire", on pense en fait "éliminer", ou presque. À partir du premier août, les structures concernées seront dispensées d'impôt sur le CA et de TVA. Ni plus ni moins.

    Pour justifier cette mesure, qui touchera la bagatelle de 6 millions d'entreprises, le gouvernement central s'est fendu d'un communiqué : "Les petites entreprises (...) jouent un rôle essentiel pour soutenir le développement économique du pays et renforcer les créations d'emploi". Poisson d'avril ? On est en juillet. Non, force est de le constater : il est des contrées, en ce bas monde, où l'on semble avoir compris l'importance de l'entreprenariat dans la dynamique économique, et la nécessité de l'encourager. En toute simplicité. C'est beau, admettez.

    Une bonne volonté qui donne des idées aux homologues français des dirigeants chinois ? Pas vraiment.

  • La Chine s’ouvre au libéralisme

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    Le libéralisme a peut être du mal à se faire entendre en France, mais il semble aujourd’hui bien établi… en Chine ! Unirule a été fondé en 1993 par le charismatique Mao Yushi, ancien dissident, économiste, et auteur de rapports très critique contre Mao Zedong. Il est l'auteur d’une quinzaine de livres sur les avantages du libre-échange et de la privatisation.

     Mao Yushi a reçu l’année dernière le prestigieux Freedom Prize du Cato Institute. Son aura a contribué à faire évoluer la pensée des décideurs politiques chinois vers l’économie de marché. On peut lire sur leur site des papiers (dûment traduits en anglais) dénonçant les distorsions du marché dues aux grandes entreprises d’Etat, ou l’absence de garantie des droits de propriété des petits paysans.

    Unirule a même traduit en chinois Frédéric Bastiat, qui encore aujourd’hui a tant de mal à s’imposer dans l’Université française !  Aujourd’hui, Unirule semble être en passe de remporter son combat. Le nouveau Premier Ministre, Li Keqiang, l’a fait savoir dès sa prise de fonction en mars dernier, en parlant d’une « mini-ˇrévolution » (terme lourd de signification en Chine) : il entend diminuer la taille de la bureaucratie chinoise, poser des limites aux pouvoirs du gouvernement, réduire d’un tiers les procédures administratives, et même ouvrir le rail, l’énergie ainsi que le secteurfinancier aux capitaux privés.

     Plus récemment, dans un discours aux cadres du parti, Li Keqiang s’est montré encore plus radical en affirmant que « le marché est créateur de richesse sociale, et la source de tout développement économique », parlant ouvertement de dérégulation et de concurrence. Pour les investisseurs étrangers, cette volonté réformiste devrait se traduire par l’ouverture du marché intérieur aux capitaux étrangers et l’assouplissement du contrôle des changes

    (un geste de détente dans la fameuse « guerre des monnaies »).

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     Les inquiétudes sur la croissance chinoise ne sont sans doute pas étrangères à cette volonté de changer de paradigme. Il n’empêche que, pour la première fois, la privatisation de larges secteurs de l’économie n’est plus une question tabou au sommet de l’Etat. Li Keqiang est titulaire d’un PhD en économie de l’Université de Pékin, ce qui tranche sur son prédécesseur, géologue, et plus largement sur la classe politique chinoise, de formation plutôt scientifique. Il semble déterminé à ouvrir la Chine aux mécanismes de marché, à « libérer les forces créatives ».

    Tous les concepts du « capitalisme », y compris la volonté de s’enrichir, sont légitimés – à condition de ne pas prononcer le mot.

    Unirule exclut néanmoins toute ouverture politique de la part du régime et préfère ne pas s’étendre sur ces sujets. On ne saura donc pas comment ils se positionnent dans le débat sur la « fin de l’histoire » lancé par Francis Fukuyama dans les années 90. Rappelons qu’aujourd’hui l’idée de fin de l’histoire est de plus en plus mise en cause par le « consensus de Beijing », pour reprendre le titre du livre de Stefan Halper, universitaire et intellectuel américain. Autrement dit : l’économie de marché ne conduirait pas nécessairement à la démocratie,comme le voudrait une vision hégélienne de l’histoire, mais pourrait fort bien s’accomoder d’un régime autoritaire ou semi-‐autoritaire (ce que Halper appelle :le « market-‐authoritarianism »). Il s’agit d’un véritable défi lancé à l’idée occidentale d’Etat de droit.

     Economiquement, la Chine menace de rattraper le PIB des Etats-‐Unis ; intellectuellement, le consensus de Beijing affronte celui de Washington.En attendant que ce débat s’ouvre, la Chine semble en train d’accomplir sa« mini-‐révolution » culturelle sur le plan économique, et l’équipe actuelle,normalement au pouvoir pour une décennie, va très loin dans la volonté de libéralisation.

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  • Le Premier ministre chinois Li Keqiang en visite officielle offre ainsi une belle occasion d'approfondir la coopération entre la Chine et l'Allemagne, mais aussi avec l'Union européenne (UE)

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé à Berlin pour une visite officielle, offrant ainsi une belle occasion d'approfondir la coopération entre la Chine et l'Allemagne, mais aussi avec l'Union européenne (UE) dans son ensemble.

    La relation sino-allemande est maintenant à son meilleur niveau dans l'histoire, et la coopération pragmatique fructueuse entre les deux pays a évolué pour devenir un modèle pour les interactions entre la Chine et l'Occident.

    Exemple révélateur du lien étroit entre Beijing et Berlin, leur mécanisme de consultation intergouvernementale regroupe des dizaines de canaux de dialogue et de communication, et représente le plus haut niveau de son genre entre la Chine et l'Occident.

    La Chine étant le premier partenaire commercial de l'Allemagne dans la région Asie-Pacifique et l'Allemagne le premier partenaire commercial de la Chine en Europe, la coopération bilatérale a atteint un niveau sans précédent.

    Pourtant, les deux pays peuvent faire plus. D'une part, la Chine se dirige rapidement vers l'industrialisation, l'informatisation, l'urbanisation et la modernisation agricole. A cela s'ajoute un engagement indéfectible à l'ouverture, ce qui promet une multitude d'opportunités.

    Ainsi, la visite en cours du Premier ministre chinois offre une belle occasion pour les deux parties d'exploiter leur énorme potentiel et d'apporter des bénéfices plus concrets à leurs peuples.

    D'autre part, cela donne également de nouvelles opportunités à l'ensemble de l'UE. Etant donné le rôle clé joué par l'Allemagne dans l'UE et l'ampleur des échanges commerciaux sino-allemands (qui représentent aujourd'hui près d'un tiers des échanges entre l'UE et la Chine), le dynamisme de la coopération sino-allemande se fait sentir partout en Europe.

    Une collaboration approfondie entre la Chine et l'UE est d'autant plus pressante que le Vieux continent croule sous les dettes et cherche à se remettre sur pied dans un contexte mondial miné par les incertitudes.

    Une Europe forte et un euro stable sont dans l'intérêt de la Chine. En unissant leurs forces, le géant asiatique et le bloc européen peuvent non seulement stimuler leur propre croissance, mais aussi contribuer davantage au développement du monde.

    Les nombreuses différences entre Chine et l'Europe font que leurs interactions conduisent inéluctablement à des frictions. Les deux camps doivent cependant faire avec et gérer toute friction ou contentieux de la meilleure façon possible, afin d'éviter que des controverses mineures ne se mettent en travers des relations bilatérales. Les deux parties ont la vision et la sagesse de le faire.

    Il est vraiment regrettable et préjudiciable que la Commission européenne ait récemment eu recours à des mesures protectionnistes contre les produits chinois, y compris un projet de taxe punitive sur les panneaux solaires et une enquête anti-dumping et anti-subvention dans le secteur des équipements de téléphonie mobile.

    Le protectionnisme nuit à tous. L'UE devrait résister à la tentation des mesures anticoncurrentielles, et collaborer avec la Chine pour promouvoir le libre échange et s'opposer au protectionnisme sous toutes ses formes.

    En outre, la concurrence, aussi équitable soit-elle, n'est pas un jeu à somme nulle. Les deux économies si complémentaires peuvent tirer pleinement parti de leurs avantages respectifs et se partager les bénéfices qui découlent d'une collaboration fructueuse.

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    Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang s'est entretenu vendredi à Berlin avec le président allemand Christian Wulff pour discuter des relations bilatérales.

     

  • "Ouvrir un nouvel horizon pour les relations entre la Chine et l'Allemagne" lettre du Premier ministre chinois Li Keqiang

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang a publié jeudi un article dans l'hebdomadaire allemand Die Zeit. L'article est intitulé "Ouvrir un nouvel horizon pour les relations entre la Chine et l'Allemagne".

    Ce qui suit est la version française du texte intégral de l'article:

    Je vais bientôt visiter à nouveau l'Allemagne pour renforcer la coopération entre la Chine et l'Allemagne sur tous les fronts. Les gens veulent peut-être en savoir plus sur cette visite, et je crois que l'on peut trouver des réponses à la fois dans l'évolution historique et dans la nécessité actuelle de la coopération Chine-Allemagne, ainsi que dans la réforme et l'ouverture en cours de la Chine.

    Pourquoi la Chine et l'Allemagne se rapprochent?

    La raison est simple : nos intérêts communs et nos besoins mutuels sont croissants. Au cours des dernières années, nous avons connu une croissance rapide de la coopération bilatérale dans tous les domaines, et nous considérons l'autre partie comme l'un de nos partenaires commerciaux les plus importants. Ce lien a été renforcé par notre réponse commune à la crise financière internationale. Aujourd'hui, la coopération entre nos deux pays est devenue le moteur de la coopération Chine-UE. Le commerce entre la Chine et l'Allemagne représente à peu près 30% du total des échanges de la Chine avec l'Europe. Selon les statistiques du ministère chinois du Commerce, les investissements en provenance d'Allemagne ont augmenté de 28,5% l'an dernier pour atteindre 1,45 milliard de dollars, et la Chine est devenue le troisième investisseur étranger en Allemagne en termes de nombre de projets, derrière les Etats-Unis et la Suisse. Ceci est remarquable dans un contexte économique mondiale morose.

    La coopération Chine-Allemagne a contribué à nos croissances respectives. La Chine possède un vaste marché, ce qui est notre force. Mais nous avons beaucoup appris de l'Allemagne en matière de recherche et de développement, de gouvernance et de technologies. L'Allemagne est un partenaire de la Chine sur le long terme dans sa quête de modernisation. La coopération avec la Chine a également stimulé la croissance de l'Allemagne. Le marché chinois représente 30% des ventes mondiales de Volkswagen et constitue le plus grand marché pour BMW. La Chine est également le troisième plus grand marché pour Siemens et BASF.

    Peut-on réaliser une coopération encore plus étroite?

    La réponse est oui. Bien que la coopération Chine-Allemagne ait atteint un niveau record, nous pouvons faire encore mieux. Notre commerce bilatéral, qui s'élève à plus de 160 milliards de dollars, n'est que d'environ 4% du total du commerce extérieur de la Chine, qui s'élève à 3 800 milliards de dollars. Et la part des investissements chinois en l'Allemagne est encore assez faible. Cela signifie qu'il y a un grand potentiel à exploiter dans le développement des liens commerciaux gagnant-gagnant entre nos deux pays.

    Il faut quand même noter que la Chine elle-même affiche un vaste potentiel de développement. D'ici 2020, nous allons travailler dur pour doubler la taille du PIB et le revenu par habitant de 2010. La Chine, un pays de plus de 1,3 milliard d'habitants, recherche simultanément l'industrialisation, l'application des technologies de l'information, l'urbanisation et la modernisation agricole. Chaque année, plus de 10 millions de personnes en milieu rural se déplacent vers les villes. Les choix se multiplient pour le consommateur, et l'ajustement structurel économique s'accélère. Tous ces facteurs vont libérer un énorme potentiel pour la demande intérieure.

    En particulier, la réforme en Chine apportera d'énormes bénéfices. La Chine s'est appuyée sur la réforme pour réaliser une croissance soutenue et rapide au cours des trois dernières décennies, et elle continuera à s'appuyer sur la réforme pour garantir le développement de sa croissance soutenue. La réforme en Chine est entrée dans une phase où les défis difficiles doivent être abordés. Nous allons approfondir pleinement la réforme dans des domaines clés tels que le système administratif, la politique budgétaire et fiscale, les finances et la tarification, afin de faire évoluer le modèle de croissance, améliorer la qualité de vie de la population, promouvoir l'équité sociale et révéler tout le potentiel du marché et le moteur du développement.

    L'ouverture est aussi une sorte de réforme. Faire avancer la réforme et le développement à travers l'ouverture est une expérience importante que nous avons acquise. La Chine suit une stratégie d'ouverture gagnant-gagnant. Nous soutenons vigoureusement un nouveau cycle d'ouverture pour une ouverture à la fois plus large et plus profonde. Nous allons ouvrir davantage notre commerce de services, de sorte à stimuler la croissance du secteur tertiaire. Au cours des cinq prochaines années, la Chine va importer dix mille milliards de dollars de biens et investir 500 milliards de dollars à l'étranger. Une croissance économique soutenue et la poursuite des réformes et de l'ouverture apporteront un marché encore plus prospère en Chine. Cela offrira à l'Allemagne un plus grand accès au marché asiatique et ouvrira de nouvelles perspectives de croissance aux entreprises allemandes et à la prospérité économique de l'Allemagne.

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    Que devrions-nous faire au sujet des différences entre la Chine et l'Allemagne?

    La réponse est simple : Nous devons chercher un terrain d'entente pour mettre de côté les divergences. Comme on le dit en Chine, les dix doigts sont différents en longueur. Dans ce monde coloré et diversifié, il n'est pas surprenant que les pays aient des opinions différentes. Ce qui est important est de gérer les différences correctement. En cas de différend, il ne faut pas juger les autres selon ses propres valeurs ou imposer ses opinions à autrui. Au lieu de cela, il faut se mettre à la place des autres et être accommodant. Le dialogue approfondit la compréhension et se mettre à la place de l'interlocuteur renforce la confiance mutuelle. La Chine et l'Allemagne sont ouvertes et pragmatiques. Nos peuples sont travailleurs et talentueux, et nos entreprises sont innovantes et terre-à-terre. Les perceptions différentes ne doivent pas faire obstacle à notre amitié, et une coopération plus étroite apportera plus de perspectives mutuellement bénéfiques aux deux pays.

    La coopération entre les entreprises chinoises et allemandes ne va pas affaiblir leurs puissances respectives. La concurrence n'est pas une mauvaise chose. Avec la croissance continue de l'économie chinoise, les entreprises chinoises vont devenir plus compétitives. Une coopération étroite et une concurrence saine entre les entreprises ne donneraient pas un jeu à somme nulle où l'on gagne au détriment de l'autre. Au contraire, elles contribuent à augmenter la taille du marché à partager, qui à son tour apportera plus de bénéfices aux entreprises et créera plus d'emplois. En outre, les milieux d'affaires de nos deux pays peuvent s'unir dans le développement d'un marché tiers. Pour sa part, la Chine continuera à améliorer sa protection des DPI et à s'assurer qu'il y ait un niveau de concurrence équitable pour toutes les entreprises.

     

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    Que peuvent faire la Chine et l'Allemagne pour le monde?

    La coopération entre l'Allemagne, un pays européen, et la Chine, un pays asiatique, profite à la fois à nos deux peuples et au monde en général. Un pays n'est pas destiné à rechercher l'hégémonie quand il monte en puissance. Malgré la grande taille de son économie, la Chine reste un pays en développement, un facteur qui n'est pas ignoré par ceux qui connaissent la Chine. Même si la Chine devient en effet puissante et développée, elle ne va jamais intimider les faibles. C'est parce que nous, les Chinois, qui avons tellement souffert des guerres et du chaos de l'Histoire moderne, ne voulons pas voir une telle histoire se répéter pour les autres. "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voulez pas que les autres vous fassent", cet ancien proverbe est au coeur des valeurs chinoises et constitue une valeur essentielle partagée par nous tous.

    La Chine a encore beaucoup de chemin à parcourir sur la voie de la modernisation. Pour gouverner un grand pays avec 1,3 milliard d'habitants, il est essentiel de répondre aux besoins quotidiens de base de la population. Les Chinois veulent une meilleure éducation, des emplois plus stables, une meilleure sécurité sociale, un environnement plus confortable et une vie culturelle plus riche. Ils espèrent profiter de la stabilité sociale et du développement national. "Ceux qui ne sont pas impliqués ne savent pas combien il est difficile de gouverner". Aborder les questions de gouvernance chinoise au jour le jour exige de nous des efforts soutenus et énormes. C'est pourquoi la quête de développement pacifique de la Chine n'est pas seulement un objectif de politique étrangère, mais plus important encore, un impératif national obligatoire.

    La tendance à la mondialisation politique multipolaire et à la mondialisation économique gagne du terrain. La Chine est un fervent partisan de l'intégration européenne. Nous voyons en Europe une force importante pour la paix et la stabilité mondiales et un pôle important à l'échelle mondiale. Nous espérons que l'UE parviendra à résoudre le problème de la dette et que la zone euro renouera avec la stabilité monétaire. Nous apprécions ce que l'Allemagne a fait pour la reprise de l'Europe. Quand l'Allemagne se porte bien, c'est bon pour l'UE et la Chine. L'économie mondiale reste confrontée à des incertitudes et à une montée du protectionnisme, et il y a des risques latents dans le système monétaire et financier international. Tous les pays doivent assumer leurs responsabilités et faire preuve de sagesse afin de répondre conjointement aux défis dans les moments de difficulté. La Chine et l'Allemagne, deux grands pays responsables, devraient soutenir sans équivoque le libre-échange, s'opposer au protectionnisme et renforcer la coopération internationale, puisque cela est favorable à nos intérêts communs, mais aussi à la paix, la stabilité et le développement mondiaux.

    Donnez-nous votre bénédiction et unissons-nous pour construire des relations Chine-Allemagne encore plus fortes!

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  • "Pourquoi la Suisse?" écrit par le Premier ministre chinois Li Keqiang en visite officielle en Suisse

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé jeudi soir à Zurich pour une visite officielle en Suisse, il s'agit de sa première visite en Europe depuis sa prise de fonction en mars dernier.

    M. Li doit rencontrer le président de la Confédération suisse Ueli Maurer, le vice-président et chef de la diplomatie helvétique Didier Burkhalter, et le conseiller fédéral chargé de l'Economie Johann Schneider-Ammann durant son séjour en Suisse.

    Les deux parties signeront une série d'accords touchant l'économie, le commerce, les finances, l'éducation, la culture et le changement climatique.

    M. Li a écrit un article intitulé "Pourquoi la Suisse?" publié jeudi par la "Neue Zürcher Zeitung" (NZZ), journal germanophone en Suisse.

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     Voici le texte intégral de cet article:

    La Suisse est la première destination européenne sur la liste des pays que je dois visiter après ma prise de fonctions de Premier ministre chinois. Dans la culture chinoise, être "premier" renferme toujours une valeur symbolique. La Suisse n'a été en aucune manière un choix hasardeux: nous avons bon nombre de tâches importantes à accomplir ici, qui représentent des événements marquants dans l'ouverture de la Chine, et qui ont tous à voir avec la Suisse.

    La première tâche consiste à réaliser des progrès dans l'établissement de l'Accord de libre échange Chine-Suisse (ALE). C'est au cours de ma dernière visite en 2010 que les deux pays ont convenu d'accélérer les préparatifs pour un ALE. Depuis plus de trois ans, les ministères et les agences pertinentes des deux pays ont travaillé de manière énergique dans les négociations, et sont parvenus à une conclusion après neuf cycles de négociations. Avec l'arrivée de l'ALE, la Suisse deviendra le premier pays en Europe continentale et la première des 20 grandes économies du monde à conclure un ALE avec la Chine, dont les conséquences seront importantes.

    En 2012, le volume commercial des deux pays a atteint 26,3 milliards de dollars, dont 22,8 milliards de dollars d'exportations suisses vers la Chine. Cela veut dire que chaque homme, femme et enfant suisse a exporté 2 800 dollars vers la Chine. Pour conclure cet accord de haute qualité avec la Suisse, la Chine a fait des efforts énormes. Cela démontre pleinement que la Chine ne s'arrêtera pas dans son ouverture et qu'elle s'est fermement engagée à soutenir le régime commercial multilatéral, à promouvoir vigoureusement la libéralisation commerciale régionale, et à accélérer la mise en oeuvre de la stratégie de l'ALE. Par ailleurs, un accord FTA de bonne qualité entre la Chine et la Suisse montrera le bon exemple. Il renforcera non seulement notre coopération commerciale et d'investissement, mais enverra aussi un message fort au reste du monde que nous rejetons le protectionnisme commercial et d'investissements et soutenons la libéralisation et la facilitation commerciale. Cela donnera une impulsion aux relations commerciales entre la Chine et l'UE, apportant des bénéfices tangibles aux consommateurs et commerces dans nos deux pays, et contribuera au commerce mondial et au redressement économique.

    La seconde tâche est d'accélérer les échanges et la coopération financière entre les deux parties. La Suisse possède la plus forte densité de banques. Elle dispose d'un secteur financier solide et d'une riche expérience en matière de règlementation financière. Renforcer la coopération avec la Suisse dans les domaines de la règlementation financière, de l'élaboration de politiques macroéconomiques, du développement de marchés des capitaux et d'autre domaines est conforme aux besoins de la Chine pour le développement de son économie d'ouverture. La Chine introduit davantage de réformes et d'ouverture dans son secteur financier, en faisant la promotion constante d'une réforme du taux d'intérêt orientée vers le marché, en rendant le RMB convertible sous le compte de capital, en mettant en place un système d'investissements à l'étranger par des investisseurs individuels, et en améliorant le régime de réglementation financière. Tout cela offrira de nouvelles possibilités d'interactions et de croissance à nos entreprises financières. En même temps, la Chine et la Suisse peuvent travailler ensemble dans le cadre du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et au sein d'autres institutions financières internationales, afin d'apporter une plus grande contribution pour maintenir la stabilité financière internationale et promouvoir la croissance économique mondiale.

    La troisième tâche consiste à renforcer la confiance et la compréhension mutuelles. La profondeur du développement de nos relations et de notre coopération pragmatique dépend de notre capacité à saisir de nouvelles opportunités, et plus important encore, de notre compétence à atteindre un niveau plus élevé de confiance et de compréhension mutuelles.

    La Suisse est parmi les premiers pays occidentaux à avoir établi des relations diplomatiques avec la Nouvelle Chine. La première entreprise industrielle commune aux capitaux mixtes en Chine après le lancement de la réforme et de l'ouverture a été établie avec la Suisse. La Suisse fait également partie du premier groupe de pays européens ayant reconnu le statut d'économie de marché de la Chine. Tout cela constitue la base de notre confiance mutuelle. Mais pour aller encore plus loin, nous devons accomplir beaucoup plus. J'espère que ma visite en Suisse approfondira non seulement la compréhension et la confiance au niveau de la direction, mais accroîtra également la prise de conscience et la reconnaissance au niveau public dans nos pays respectifs, semant ainsi plus de graines d'amitié pour les échanges entre les deux peuples.

    Quant aux opportunités que peuvent offrir le développement de la Chine, je vais laisser les chiffres parler d'eux-mêmes: le PIB chinois de 2012, en termes comparables, a plus que doublé depuis 2000, avec une hausse de 320%. Pour doubler le PIB de 2010 d'ici 2020, la Chine a besoin de maintenir un taux de croissance d'environ 7%. Au cours des cinq prochaines années, la Chine importera des marchandises d'une valeur de 10 000 milliards de dollars du reste du monde, et ses investissements à l'étranger atteindront 500 milliards de dollars. En avançant vigoureusement l'urbanisation d'une manière stable, la Chine verra des centaines de millions d'habitants ruraux se transformer en population urbaine, déclenchant une demande croissante sur le marché. Tous ces éléments soulignent les perspectives énormes de développement économique de la Chine et les opportunités de croissance qu'elles apporteront à la Suisse et aux autres pays.

    En ce qui concerne les politiques du gouvernement chinois, je tiens à souligner ce qui suit: au niveau national, nous allons faire un effort tous azimuts pour approfondir la réforme orientée vers le marché, libérer les dividendes de la réforme, continuer à développer l'économie, améliorer les conditions de vie du peuple, promouvoir l'égalité sociale et assurer des opportunités égales pour tous. Au niveau extérieur, nous allons poursuivre une stratégie d'ouverture gagnant-gagnant. Nous allons ouvrir davantage de domaines et de secteurs, le secteur des services en particulier, afin de faciliter la réforme, le développement et la transformation économique de la Chine.

    Pour ceux qui demeurent perplexes face aux différends entre la Chine et la Suisse, je tiens simplement à mentionner que c'est totalement inutile. La Chine travaille pour assurer la croissance, protéger les droits de l'Homme et promouvoir la loi. Compte tenu de contextes historiques, culturels et de développement différents, il est pratiquement inévitable que les deux pays aient quelques différends. C'est seulement à travers un apprentissage mutuel que nous pouvons tirer profit de nos forces respectives. Nous devons toujours faire preuve de respect et de compréhension mutuels, améliorer les échanges et la communication, se regarder l'un et l'autre avec un esprit ouvert, et élargir progressivement nos intérêts communs en vue d'obtenir des résultats gagnant-gagnant.

    Ma dernière visite en Suisse il y a trois ans en tant que vice-Premier ministre chinois reste fraîche dans ma mémoire. Durant cette visite de quatre jours, j'ai eu des discussions approfondies avec des dirigeants du gouvernement et des rencontres avec des entrepreneurs, et malgré une neige abondante, je suis allé à Davos pour la réunion annuelle du Forum économique mondial. Cette visite s'est avérée enrichissante et gratifiante. Maintenant, alors que l'ombre de la crise financière internationale est toujours présente, les pays doivent continuer à travailler à l'unisson en ces temps difficiles, s'abstenir d'adopter un protectionnisme commercial et d'investissement, en particulier à travers des mesures d'anti-dumping et compensatoires fréquentes, et se prémunir contre les retombées négatives de la politique monétaire d'assouplissement quantitatif.

    Quant à la visite actuelle, j'y ai grandement réfléchi, et il y a tant de choses que je voudrais accomplir. Mais mon temps en Suisse est limité, et il est impossible de tout faire. Pour que la coopération apporte des résultats concrets, nous avons besoin que les entreprises, les communautés et les gouvernements des deux pays déploient des efforts conjugués. En effet, nos deux pays ont déjà très bien fait à cet égard, mais nous pouvons faire encore mieux.

    C'est pourquoi j'ai choisi de visiter la Suisse.

    Traduction de la lettre du Premier ministre chinois , écrite en chinois et publiée en allemand.

  • La prochaine visite du premier ministre israélien en Chine renforcera les relations bilatérales

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    La prochaine visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu en Chine pourrait renforcer les relations entre les deux pays et apporter davantage de bénéfices concrets aux peuples israélien et chinois, a indiqué son porte-parole mercredi.

    Sur l'invitation de son homologue chinois Li Keqiang, M. Netanyahu doit se rendre en Chine du 6 au 10 mai. Il s'agit de sa première visite à l'étranger depuis qu'il est entamé un troisième mandat fin mars.

    "Le fait qu'il ait choisi la Chine comme sa première destination démontre clairement l'importance que le gouvernement israélien accorde à notre relation avec la Chine", a indiqué Mark Regev à l'agence Xinhua.

     

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    "Le dialogue entre Israël et la Chine est très important et la coopération entre Israël et la Chine est cruciale", a-t-il déclaré.

    Lors de son séjour en Chine, M. Netanyahu visitera Shanghai et Beijing et rencontrera de nombreux entrepreneurs chinois, a précisé le porte-parole.

    "Nous estimons que le potentiel existe pour une coopération plus solide, plus robuste et plus large entre Israël et la Chine", a-t-il ajouté.

    Le Premier ministre israélien attend avec impatience sa prochaine visite en Chine et a été impressionné par les changements en Chine lors de ses précédentes visites en Chine, a révélé M. Reveg.

    A part des relations bilatérales, M. Netanyahu discutera avec les dirigeants chinois des questions régionales et internationales d'intérêt commun, dont le processus de paix israélo-palestinien.

    A propos du rôle de la Chine dans le processus de paix actuellement dans l'impasse, M. Regev a dit qu'il "n'y a pas de substitut pour les négociations directes en face à face. Nous espérons que tous les pays encourageront un retour rapide aux négociations directes".

  • Chine: le bilan du séisme au Sichuan s'alourdit à 193 morts

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    Un total de 193 personnes ont été tuées et plus de 5 700 blessées dans un séisme de magnitude 7,0 survenu dans la province du Sichuan (sud-ouest), selon le bilan établi samedi à 21h00, a-t-on appris du ministère des Affaires civiles.

    Au total, 33 districts des douze villes de la province ont été affectés par le tremblement de terre, selon le ministère.

    Le tremblement de terre a également détruit près de 900 maisons dans la province voisine du Yunnan (sud-ouest), et un glissement de terrain entraîné par le séisme a fait un mort dans le district de Liuba de la province du Shaanxi (nord-ouest), a révélé le ministère.

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    Sur le total, 164 victimes ont été rapportées dans la ville de Ya'an au Sichuan.

    Le séisme a frappé le district de Lushan de la ville de Ya'an, samedi à 08H02 (heure de Beijing), selon le Centre du réseau sismique de Chine.

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    Le Premier ministre Li Keqiang dirige les opérations de secours dans la région de l'épicentre

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    Le Premier ministre chinois Li Keqiang est arrivé dans la région de l'épicentre d'un séisme de magnitude 7,0 qui a frappé samedi la province du Sichuan .

    A son arrivée au Sichuan, M. Li est monté à bord d'un hélicoptère pour se rendre dans le district de Lushan de la ville de Ya'an. Il a convoqué une réunion vers 18h00 au centre de commandement établi en première ligne dans le bourg de Longmen du district de Lushan.

    Il a ordonné la réouverture d'une route bloquée dans le district voisin de Baoxing et a demandé aux secouristes de travailler rapidement.

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  • Le Président Xi Jinping promet le "rêve chinois" , le PM Li Keqiang ne veut pas sacrifier l'environnement

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    Le président chinois Xi Jinping s'est engagé dimanche à faire des efforts ardus pour mettre en oeuvre "le rêve chinois".

    "Face aux changements des temps et aux aspirations du peuple à une meilleure vie, nous ne pouvons avoir la moindre complaisance ni le moindre relâchement dans notre travail", a déclaré Xi Jinping lors de la cérémonie de clôture de la première session de la 12e Assemblée populaire chinoise (APN, Parlement chinois).

    "Nous devons continuer nos efforts, pousser en avant avec une volonté inébranlable la grande cause du socialisme à la chinoise et nous dévouer à la réalisation de notre rêve du grand renouveau de la nation chinoise", a-t-il ajouté.

    Pour ce faire, la Chine doit suivre son propre chemin, a souligné le nouveau président chinois.

    Selon M. Xi, le peuple chinois de toutes les ethnies doit avoir une confiance renouvelée dans la théorie, la voie et le système du socialisme à la chinoise, et s'avancer bravement et inébranlablement sur cette voie juste.

    Pour réaliser la Voie chinoise "nous devons diffuser l'esprit chinois, qui combine l'esprit de la nation avec pour noyau le patriotisme et l'esprit de modernité avec pour noyau la réforme et l'innovation", a-t-il fait remarquer.

    Le peuple chinois de tous les groupes ethniques doit quant à lui diffuser l'esprit de la nation et l'esprit de modernité, renforcer le lien et l'élan spirituels de la solidarité et de la poursuite incessante de l'amélioration, de même qu'il doit avancer vers l'avenir avec vigueur et dynamisme, a déclaré le président Xi Jinping.

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    Le 17 mars 2013, le nouveau premier ministre chinois Li Keqiang a rencontré les journalistes chinois et étrangers lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de la clôture de la 1re session de la 12e APN (Assemblée populaire nationale). En réponse à une question sur la pollution environnementale et la sécurité alimentaire en Chine posée par le correspondant du Figaro Arnaud de La Grange, M. Li Keqiang a donné son explication sur le concept d'une version avancée de l'économie chinoise : il faut garantir de l'air propre, de l'eau pure et une alimentation saine au peuple au cours du développement.

     

    « Depuis quelques jours, un nuage de pollution couvre Beijing et une grande région de l'est du pays. Je partage votre préoccupation. Il faut une détermination plus ferme et des efforts plus effectifs pour résoudre ce problème qui a été formé il y a longtemps. Il faut établir un calendrier précis pour le contrôle du problème dans les régions les plus touchées et les facteurs humains qui ont été identifiés. Quant aux pollutions de l'eau et du sol, il faut d'abord connaître le problème à fond pour le résoudre totalement », a déclaré le premier ministre lors de sa conférence de presse.

     

    En réponse à une question sur la possibilité de l'accélération de la transformation du mode de croissance extensive, M. Li a souligné sa préoccupation. « Nous n'acceptons pas la pauvreté basée sur un bel environnement comme 'l'eau claire et la montagne verte', un environnement qui se détériore en raison de la fortune n'est pas acceptable. Nous devons perfectionner la théorie pour promouvoir le développement scientifique. D'abord il ne faut pas contracter de nouvelles dettes, comprenant l'augmentation du seuil de la protection environnementale. Ensuite, il faut payer les anciennes dettes, concernant l'élimination des capacités de production obsolètes. Une poigne de fer est nécessaire lors de l'application de loi et l'enquête de la responsabilité.»

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    Le correspondant du Figaro Arnaud de La Grange.

     

    « Il s'agit d'un sujet qui concerne directement la qualité de la vie et la santé du peuple. Le gouvernement doit inspecter et punir les produits contrefaits et de mauvaise qualité et faire payer cher les criminels », a dit Li Keqiang en parlant de la sécurité alimentaire.

     

    « Nous ne devons pas courir après le développement économique au détriment de l'environnement. Il faut rendre publics et transparents les résultats de la régularisation des problèmes liés à la pollution et à la sécurité alimentaire et faciliter la surveillance du public et des médias. L'important est de former un mécanisme d'engrenage qui aidera à renforcer la responsabilité des entreprises et du gouvernement et à appeler le peuple à la protection écologique. Nous respirons le même air et nous devons ainsi travailler ensemble. Chacun doit faire tout son possible. Le gouvernement est déterminé plus que jamais à rassurer son peuple », a souligné M. Li.