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  • Une étude montre que la Chine peine à maîtriser l'anglais

    Les Chinois possèdent un piètre niveau en anglais, malgré d'importants efforts pour apprendre la langue, a révélé une étude publiée hier.

    La Chine occupe ainsi la 29e place sur l'indice du niveau de compétence en anglais. Elle se classe parmi les pays possédant une faible maîtrise de la langue de Shakespeare, et derrière certains de ses voisins d'Asie.

    La Corée du Sud et le Japon atteignent respectivement la 13e et la 14e place du classement, et appartiennent à la catégorie de niveau de compétence « modérée » en anglais.

    Les résultats des Chinois sont en deçà des attentes, étant donné les montants massifs investis dans les centres privés d'enseignement de l'anglais.

    Les méthodes d'apprentissage par cœur destinées à préparer les étudiants chinois aux examens se font au détriment de la véritable capacité des élèves à maîtriser la langue, expliquent des experts en éducation.

    Malgré le fait qu'elle fut autrefois une colonie britannique, l'Inde s'en tire encore moins bien et occupe la 30e place du classement.

    L'étude compare les résultats aux examens entre 2007 et 2009 de plus de 2,3 millions d'adultes dans 44 pays où l'anglais n'est pas la langue maternelle.

    « Comparé aux autres examens dont les participants ont des objectifs précis et pour lesquels ils sont bien préparés, ce rapport reflète davantage la maîtrise de la langue d'une grande population », explique Christopher McCormick, directeur de l'unité EF (Education First) de Cambridge.

    Les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark possèdent le meilleur niveau en anglais parmi les pays dont il ne s'agit pas de la langue maternelle. L'étude montre que la Russie, la Turquie et l'Amérique du Sud sont à la traine.

    Les pays d'Asie s'en sortent dans l'ensemble assez mal, à l'exception de la Malaisie à la 9e place.

    L'étude montre une forte corrélation entre le niveau des revenus et la maîtrise de l'anglais, et explique qu'il s'agît à la fois d'une cause et d'une conséquence. Les pays les plus riches ont ainsi davantage d'argent à consacrer à l'éducation, et jouissent par conséquent d'un meilleur enseignement de l'anglais.

    Ceci se traduit ensuite par de plus amples opportunités économiques à l'échelle internationale.

    Bill Fisher, président de la division d'anglais d'EF sur internet, indique que les pays en développement doivent améliorer leurs niveaux d'anglais afin de rester compétitifs.

    Pour les pays en développement souhaitant tirer leur épingle du jeu dans les industries globales, et capitaliser sur le boom de la sous-traitance, la capacité de générer de grandes quantités de diplômés talentueux pouvant communiquer en anglais doit être une priorité, a-t-il indiqué à Reuters.

    L'étude soulève cependant des interrogations sur la façon dont la Chine enseigne l'anglais.

    Wei Chunlei, une habitante de Shanghai qui dépense chaque année 7 000 yuans (756 euros) dans des cours d'anglais pour son fils de 14 ans, se plaint que ce dernier présente encore de grandes difficultés à communiquer avec les expatriés.