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  • Premier jumelage d'une commune suisse avec la région tibétaine de Shangri-la

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    Le 16 août, après deux ans d'efforts, Arosa du canton des Grisons, en Suisse, a conclu un accord formel de jumelage avec le district de Shangri-La, du département autonome tibétain Diqing dans la province du Yunnan. C'est la première commune européenne qui a établi une relation d'amitié avec une ville tibétaine. Cela jouera un rôle important dans la promotion du développement économique des deux parties et dans la sensibilisation du développement de la région tibétaine chinoise au monde.

     

    Le 16 août dans la matinée, Adrian Altmann, vice-président du conseil municipal d'Arosa, a signé l'accord de jumelage de la part de l'autorité de la commune. Durant la cérémonie de signature, les représentants des deux parties ont tous déclaré, de manière ambitieuse, la mise en place de coopérations dans le tourisme, les soins médicaux des maladies de haute altitude, le développement durable, l'énergie et les infrastructures.

     

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    Christian Menet, président d'Arosa Tourisme, a indiqué que les deux parties sont en train de négocier la construction de remontées mécaniques à Shangri-La et que dans le futur, le Yunnan inviterait des experts suisses en maladies de haute altitude pour des échanges en Chine. Dans ces deux domaines, Arosa a une expérience de plus de cent ans à partager avec Shangri-La. La délégation suisse visitera des écoles à Shangri-La pour des négociations sur la possibilité de la mise en place d'échanges entre les écoles et les jeunes des deux parties.

     

    Afin de réaliser cette relation d'amitié, certains Tibétains résidant en Suisse ont apporté leur soutien. Actuellement, environ 4 000 à 5 000 Tibétains habitent en Suisse, qui est maintenant le pays occidental où les Tibétains sont les plus nombreux. Jiesu Songzan et son frère cadet dirigent une entreprise de gestion et d'information immobilière en Suisse. Ils ont développé leurs affaires en Chine il y a des années. Ils ont ainsi vu le développement et le changement de leur pays natal. Ce sont justement eux qui ont lié Shangri-La et Arosa.

     

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    Jiesu Cidan est un jeune typique de la nouvelle génération de Tibétains nés et ayant grandi en Suisse. Il ne parle pas le mandarin couramment, et ses habitudes sont plutôt occidentales. Il comprend pourtant pleinement les idées des jeunes Tibétains de son pays natal. En parlant des avis sur le maintien de la physionomie originale de Shangri-La, Jiesu Cidan a dit que les jeunes à Shangri-La voulaient aussi utiliser des portables, jouir du confort et de la facilité apportés par la modernisation. Il porte une grande attention aux problèmes environnementaux de Shangri-La. « L'environnement de Shangri-La est très fragile, il faut le bien protéger », a-t-il souligné.

     

    Parce que c'est la première ville européenne qui a établi une relation d'amitié avec un district tibétain chinois, durant les négociations, certaines critiques et oppositions se sont fait entendre en Suisse. Pour M. Altmann, Shangri-La n'est pas du tout un lieu particulier comme district tibétain. La conclusion du jumelage a reçu le soutien des gouvernements chinois et suisse. Ce qui a impressionné Christian Menet, qui s'est déjà rendu plusieurs fois à Shangri-La, c'est que toutes les ethnies habitent et travaillent ensemble à Shangri-La de manière harmonieuse.

     

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    « La politique ne pose pas de problème », a déclaré M. Altmann. « Du point de vue du développement commun, la conclusion du jumelage sera bénéfique aux deux parties. Les détracteurs ont le droit d'exprimer leur avis, mais une fois la décision prise, nous n'en changerons pas. Nous espérons une coopération permanente avec la Chine. » D'après Jiesu Cidan, la Chine se développe très vite. Le niveau de vie s'est considérablement élevé à Shangri-La. Le district fera encore des progrès à l'avenir. « Il ne faut pas mettre toujours l'accent sur les aspects négatifs », estime-t-il.

     

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