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  • L'interventionnisme occidental est l'un des facteurs qui a fait sombrer le Moyen-Orient dans le chaos

    images 10.jpgVoici un commentaire fort intéressant et judicieux, traduit de la presse chinoise . Il est bon de connaître , sur un fait majeur mondial du début de ce siècle, un point de vue de la deuxième puissance économique du monde qui plus est , cette analyse est façonnée sous l'angle de la neutralité. La presse chinoise , qui peut s'appuyer sur une des meilleures et plus grandes agence de presse au monde, l'Agence Xinhua ou Chine Nouvelle, ne subit pas ,comme la presse et les médias serviles occidentaux, l'influence de lobbies qui dictent la folie guerrière des puissances occidentales. A noter aussi que  la presse chinoise ne commet pas l'erreur d'englober le problème palestinien , sachant que ce problème a une toute autre origine . La Chine réussit le tour de force d'être une des rares nations a avoir des relations d'amitié avec Israël et des Etats comme l'Iran et le Pakistan.

     

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    La situation au Moyen-Orient est dramatique ces derniers temps. Les actes de violence et de destruction font des ravages et ont réduit à néant toute perspective de paix et de calme.

    La Libye sombre rapidement dans une éventuelle guerre civile à mesure que les affrontements entre les milices s'intensifient ; l'Irak menace d'être divisée à l'heure où les militants de l'Etat islamique contrôlent une large partie du territoire national et où les Kurdes se rapprochent de l'indépendance ; enfin, plus d'un million de Syriens ont fui leur pays à cause de la guerre terrible qui fait rage dans leur pays depuis plusieurs années et dont on ne voit poindre la fin.

    Il est grand temps pour la communauté internationale de demander bien fort et clairement à l'Occident de cesser ses opérations militaires interventionnistes qui sont responsables de ces tragédies.

    L'histoire moderne compte de nombreux exemples de gouvernements renversés brutalement par les puissances occidentales soit à l'aide d'opérations de sabotage secrètes, soit au moyen d'incursions militaires directes.

    En décrétant que les gouvernements renversés étaient autocratiques et anti-occidentaux, l'Occident est parvenu à maquiller ses actions audacieuses en une cause défendant de nobles valeurs telles que la démocratie, la liberté et les droits de l'homme.

    Ainsi, la souveraineté nationale et d'autres normes internationales essentielles à la paix et à la stabilité mondiale ont été bafouées après la Seconde guerre mondiale.

    Certaines nations occidentales mentent pour déclarer des guerres. Pour destituer un gouvernement qui leur est défavorable, elles n'hésitent pas à financer les rebelles, car leur motivation ultime est de protéger leurs propres intérêts.

    Le manque flagrant de sens des responsabilités des pays occidentaux, qui n'aident pas les nations dans lesquelles ils sont intervenus à se reconstruire, est encore plus nocif et dévastateur que le chaos provoqué par l'intervention occidentale dans la région.

    Prenons l'exemple de l'Irak. Après l'invasion, les Etats-Unis ne sont pas parvenus à maintenir un gouvernement irakien suffisamment respectueux des diverses confessions du pays pour réussir à toutes les réconcilier à l'échelle nationale.

    Cette mauvaise gestion n'a non seulement pas permis de résoudre les problèmes les plus profonds du pays, mais elle a également provoqué des activités terroristes et des violences interconfessionnelles qui ont coûté la vie à des dizaines de milliers d'innocents.

    Lorsque le président américain, Barack Obama, a retiré toutes les troupes américaines d'Irak pour honorer sa promesse de campagne, il a laissé derrière lui le chaos. Or, ce sont ces conditions défavorables qui ont fourni le terreau favorable à l'émergence de l'Etat islamique en Irak et au Levant.

    Il est également intéressant de constater que les militants de ce groupe créé sur les ruines de l'invasion américaine tirent la majorité de leur expérience de combat d'une autre guerre dans laquelle l'Occident était impliqué, la guerre en Syrie, qui vise à renverser le président Bachar al-Assad.

    L'exemple de la Libye est tout aussi déplorable et alarmant. Les milices qui ont combattu aux côtés de l'OTAN contre Mouammar Kadhafi se sont à présent retournées les unes contre les autres, ce qui fait que la reconstruction nationale n'est plus qu'un rêve lointain.

    Il est vrai que certains des pays de la région ont été confrontés à des problèmes tels que la corruption, la stagnation de l'économie, de forts taux de chômage et de vastes écarts de revenus. Néanmoins, ces pays ont besoin d'une aide de la part de la communauté internationale, et non d'interventions sources de bouleversements.

    L'Occident devrait à présent réfléchir et les puissances qui interviennent à l'étranger devraient prendre des mesures complètes et efficaces pour contribuer à réparer les dommages qu'elles ont causés et soigner les plaies des nations traumatisées par leurs interventions.

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  • Il est impossible que la Chine n'achète plus le pétrole iranien

    On apprend que les Etats-Unis envisage de demander à la Chine de coopérer avec eux pour intensifier et renforcer les sanctions à l'encontre de l'Iran en s'abstenant d'acquérir le pétrole iranien. Cependant pour ce qui est de la partie chinoise, quels que soient les arguments qu'on avance, il n'y a aucune raison pour elle de suivre à l'aveuglette la partie américaine dans les sanctions économiques qu'elle applique à l'encontre de la partie iranienne, et tout particulièrement en renonçant à l'achat du pétrole iranien.

    Primo, les sanctions économiques qui frappent l'Iran ont été déclenchées par les Etats-Unis et non une sanction due à une résolution de l'ONU qui supervise et contrôle son application. Ce qui est certain, c'est que les Etats-Unis ne signifient aucunement la communauté internationale. Peu de temps après la fin des sanctions appliquées de 1979 à 1981 à l'égard de la République islamique, les Américains ont déclenché une fois de plus trois années plus tard, c'est-à-dire en 1984, des sanctions économiques plus dures et plus complètes envers cette dernière et celles-ci ont duré et traîné en longueur jusqu'à aujourd'hui. Pour ce qui est de la Chine, elle est un pays souverain indépendant qui ne peut en aucun cas emboîter à l'aveuglette le pas aux Etats-Unis, excepté dans le cas où les sanctions ont été imposées suite à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Quant aux échanges économiques et commerciaux entre la Chine et l'Iran, ils constituent des transactions légales basées sur des normes internationales et ils ne transgressent aucunement quelque loi que ce soit.

    Secundo, la politique extérieure chinoise aspire à deux grands et importants sujets que ce sont la paix et le développement et elle a comme objectif principal la sauvegarde de la paix mondiale. Afin de pouvoir créer un excellent environnement favorable au développement de l'économie chinoise et de l'économie mondiale. L'intensification et le durcissement des sanctions économiques à l'encontre de l'Iran ne pourraient qu'accroître et qu'aggraver la situation déjà extrêmement tendue dans la région du Golfe, ne pourraient qu'augmenter sérieusement les risques d'affrontement dans la région et ne pourraient qu'apporter encore plus de facteurs indéterminés à l'économie mondiale sur laquelle planent les ombres de la crise de la dette souveraine qui ravage les Etats-Unis et l'Europe et des risques auxquels doivent faire faces les économies émergentes. En tant qu'un grand pays responsable de la communauté internationale, la Chine ne doit pas et ne peut pas adopter ce genre de mesures irresponsables et risquées.

    Pour les Etats-Unis qui sont le pays du monde qui s'est servi le plus du moyen de la sanction économique depuis le vingtième siècle, ils est important pour eux de réfléchir sérieusement et profondément s'ils ont effectivement abusé et utilisé avec excès ce moyen. Au cours de la période allant de 1914 à 1990, il y a eu 116 sanctions économiques internationales dont 77 ont été appliquées par les Américains. Puis, après la fin de la Guerre froide jusqu'à l'année 2007, parmi les quelques 80 cas de sanctions économiques, plus de 60 ont été dues à la partie américaine et les sanctions ont frappé plus de la moitié de la population mondiale. Dans le court laps de temps de seize ans qui ont suivi la fin de la Deuxième guerre mondiale, le nombre des nouveaux cas de sanction a atteint à peu près soixante dix pour cent du nombre des cas de sanctions internationales étalées sur les 76 années allant de 1914 à 1990.

    Tertio, la participation aux sanctions économiques contre l'Iran portera gravement et sérieusement préjudice aux intérêts stratégiques de la Chine, notamment dans le domaine économique. Seulement pour ce qui est des intérêts économiques, l'Iran constitue pour celle-ci l'une des principales et des plus importantes sources d'approvisionnement en pétrole et également un grand marché pour l'écoulement de ses produits de consommation, de l'exportation de ses capitaux et de ses équipements et de la réalisation de grands projets forfaitaires de construction outre-mer. En 2010, le commerce entre la Chine l'Iran a atteint 29,4 milliards de dollars US. L'année suivante, il a augmenté à quelques 41 milliards de dollars US durant la période janvier – novembre, soit une croissance de 55,8%. L'Iran occupe une place prépondérante dans l'importation du pétrole en Chine. Si par hasard la Chine décide de suspendre l'achat du pétrole iranien, alors pour pallier à l'important manque de pétrole où doit-elle se porter alors pour trouver une autre source d'approvisionnement ? Même si elle trouverait un autre pays et d'autres compagnies pétrolières qui acceptent de lui vendre du pétrole, mais le renforcement du monopole dans les marchés pétroliers internationaux, ainsi que la hausse des prix du pétrole constitueraient pour elle des problèmes qu'elle préfère ne pas rencontrer.

    Quarto, les faits ont toujours démontré que dans la plupart des cas les nombreuses sanctions économiques déclenchées par les Etats-Unis n'étaient aucunement utiles à la réalisation de leurs objectifs et qu'au contraire elles pourraient provoquer de graves désastres humanitaires. On a déjà évoqué ci-devant les moyens de sanctions économiques utilisés dans le monde entier au vingtième siècle et indiqué que les Etats-Unis ont été le pays qui s'en servait le plus. Cependant les résultats laissent à désirer du fait des effets douteux de ces moyens. Le cas typiques après la fin de la Guerre froide a été la sanction économique à l'encontre de l'Irak appliquée principalement de 1991 à 2003 par les Etats-Unis avec l'approbation de l'ONU. Ladite sanction a constitué un sérieux catastrophe humanitaire du fait qu'elle à touché gravement le peuple irakien qui en a beaucoup souffert : dans ce pays, le revenu moyen par tête d'habitant qui était de quatre mille dollars US en 1989 est tombé à moins de trois cent en l'an 2000 ; l'enseignement gratuit appliqué depuis une trentaine d'années disparaît complètement en septembre 2000, car on a été obligé de l'annuler et de le supprimer du fait de la situation désastreuse de l'économie du pays ; il a été enregistré le décès de quelques 1.732.000 personnes mortes des suites de l'insuffisance en personnels et en produits médicaux et parmi les décédés, plus de la moitié sont des enfants …… Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse, si tu veux qu'on t'épargne, épargne aussi les autres. La même chose s'était passée au début de la fondation de la Chine nouvelle, car les Etats-Unis ont appliqué un embargo commercial global envers celle-ci, lequel a duré une vingtaine d'années et c'était seulement après la visite en Chine en 1972 du Président américain Nixon que l'embargo a été annulé, c'est pourquoi le peuple chinois comprend parfaitement les souffrances et les malheurs qu'endurent un peuple en raison des sanctions économiques et c'est la raison pour laquelle il se montre réticent et n'approuve aucunement ce genre de pratique qui impose souffrance et malheur à un peuple innocent.

    (Auteur de l'article : Mei Xinyu, chercheur à l'Institut de recherches du Ministère chinois du Commerce)