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  • Le plongeon de l'euro incite les firmes chinoises à accélérer leur frénésie d'investissements en Europe

    "La chute de la valeur des actifs en euros représente une excellente occasion pour les entreprises chinoises de réaliser investissements et acquisitions" à bon prix, s'est ouvertement félicité Shen Danyang, porte-parole du ministère chinois du Commerce.

    L'inexorable plongeon de l'euro pourrait inciter les firmes chinoises à accélérer leur frénésie d'investissements en Europe, à l'affût d'actifs devenus meilleur marché, estiment experts et officiels, ce qu'illustre la spectaculaire opération sur l'italien Pirelli.

    Le fabricant de pneus, fleuron industriel milanais, va passer sous pavillon chinois, avec l'entrée de ChemChina à son capital, via un montage complexe dévoilé dimanche.

    La transaction totale est évaluée à 7,4 milliards d'euros, soit quelque 49 milliards de yuans au taux de change actuel: mais cela aurait représenté 14 milliards de yuans supplémentaires en mai 2014.

    Jörg Wuttke, président de la Chambre de commerce de l'Union européenne (UE) en Chine n'hésite pas à prédire, dans un entretien à l'AFP, "une offensive d'ampleur" en Europe.

    Sur janvier et février cumulés, les investissements chinois dans l'Union européenne (UE) ont été multipliés par dix sur un an pour atteindre 3,36 milliards de dollars, selon les douanes chinoises, qui rapportent une opération massive du géant pétrolier CNPC aux Pays-Bas.

    Ils avaient "pratiquement triplé" en 2014.

  • En France, la Chine courtise aussi des PME de niche, à fort potentiel de croissance qui souvent sont ravies d'être passées sous pavillon chinois

    L'alliance formée par le fonds d'investissement Shandong High-Speed, l'aéroport de Shenzen et des investisseurs canadiens est bien placé pour racheter le sixième aéroport de France , l'aéroport de  de Toulouse-Blagnac. Les hôtels Campanile, Première Classe, et Kyriad sous pavillon chinois ? C'est chose faite depuis le rachat annoncé, il y a dix jours, de Louvre Hotels Group par le fonds Jin Jiang International.
    les acquéreurs chinois se positionnent souvent sur des PME tricolores, dont on parle peu, et dont ils assurent parfois la survie. Sur ce terrain, les derniers mois ont été riches en annonces, et pas seulement dans les vignobles français traditionnellement prisés par les millionnaires chinois en mal d'investissement : des encres pour emballage alimentaire ( Brancher) aux propulsions Diesel pour bateaux de pêche ( Moteurs Baudouin), en passant par la nutrition animale ( Adisseo) ou encore le fabricant de carrés de soie lyonnais Marc Rozier, appelé à passer sous le contrôle du groupe textile Wensli en 2015.
     
     

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    La société Lisa Airplanes, basée au Bourget-du-Lac (Savoie) commercialise un prototype hybride, entre ULM et hydravion, capable de se poser, grâce à ses foils et ses ailes rétractables, sur un glacier comme sur un plan d'eau. En février 2013,au bord du dépôt de bilan , elle fut sauvée par  un jeune entrepreneur de vingt-neuf ans, qui a fait fortune dans les mines de potasse du Sichuan. « Sur les sept offres de reprise présentées au tribunal de Chambéry, trois étaient chinoises », se souvient Erik Herzberger, « Le repreneur s'était engagé à ne pas délocaliser l'assemblage et la R&D. Il a tenu sa promesse. » L'entreprise de 17 salariés revendique aujourd'hui une centaine de précommandes de son appareil, à 300.000 euros pièce. Elle espère livrer ses premiers modèles fin 2015. Autre cas de figure : Air Marrel, basé à Saint-Chamond (Loire). En novembre dernier, le quatrième fabricant mondial de plates-formes de chargement de soutes d'avion était soufflé par le chinois CIMC, leader mondial du conteneur, au nez et à la barbe de deux repreneurs français, dont l'un avait le soutien de la Banque publique d'investissement (BPI). Le tribunal de commerce de Saint-Etienne avait alors jugé plus solide l'offre du mastodonte chinois aux 100.000 salariés.
    L'investisseur chinois n'est pas adepte de la casse sociale. Loin de son image « d'atelier du monde », le pays capitalise sur le savoir-faire made in France. « Sans ChemChina, nous ne serions plus là », affirmait en février 2014 à « La Croix » Jean-Michel Stein, délégué syndicat CGC à Bluestar Silicones. Depuis que le conglomérat chinois à acquis le fabricant de silicones industriels, en 2007, il a investi des dizaines de millions d'euros dans l'outil industriel. Les airbags et prothèses qui sortent des usines de Saint-Fons (Rhône) et Roussillon (Isère) sont plus compétitifs. « Et rien n'a changé au niveau opérationnel », se réjouit Jean Granjon, représentant CGT.

     

  • Saab renaît grâce à son nouveau propriétaire chinois et par l'électrique

    sans-titre.pngLa compagnie automobile Saab relancera lundi sa production en Suède, deux ans après que la filiale de General Mortors (GM) ne dépose son bilan, a annoncé vendredi son nouveau propriétaire.

    «Les premières voitures sortiront lundi», a indiqué à l'AFP Mikael Oestlund, un porte-parole du propriétaire de la nouvelle compagnie, National Electric Vehicle Sweden (NEVS).

    National Electric Vehicle Sweden (NEVS) est détenue à 78% par National Modern Energy Holdings société chinoise de Hong Kong et la ville chinoise de Qingdao qui détient 22%.

     

     

    Au moment de son dépôt de bilan en décembre 2011, Saab construisait une nouvelle version de sa 9-3 berline, mais a été obligé de l'arrêter à cause d'un manque de financement.

    La compagnie à capitaux chinois NEVS qui a repris financièrement Saab en août 2012 ainsi que la production de la berline.

    «C'est très semblable, vous ne pouvez changer ou améliorer beaucoup en un an. Nous avons acheté les actifs en août de l'année dernière», a ajouté M. Oestlund.

    «Notre objectif a été de renforcer la coopération et de travailler avec nos 400 fournisseurs et nous assurer que les équipements fonctionnaient».

    La compagnie a l'ambition de lancer une version électrique de la berline en 2014, destinée en premier au marché chinois

    «Nous produirons le châssis à Trollhättan en Suède et monterons les batteries en Chine», a précisé M Oestund.

    Saab a fait faillite il y a près de deux ans et a été brièvement reprise par l'entreprise automobile néerlandaise Spyker qui a été impliquée dans une bataille judiciaire avec l'ancien propriétaire de Saab, General Motors (GM).

    NEVS prévoit d'adapter la chaîne de montage de la Phoenix de Saab en remplaçant 20% des pièces provenant de GM pour construire une chaîne de montage adaptée aux véhicules électriques».

    Oestlund a indiqué qu'au début la production sera faible, sans donner plus de précisions.

    «Nous ne ferons pas de promesses sur nos prévisions (...) nous allons commencer la production lentement et nous adapterons notre augmentation à la demande».

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  • La Chine offre 700 millions d'euros pour un centre commercial parisien

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    Selon un reportage publié voilà quelques jours dans Le Figaro, l'Administration d'Etat des devises étrangères de Chine envisagerait d'acquérir le centre commercial de Beaugrenelle à Paris pour un montant d'au moins 700 millions d'euros, une somme qui pulvériserait le record de prix pour l'acquisition d'un centre commercial en France.

    L'Administration serait en lice avec quatre autres acquéreurs potentiels, à savoir Altarea, Hammerson, Rockspring et un fonds allemand.

    L'objectif de la Chine est de diversifier son portefeuille d'investissements et de pénétrer le marché européen des services de gestion d'immeubles d'affaires haut de gamme.

    Le centre commercial de Beaugrenelle, situé en plein cœur du quartier commercial de Beaugrenelle, entre le parc des Expositions et la tour Eiffel, est un centre commercial haut de gamme de Paris.

    D'après deux personnes citées par BBG, l'Administration d'Etat des devises étrangères, qui entend diversifier ses investissements, envisagerait notamment d'investir dans des projets en Europe de l'Ouest et suivrait de très près le secteur immobilier et les projets d'infrastructures au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Pologne et en République tchèque.

    Selon une source bien informée, les projets immobiliers et d'infrastructures sont très attractifs en Europe, tout comme sur le marché américain.

    Des analyses montrent que la sûreté de l'investissement est la première préoccupation de l'Administration. La crise de la dette étant toujours bel et bien présente en Europe, la Chine veille à éviter certains pays et secteurs à haut risque.

    Par ailleurs, les statistiques publiées par la Banque centrale de Chine le 14 octobre révèlent qu'à la fin du mois de septembre 2013, la Chine disposait de 3660 milliards de dollars américains de réserves en devises, un plus haut historique. Depuis la fin du deuxième trimestre, les réserves de changes de la Chine ont augmenté de 160 milliards de dollars, enregistrant ainsi la plus importante croissance trimestrielle de l'année et la plus importante croissance trimestrielle depuis le deuxième trimestre de 2011.

    Gingko Tree Investment, filiale appartenant en propriété exclusive à l'Administration d'Etat des devises étrangères et enregistrée au Royaume-Uni, a racheté en janvier 2013 40% des actions du groupe UPP, grand fournisseur britannique de logements pour étudiants. Des bruits courent que Gingko Tree Investment aurait déboursé 550 millions de livres sterling (environ 649 millions d'euros) pour cette acquisition.