j.p. melenchon

  • "La Chine est appelée à jouer un rôle de leadership sans arrogance, un rôle de grande puissance mondiale, mais en même temps un rôle de partage", JP Raffarin

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     Les relations entre la Chine et l'Europe représentent l'une des relations bilatérales les plus importantes au monde. Au cours des dernières années, les deux parties n'ont cessé de renforcer et d'élargir leur coopération et leurs échanges dans tous les domaines, et la Chine est aujourd'hui devenue le premier fournisseur de l'Europe, tandis que celle-ci est le deuxième fournisseur de la Chine. Néanmoins, la Chine continue souvent à inquiéter les Européens, notamment en raison du rythme de sa croissance et de la place prépondérante qu'elle est en train d'acquérir dans l'économie mondiale.

    A cela s'ajoutent certains différends encore en suspens entre les deux parties, comme par exemple l'embargo imposé par l'Union européenne (UE) sur les ventes d'armes à la Chine, le refus de l'UE de reconnaître le statut d'économie de marché de la Chine, ou l'émergence de certains litiges commerciaux. Les sceptiques y trouvent des arguments pour présenter la Chine comme une menace et un concurrent de l'Europe, en particulier dans le domaine économique.

    La Chine est-elle alors un partenaire ou un concurrent de l'Europe ? Pour la majorité des gens et des dirigeants politiques, la réponse serait sans doute qu'elle représente un partenaire d'une grande importance pour l'Europe.

    LA REUSSITE CHINOISE CONVERGE AVEC LES INTERETS DE L'EUROPE

     

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    Alors que l'économie mondiale fait face à des incertitudes croissantes, l'économie chinoise continue à enregistrer une croissance remarquable, et les investissements chinois à l'étranger continuent à augmenter.

    Même si certains estiment que l'évolution récente et la stratégie de réorientation de la croissance de l'économie chinoise constituent un défi pour les pays de l'OCDE, et en particulier pour l'Europe, les dirigeants politiques européens ont cependant salué cette évolution, estimant que la réussite de la Chine convergeait avec les intérêts fondamentaux de l'Europe.

    En France, Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de la Gauche et ancien candidat présidentiel du Front de gauche, a déclaré dans une interview à Xinhua que le développement de la Chine constituait "une chance pour l'humanité".

    "La Chine, par sa montée en puissance et par l'effet de relais que son marché intérieur est en train de provoquer, est susceptible de devenir une puissance qui apaise les relations économiques mondiales, en jouant un rôle de stabilisateur pour le monde", a estimé M. Mélenchon.

     

    "La réussite de la Chine concorde avec les intérêts fondamentaux de l'Europe", a récemment déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

    L'Union européenne doit "prendre du recul et réfléchir sur le long terme" en ce qui concerne le développement de ses relations avec la Chine, a indiqué M. Van Rompuy, avant d'ajouter : "Dans une perspective à long terme, il est dans l'intérêt fondamental de l'Europe que la Chine réussisse".

    "Une relation mutuellement bénéfique avec la Chine est cruciale autant pour l'UE que pour la prospérité de la Chine", a pour sa part indiqué M. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, ajoutant qu'une telle relation serait par ailleurs également profitable au reste du monde.

     

    Le ministre et président de l'Assemblée nationale belge André Flahaut a quant à lui déclaré : "Ma réaction serait de dire que ce n'est pas uniquement dans l'intérêt de l'Europe, mais aussi dans l'intérêt du monde entier que la Chine réussisse. La Chine joue le rôle d'un moteur, en vertu de son importance géographique et démographique, de son expérience et de son potentiel. Que la Chine réussisse est donc une nécessité pour l'Europe, et une nécessité pour le monde".

    DES PARTENARIATS SOLIDEMENT ETABLIS

    Depuis plusieurs années déjà, la Chine et l'UE ont établi un partenariat stratégique global. Des partenariats sont déjà largement établis dans presque tous les domaines : l'économie, la politique, la culture, les science et technologies... Grâce à ces mécanismes, les dirigeants des deux parties sont parvenus à de nombreux consensus dans tous les domaines, consensus qui se sont rapidement traduits dans les faits par des politiques concrètes.

    Le commissaire européen au commerce Karel De Gucht a indiqué lors d'une réunion de la Commission mixte Chine-UE que la Chine constituait un important partenaire de l'UE, les deux économies jouant un rôle crucial dans l'économie mondiale, de par leur interdépendance.

    Selon le président de la Commission européenne, l'UE représente déjà le partenaire commercial le plus important de la Chine, tandis que la Chine est le deuxième partenaire le plus dynamique de l'UE. "Mais il est possible de faire encore beaucoup plus, notamment sur les services et les investissements", a-t-il ajouté.

    En 2011, les échanges commerciaux entre la Chine et l'UE ont franchi le cap des 500 milliards de dollars, établissant un nouveau record. L'UE constitue à présent le principal partenaire commercial de la Chine, le plus grand marché pour les exportations chinoises, et la plus importante source d'importations pour la Chine. Les investissements de l'UE en Chine totalisent 80 milliards de dollars, et les entreprises européennes réalisent d'importants profits en Chine.

    Outre le domaine économique, la Chine et l'UE ne cessent de renforcer et d'élargir leurs relations d'amitié et de coopération dans le domaine de la politique ainsi que sur la scène internationale.

    Au cours des dernières années, les échanges de haut niveau se sont multipliés. Le sommet annuel Chine-UE et les dialogues politiques établis à différents niveaux se sont complexifiés et approfondis. La coopération Chine-Europe s'étend maintenant à plus de 40 secteurs, tels que les sciences et les technologies, l'éducation, l'énergie, la protection de l'environnement, formant une dynamique de coopération aux résultats fructueux.

    REGLER LES DIFFERENDS PAR NEGOCIATION ET DIALOGUE

     

    Il est tout à fait normal que des points de vue divergents et des différends apparaissent entre la Chine et l'Europe, qui sont pourvues de systèmes politiques, économiques, idéologiques et sociaux différents. En outre, l'évolution de leurs économies respectives est susceptible d'entraîner de nouveaux contentieux commerciaux. Les deux parties ont cependant toujours fait preuve d'une vision d'ensemble à long terme, et se sont toujours efforcées d'aboutir à des compromis et de résoudre leurs contentieux à l'amiable, par le biais du dialogue et de la concertation.

    En tant qu'importants partenaires commerciaux, la Chine et l'UE se doivent d'être un exemple pour le reste du monde en matière de résolution des conflits. Pour cela, de la bonne volonté et des gestes concrets sont nécessaires, un avis que partagent heureusement les dirigeants chinois et européens.

     

    Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a ainsi déclaré, lors d'une rencontre avec le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, que la Chine et l'Union européenne se devaient de résoudre leurs différends commerciaux par le biais du dialogue et de la coopération. "Le protectionnisme commercial est voué à l'échec, il n'offre aucune issue viable", a-t-il souligné.

    Lors du dernier sommet Chine-UE à Bruxelles, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a indiqué que le partenariat Chine-UE bénéficiait aujourd'hui d'opportunités de développement sans précédents, dans un contexte de profonde évolution de la situation internationale.

    Jean-Pierre Raffarin, l'ancien Premier Ministre français, a déclaré dans une interview donnée à Xinhua : "Au fond, aujourd'hui, nous ne sommes plus dans un monde où c'est la compétition qui domine, nous sommes dans un monde où c'est l'interdépendance qui domine. Tout le monde a donc intérêt à ce que l'autre se développe. C'est ce choix que nous devons faire, et c'est un choix que la Chine et les BRICS ont fait beaucoup d'efforts pour faire partager. Si nous voulons un monde 'gagnant-gagnant', il faut jouer la coopération au moins autant que la compétition".

    "La Chine est appelée à jouer un rôle de leadership sans arrogance, un rôle de grande puissance mondiale, mais en même temps un rôle de partage", a ajouté M. Raffarin.

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    Le ministre et président de l'Assemblée nationale belge André Flahaut a indiqué de son côté : "Je crois que c'est une question qui trouvera sa solution dans une approche pragmatique, de bon sens, équilibrée, sans que l'une des parties n'essaie d'imposer son modèle à l'autre, parce qu'on ne peut pas vraiment imposer de modèle".

    "Nous poursuivrons notre travail, en recherchant la meilleure façon de nous engager avec la Chine dans divers domaines", a quant à lui ajouté M. Barroso.

  • La planification en Chine a été un outil de développement qui s'est appliqué à un modèle plutôt proche du modèle du marché que du modèle de l'ancienne conception du socialisme (J-L Mélenchon)

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    "Je trouve stimulant et intéressant de voir comment la planification a été un outil de développement qui s'est appliqué à un modèle plutôt proche du modèle du marché que du modèle de l'ancienne conception du socialisme", a déclaré M. Mélenchon.

    Le développement de la Chine constitue "une chance pour l'humanité", a estimé Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche français et ancien candidat du Front de gauche, qui a récolté 11,11% des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle d'avril-mai 2012.

    "Je considère que c'est une chance pour l'humanité", a déclaré l'ancien candidat à l'Elysée, dans une récente interview accordée en exclusivité à l'agence Xinhua.

    "La Chine, par sa montée en puissance et par le relais que son marché intérieur est en train de provoquer, peut être une puissance qui apaise les relations économiques mondiales en proposant au monde un pôle de stabilité", a estimé M. Mélenchon.

    L'homme politique français a notamment souligné que les Chinois partageaient avec les Européens et les Français le souhait de bâtir "un monde organisé avec des échanges équilibrés et négociés", loin du "libre marché" prôné par les Nord-Américains.

    Dans cette optique, il a envisagé la conclusion d'accords privilégiés de coopération entre les pays européens et la Chine comme un développement souhaitable de leurs relations économiques et commerciales.

    "Je suis un partisan actif d'un dialogue débarrassé de préjugés avec les Chinois", a-t-il affirmé, tout en admettant qu'il existait des divergences d'idées entre les Européens et les Chinois.

    Par ailleurs, ce farouche opposant à l'austérité budgétaire préconisée par l'Union européenne (UE) a salué le "pragmatisme" dont sait faire preuve l'Etat chinois. Le leader du Front de gauche a poursuivi en évoquant un autre atout : "le recours des Chinois à la politique planifiée qui tâche de se donner la maîtrise du temps".

    "En Europe et dans le monde anglo-saxon, il n'y a plus aucune maîtrise du temps", a-t-il regretté, constatant "la domination du temps très court" au détriment de "toute stratégie de long terme".

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    A la veille du 18e congrès du Parti communiste chinois (PCC) à Pékin, le député européen a estimé que le pays, fort de sa population d'un milliard trois cent millions, relèverait deux grands défis : la question environnementale et celle du pluralisme politique.

    "Le défi écologique sera traité par la Chine", a prédit M. Mélenchon, mettant en avant la responsabilité de Beijing envers le reste de l'humanité, celle d' "apporter des réponses qui soient utiles pour le monde entier" à cet égard.

    "Il y a une évolution sur le fond qui doit être faite par le communisme, qui doit intégrer la dimension écologique de la crise", a-t-il remarqué, mettant notamment en cause "le caractère productiviste (...) intrinsèquement lié au capitalisme".

    "Deuxièmement, se pose la question de comment prendre en compte la diversité qui s'exprime naturellement dans la société", a poursuivi M. Mélenchon, évoquant l'autre défi majeur qui doit être abordé par les autorités chinoises.

    "Dans le passé, le modèle communiste pensait que c'est par la forme de la dictature du prolétariat que cette autorité pouvait s'exercer. L'expérience montre que ce n'est pas le meilleur chemin et que cela comporte des risques d'erreur qui coûtent horriblement cher", a expliqué ce leader d'extrême-gauche, dont la formation politique est née en 2009 d'une alliance avec le Parti communiste français (PCF).

    "Par conséquent, la question du pluralisme politique est compliquée à envisager et à comprendre, dans bien des endroits du monde. Elle doit être posée aussi en Chine", a-t-il ajouté.

    "Je fais confiance aux Chinois pour l'aborder", a conclu M. Mélenchon, qui n'a pas caché son admiration pour ce "peuple de profonde culture".

     

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    A 20 ans , J-L Mélenchon avait un petit air Bonaparte

  • LE REGIME THEOCRATIQUE EST INDEFENDABLE (Jean-Luc Mélenchon candidat à la présidence française)

    A propos du Tibet. Le Tibet est chinois depuis le quatorzième siècle. Lhassa était sous autorité chinoise puis mandchoue avant que Besançon ou Dôle soient sous l’autorité des rois de France. Parler " d’invasion " en 1959 pour qualifier un événement à l’intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a " envahi " la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ? Le Dalaï Lama et les autres seigneurs tibétains ont accepté tout ce que la Chine communiste leur proposait et offrait, comme par exemple le poste de vice président de l’assemblée populaire que " sa sainteté " a occupé sans rechigner. Cela jusqu’au jour de 1956 où le régime communiste a décidé d’abolir le servage au Tibet et régions limitrophes. Dans une négation des traditions, que j’approuve entièrement, les communistes ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes dont le prix de la vie était précisé, codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux. On n’évoque pas le statut des femmes sous ce régime là. Mais il est possible de se renseigner si l’on a le coeur bien accroché. L’autorité communiste a mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux du prétendue paradis de la non violence ainsi qu’aux divers châtiments sanglants que les moines infligeaient à ceux qui contrevenaient aux règles religieuses dont ils étaient les gardiens. La version tibétaine de la Charria a pris fin avec les communistes. La révolte de 1959 fut préparée, armée, entretenue et financée par les USA dans le cadre de la guerre froide. Voilà ce qu’il en est des traditions charmantes du régime du Dalaï Lama avant les communistes et de l’horrible " invasion " qui y a mis fin. Depuis, la scolarisation des enfants du Tibet concerne 81% d’entre eux là où il n’y en avait que 2% au temps bénis des traditions. Et l’espérance de vie dans l’enfer chinois contemporain prolonge la vie des esclaves de cette vallée de larmes de 35, 5 à 67 ans. En foi de quoi l’anéantissement des tibétain se manifeste par le doublement de la population tibétaine depuis 1959 faisant passer celle-ci de un million à deux millions et demi. Pour tout cela, la situation mérite mieux, davantage de circonspection, plus de respect pour les chinois que les clichés ridicules que colportent des gens qui ne voudraient ni pour eux, ni pour leur compagne ni pour leurs enfants d’un régime aussi lamentable que celui du roi des moines bouddhistes du Tibet. A l’heure actuelle je n’éprouve aucune sympathie pour " le gouvernement en exil du Tibet " dont sa sainteté est le décideur ultime sur pratiquement toutes les questions, où siège un nombre de membres de sa famille qu’il est tout à fait inhabituel de trouver dans un gouvernement, même en exil, sans parler de leur présence aux postes clefs de la finance et des affaires de cet exil. Je respecte le droit de sa sainteté de croire ce qu’elle veut et à ses partisans de même. Mais je m’accorde le droit d’être en désaccord total avec l’idée de leur régime théocratique. Je suis également hostile à l’embrigadement d’enfants dans les monastères. Je suis opposé à l’existence du servage. Je suis laïque partout et pour tous et donc totalement opposé à l’autorité politique des religieux, même de ceux que l’album "Tintin au Tibet" a rendu attendrissants et qui ne l’ont pourtant jamais été. Je désapprouve aussi les prises de position du "roi des moines" contre l’avortement et les homosexuels. Même non violentes et entourées de sourires assez séducteurs, ses déclarations sur ces deux sujets sont à mes yeux aussi archaïques que son projet politique théocratique. Je n’ai jamais soutenu l’Ayatollah Khomeiny, même quand j’étais contre le Shah d’Iran. Je ne soutiens pas davantage ni n’encourage le Dalaï Lama, ni dans sa religion qui ne me concerne pas, ni dans ses prétentions politiques que je désapprouve ni dans ses tentatives sécessionnistes que je condamne. Je demande: pourquoi pour exercer sa religion et la diriger le Dalaï Lama aurait-il besoin d’un Etat ? Un Etat qui pour être constitué demanderait d’amputer la Chine du quart de sa surface! Son magistère moral et religieux actuel souffre-t-il de n’être assis sur aucune royauté ?