kyoto

  • 26 pays s'alignent sur le boycott de la taxe carbone infondée et irrationnelle de l'UE

    26 pays dont la Chine, les États-Unis, la Russie et l'Inde vont se réunir le 21 février à Moscou pour discuter des démarches à adopter pour boycotter la taxe carbone imposée par l'UE. Tous estiment que le régime censé entrer en vigueur en janvier 2012 est à la fois infondé et irrationnel.

    Selon Duan Jindong, professeur à l'Université de l'aérospatial de Nanjing, la taxe carbone de l'UE contrevient d'abord à la Convention-cadre du changement climatique de l'ONU et au principe de la responsabilité commune mais différenciée fixé par le Protocole de Kyoto. Elle va aussi à l'encontre des principes de la Convention de Chicago de 1944 sur la souveraineté, l'espace aérien territorial, la non-discrimination, et la taxation du carburant. Enfin, la taxe carbone est en réalité une nouvelle barrière protectionniste au nom de la réduction des émissions, ce qui n'est pas non plus compatible avec les principes de l'OMC.

    De son coté, Wei Zhenzhong, secrétaire en chef de l'ATAC (Association du transport aérien de Chine), a indiqué que la taxe carbone illégale de l'UE ne sert qu'à faire peser sur les compagnies d'aviation étrangères un coût supplémentaire inutile pour la réduction des émissions polluantes, et à amoindrir l'affectation budgétaire dans les recherches technologiques à cet effet. C'est donc inacceptable.

    Zhang Qihuai, expert en chef au Centre du service légal de l'aéronautique chinois, affirme que les compagnies d'aviation chinoises ont le droit de porter plainte contre l'UE pour violation des principes de la Convention-cadre du changement climatique de l'ONU et du Protocole de Kyoto en imposant la taxe carbone.

    Pour Zhou Chengxiong, responsable à l'Académie des sciences de Chine, il convient de recourir à priori au marché ou à la justice pour trouver des solutions aux conflits commerciaux internationaux, et d'éviter les interventions administratives directes dans les actions des entreprises.

    De nombreux professionnels estiment qu'il est nécessaire de trouver une solution globale impartiale, correcte et rationnelle à l'émission de carbone, au lieu d'un mécanisme unilatéral comme celui de l'UE. Sur le long terme, il sera obligatoire de mettre en place un mécanisme global d'échange des quotas pour la réduction des émissions polluantes dans l'aviation internationale.

    En réponse aux soucis du déclenchement d'une guerre commerciale dans l'aviation, des experts ont rejeté la possibilité, malgré la dispute très vive sur la taxe carbone, d'autant plus que l'UE est encore à la recherche d'aides financières pour sortir ses membres de la crise de la dette publique. Comme le prélèvement de la taxe commence en 2013, il reste du temps pour trouver des solutions pertinentes entre les mesures de rétorsion et la suspension de la taxe.

  • ouverture d'un nouveau cycle de négociations de l'Onu sur le changement climatique à Tianjin

    Malgré les divergences, la Chine attend des accords issus du sommet de Cancun sur le changement climatique
    Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC)

    Malgré les divergences significatives dans les opinions des pays sur les moyens de lutter contre le changement climatique, des accords sur le financement et le transfert des technologies sont possible pour la Chine. Celle-ci estime par ailleurs que le sommet prévu à la fin de l'année à Cancun, au Mexique, apportera des résultats plus concrets si les mesures décidées ne sont pas légalement coercitives.

    La conférence à Cancun devrait produire un résultat plus équilibré et complet. En ce qui concerne le financement rapide et à long terme, le mécanisme de transfert des technologies et la protection des forêts, on pourrait parvenir à des accords, a estimé Xie Zhenhua, le vice-ministre chargé de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme de Chine, lors d'une conférence de presse en marge d'une conférence de l'ONU sur le changement climatique tenue à Tianjin, une ville portuaire dans le nord de la Chine.

    Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (UNFCCC), a indiqué que les pays développés avaient honoré leurs engagements de collecter 28 milliards de dollars (sur un total de 30 milliards de dollars) pour les pays en développement d'ici 2012.

    Cependant, Xie Zhenhua a rappelé que seule une petite part de cette somme était nouvelle, le restant relevant des anciens engagements.

    Il est bien de voir les pays développés, touchés de plein fouet par la crise financière mondiale, commencer à collecter l'argent, a-t-il affirmé. Cependant, il faut davantage d'efforts pour remplir la réserve progressivement.

    "Ce qui est plus important, c'est que les pays développés honorent leurs engagements de collecter 100 milliards de dollars par an après l'année 2020," a-t-il fait savoir.

    Selon Xie Zhenhua, certains pays développés font toujours respecter des normes rigides aux pays en développement en matière d'efforts volontaires de réduction des émissions, et cela va à l'encontre du principe d'égalité, dont les responsabilités communes mais différenciées entre les pays développés et ceux en développement.

    De plus, les négociations doivent se dérouler en suivant la directive du Protocole de Kyoto et de la Feuille de route de Bali, a-t-il souligné.

    La Chine a annoncé, fin 2009, ses plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre par unité du PIB de 40 à 45% de 2005 à 2020.

    Le gouvernement a également accéléré la fermeture des industries obsolètes responsables de la pollution et qui entravaient l'amélioration des industries.

  • POURSUIVONS LE PROTOCOLE DE KYOTO.

    La Chine appuie de le Protocole de Kyoto

    Alors que la conférence des Nations unies sur le climat se poursuit en Espagne, la Chine prend part à de nombreux pourparlers et négociations avec les autres participants.Le négociateur en chef pour la Chine a déclaré que le protocole de Kyoto doit être maintenu, étant donné qu'il pose clairement le principe de responsabilité commune mais à différents niveaux.

    Su Wei a réitéré la position de la Chine dans sa lutte contre le changement climatique : une structure ayant le développement durable pour fondation, le principe de responsabilité commune mais différenciée, ainsi que des négociations parallèles de la convention et du protocole. Il a appelé les pays développés à montrer la voie à suivre avec une réduction mesurée des émissions de gaz à effet de serre. Il a ajouté que les pays en voie de développement doivent prendre des mesures à temps, avec l'appui financier et technique des pays développés.

    Su Wei a déclaré que c'est la raison pour laquelle la Chine et d'autres pays en développement ont pointé leur désaccord quant aux propositions visant à renoncer au Protocole de Kyoto.

    Su Wei

    Négociateur en chef pour la Chine

    " Le Protocole de Kyoto est un document sur le long terme qui a force de loi. Il n'expirera pas avant 2012. Nous pensons que ce protocole est un document important afin de nous aider à réaliser l'objectif fixé par la convention et aussi pour clarifier la responsabilité en matière de réduction des émissions dans les pays développés."

    Et c'est ce qui est la position de la Chine. La principale raison du changement climatique aujourd'hui réside dans les émissions de gaz à effet de serre par les pays développés au cours de leur processus d'industrialisation. Ce qui signifie que les pays développés doivent supporter une plus grande responsabilité quant à la réduction des émissions, et offrir un soutien financier et technique aux pays en développement. Et par la suite, ces pays en voie de développement devront eux-aussi avoir leurs propres responsabilités.

    Su Wei
    .
    " Les problèmes les plus pressants actuellement pour les pays en développement sont de développer leur économie et de réduire la pauvreté. La Convention et la feuille de route adoptées à Bali permettent de clarifier cela. Les pays en développement, dans le cadre de la politique de développement durable, avec l'appui financier et technique des pays développés, feront ce qu'ils peuvent pour ralentir cette situation et s'habituer au changement climatique."

    Ces dernières années, le gouvernement chinois a adopté des mesures actives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, se fixant plusieurs objectifs. Et les économies d'énergie et le recours aux énergies renouvelables sont les deux priorités.

  • AL GORE FELICITE LA CHINE.

    Al Gore salue la Chine pour sa contribution dans la lutte contre le changement climatique

      

         POZNAN -- L'ancien vice- président des Etats-Unis, Al Gore, a salué vendredi les grands  efforts déployés par la Chine pour combattre le changement  climatique ces dernières années, tout en soulignant que ces  efforts ont été largement ignorés pendant les négociations  climatiques de Poznan. 

         "La Chine, autrefois considérée comme un obstacle menaçant pour les efforts mondiaux visant à réduire les émissions de CO2, a un  projet d'impulsion vert de 600 milliards de dollars dans les deux  prochaines années", a indiqué M. Gore, é cologiste qui a remporté  le prix Nobel de la paix 2007 pour ses efforts d'attirer  l'attention sur le réchauffement climatique, lors d'une réunion de haut rang des ministres à Poznan. 

         "Les dirigeants chinois mobilisent un effort national pour  introduire des initiatives de réduction de CO2, et ont déjà  commencé le plus important programme de plantation d'arbres que le monde n'ait jamais connu", a-t-il indiqué. 

         M. Gore a déclaré regretter que les efforts de la Chine pour  enrayer le changement climatique aient été largement ignorés. 

         La Chine a rejoint les efforts mondiaux pour trouver une  solution à la crise, a-t-il souligné. 

         Environ 150 ministres du monde entier participent aux  discussions de haut niveau de l'ONU sur le changement climatique à Poznan, tentant de détailler les éléments clé d'un objectif à long terme pour combattre le changement climatique et atteindre un  consensus sur le lancement d'un fonds pour aider les pays pauvres  à s'adapter aux effets négatifs du changement climatique.

  • LA CHINE SOUTIENT KYOTO.

    La CCNUCC et le Protocole de Kyoto, cadre fondamental contre le changement climatique, dit un ministre chinois

       

     

         POZNAN (Pologne), 11 décembre (Xinhua) -- Un ministre chinois a indiqué jeudi que la Chine considère la Convention-Cadre des  Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) et le  protocole de Kyoto comme le cadre fondamental dans le traitement  du changement climatique. 

         Prenant la parole au cours d'une réunion de haut niveau de  l'ONU sur le climat à Poznan, en Pologne, Xie Zhenhua, ministre et vice-directeur de la Commission nationale pour le développement et la réforme de la Chine, a souligné que ces deux documents  réflètent le consensus global et offrent un cadre juridique  fondamental. 

         "C'est seulement par le respect des principes de la CCNUCC et  le Protocole de Kyoto, leur application totale, efficace et  soutenue (...) que nous pouvons voir un résultat juste et efficace à Cophenhague", a dit M. Xie, qui est à la tête de la délégation  chinoise aux négociations de Poznan portant sur le climat. 

         "Toute tentative de dévier, ne pas respecter ou redéfinir la  CCNUCC, ou de nier le Protocole de Kyoto, ou de fusionner le  processus de la CCNUCC avec celui du Protocole de Kyoto, serait  nuisible et conduirait à une conférence de Copenhague stérile", a- t-il averti. 

         Dans le cadre des négociations de deux semaines, la réunion de  haut niveau, tenue jeudi et vendredi, a rassemblé quelque 150  délégués, dont des chefs d'Etat et de gouvernement, des ministres  ainsi que des hauts représentants. 

         Les hauts dirigeants sont invités à discuter d'éléments  cruciaux d'une vision commune sur la coopération à long terme dans la lutte contre le changement climatique. 

         M. Xie a demandé aux pays développés de prendre l'initiative  dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. 

         Aux termes du Protocole de Kyoto, les pays industrialisés  doivent réduire de 5% leurs émissions de gaz à effet de serre par  rapport au niveau de 1990 pendant la période 2008-2012. 

         Selon le ministre chinoise, les pays développés doivent aussi  honorer leurs engagements, dans le cadre de la CCNUCC et du  Protocole de Kyoto, pour apporter de l'assistance financière et  technique aux pays en développement.