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  • LES JOURNALISTES BELGES MENTENT ET N'ONT PAS ETE ATTAQUES

    Les trois journalistes belges "n'ont pas été attaqués" dans le village sida de la Chine

     

     

     

          ZHENGZHOU, 3 décembre - Une enquête préliminaire  indique que les trois journalistes belges impliqués dans un  conflit dans un village du Henan (centre) largement infecté par le Sida, n'ont pas été attaqués, mais ont seulement été bousculés, a  annoncé mercredi Wang Yuejin, porte-parole du bureau des affaires  étrangères du gouvernement provincial. 

         Le gouvernement provincial du Henan a ouvert mardi une enquête  sur un conflit survenu trois jours avant la Journée mondiale du  Sida, entre trois journalistes de la branche de Beijing du Belgian Vlaamse Radio-en Televiaieomroep (Réseau de radio-télévision  flamande), et des villageois et des responsables de la ville de  Shangqiu. 

         "Pour autant que nous le sachions, il ne s'est passé aucune  violence", a souligné Wang Yuejin, en expliquant qu'une équipe  s'était rendue dans les villes de Zhoukou et de Shangqiu pour  mener des enquêtes sur place. 

         Selon Wang, les trois Belges, tous des hommes, dont un  journaliste nommé Tom Van de Weghe, un caméraman et un interprète, ont été bloqués deux fois par des villageois le 27 novembre à  Zhoukou et à Shangqiu. 

         Le premier incident s'est produit à environ 14H00, quand ils  ont pris un taxi jusqu'à l'entrée de l'autoroute reliant Zhoukou à Shangqiu. Un jeune homme, qui s'est identifié comme un villageois  de Zhoukou, a arrêté leur taxi et leur a demandé leurs cartes de  presse et leurs cassettes vidéo, a dit le chauffeur de taxi Pan  Fulin. Pan a ajouté que le villageois avait confisqué les  cassettes, sans aucun conflit physique entre eux. 

         Le second incident s'est produit plus tard dans la soirée,  alors que les trois journalistes rencontraient quatre sidéens et  quatre responsables du village de Gangwang, du district de  Zhecheng à Shangqin. 

         Les malades du sida ont exigé que les journalistes leur  remettent leurs cassettes et cartes mémoire, déclarant que les  informations qu'elles contenaient pourraient nuire à leur image  publique, a indiqué Wang Yuejin. A ce moment-là, il y a eu une  bousculade, et Van de Weghe a ensuite donné les cassettes et les  cartes. 

         Van de Weghe a déclaré dans un rapport soumis auprès du  ministère des Affaires étrangères que "les gens nous ont traînés  hors du véhicule et nous ont donné des coups violents". 

         Un responsable local Dong Hongliang a refuté ses déclarations,  en disant que "Van de Weghe est sorti du véhicule lui-même, et n'a pas été traîné ou battu". 

         Wang Yueqin a ajouté que deux cassettes et une carte mémoire  pris par les villageois avait été transférées dans la capitale  provinciale pour une enquête plus approfondie.