islam

  • NOUS RESPECTONS L'ISLAM.

    " Personne n'a le droit de souiller, ni de salir l'image de la Mosquée ! "

    « On ne doit pas permettre aux émeutiers et aux voyous d'entacher et de noircir l'image de la Mosquée, ni de ternir et de flétrir la réputation de l'Islam ! », a déclaré le 26 juillet l'Imam de la mosquée de Baida d'Urumqi Abduxukul Rehmutu lors d'une rencontre avec des journalistes. « Les émeutiers avaient tenté d'inciter les croyants musulmans à commettre des actes de sabotage et de destruction sous l'étiquette de religion, mais leur complot a échoué. ». Bien qu'une dizaine de jours se sont écoulés depuis l'éclatement de l'incident, mais en remémorant cette journée horrible et effroyable, il ne put s'empêcher d'exprimer sa plus violente réprobation et condamnation.

    Un homme adulte voulait à tout prix inciter à la 'guerre sainte'

    Le 13 juillet vers 14 heures 30 environ, il y a eu comme d'ordinaire le prêche du midi dans la mosquée de Baida qui se trouve dans la rue Jiefang Nanlu. On comptait alors dans la mosquée près de 150 adeptes alignés en trois ou quatre rangs. Soudainement, au troisième rang un Ouïgour se leva et se précipita vers l'estrade où il voulait enlever le force le micro des mains de l'imam en criant : « J'ai quelque chose à dire ! ». Abduxukul Rehmutu lui refusa carrément en disant : « Ici, c'est l'endroit du prêche. » et lui fit signe du regard de retourner à sa place. Mais, l'homme ne l'écouta pas et continua à crier : « Je veux dire deux mots ! ». L'imam insista en lui disant : « Ici c'est le lieu où je prononce le sermon et non pas un endroit où n'importe qui peut dire ce qu'il a à dire ! », puis il demanda à l'auditoire : « Vous voulez l'écouter ou bien m'écouter ? ». La réponse a été forte et immédiate : « C'est à vous de parler, nous vous écoutons. ». Entendant cela, le perturbateur retourna à sa place silencieux, morne, froissé et l'air abattu.

    Quelques minutes plus tard, il se leva une deuxième fois et vociféra brutalement : « Nous devons nous soulever et combattre ! ». Puis, il sortit de son habit une bannière triangulaire verte de la soi-disant 'guerre sainte' en criant à en perdre la voix : « Guerre sainte ! Guerre sainte ! Que ceux qui sont avec nous viennent à moi ! ». Devant cette situation imprévue, Abduxukul Rehmutu décida de mettre fin à la prêche et cria à son tour à l'intention du fauteur de troubles : « Nous ne te suivrons pas, allez-vous en ! »

    Des cris fusèrent de tous les coins de la salle « La mosquée est un lieu de culte religieux, va-t-en ! », « Aucun de nous n'ira avec toi pour commettre des actes nuisibles à la société ! », « Sortez et tout de suite ! ». Personne dans la salle ne se mit au côté de l'homme qui continuait à agiter sa bannière dans tous les sens. A ce moment-là, le Président du Comité d'Administration de la Mosquée de Baida, Plusieurs agents de sécurité et une dizaine d'adeptes se mirent à chasser l'homme de la mosquée.

    Soudainement, deux autres hommes du troisième rang se mirent debout d'un seul coup. Profitant de ce que l'assistance écoutait religieusement le prédicateur, ils firent entrer en cachette dans la salle un grand sac dans lequel étaient dissimulés sous des chaussettes une vingtaine de coutelas.

    Les trois hommes prirent chacun un coutelas dont la longueur atteint 60 cm et crièrent à tue-tête : « Allah est grand ! Venez avec nous et allons faire la guerre sainte ! ». Mais ils ne trouvent toujours aucun écho à leur appel. Au contraire, les autres se réunirent pour les chasser dehors. Rendus furieux par lex vexations qu'ils venaient de subir, ils commencèrent à attaquer l'arme à la main les fidèles qui refusaient de les écouter.

    A ce moment critique, un agent de sécurité ouïgour s'élança en avant pour les arrêter et pour prendre des photos qui serviront comme preuves de leur culpabilité. Voyant cela, les trois scélérats hystériques, furieux et déchaînés se retournèrent contre ce dernier et voulurent le percer à tout prix avec leur coutelas. Pour attirer leur fureur sur lui, l'agent de sécurité combattit avec courage tout en tentant une retraite vers l'extérieur et réussit enfin à les entraîner dans la rue, mais il était pourchassé sans répit les trois hommes exaspérés et enragés.

    Juste au moment où il sentait ses forces s'affaiblir, une patrouille de policiers du commissariat de Nanguan du sous-bureau de la Sécurité publique de l'Arrondissement Tianshan survint et ordonna sévèrement aux trois hommes de poser à terre leurs armes et de se rendre. Ces derniers non seulement ne l'écoutèrent nullement, au contraire, ils s'élancèrent en avant pour l'attaquer, ce qui l'obligea à ouvrir le feu, deux furent tués sur le coup, le troisième, blessé, mourut lors de son transport vers l'hôpital.

    « L'aspiration à la paix est un des principes de l'Islam. »

    « Je fait le prêche depuis plus d'une décennie et c'est la première fois que je rencontre une telle chose. L'islam est une religion de paix à laquelle il aspire ardemment et qui est l'un de ses principes. La paix est une qualité essentielle que doit posséder un musulman. Dans le 'Coran', le Grand Allah enseigne à nous les musulmans : A vous les adeptes de l'Islam, vous êtes tous au sein d'une religion pacifique et vous ne devez en aucun cas suivre les pas des démons malfaisants, car ils sont vos vrais ennemis. », a déclaré Abduxukul Rehmutu qui a poursuivi en disant « Certains ont demandé au saint Mohamed quelle est la chose la plus précieuse pour l'Islam, il a répondu : la chose la plus précieuse c'est d'utiliser le langage et le comportement de soi pour que tous les Musulmans puissent vivre dans la paix, le calme et la tranquillité. Et le Saint Muhamed est quelqu'un qui assure la sécurité de l'homme que ce soit pour sa vie ou pour ses biens. »

    Abduxukul Rehmutu, âgé de 41 ans, a obtenu en 1993 ses diplômes de l'Institut de l'Islam du Xinjiang et il a été affecté au poste d'Imam de la Mosquée de Erdaoqiao. En 2001, il a été transféré à la Mosquée de Baida où il occupe le poste d'Imam jusqu'à maintenant. « Je suis né dans une famille tout-à-fait normale d'Urumqi et depuis mon enfance je vivais dans un quartier où les Ouïgours, les Hans et les Huis sont complètement mélangés. », a-t-il dit. Et de poursuivre « Nous étions comme une grande famille où tout le monde se respecte, se comprend et s'entraide. Pour les enfants, ils ne faisaient aucune différence les uns des autres, ne tenaient aucunement compte de leur origine ethnique et s'entendaient parfaitement comme des frères et des sœurs. Si l'on a soif, on allait directement prendre de l'eau chez un voisin, si l'on a faim, on faisait la même chose. Il n'y avait alors parmi les gens ni mésintelligence, ni mésentente et ni discorde.

    Abduxukul Rehmutu a indiqué qu'au cours de l'incident du 5 juillet, des gens dépourvus de toute conscience ont commis des actes de violence, de destruction, de pillage et de meurtre abominables, horribles, exécrables et odieux que l'islam ne permet ni ne tolère pas et que nous les musulmans, nous nous opposons fermement et énergiquement. « Toute tolérance et toute indulgence à l'égard de ces actes violents, destructeurs et criminels sont inacceptables, car elles portent atteinte aux intérêts en commun de l'ensemble de la population, qu'elle soit musulmane ou non. Les non-musulmans sont également sont également créés par Dieu. Ne pas apporter la paix aux non-musulmans et commettre au contraire à leur égard des actes cruels et inhumains, cela ne peut être le comportement d'un vrai musulman, car le Sain Muhamed nous enseigne : « Celui qui nuit et fait du tort à son voisin sera interdit d'entrer au Paradis ! ». Même en temps de guerre, on n'a pas le droit de tuer les victimes innocentes, et surtout les personnes âgées, les femmes et les enfants ! »

    Aucune personnalité religieuse du Xinjiang n'a participé aux émeutes

    La Mosquée de Baida, qui a un passé de plus de 80 ans, figure parmi les mosquées les plus populaires d'Urumqi. Située dans un quartier commercial prospère de la ville, on compte en temps ordinaire plus de mille trois cent personnes qui assistent aux activités religieuses, tandis que le vendredi, quelque deux mille adeptes des environs se réunissent dans la mosquée pour entendre le prêche de l'imam. Lors des fêtes religieuses, le nombre des croyants qui y affluent pour participer aux diverses activités peut atteindre facilement trois mille.

    De source bien informée, lors de l'incident qui a éclaté le 5 juillet à Urumqi, aucun endroit d'activités religieuses et aucune personnalité religieuse n'ont participé aux actes de violence, de destruction, de pillage, d'incendie et de tuerie, ce qui montre que les personnalités religieuses des diverses ethnies de la Région autonome ont soutenu avec succès l'épreuve du feu et du sang.

    Et ce n'est pas tout, lors des émeutes sanguinaires, plusieurs personnes poursuivies par les émeutiers ont été sauvées par la mosquée de Beida. Le 5 juillet vers 21 heures 30, au moment où les fauteurs de troubles armés se livraient à des actes violents, destructeurs, cruels et féroces, les deux agents de sécurité de la mosquée, qui sont de nationalité ouïgoure, ont immédiatement pris des dispositions pour évacuer et disperser la masse des adeptes et ont fermé à clé les portes du magasin souterrain qui relève de la mosquée. En faisant une ronde qui les amena dans les toilettes du magasin, ils découvrirent par hasard deux femmes et une petite fille de nationalité Han cachées dedans pour échapper à la poursuite des émeutiers. Elles tremblèrent de peur à leur vue. Mais, ils leur dirent : « N'ayez aucune crainte, car notre mosquée est un endroit très sûr ! ». Puis, ils leur apportèrent de la nourriture et de la boisson pour atténuer leur faim et étancher leur soif.