ingénieur

  • La Chine et la France forment conjointement des ingénieurs pour la sécurité nucléaire de demain

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    De Gauche à droite :

    • Adrien BIDAUD : Enseignant à Grenoble INP - Phelma
    • Pierre BENECH : Directeur de Grenoble INP - Phelma
    • Charles ROSMORDUC : Vice President Asia and Middle East of CORYS
    • Bertrand MERCIER : Coordonnateur du cycle d'ingénieur de l'Institut Franco-Chinois d'Energie Nucléaire, CEA/INSTN
    • Yuan CENXI : Enseignant à l'IFCEN
    • Zhang CHUNYU : Professeur à l'IFCEN
    • Jean-Marc DEDULLE : Enseignant à Grenoble INP - Phelma

    A 21 ans, Li Yang fera partie cet été de la centaine de premiers diplômés de l'Institut franco-chinois de l'énergie nucléaire (IFCEN). Son rêve, c'est de devenir chercheur spécialisé dans les particules de hautes énergies au CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire située sur la frontière franco-suisse.

    Originaire de Lanzhou, une ville de la province du Gansu à l'ouest de la Chine, Li Yang est actuellement étudiant à l'IFCEN, institut implanté dans l'université Sun Yat-sen de Guangzhou. Créé en 2009 à l'initiative directe des gouvernements chinois et français, le projet a été élaboré par un consortium de cinq établissements, parmi lesquels l'université Sun Yat-sen et l'Ecole polytechnique de Grenoble. L'IFCEN propose un modèle de formation des ingénieurs « à la française » et la plupart des matières professionnelles y sont enseignées en français.

    Déjà 30 ans se sont écoulés depuis le lancement du projet de la centrale nucléaire de Daya Bay dans les années 1980, évènement qui a marqué les débuts de la coopération sino-française dans le domaine du nucléaire civil. L'IFCEN compte à peine 300 étudiants et pourtant, son rôle particulier dans la coopération entre les deux pays offre un immense potentiel de développement.

     

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    « Notre coopération est différente d'un partenariat économique », a souligné Jean-Marie Bourgeois-Demersay, le directeur français de l'IFCEN. « Dans le domaine des affaires, il est normal de chercher à satisfaire ses propres intérêts, c'est pourquoi des conflits existent malgré la coopération. Mais lorsqu'il s'agit d'un partenariat éducatif dans le domaine du nucléaire, il n'y a pas de concurrence entre la Chine et la France, il n'y a qu'un objectif commun », a ajouté M. Bourgeois-Demersay.

    L'objectif commun évoqué par Jean-Marie Bourgeois-Demersay, c'est la formation de talents spécialisés dans la conception, la recherche et la gestion pour le secteur nucléaire international. Contrairement à Li Yang, qui souhaite se spécialiser dans les recherches de pointe, sa camarade Lian Qianqian espère, à l'issue de ses études, occuper un poste de gestion des opérations dans une entreprise du secteur nucléaire.