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  • Des problèmes pour l'industrie manufacturière chinoise

    Au cours des sessions annuelles de l'APN et de la CCPPC, de grandes discussions ont lieu sur l'image à redorer l'image du « fabriqué en Chine », après que l'on a appris que de nombreux touristes chinois avaient profité des vacances de la fête du Printemps pour acheter au Japon des sièges de toilette hi-tech en réalité produits en Chine.

    Ces sièges de toilette exportés au Japon, où ils sont vendus portant un label japonais à des prix supérieurs à ceux pratiqués en Chine pour le même produit, ont suscité une prise de conscience sur l'image du « Made in China ».

    Et il ne s'agit pas que de sièges de toilette ; les touristes chinois à l'étranger se ruent sur les couteaux allemands, les cuiseurs à riz japonais, les valises et les vêtements français… qui sont bien souvent fabriqués en Chine avant d'être exportés pour être vendus sous pavillon haut de gamme.

    Huang Jianping, député de l'Assemblée populaire nationale et secrétaire du PCC de l'entreprise de céramique Weimei du Guangdong, a déclaré que les sièges de toilette en question sont bien fabriqués en Chine, mais que la conception et la qualité sont celles de la marque japonaise qui les fait produire. De ce point de vue, on voit que les problèmes rencontrés par les fabricants chinois sont liés à la construction de marques de qualité et qui inspirent la confiance des consommateurs. Un long chemin est encore à parcourir.

     

    Dès qu'Apple annonce la sortie d'un nouveau produit, des centaines de milliers d'ouvriers chinois commencent à faire des heures supplémentaires pour assurer la sortie du produit en temps. Et quelle part des bénéfices gagnent-ils sur un produit qui traverse la chaîne industrielle des États-Unis, de la Corée du Sud et de la Chine ?

    Selon un cabinet américain d'études de marché, sur chaque vente d'iPhone, Apple engrange près de 60 % des bénéfices, tandis que la Chine reçoit seulement 1,8 %, et la Corée du Sud, qui fournit les écrans et plusieurs composants électroniques importants, reçoit 4,7 %.

    « Beaucoup d'entrepreneurs font fabriquer des produits en ignorant la valeur d'ensemble de l'industrie manufacturière », a souligné Liu Shuguang, député de l'APN et maire de la ville de Weifang, dans la province du Shandong. La chaîne de fabrication haut de gamme devrait s'étendre jusqu'au bout d'une courbe en forme de sourire, avec la recherche et le développement à une extrémité, et les services à l'autre, tout en tenant compte des services financiers et des services d'essai pour améliorer la valeur ajoutée du « fabriqué en Chine ».

    « Qui a dit que les industries traditionnelles n'avaient plus d'espace de développement ? L'écart entre l'excédent bas de gamme et la nécessité d'importer le haut de gamme représente un grand potentiel de montée en gamme et un espace de développement pour la Chine », a souligné Liu Shuguang. Selon lui, le pays doit se mettre au plus vite à fabriquer des produits haut de gamme, des produits de sécurité et des produits personnalisés pour résoudre les contradictions structurelles. Cela pourrait permettre de maintenir une économie à forte croissance et faire monter en gamme la structure industrielle.

    Il y a peu de temps, l'industrie chinoise de l'électroménager s'est livrée à une guerre des prix sans merci, qui a eu pour résultat de lourdes pertes et la disparition de plusieurs marques nationales. Pour s'imposer sur les marchés étrangers, les groupes CSR et CNR ont dû accepter une fusion. Même aujourd'hui, à propos de la concurrence des entreprises internet, le fondateur d'Alibaba Jack Ma a averti que la guerre des prix ne fera que des perdants.

    « Dans ce nouveau cycle de révolution industrielle à l'échelle mondiale, les fabricants chinois doivent comprendre que, pour vraiment grandir et se renforcer dans le monde réel, maîtriser les technologies fondamentales grâce à l'innovation est la clé pour gagner sur le marché », a déclaré Dong Mingzhu, députée de l'APN et président du groupe Gree.

     

  • Chine : publication d'un plan pour les nouvelles industries stratégiques

    BEIJING, 21 juillet (Xinhua) -- La Chine a dévoilé un plan pour le développement de ses nouvelles industries stratégiques d'ici la fin 2015, indique un récent communiqué du Conseil des affaires d'Etat.

     

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    Les sept nouvelles industries stratégiques sont la conservation d'énergie et la protection de l'environnement, lesnouvelles technologies de l'information, la biologie, les équipements haut de gamme, les nouveaux matériaux, les nouvelles énergies et les voitures à énergie alternative, d'après le plan.

    Ces sept industries maintiendront un taux de croissance moyen supérieur à 20% durant la période de 2011-2015, prévoit le document.

     

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    Le total de la valeur ajoutée de la production de ces industries représentera environ 8% du produit intérieur brut (PIB) de la Chine d'ici 2015, indique le plan.

    Le plan vise à promouvoir la capacité d'innovation de ces industries, à améliorer l'environnement d'innovation et de création d'entreprises et à renforcer leur position dans la division mondiale du travail.

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    Le plan a également pour objectif d'accentuer le rôle de ces sept industries dans l'accélération de la restructuration industrielle, dans l'économie d'énergie et la réduction de la pollution, dans l'amélioration des conditions de vie de la population et dans la création d'emplois.

     

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    Selon le 12e Plan quinquennal (2011-2015) sur le développement économique et social de la Chine, le pays soutiendra ces sept nouvelles industries stratégiques au cours de cette période.

     

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  • Allemagne et Chine , exemples d'une mondialistion réussie, à copier et non à pourfendre

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    Les relations politiques entre la Chine et l'Allemagne viennent de passer à l'étape supérieure quand le premier Ministre Wen Jiabao s'est rendu à Berlin avec treize ministres et y a tenu un conseil inter-ministériel - une grande première pour la Chine qui a ainsi établi un mécanisme de négociation de haut niveau avec un Etat membre de l'UE.

    Les bases de cette relation politique s'appuient sur l'augmentation des relations commerciales entre l'Allemagne et la Chine - et en particulier les exportations de l'Allemagne vers la Chine - durant cette dernière décennie, et elles ont dépassé toutes leurs attentes. Pratiquement la moitié de toutes les exportations de l'UE vers la Chine proviennent d'Allemagne et près d'un quart de toutes les importations chinoises sont faites avec l'Allemagne. En Chine, la demande en véhicules automobiles des particuliers ainsi que les besoins en machines d'usines chinoises ont été d'une importance capitale dans la capacité de l'Allemagne à sortir si rapidement de la crise économique.

    La chancelière fédérale Angela Merkel et le premier ministre Wen Jiabao sous les drapeaux allemand et chinois (Afficher limage)

    Selon Angela Merkel, l'Allemagne et la Chine ont en commun une forte identité industrielle.

    Il y a actuellement une sorte de symbiose entre les économies allemande et chinoise. Les Chinois ont le sentiment qu'ils peuvent faire affaire avec l'Allemagne . Pour les autorités chinoises comme pour celles de Berlin , il s'agit d'une relation "réciproquement profitable". Il existe une coopération très étroite autour des technologies écologiques comme les voitures électriques.

    L'Allemagne et la Chine sont des exemples pour le monde entier, l'allemagne pour les pays développpés et la Chine pour les pays émmergeants et les pays en voie de développement.

    Le nouveau président français ferrait bien de multiplier ses rencontres avec Angela Merkel non seulement pour y prendre des leçons d'économie , de voir que sans rigueur aucun plan de relance n'a de chance d'abouttir et que c'est en se positionnant dans la mondialisation que la croissance peut revenir.

    La chancelière fédérale Angela Merkel  et le premier ministre chinois Wen Jiabao devant le logo du pays partenaire de cette année, la Chine  (Afficher limage)

    Que les Français et autres pays européens prennent exemple sur ces deux pays au lieu de désigner stupidement les Chinois comme ennemis dixit François Hollande et de désigner un protectionniste antimondialiste, Arnaud
    Montebourg , Ministre du Redressement productif.

    Le ministère du Redressement productif est le ministère de la reconquête, c'est-à-dire de la création de l'emploi et du sauvetage, le plus possible, des emplois qui risquent d'être perdus", a déclaré M. Montebourg dès son arrivée à Bercy jeudi.Un pays qui ne produit pas, qui ne produit plus, est dans la main des pays qui produisent", a-t-il asséné dans une allusion claire aux pays émergents comme la Chine, mais aussi à l'Allemagne, moteur industriel de l'Europe aux excédents commerciaux insolents ,selon lui.

    Le patron de Volkswagen Martin Winterkorn (d.) et Hu Maoyuan, président de Shanghai Automotive Industry Corporation (2e en partant de la gauche) se serrent la main. (Afficher limage)

    L'événement majeur de la visite à Wolfsburg est la signature d'un contrat pour une nouvelle usine Volkswagen en Chine, dans laquelle doivent être fabriqués 50 000 véhicules par an.

    Angela Merkel et Wen Jiabao assemblent un composant électrique. (Afficher limage)

    Coopération germano-chinoise : après avoir réalisé l'assemblage électrique, ...

    Angela Merkel et Wen Jiabao riant après avoir réalisé l'assemblage (Afficher limage)

    ...Mme Merkel et M. Jiabao présentent le résultat aux journalistes

  • POLLUTION EN CHINE , LE GOUVERNEMENT REAGIT!!!

    La Chine est en passe d'atteindre ses objectifs en matière de pollution
     
     
     
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    Ces déclarations et témoignages sont un contrepoint aux allégations d'ONG comme Greenpeace qui ne manquent jamais de fustiger la Chine dans les domaines écologiques et de la pollution.Choisissant le ton de la polémique ces ONG préfèrent user et abuser de la propagande que d'informer de manière objective.Parler de la pollution en Chine , c'est d'abord avoir une idée claire de la situation actuelle et de l'historique de la pollution industrielle.
    Aujourd'hui , c'est un fait , la Chine vient en tête des pays pollueurs . Mais quand on tient compte du taux de pollution par rapport au nombre de la population , la Chine se trouve bien loin dans ce classement et derrière la plus part des pays européens. Ces pays qui avaient déjà pollué la planète de manière inquiétante quand la Chine n'avait pas encore émis la moindre pollution industrielle . Et de plus , ce sont les Occidentaux qui profitant de l'inexpérience des chinois en la matière qui venant y construire les premières usines ont enclenché ce  cycle de pollution . 
    Aucun journal occidental, aucune de ces ONG n'ont relevé , ce qu'ils savent très bien , que les autorités chinoises ont été les plus promptes à réagir .Alors qu'en Occident la réaction contre la pollution a mis plusieurs décades (plus d'un demi-siècle) à s'organiser , il n'a pas fallu vingt ans pour que le gouvernement chinois ne s'alarme et prenne des mesures pérennes contre la pollution et ses acteurs.
    La Chine est en passe de battre ses objectifs de réduction de pollution majeure de l'air et de l'eau pour 2010, a annoncé le Ministre de la Protection de l'Environnement Zhou Shengxian.
    Fort de son succès, le pays va inclure deux polluants supplémentaires dans son programme de contrôle obligatoire des émissions lors de la période du 12e Plan Quinquennal (2011-2015).
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    « La Chine a amélioré de façon spectaculaire sa capacité de prévention de la pollution, et elle s'apprête à atteindre la réduction des émissions de dioxyde de soufre et de demande chimique en oxygène entre 2005 et 2010 », a ainsi dit M. Zhou, dont les paroles ont été citées vendredi par le Quotidien du Peuple lors d'un forum international sur l'environnement et le développement.
    Le dioxyde de soufre est un indicateur majeur de la pollution de l'air et la demande chimique en oygène est une mesure utilisée pour déterminer le niveau de pollution de l'eau.
    A la fin de l'année dernière, les niveaux d'émission de dioxyde de soufre avaient baissé de 9,6% par rapport aux niveaux de 2005, tandis que la demande chimique en oxygène avait baissé de 13,1% durant la même période.
    Cela met la Chine en très bonne position pour atteindre son objectif de réduction des deux polluants de 10% d'ici la fin de 2010.
    De nouveaux objectifs, concernant l'oxyde d'azote, qui cause des pluies acides et des brumes, et l'ammoniac-azote, qui provoque la constitution de sources excessives de nourriture pour les bactéries en milieu aquatique, seront inclus dans le programme de contrôle de la pollution dans les cinq ans qui viennent, a dit M. Zhou.
    Les centrales thermiques à charbon sont des sources majeures de pollution à l'oxyde d'azote, qui contribue pour 45,5% à la totalité des émissions, d'après Yang Jintian, Ingénieur en chef adjoint à l'Académie Chinoise de la Planification Environnementale.
    Des chiffres officiels du Ministère de la Protection de l'Environnement montrent que le total des émissions d'oxyde d'azote du pays a atteint 20 millions de tonnes en 2008, le chiffre le plus important du monde.
    L'oxyde d'azote, quand il se mélange avec d'autres polluants de l'air, peut causer des réactions chimiques qui donnent naissance à des brumes et à des nuages de pollution.
    « Il sera impossible de faire disparaître les brumes et les problèmes de pluies acides dans les grandes villes si on ne s'attaque pas à la pollution à l'oxyde d'azote », a dit M. Yang.
    L'accumulation de l'ammoniac-azote dans les rivières et les lacs peut quant à elle conduire à un taux nutritionnel excessif dans les milieux aquatiques, ce qui cause la prolifération des algues bleues et vertes.
    Le pays cherchera à assurer sa rapide croissance économique avec un minimum de dégradation environnementale, et essaiera d'établir un équilibre entre son développement et la protection de l'environnement, a dit M. Zhou lors du forum, qui s'est tenu à Beijing.
    Il a ajouté que la Chine avait besoin d'améliorer sa politique économique verte afin de faciliter le basculement vers un mode de croissance « hautement efficace et à faibles émissions ».
    Entre 2006 et 2010, plus de 10 milliards de Yuans (1,5 milliards de Dollars US) ont été affectés à la recherche liée à l'efficacité énergétique et à la protection de l'environnement, d'après le Ministère des Sciences et des Technologies.