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  • Organisation d'une cérémonie nationale à la mémoire des victimes du massacre de Nanjing par les troupes japonaises

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    Une cérémonie commémorative nationale sera organisée samedi dans la ville orientale de Nanjing dans le cadre de la première Journée nationale à la mémoire des victimes du massacre de Nanjing.

     

    Les dirigeants d'Etat et du Parti communiste chinois (PCC) participeront à cette cérémonie, qui se déroulera au Mémorial des victimes du massacre de Nanjing.

     

    La cérémonie sera retransmise en direct par la Radio nationale de Chine (CNR), la Télévision centrale de Chine (CCTV), la Radio Chine Internationale (CRI), ainsi que sur les sites Internet de la presse tels que xinhuanet.com, people.com.cn, cntv.cn et china.org.

     

    Le Japon a envahi le nord-est de la Chine en septembre 1931 avant de lancer une invasion d'envergure le 7 juillet 1937. Environ 35 millions de soldats et de civils chinois ont été tués ou blessés lors de la guerre de résistance qui a pris fin en 1945.

     

    Les troupes japonaises ont occupé, le 13 décembre 1937, la ville de Nanjing, capitale du pays à l'époque, et ont commis sur place un massacre atroce pendant plus de 40 jours. Plus de 300.000 soldats chinois, qui avaient déposé leurs armes, et civils chinois ont perdu la vie. Quelque 20.000 femmes ont été violées.

     

     

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    En hommage à John Rabe, cet Allemand qui sauva ,au péril de sa vie , plus de 200000 Chinois à Nanjing. Ce geste lui couta son poste de directeur chez Siemens. Il fut emprisonné par Hitler . Après la guerre, il vécut dans la misère , ne survivant que grâce à l'aide des habitants de Nanjing et des colis que ceux)ci lui envoyaient. A sa mort ,en Allemagne, fait unique, les habitants de Nanjing ont demandé le transfert de son corps afin qu'il repose au milieu des gens de Nanjing qu'il aimait tant.

     

  • John Rabe, l'ancien nazi devenu le "Schindler de Chine " en sauvant 250000 Chinois

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    Au moment où Chinois et Allemands resserrent leurs liens , je vous présente un Allemand d'exception, connu et reconnu en Chine et spécialement à Nanjing où il s'illustra lors du sac de Nankin.

    John Rabe , que j'ai déjà évoqué sur ce blog quand je vous ai présenté ce magnifique film allemand éponyme de Florian Gallenberger , vivait à Nanjing quand les troupes japonaises envahissaient la Chine.

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    Si je suis allé à Nanjing , la ville qui m'intéresse le plus avec Beijing du point de vue historique, c'était non seulement

    pour voir la ville martyre mais aussi chercher  et voir la maison où a vécu John Rabe à Nanjing et me rendre compte de la maison où il a hébergé , protégé et sauvé 700 Chinois.

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    La maison de John Rabe

     

    John Rabe est né le 23 novembre 1882 à Hambourg, en Allemagne. Au début du 20e siècle , Il a été engagé comme représentant principal de la Société allemande Siemens en Chine .

    Il est venu en Chine en 1909, et a travaillé en tant que représentant de la société Siemens à Beijing, Tianjin, Nanjing et consécutivement de 1911 à 1938. Vivant et travaillant en Chine pendant près de trois décennies, John Rabe s'est lié d'une profonde amitié avec le peuple chinois.

     

     

     

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    En 1937, à la veille du siège japonais de la ville de Nanjing, Rabe a été élu président du Comité international de la Zone de sécurité Nanjing. Après la prise de Nanjing par  l’armée japonaise le 13 Décembre, la ville sombra dans un abîme de torture et de terreur. Faisant l’usage de ses pouvoirs d'adhésion au parti nazi, il accueillit plus de 600 réfugiés chinois dans sa maison. Il était devenu membre du parti nazi car cela était obligatoire s'il voulait mener à bien son projet d'ouvrir une école de langue allemende en Chine . De plus ayant quitté l"Allemagne en 1909 , il était peu au courant de ce qui se passait en Allemagne. S'il a sauvé de nombreux Chinois, il a aussi sauvé un diplomate allemand d'origine juive menacé par l'administration nazie.

     

     

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     Rabe, avec une douzaine d'autres membres du comité internationales, sauva la vie de plus de 250.000 Chinois dans la zone de sécurité, une zone qui était sous sa garde et n'était pas plus grande que 4 km2. C'est dans ce bâtiment en brique  loué à Nanjing que Rabe écrivit ce qui est  connu sous le nom The Diaries of John Rabe.

    Au printemps de 1938, après son retour en Allemagne, Rabe a donné plusieurs discours publics à Berlin pour exposer les atrocités commises par les troupes japonaises à Nanjing, et a  été arrêté et persécuté par la Gestapo.

     

     

     

     

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    Les habitants de Nanjing  ont parrainé des dons et lui ont envoyé de l'argent et de la nourriture . La gratitude montrée par les habitants de Nanjing a réchauffé son cœur de l'homme et l'encouragé à vivre.

    En 1950, John Rabe est mort d'un accident vasculaire cérébral à Berlin.

     

     

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    Ce n'est qu'en 1996, presqu'un demi-siècle plus tard que John Rabe,devenu le "Schindler de Chine " , fit son chemin à travers le brouillard de l'histoire et fut réhabilité en Allemagne. Ses journaux étaient ouverts au public, son ancienne résidence au n ° 1 Xiaofenqiao a été vérifiée et confirmée, et à la demande de la population et des autorités chinoises , sa dépouille  a été déplacée à Nanjing.

     

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    Si j'ai pu trouver et visiter sa résidence de Nanjing , je n'ai pu trouver sa sépulture , comme je n'ai pu trouver de trace de l'usine Siemens qu'il dirigeait.Ce sera l'objet d'un prochain voyage.

     Maintenant, son ancienne résidence a été transformée en un lieu qui favorise l'humanitarisme et la promotion de la paix mondiale. Les habitants de la Chine  se souviendrons toujours de lui comme d'un guerrier combattant pour la paix.

     

     

     

     

     

     

     

  • Massacre de Nanjing par les troupes japonaises -photo du jour

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    Alors que dimanche on perpétrait les 70 ans des massacres à l'aide de l'arme bactériologique par les Japonais en Chine, jeudi je me trouvais au Mémorial de Nanjing saluant les 300000 Chinois assassinés et massacrés à Nanjing par les Japonais qui furent aussi cruels à l'égard des Chinois que les Nazis à l'égard des Juifs.

     

  • LES JAPONAIS SONT DES HEROS

    Comment on tend la main aux autres en temps de crise

    Aucun film d'horreur ne pourra jamais rivaliser avec ce qui vient de se passer au Japon : le tremblement de terre dévastateur, le tsunami meutrier et la crise nucléaire en cours.

    Les pertes en vies humaines et les souffrances énormes déchirent le coeur, mais dans le monde entier, chacun est aussi impressionné par la discipline avec laquelle les Japonais ordinaires font face au désastre.

    Les télévisions du monde entier nous montrent des gens qui attendent patiemment dans des longues queues pour acheter de la nourriture et de l'eau, ou tout simplement pour donner un coup de téléphone dans une cabine publique. Nous voyons de gens assis ou couchés, calmes, dans des abris de fortune, sans eau, ni nourriture, ni couvertures convenables.



    Un microblog japonais a raconté comment une place publique, où des centaines de Japonais se sont amassés pendant trois heures après le séisme, est restée pour ainsi dire immaculée.

    Des écoliers du primaire ont raconté aux journalistes comment ils ont été entrainés pour répondre aux tremblements de terre et aux tsunamis. L'exercice le plus récent avait eu lieu le 3 mars, huit jours avant le désastre. Un universitaire japonais a rappelé avoir commencé ce genre de répétitions alors qu'il n'avait que neuf ans.

    La discipline du peuple japonais est admirable, à l'évidence. Mais il manque quelque chose. Dans tous ces reportages télévisés, je n'ai guère vu d'émotion. Oui, c'est vrai, j'ai bien vu quelques larmes, comme celle de cette adolescente qui a retrouvé ses deux tantes après le séisme, mais ce genre de scènes a été franchement rare. Je me souviens de beaucoup plus de scènes émouvantes après le terrible séisme qui avait dévasté le Sichuan en 2008.



    Sur un site internet en langue chinoise, certaines personnes se sont demandé pourquoi elles n'ont pas vu les survivants partager leurs provisions ou ni vu de volontaires venus de l'extérieur des zones ravagées apporter de l'eau et des couvertures. Tout cela avait été courant dans le Sichuan il y a trois ans.

    Je suppose que le danger d'un accident nucléaire gêne beaucoup les efforts de secours. Du fait de l'augmentation des radiations, le Gouvernement japonais a en effet émis des avis d'alerte, cherchant à dissuader les éventuels volontaires de s'aventurer dans les zones les plus touchées par le séisme et le tsunami.

    Nul doute qu'à mesure que plus d'informations viendront du Japon, ces questions trouveront leur réponse.
    Nous avons appris que près de vingt Chinois doivent leur vie à Mitsuru Sato, un cadre supérieur d'une entreprise de fruits de mer à Onagawa, où ils travaillaient comme stagiaires.


    Un des stagiaires, Yi Yanan, a ainsi rappelé qu'après le séisme, les Chinois se sont précipités hors de leur dortoir, mais M. Sato est arrivé et les a emmenés sur un endroit plus en hauteur, vers un temple qui se situait à proximité.

    Et c'est seulement après s'être assuré qu'ils étaient en sécurité que M. Sato est reparti chercher sa femme et sa fille.

    Mais hélas il était trop tard. Le tsunami a bientôt inondé sa maison. « Je l'ai vu debout sur le toit quand une vague l'a emporté », a dit Yi Yanan.

    Quand la nuit est tombée, les stagiaires ne savaient plus où aller, mais leur patron, le frère aîné de leur sauveur, Hitoshi Sato, a passé plusieurs heures pour leur trouver un abri.

    « Le lendemain, la première chose que le frère de M. Sato m'a dit est 'tous les stagiaires sont saufs' », se souvient Du Hua, qui était responsable des stagiaires chinois chez Sato Suisan Co Ltd.



    Nous savons maintenant qu'avec l'aide de la population locale, la totalité de la centaine de stagiaires chinois qui travaillaient à Onagawa ont survécu au tremblement de terre et au tsunami, bien que beaucoup de personnes, parmi les 10 000 habitants que comptait la ville, y ont laissé leur vie.

    Une équipe de secours chinoise de quinze membres à Ofunato, une des villes côtières les plus durement touchées par le tsunami, a également été bien reçue. Un membre de cette équipe a raconté qu'une vendeuse d'une petite épicerie locale a refusé d'accepter l'argent de leurs achats.

    Il en est ainsi dans tous les pays. Il y a des gens égoïstes, mais il y en a aussi beaucoup qui sont prêts à aider les autres en cas d'urgence.

     


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  • LES JAPONAIS SONT DES HEROS

    Comment on tend la main aux autres en temps de crise

    Aucun film d'horreur ne pourra jamais rivaliser avec ce qui vient de se passer au Japon : le tremblement de terre dévastateur, le tsunami meutrier et la crise nucléaire en cours.

    Les pertes en vies humaines et les souffrances énormes déchirent le coeur, mais dans le monde entier, chacun est aussi impressionné par la discipline avec laquelle les Japonais ordinaires font face au désastre.

    Les télévisions du monde entier nous montrent des gens qui attendent patiemment dans des longues queues pour acheter de la nourriture et de l'eau, ou tout simplement pour donner un coup de téléphone dans une cabine publique. Nous voyons de gens assis ou couchés, calmes, dans des abris de fortune, sans eau, ni nourriture, ni couvertures convenables.



    Un microblog japonais a raconté comment une place publique, où des centaines de Japonais se sont amassés pendant trois heures après le séisme, est restée pour ainsi dire immaculée.

    Des écoliers du primaire ont raconté aux journalistes comment ils ont été entrainés pour répondre aux tremblements de terre et aux tsunamis. L'exercice le plus récent avait eu lieu le 3 mars, huit jours avant le désastre. Un universitaire japonais a rappelé avoir commencé ce genre de répétitions alors qu'il n'avait que neuf ans.

    La discipline du peuple japonais est admirable, à l'évidence. Mais il manque quelque chose. Dans tous ces reportages télévisés, je n'ai guère vu d'émotion. Oui, c'est vrai, j'ai bien vu quelques larmes, comme celle de cette adolescente qui a retrouvé ses deux tantes après le séisme, mais ce genre de scènes a été franchement rare. Je me souviens de beaucoup plus de scènes émouvantes après le terrible séisme qui avait dévasté le Sichuan en 2008.



    Sur un site internet en langue chinoise, certaines personnes se sont demandé pourquoi elles n'ont pas vu les survivants partager leurs provisions ou ni vu de volontaires venus de l'extérieur des zones ravagées apporter de l'eau et des couvertures. Tout cela avait été courant dans le Sichuan il y a trois ans.

    Je suppose que le danger d'un accident nucléaire gêne beaucoup les efforts de secours. Du fait de l'augmentation des radiations, le Gouvernement japonais a en effet émis des avis d'alerte, cherchant à dissuader les éventuels volontaires de s'aventurer dans les zones les plus touchées par le séisme et le tsunami.

    Nul doute qu'à mesure que plus d'informations viendront du Japon, ces questions trouveront leur réponse.
    Nous avons appris que près de vingt Chinois doivent leur vie à Mitsuru Sato, un cadre supérieur d'une entreprise de fruits de mer à Onagawa, où ils travaillaient comme stagiaires.


    Un des stagiaires, Yi Yanan, a ainsi rappelé qu'après le séisme, les Chinois se sont précipités hors de leur dortoir, mais M. Sato est arrivé et les a emmenés sur un endroit plus en hauteur, vers un temple qui se situait à proximité.

    Et c'est seulement après s'être assuré qu'ils étaient en sécurité que M. Sato est reparti chercher sa femme et sa fille.

    Mais hélas il était trop tard. Le tsunami a bientôt inondé sa maison. « Je l'ai vu debout sur le toit quand une vague l'a emporté », a dit Yi Yanan.

    Quand la nuit est tombée, les stagiaires ne savaient plus où aller, mais leur patron, le frère aîné de leur sauveur, Hitoshi Sato, a passé plusieurs heures pour leur trouver un abri.

    « Le lendemain, la première chose que le frère de M. Sato m'a dit est 'tous les stagiaires sont saufs' », se souvient Du Hua, qui était responsable des stagiaires chinois chez Sato Suisan Co Ltd.



    Nous savons maintenant qu'avec l'aide de la population locale, la totalité de la centaine de stagiaires chinois qui travaillaient à Onagawa ont survécu au tremblement de terre et au tsunami, bien que beaucoup de personnes, parmi les 10 000 habitants que comptait la ville, y ont laissé leur vie.

    Une équipe de secours chinoise de quinze membres à Ofunato, une des villes côtières les plus durement touchées par le tsunami, a également été bien reçue. Un membre de cette équipe a raconté qu'une vendeuse d'une petite épicerie locale a refusé d'accepter l'argent de leurs achats.

    Il en est ainsi dans tous les pays. Il y a des gens égoïstes, mais il y en a aussi beaucoup qui sont prêts à aider les autres en cas d'urgence.

     


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