jp raffarin

  • Mission sénatoriale en Chine : Verbatim,depuis les Carnets de JP Raffarin

    « Le ralentissement chinois est conforme aux évolutions du Monde »

    « Le modèle de croissance chinois n’était pas viable à long terme »
    « La Chine change son modèle à un moment où le monde va mal »
    « La Chine a peur d’investir en France à cause de la rigidité du marche du travail »
    « En Chine la consommation par Internet représente déjà 16% »
    « Le taux d’urbanisation est le critère important pour évaluer le niveau d’un pays »
    « La Chine reste au 1er rang du monde pour attirer les capitaux »
    « En 2014 100 millions de chinois ont voyagé à l’étranger en dépensant 165 Mds $ »
    « 13 millions de Chinois quittent chaque année la campagne pour la ville »
    « En 2030 la banque mondiale prévoit une croissance chinoise autour de 5/6% »
    « La concurrence entre les provinces est un facteur important de croissance »
    « La réduction des dépenses publiques a atteint 20% en deux ans. »
    « la Chine soutient ses champions nationaux en soutenant leur innovation »
    « 60 millions de chinois vivent avec moins de1$/j. 200 millions avec 2$ »
    « Le potentiel de développement à l’ouest et au centre de la Chine est énorme (PIB<4000$) »
    « 70 pays souhaitent participer au projet « one belt, one road ». Route de la soie »
    « Il ne faut pas paniquer: 7% de croissance compte tenu de nos efforts de restructuration de l’économie c’est déjà remarquable »

    Source: Carnets de JP Raffarin

     

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  • L'économie chinoise n'est pas en crise, estiment des personnalités occidentales et The Economist

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    Une pléïade d'acteurs de premer plan de la scène économique internationale ont pris la parole récemment pour dissiper les inquiétudes superflues sur l'économie chinoise, et permettre au monde entier de se faire une image fidèle et complète de ce moteur de la croissance mondiale.

    -- George Osborne, chancelier de l'Échiquier britannique

    La Chine connaît une phase de transition difficile pour passer d'une économie portée par les investissements à un système économique reposant davantage sur la consommation, tandis que les autorités chinoises s'engagent davantage à soutenir l'économie. "Nous ne voulons pas voir cette trajectoire dérailler. Les messages que nous avons reçus ici à ce sujet sont encourageants."

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    Wolfgang Schauble, ministre allemand des Finances

    "Nous étions tous d'accord que malgré un certain affaiblissement des prévisions pour l'économie mondiale (...) il n'y a aucune raison actuellement de considérer les choses avec nervosité. (...) Non seulement l'économie chinoise, mais l'économie mondiale aussi, sont suffisamment résistantes."

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    Jeff Immelt le PDG du conglomérat industriel américain General Electric (GE)

    La dynamique a tout simplement changé en Chine. Avant, a-t-il dit, tous les secteurs d'activités y étaient tirés par les indicateurs macroéconomiques. "Désormais, c'est la micro(économie)" le moteur, a-t-il ajouté. Autrement dit, la santé des différents secteurs d'activité est influencée par des fondamentaux spécifiques.

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    Joe Hockey , secrétaire au Trésor australien

    Les gens ne doivent pas oublier la vigueur sous-jacente de cette économie, la deuxième plus grande au monde, ni sous-estimer la détermination de Beijing à stimuler son économie. "Il y a beaucoup de gens à Londres, à New York et dans n'importe quelle autre ville du monde loin de la Chine, qui s'autoproclament experts. Nous avons confiance dans notre compréhension de l'économie chinoise et nous prévoyons sur le long terme des opportunités de croissance énormes."

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    Jean-Pierre Raffarin, ex-Premier ministre français

    Les analyses de l'économie chinoise réalisées ces dernières semaines en France et plus généralement dans le monde occidental "sont souvent inspirées par une réaction excessive ou même par une joie malveillante." Ces analyses sont extrapolées "sans prendre en compte suffisamment les facteurs importants de l'économie chinoise les facteurs humains et financiers".

    The Economist

    "Pourtant les catastrophistes vont trop loin. (...) L'avenir de la Chine dépend de ses consommateurs, pas de ses exportateurs, et les services, les revenus et la consommatoin résistent bien. Si le pire se produisait, la banque centrale aurait encore une grande marge de manoeuvre pour assouplir sa politique. (...) L'économie ralentit, mais même avec un taux de croissance de 5 % cette année, ce qui est le scénario le plus bas dans les estimations raisonnables, cela représenterait une augmentation du produit brut mondial supérieur à la contribution de la Chine en 2007, alors que sa croissance se chiffrait alors à 14 %. La China n'est pas en crise."

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  • L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin appelle l'Occident et les États-Unis à soutenir la deuxième puissance mondiale en proie à une crise financière

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    Les analyses sur l'économie chinoise, faites ces dernières semaines en France et plus généralement dans le monde occidental, "pèchent souvent par surréactivité voire joie maligne", a indiqué l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans un discours prononcé lundi à Paris.

    A travers ces remarques, M. Raffarin réfute les méfiances voire diffamations sur l'image économique de la Chine apparues sans cesse depuis la fin du mois d'août suite aux fluctuations du marché boursier chinois, qui n'ont point touché les fondements de l'économie chinoise.

    Ces analyses "extrapolent l'instant, la rupture sans suffisamment prendre en considération les facteurs lourds de l'économie chinoise, humains comme financiers, qui doivent rassurer sur la capacité des responsables chinois à piloter l'économie et ses changements de cap", a souligné M. Raffarin lors de la 6e édition du Sommet des entrepreneurs qui a débuté le même jour.

    Selon M. Raffarin, la Chine apporte sa contribution à sa mesure au monde en sachant concilier ses intérêts nationaux avec une approche globale et régionale, alors que le monde est en mouvement rapide et l'économie mondiale est moins forte que prévue.

    Il faut que l'Europe cesse de considérer trop souvent que les investissements chinois sont "porteurs de risques", lorsque la Chine n'achète plus seulement les bons du trésor américain, mais aussi lance des investissements de plus en plus à l'extérieur, a souligné M. Raffarin.

    Les choses évoluent dans le bon sens mais beaucoup reste à faire, a-t-il indiqué, ajoutant que la mixité de ces investissements est un moyen de dépasser ces craintes.

    Les initiatives chinoises comme "la Ceinture et la Route" et la Banque des BRICS sont dans le sens de la promotion d'intérêts communs, a indiqué l'ancien Premier ministre français, exprimant aussi ses joies pour la participation de la France et d'autres pays européens à la Banque asiatique d'investissements pour les infrastructures (BAII).

    Cette participation est une occasion commune de contribuer au développement de l'Aise et ainsi de créer des marchés nécessaires pour les entreprises européennes et chinoises, a dit M. Raffarin, ajoutant que l'Afrique offre aussi un champ de coopération immense entre la Chine et l'Europe.

     

  • Chine -Russie: la marginalisation de l’Europe?selon JP Raffarin

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    La question posée par le rapprochement sino-russe est celle de l'indépendance de la politique européenne et de l'identité même de l'Europe, affirme l'ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin dans ses carnets dont voici un extrait.

    La Fondation Prospective et Innovation (FPI) organise son séminaire annuel au Futuroscope ce 28 août sur les relations sino-russes. C’est l’occasion, avec de nombreux experts , de faire le point sur une nouvelle donne de la géopolitique mondiale.

    La montée en puissance des BRICS n’a pas été prise très au sérieux en Occident ces dernières années. Il a fallu la création d’un nouvel outil financier pour que le monde perçoive que les BRICS constituent un réseau de solidarité disponible pour les opportunités à venir. Réseau neuf, bien utile, pour dépasser les vieux contentieux liés a l’histoire ou à la géographie, liés surtout, en ce qui concerne la Russie et la Chine, à la compétition pour le leadership communiste. Dans un monde particulièrement agité, les BRICS fournissent à la Chine et à la Russie un cadre stable de discussion et une fertile plateforme d’échanges. On se souvient qu’à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU les membres des BRICS se sont abstenus, y compris l’Inde, à propos de la question ukrainienne.

    Au moment où les États Unis profitent de cette crise ukrainienne pour isoler la Russie, celle-ci profite de l’organisation du sommet des BRICS, à Oufa, pour afficher ses solidarités.

    Plus l’Ouest ostracise et « sanctionne » la Russie plus elle se tourne vers l’Est. Les dirigeants chinois ne découragent en rien ce rééquilibrage et les visites officielles à Moscou se sont multipliées à partir de la première visite à l’étranger de Xi Jinping, dans ses nouvelles fonctions. Les sujets de proximité sont nombreux, les intérêts communs aussi ( Énergie, Investissements, Route de la soie, opportunités en Sibérie, Sécurité,…), le principal restant la critique commune des pressions américaines pour guider et surtout  influencer les positions de l’Europe, ce qui va à l’encontre de la vision chinoise du monde multipolaire et qui, du côté russe, est perçu comme une menace à la frontière ukrainienne. Les ratés de la gouvernance mondiale pour stabiliser la croissance ou l’incapacité de l’occident à réformer les instances internationales (ONU, FMI,..) créent aussi un climat favorable au rapprochement sino-russe.

    Le pivotement américain vers l’Asie pacifique inquiète, autant les chinois que la stratégie qui vise à faire de l’Amérique le premier partenaire de l’Iran préoccupe les russes.

    Pourtant, les désordres du Monde et notamment la « guerre » contre tous les terrorismes devraient rassembler davantage les grandes puissances. Évidemment, les critiques permanentes adressées au Président Poutine ou au régime chinois ne créent pas un climat propice à l’amélioration des relations.

    Dans ce contexte la responsabilité de l’Europe est engagée.

    Au nom des valeurs de notre politique étrangère , mais aussi de la construction européenne, il n’est pas possible d’admettre la gestion russe de la crise ukrainienne. La France a eu raison de s’engager dans des négociations de sortie de crise selon le format « Normandie ». Ce processus a cependant été engagé bien trop tardivement.

    L’argument stratégique à mettre aujourd’hui en avant est que Chine et Russie ont toutes les deux besoin d’une Europe européenne forte. La Chine a montré par sa stratégie financière qu’elle ne souhaitait pas l’effondrement de la zone euro et la Russie conteste surtout l’Europe américaine.La Chine déteste toujours autant les désordres géopolitiques comme le montre, malgré les tensions, la recherche d’intérêts économiques communs avec le Japon.

    La France ne peut pas laisser dériver ainsi les choses au risque de n’avoir plus de réels alliés stratégiques dans les crises à venir. Avec la Russie, il faut sans doute globaliser les discussions et préserver nos positions stratégiques.La diplomatie russe est puissante au Moyen Orient et nos intérêts sont voisins en ce qui concerne les relations avec l’Iran. Avec la Chine, nous devrons un jour ou l’autre répondre à sa demande présente de partenariat sino-français en pays tiers. L’Afrique, le Monde arabe, mais aussi l’Amérique latine sont des horizons qui peuvent devenir communs.

    La règle de notre diplomatie devrait être de ne jamais devoir être accusé par l’un des trois géants (Chine, États Unis, Russie) d’être en position déséquilibrée. Le triangle Europe, Russie, Chine peut aussi être un triangle de prospérité. Car chaque côté de ce triangle à, en propre ses ressources humaines et naturelles, ses atouts financiers, des besoins en emplois, en revenus, en stabilité à satisfaire.

    La question posée aujourd’hui par le rapprochement sino-russe est celle de l’indépendance de la politique européenne, de l’identité même de l’Europe, et donc du rôle leader que devrait jouer la France. Dans cette seconde moitié de 2015 ,des initiatives sont à prendre pour stopper l’actuelle  et dangereuse dégradation de la gouvernance mondiale. La France  doit engager la mise à jour de ses partenariats stratégiques pour rééquilibrer sa diplomatie et protéger l’indépendance européenne. Avec ses partenaires de l’Union disponibles , la France doit assumer la vocation stabilisatrice de l’Europe.

    Jean-Pierre Raffarin

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  • La gouvernance de La Chine selon Xi Jinping, analyse de JP Raffarin

     

     

     

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  • J.P. Raffarin: la France fait partie de l'histoire de la Route de la soie

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    L'ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a affirmé lors d'une rencontre Chine-France tenue récemment à Paris, que l'idée de la nouvelle Route de la soie permettrait d'associer plus étroitement le développement de la Chine, de l'Asie et de l'Europe, et de rendre le monde plus équilibré.

    Selon M. Raffarin, la France fait partie de l'histoire de la Route de la soie parce que Lyon, ancienne capitale de la soie en Europe, était autrefois le terminal de la Route de la soie. Aujourd'hui, la France, la Chine, ainsi que toute l'Europe et l'Asie sont animées de la même volonté pour le développement. La Chine et la France mènent une coopération pragmatique fructueuse et voient leurs échanges humains et culturels gagner sans cesse en profondeur. M. Raffarin s'est dit convaincu que la coopération sino-française continuera à progresser grâce à l'initiative de la nouvelle Route de la soie.

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    L'ambassadeur de Chine en France Zhai Jun, quant à lui, a senti, depuis sa prise de fonction il y a un peu plus d'un an, que la France, au niveau gouvernemental comme au niveau populaire, considère le développement de la Chine comme une opportunité et qu'elle espère vivement connaître la Chine de manière plus approfondie et renforcer sa coopération avec le pays. Les objectifs communs permettent de rapprocher les deux peuples et de procurer une nouvelle force motrice au développement des relations bilatérales.

    Selon lui, avec l'entrée de l'économie chinoise dans une nouvelle normalité, les importations de la Chine dépasseront, d'ici cinq ans, 10 000 milliards de dollars, les investissements à l'étranger 500 milliards de dollars, et le nombre de voyageurs chinois à l'étranger 500 millions de personnes. « Nous espérons que la mise en oeuvre de l'initiative de la Route de la soie permettra de faire bénéficier les pays voisins et le reste du monde de la vitalité de l'économie chinoise ».

    Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, a déclaré dans un article publié dans le journal français Les Echos que l'AIIB proposée par la Chine marquait un grand progrès dans la gouvernance économique mondiale.

                               

                                  Nouvelles en Bref

     

    Le Musée du Palais de Beijing – plus connu sous le nom de Cité Interdite, lancera un projet pilote pour limiter à 80 000 le nombre de visiteurs par jour à partir du 13 juin. En tant que patrimoine culturel célèbre datant de 600 ans, la Cité interdite reçoit plus de 10 millions de visiteurs par an. Ces trois dernières années, ce chiffre a dépassé 15 millions, largement supérieur à celui du musée du Louvre et du British Museum, selon M. Shan.

     

    Un groupe de fabricants de produits de luxe vient de poursuivre en justice Alibaba Group Holding Ltd, au motif que le géant du commerce en ligne chinois a sciemment permis à des contrefacteurs de vendre leurs produits à travers le monde.

     

     

    le Centre Pompidou de Paris a annoncé l'entrée dans sa collection de cinq œuvres chinoises. Serge Lasvignes, président du Centre Pompidou, a affirmé que la scène artistique chinoise est particulièrement riche et pleine de vitalité. Ce don exceptionnel offre une occasion très rare pour mieux faire connaître l'art moderne chinois. Les oeuvres données au Centre Pompidou comprennent une spectaculaire installation, une série de tableaux et trois peintures.

     

  • La nouvelle diplomatie chinoise et nous selon JP Raffarin, ancien Premier minlstre français

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    Une cérémonie a eu lieu le 3 décembre dans les locaux de la Bank of China à Paris pour le lancement des services de compensation en yuan. Cette nouvelle étape dans le processus d'internationalisation de la monnaie chinoise favorisera les échanges financiers et commerciaux en la Chine et la France. Quelque 200 invités étaient présents à la cérémonie, dont les représentants du ministère français des Finances, de la Banque de France, de l'ambassade de Chine en France et des entreprises françaises, ainsi que l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

    Une fois encore , monsieur Raffarin m'a donné l'autorisation de publier un article issu de son carnet et traite de sa longue réflexion sur la nouvelle diplomatie chinoise initiée par le Président Xi Jinping.

    Le Président Xi, à la chinoise, inscrit sa diplomatie à la fois dans la tradition mais aussi avec le goût des initiatives nouvelles. Le sommet de l’APEC 2014, à Pékin, a été le focus où la Chine a montré ses nouvelles ambitions.

    La « DiplomaXi »

    J’ai eu l’occasion de participer à l’une des réunions de préparation que le Président chinois a organisée à Pékin avant le grand rendez-vous des 21 Chefs d’État et de gouvernement de l’Espace de Coopération de l’Asie-Pacifique (APEC). Il y avait là trois anciens Premiers ministres, du Japon, d’Australie et de France avec le Président Sud Coréen de Samsung et le Président des chambres de commerce russe.
    Au cours de cette réunion les trois principes de la « DiplomaXi » ont été clairement posés :

    • Pas de conflit ni de confrontation
    • Respect mutuel de l’indépendance de chacun
    • Coopération équilibrée er renforcée avec « les grands Pays ».

    Et pour développer ces principes, le premier terrain d’opération est lui aussi clairement désigné : ce sera l’Asie. L’enchaînement des réunions de l’APEC en Chine et du G20 en Australie a permis au Président chinois de mettre en œuvre ces orientations qui, perçues positivement par ses partenaires, a bénéficié de « renvois d’ascenseur » positifs.
    Comment s’articule cette « nouvelle » ligne chinoise ?

    C’est une vision en 3D.

    • L’économie avant tout

    L’intérêt de La Chine, objectif premier de sa diplomatie, c’est d’abord de défendre son économie.
    Cette priorité exige une politique de réformes pour soutenir la croissance en la rendant plus qualitative et plus inclusive… tout en restant la première du monde. Cette orientation est à la fois protectrice des atouts de la Chine, la compétition avec les entreprises étrangères s’est sérieusement durcie ces derniers temps mais, en même temps, les échanges avec l’étranger sont mis en avant notamment en développant une politique d’investissement à l’extérieur. Le discours est anti-protectionniste et la « Free Trade Area of Asia-Pacific » (FTAAP), la zone de libre échange asiatique, est présentée comme un espoir du type de celui que nous avons connu avec « le marché commun ». Il s’agit quand même d’organiser le premier espace économique du Monde.
    Les entreprises sont incitées à développer des partenariats, surtout technologiques, avec les entreprises étrangères. La réussite du « Forum 1000 PME » chinoises et françaises à Chengdu le mois dernier illustre cette dynamique. L’affirmation de l’État de droit comme la lutte contre la corruption s’inscrivent aussi dans cette volonté de libérer l’énergie des entreprises en allégeant les charges de l’administration et en corrigeant certaines dérives du Parti.

    • La leçon de l’Europe : « le marché commun fait la paix »

    Dans la compétition des continents, priorité à L’Asie.
    Le Sommet de l’APEC 2014 fut une démonstration de force de l’Asie dont la Chine est à la fois le moteur et le modérateur. Cette stratégie connaissait pourtant un obstacle majeur : la relation sino-japonaise. Les tensions à propos des îles Senkaku/Diaoyou ont été particulièrement dures voire dangereuses ces dernières années. La stratégie mise en œuvre par les deux parties pourrait inspirer l’Europe notamment sur le dossier Ukrainien. Après différentes missions d’approche notamment grâce à l’ancien Premier ministre japonnais Fukuda, par ailleurs Président du Boao Forum for Asia (BFA, le Davos de l’Asie), le dégel des relations a été entériné par une rencontre de l’actuel Premier japonais, Shinzo Abe, avec le Président Xi à la veille de L’APEC. Le principe est simple : il s’agit de s’accorder sur les désaccords et de les contourner pour faire avancer le reste. Belle sagesse que de refuser de décider des sanctions avec un Pays avec lequel sur le même continent on veut commercer. Les Paysans français retiendront cette leçon venue d’Asie. Dans la politique d’aujourd’hui l’économie reste le cap dominant !
    Au total les Chinois ont retenu des Européens qu’ils avaient trouvé la paix grâce à l’économie.

    • L’ASIAMERICA » matrice du dialogue des continents

    Le monde des continents s’impose. C’est entre eux qu’il faut trouver l’équilibre.
    Pour son économie mais aussi pour sa « vocation » pacifique, la Chine souhaite avoir de bonnes relations avec les grands Pays du Monde. Mais toujours en recherchant la puissance de son influence. Partager avec les Américains un leadership mondial à l’occasion d’un sommet asiatique à Pékin, c’est de la belle diplomatie ! Reçu amicalement Barack Obama a été « touché ». L’accord sur le changement climatique à Pékin a pris tout le monde de cours. Même le Secrétaire général de l’ONU a dit sa joie de voir la Chine et l’Amérique prendre le leadership qu’on attendait d’elles ! C’est une bonne nouvelle pour la conférence de Paris, la COP21, de décembre 2015, qui peut ainsi espérer une conclusion enfin positive sur le sujet. Ce sera plus complexe pour la diplomatie française qui vient de perdre le leadership pour la phase préparatoire de la conférence.
    Cette brillante initiative à impact mondial est complétée par plusieurs autres, très fortes aussi même si elles sont davantage bilatérales : accord de coopération militaire pour limiter les « accidents » par une meilleure notification, actions contre les gaz à effet de serre, traité bilatéral d’investissement, libéralisation pour les visas d’entrée aux USA (visa de 10 ans pour les étudiants !)… face à cette volonté collaboratrice partagée, Barack Obama n’a pu que déclarer : » la stratégie du « pivot asiatique » n’a pas vocation à contenir la Chine » ; c’est réaliste car celle-ci semble bien savoir aussi tirer profit de la stratégie du « pivot ».
    Pour fédérer ses partenaires et proposer des « causes » communes la Chine fait appel a la bonne logique des grands projets. En imaginant la nouvelle « route de la soie  » et en annonçant un budget de 40 milliards de $ pour la concrétiser, la Chine s’affiche fédératrice.
    Cette volonté de dialogue avec les grands doit aussi interpeler les européens. Divisés, le risque est que nous perdions notre place aux premiers rangs des partenaires de la Chine, le risque dérivé étant qu’un seul pays européen accède à ce statut de force continentale indispensable à l’équilibre du monde multipolaire tel que les chinois l’imaginent… Ceci nous impose de co-gérer la relation euro-chinoise avec les Allemands.

    Jamais La Chine ignorera l’Europe unie. L’unité est là-bas un principe supérieur. Pour nous, Français, nous serons toujours des partenaires affectifs mais il ne suffit pas d’être romantiques pour être des partenaires actifs au XXIème siècle. La lecture des événements internationaux récents nous obligent à la lucidité :

    • Notre économie et nos entreprises sont les premières lignes de notre diplomatie.
    • Le renouveau européen est nécessaire pour nous donner les caractéristiques de la puissance de l’époque : la force continentale.
    • Nos positions multilatérales restent fortes mais elles exigent que sur certains dossiers nous soyons capables de leadership. Notre capacité militaire est aussi un des facteurs déterminants du leadership.

    N’y a-t-il pas à nous inspirer de ce que font les Chinois avec les Américains et les Japonais pour repenser certaines de nos attitudes diplomatiques ? La diplomatie moderne est complexe, plus horizontale, on segmente les problèmes que verticale, on gradue les sanctions. La pensée chinoise a cela de fertile : ne pas faire de l’affrontement l’expression nécessaire du rapport de force.

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  • JP Raffarin : Si on n’aime pas les Chinois, ce n’est pas la peine d’ aller en Chine

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    Discours de Jean-Pierre Raffarin:

    « La Chine a sa logique qui n’est pas la nôtre. La Chine c’est la coexistence des contraires. Le Yin et le Yang alors que nous cherchons la synthèse qui permet de dépasser les contraires, la thèse et l’antithèse.

    En Chine, on est à la fois les plus grands pollueurs et les plus grands champions des technologies contre la pollution. On est à la fois le pays le plus centralisé, avec un parti communiste de 90 millions de personnes, mais en même temps on est très décentralisé. Carrefour a créé 50 magasins dans les provinces avant d’être consulté par Pékin. C’est-à-dire qu’il y a vraiment un pouvoir local qui est très fort.

    On le voit sur Tianjin. Il y a le premier secrétaire de la région du Sichuan qui est actuellement à Paris. On voit vraiment le Sichuan, un pays grand comme l’Espagne, peuplé comme l’Allemagne, avec un premier secrétaire qui a des vraies responsabilités. Donc, ce sont des pays centralisés et décentralisés, c’est-à-dire paradoxaux.

    En résumé, la Chine aujourd’hui est hyper puissante et hyper fragile.

    D’ailleurs, eux-mêmes savent jouer de cela habilement. Quand ils veulent être des champions, ils prennent le PIB total. Quand ils veulent apparaître comme un peuple pauvre, ils prennent le PIB par habitant. Et donc, ils sont soit premiers soit vingt-cinquièmes. Cet élément-là est un élément très important.

     

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    "Mettre en oeuvre des partenariats"

    Aujourd’hui il faut trouver des moyens, notamment avec des fonds d’investissement, de mettre en œuvre des partenariats franco-chinois. Il y a un très bel exemple, très intéressant, qui est celui monté entre la China Development Bank et la Caisse des Dépôts et Consignations : deux partenaires qui ont créé ensemble un fonds et qu’ils ont confié d’ailleurs à un acteur privé Cathay. Aujourd'hui il faut aider les entreprises françaises à aller en Chine et les entreprises chinoises à venir en France… il faut faire grandir les PME, c’est notre défi n°1. 

    On fait grandir nos PME par l’innovation, par l’international. Et là, je pense que des fonds métissés, des fonds partagés franco-chinois jouent un rôle utile. Nous n’en bâtissons pas assez et c’est sans doute la façon que nous aurions d’apprivoiser les cultures et les méthodes des uns et des autres, sur le plan social, sur le plan environnemental et d’éviter ce qui est souvent le cas aujourd’hui, la crainte de l’investissement chinois.

    La seule chose que je peux dire, c’est que ceux qui ont réussi aiment les Chinois. Si on n’aime pas les Chinois, ce n’est pas la peine d’y aller. C’est un point clé. Les Chinois, comme beaucoup de peuples, aiment ceux qui les aiment. Alors si vous allez en Chine en faisant toujours attention, en vous méfiant, ce n’est pas la peine d’insister : allez ailleurs, cherchez ailleurs. Parce que pour réussir en Chine, il faut les aimer, il faut avoir envie de discuter avec eux. C’est comme ça qu’on peut entrer en communication et gagner leur confiance.»

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  • Pour l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, pour renforcer la compréhension entre les peuples chinois et français, il faut mieux faire connaître la Chine aux Français

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    L'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a déclaré vendredi à Beijing que la clé pour renforcer la compréhension entre les peuples chinois et français était de mieux faire connaître la Chine aux Français, ajoutant que les échanges culturels étaient la base de la coopération bilatérale dans tous les domaines.

    Il s'est exprimé ainsi lors d'un dialogue culturel intitulé "50 personnalités pour 50 ans de relations diplomatiques entre la Chine et la France", en compagnie de l'ancien ministre chinois de la Santé publique Chen Zhu. 25 personnalités chinoises et 25 françaises seront sélectionnées dans le cadre de cet événement.

    M. Raffarin a évoqué lors du dialogue sa visite en Chine en 1976. "Cette année-là, la Chine avait connu le violent séisme de Tangshan. Mao Zedong et Zhu De étaient également décédés. J'ai cependant vu des enfants à Harbin jouer au tennis de table en toute insouciance". C'est ce fort optimisme pour la vie qui permet à la Chine de survivre avec espoir, a-t-il souligné.

    Son interlocuteur, Chen Zhu, a fait ses études en France en 1984 et a été élu membre associé étranger de l'Académie des sciences de France pour sa contribution dans le domaine de l'hématologie.

    Il a évoqué la période du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) à Beijing en 2003. "Cette période difficile a permis d'illustrer l'amitié entre la Chine et la France", a-t-il souligné, expliquant que la France fut le premier pays européen à envoyer une équipe d'experts en Chine et que les deux pays avaient ainsi renforcé leur coopération dans le domaine des nouvelles maladies infectieuses.

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  • Interview exclusive de M. Raffarin au journal chinois Beijing Information

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    Chacun sait l'intérêt et l'admiration que je porte à JP Raffarin , l'ancien Premier ministre français que j'ai déjà interviewé et dont l'interview se trouve sur ce blog ainsi que les Carnets de JP Raffarin dont j'ai aussi publié ici plusieurs extraits  avec son aimable autorisation.

    Pour le 50ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques Chine-France, Beijing Information a recueilli en exclusivité les réflexions de Jean-Pierre Raffarin.

     

    Vous avez effectué votre premier voyage en Chine en 1976 avec une délégation du président Valery Giscard d'Estaing. Quelle était votre mission à cette époque ? Quelle a été votre première impression de la Chine ?

    En 1971, j'étais déjà allé à Hong Kong et Macao. Nous regardions la partie continentale de la Chine avec des jumelles, elle était fascinante et mystérieuse. Je mesurais déjà l'influence dans cette région du grand peuple chinois. Ensuite, en 1976, de Harbin à Canton, j'ai traversé la Chine. La période était difficile mais nous étions venus dire aux amis chinois que la France aimait leur ancienne et fascinante civilisation au-delà de leurs épreuves du moment. Je me suis tout de suite senti à l'aise au contact des Chinois. Malgré tout ce qui nous séparait, j'ai ressenti une grande proximité qui ne s'est jamais démentie par la suite.

    En 2003, vous avez effectué une visite en Chine en qualité de premier ministre sans porter de masque de protection en pleine épidémie de SRAS. C'est là que vous avez acquis votre réputation d'« ami de la Chine ». Pourriez-vous nous expliquer les raisons de ce geste ?

    A cette époque, un vent de panique se levait partout sur la planète à propos du SRAS. La peur gagnait les esprits en Europe et en Amérique. Le gouvernement chinois prenait l'affaire en main, je pensais qu'il fallait l'aider. Dans une crise, la peur et le doute sont des facteurs aggravants. Mes collègues chefs de gouvernement du monde entier annulaient tous leur voyage à Pékin. Avec le président Chirac, nous avons décidé de montrer notre confiance dans l'action des autorités chinoises et je suis venu le leur dire sur place. Hu Jintao et Wen Jiabao ont apprécié ce geste. J'ai reçu des milliers de messages de sympathie de Chinois mais aussi de la communauté française en Chine qui appréciaient ma décision.

     

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    Jean-Pierre Raffarin, un artisan du développement des relations bilatérales

    Durant votre mandat de premier ministre, les échanges économiques et culturels entre nos deux pays se sont rapidement développés dans un contexte politique favorable. Des événements vous ont-ils particulièrement marqué ?

    Je garde au cœur les succès des années croisées achevées en 2005, elles ont beaucoup contribué à l'amitié de nos deux peuples. Je n'oublierai jamais la tour Eiffel rouge et la tour de la Télévision à Shanghai bleu blanc rouge. L'implantation de l'usine Airbus à Tianjin a aussi été pour moi un moment très fort. Je garde un grand souvenir de la visite exceptionnelle du président Hu à l'Hôtel Matignon, résidence du premier ministre. Je pense souvent au courage du peuple du Sichuan après le tremblement de terre.

    Du côté français et du côté chinois, vous êtes le meilleur passeur d'informations quand les relations bilatérales se détériorent, comme cela a été le cas entre 2008 et 2009. Comment évaluez-vous votre rôle à cette époque ?

    D'expérience, j'ai appris qu'avec les autorités chinoises il fallait être franc, face à face. Le dialogue est souvent très direct car il faut comprendre que les Chinois ne veulent pas être otages de nos débats intérieurs. Dans le monde moderne, il n'est pas possible d'être ami en Chine et adversaire de retour en Europe. Alors quand l'Occident donne des leçons occidentales à la Chine au travers des médias occidentaux, cela ne peut être apprécié des Chinois. J'ai favorisé les discussions en direct sans intermédiaire en faisant le choix de la confiance. Nous avons bien travaillé notamment avec Li Keqiang pour la réciprocité du respect.

    Jacques Chirac s'est passionné pour les bronzes chinois, alors que vous vous intéressez à la littérature et la poésie de notre pays. Quels écrivains et poètes chinois admirez-vous le plus, que ce soit à l'époque antique ou contemporaine ?

    J'aime beaucoup les poèmes de Du Fu, Bai Juyi, Li Bai, ou Meng Haoran... J'aime aussi la poésie moderne comme celle de mon ami Li Zhaoxing! J'adore les portraits de Fan Zeng ou les montagnes de Fan Yifu et aussi les peintures de Li Xin,... Les sources d'émerveillement en Chine sont infinies. En Chine, les musées sont des merveilles.

    La France est le premier pays occidental à avoir fait de la sinologie une discipline universitaire à part entière. D'après vous, quels sont les points forts et les avantages de la sinologie française par rapport à d'autres pays ? Quel rôle jouent les sinologues français dans les échanges entre nos deux pays et dans la prise de décision au niveau gouvernemental ?

    Des intellectuels comme François Jullien ont démontré que la pensée chinoise, ancienne et profonde, pouvait aider le monde du XXIème siècle à mieux comprendre sa réalité. « La pensée complexe » proposée par un penseur comme Edgar Morin n'est pas sans lien avec la culture chinoise. La pensée paradoxale de la Chine nous aide à cohabiter avec notre obsession occidentale de l'absolu. L'harmonie est une aspiration émergente dans de nombreuses sociétés.

    La Chine nous apprend à écrire parfois le mot vérité au pluriel, nous étions habitués au singulier.

    La France a été la première puissance occidentale à établir des relations diplomatiques avec la Chine, mais le volume des échanges économiques et commerciaux entre nos deux pays n'est pas à la hauteur des potentiels. Comment peut-on renforcer la complémentarité entre les deux pays et quelles sont les perspectives d'avenir ?

    Un bon chemin est de rechercher l'équilibre de nos échanges. Nous devons accueillir davantage d'investissements chinois en France. En tant que président du forum annuel du Comité France-Chine je travaille beaucoup dans cette direction. Des secteurs comme l'agroalimentaire, l'énergie, la santé, la ville durable... nous offrent de très belles perspectives réciproques. Nous devons faire des efforts pour développer le rôle des PME dans notre coopération économique. Pour cette raison, nous organiserons à Chengdu en Octobre 2014 un Sommet Franco-Chinois des PME rassemblant 1 000 entreprises des deux pays dans le cadre de la Foire de l'Ouest. Ce sera le temps fort économique de la célébration des 50 ans de nos relations diplomatiques.

    Quelles sont vos impressions d'ensemble des relations Chine-France à la veille du 50ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre nos deux pays ?

    La relation franco-chinoise est excellente. Les récentes visites officielles ont été de vrais succès et notre partenariat stratégique est bien vivant. Il faut maintenant mettre nos échanges économiques au niveau de notre relation politique. C'est une priorité de notre avenir commun. Les 400 événements de cette année d'amitié vont y contribuer.

    La relation franco-chinoise est excellente. Les récentes visites officielles ont été de vrais succès et notre partenariat stratégique est bien vivant. Il faut maintenant mettre nos échanges économiques au niveau de notre relation politique. C'est une priorité de notre avenir commun. Les 400 événements de cette année d'amitié vont y contribuer.

    La France aurait l'intention, selon certains médias, de conclure un accord de swap de devises avec la Chine. Cela va permettre de faire de Paris un centre offshore pour les transactions en renminbi afin de concurrencer Londres. Quand cet accord sera-t-il conclu ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

    C'est une excellente initiative. Nous y travaillons très sérieusement. La Banque de Chine, déjà présente à Paris, a fait des propositions intéressantes. J'espère que cela sera une bonne nouvelle du cinquantenaire.

     

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    Le « rêve chinois »

    Comment percevez-vous la notion de « rêve chinois » formulée par les nouveaux dirigeants ?

    C'est l'ambition portée par la nouvelle équipe au pouvoir en Chine. C'est pour nous à la fois la poursuite de « la réforme et l'ouverture » et la prise en compte de l'émergence en Chine de « la société civile ». J'y vois le projet de « croissance inclusive » que nous avons débattu au Forum de Bo'ao en présence du président Xi Jinping.

    Comment cette notion a-t-elle été présentée en France ?

    Le rêve est toujours une idée forte dans les pays romantiques. Nous avons bien compris que l'unité était une valeur forte de la politique chinoise, il faut donc proposer une vision, un concept qui rassemble le peuple. Le rêve chinois est bien perçu chez nous parce que c'est une ambition légitime et non agressive. Il y a une certaine continuité avec le concept d'« émergence pacifique », chère au peuple chinois.

    Peut-on comparer le « rêve chinois » aux « Trente Glorieuses » en France ?

    Il est difficile de comparer un avenir à un passé. Mais il y a des points communs en effet, tels que le partage de la croissance, la définition d'un modèle social, la rationalisation de l'action publique ou l'émergence de la société civile.

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    L'affectif en priorité

    En 2009, vous avez ouvert un blog en chinois sur le site ifeng.com. Vous utilisez aussi Weibo pour communiquer directement avec les internautes chinois. Qu'est-ce qui vous a poussé à ouvrir un compte ? Avez-vous quelques anecdotes intéressantes à nous raconter ?

    Je suis très à l'écoute de la société chinoise. Son influence dans le monde sera majeure dans le futur. J'essaie d'expliquer aux jeunes Français que leur avenir comportera une part d'Asie, comme il y a eu pour ma génération une part d'Amérique dans notre vie. Sur le web, on a une bonne vision de la réalité de la société chinoise. J'apprécie notamment la sensibilité, mais aussi l'humour des internautes.

    Si vous n'aviez pas été un homme politique, quelle profession auriez-vous voulu exercer ?

    J'aurais probablement créé une entreprise. J'ai reçu une formation en Business School. J'aurais sans doute ouvert un bureau en Chine et je voyagerais beaucoup entre "mes" deux pays. Peut-être achèterais-je du thé et vendrais-je du vin...

    Pourriez-vous résumer en quelques mots clés votre carrière politique et votre expérience avec la Chine ?

    J'ai travaillé en entreprise un tiers du temps de ma vie professionnelle, un autre tiers fut consacré aux responsabilités régionales et nationales (président de région et premier ministre..). Dans le dernier tiers, je me consacre beaucoup à la vie internationale (vice-président de Sénat chargé de la délégation internationale, Forum de Bo'ao, Comité France-Chine).

    L'an passé je suis allé 6 fois en Chine. Je connais maintenant de nombreuses régions. Avec mon épouse, qui apprend le chinois, nous avons fait une croisière sur le Yang-Tsé-Kiang. Je ne peux plus compter le total de mes voyages en Chine. Je prépare toujours le prochain voyage.

    Quelques mots en l'honneur des jumelages entre les villes chinoises et françaises.

    Dès mon élection à la Présidence de Région du Poitou-Charentes (Pays du Cognac), j'ai bâti un jumelage avec Nanning et le Guangxi, ce fut très utile. Plusieurs jumelages franco-chinois marchent très bien aujourd'hui, c'est une bonne façon de coopérer. Cette année, la table ronde annuelle des maires chinois et français se tiendra au printemps à Lille. La coopération décentralisée est une forme moderne de partenariat.

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    • 来自
    • 纸上建筑
    • 2014-01-23
    • Extrait du Carnet de JP Raffarin

     

    Un dernier mot à nos lecteurs.

    Un Chinois et un Français ont beaucoup de choses en commun : « Nous aimons ceux qui nous aiment ». Confucius et l'humanisme français ont des liens de parenté.

     

     

     

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