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  • La mère d'une fillette victime de viol , condamnée à 18 mois de camp de travail,obtient une indemnisation

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    Envoyée en camp de rééducation pour avoir réclamé des sanctions plus sévères à l'encontre des violeurs de sa fille, une mère de famille a obtenu gain de cause hier auprès d'un tribunal de la province du Hunan, dans le centre de la Chine.

    Tang Hui, qui était devenue une figure de proue des opposants au système de « rééducation par le travail » après sa condamnation à 18 mois de camp de travail, s'est vue accorder en appel une indemnisation.

    Le Tribunal populaire supérieur du Hunan de la capitale provinciale de Changsha, a accordé les dommages et intérêts en estimant que les autorités locales avaient porté atteinte à la liberté de Tang et lui avaient infligé une « détresse mentale ».

    Cependant, la cour d'appel a rejeté une autre demande de Tang, qui réclamait que les policiers qui l'avaient envoyée en camp de travail lui présentent des excuses écrites. Celle-ci a été refusée au motif que « les personnes concernées se sont excusées devant le tribunal ».

    La mère de 40 ans avait fait appel en avril, après que le Tribunal populaire intermédiaire de Yongzhou avait refusé de lui accorder les excuses et l'indemnisation qu'elle réclamait de la commission de rééducation par le travail de Yongzhou.

    Tang avait été envoyée en camp de travail après avoir lancé une pétition exigeant des sanctions plus sévères à l'encontre des hommes qui avaient violé sa fille et obligé la fillette à se prostituer.

    Tang s'est déclaré « relativement satisfaite » de la décision du tribunal, mais elle regrette toutefois que sa demande d'excuses écrites ait été rejetée. La cour d'appel a argué que la commission de rééducation par le travail avait déjà présenté ses excuses le 2 juillet devant le tribunal.

    « J'ai trouvé ces derniers jours très fatigants. Maintenant, tout ce que je veux c'est sortir tout ça de mon esprit et me reposer, sans penser à quoi que ce soit », a confié Tang après le verdict.

    Jiang Jianxiang, un représentant légal de la commission et commissaire de police à Yongzhou, a déclaré que la commission respecterait la décision du juge et espérait que Tang pourra reprendre une vie normale.

    En octobre 2006, la fille de Tang, alors âgée de 11 ans, avait été kidnappée, violée et forcée à se prostituer. Elle avait été secourue le 30 décembre de la même année.

    Le 5 juin 2012, le Tribunal supérieur populaire du Hunan avait condamné à mort deux des kidnappeurs de la fillette. Quatre autres avaient écopé de peines de prison à perpétuité, et un autre homme avait été condamné à 15 ans d'emprisonnement.

    Tang avait réclamé avec insistance des sanctions plus sévères à l'encontre des personnes reconnues coupables.

    La mère de famille avait alors été envoyée dans un camp de travail de Yongzhou pour « troubles graves à l'ordre public » et « mauvaise influence sur la société », après avoir manifesté devant les locaux du gouvernement local le 2 août 2012.

     

     

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    Elle avait été condamnée à 18 mois de travail forcé, mais le tollé de protestations qu'avait provoqué la sanction avait conduit à sa libération après seulement huit jours dans le camp.

    En janvier, la commission a rejeté sa demande d'indemnisation pour le temps passé dans le camp de rééducation.

    Le 22 janvier, Tang a déposé une plainte au Tribunal populaire intermédiaire de Yongzhou, dans laquelle elle demandait 2463,85 yuans de dommages et intérêts, soit la même somme que lors de son procès en appel.

    Lors que l'affaire a été entendue, le 28 janvier, l'audience n'a duré qu'une seule journée.

    Le 12 avril, le tribunal a décidé de ne pas accorder l'indemnisation qu'elle exigeait, suite à quoi Tang a fait appel.

    Le système de rééducation par le travail autorise la police à placer des personnes en détention pendant quatre ans sans procès préalable, une pratique très largement remise en cause ces dernières années. En janvier, Beijing a annoncé sa volonté de reformer ce programme controversé.

  • L'entrée de l'ancienne ville de Fenghuang (Hunan) payante, les commerçants et visiteurs en colère

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    L'introduction de frais d'entrée dans une pittoresque ville ancienne de la province du Hunan a provoqué une nette diminution du nombre de touristes, et selon les internautes chinois, la mesure décourage les visiteurs.

    « Nous avons commencé à subir l'impact de la nouvelle mesure », a déclaré dimanche une employée du March Inn du district de Fenghuang, bien connu pour ses attractions historiques et pittoresques. Elle a refusé d'être identifiée.

    « Auparavant, toutes les chambres de mon auberge étaient réservées pour les week-ends, mais ce week-end, nous avons enregistré une nette diminution des visiteurs et des réservations. Il y a bien moins de touristes dans les rues qu'avant. »

    Selon un sondage en ligne effectué par Sina, l'un des sites Web de nouvelles les plus populaires en Chine, près de 93 % des répondants ont indiqué qu'ils n'iront pas à Fenghuang à cause des frais d'entrée. Tard dimanche soir, le sondage avait attiré près de 90 000 participants.

    Six pour cent ont indiqué qu'ils ne se préoccupent pas de cette mesure puisqu'ils ne souhaitent pas visiter Fenghuang.

    Seulement 1 % des gens ont confié qu'ils iront dans la ville ancienne, quel que soit le coût.

    Le tourisme est la principale industrie de Fenghuang. Selon le gouvernement du district, Fenghuang a accueilli environ 2,3 millions de voyageurs et a gagné 5,3 milliards de yuans (690 millions €) en revenus touristiques l'année dernière. Cette industrie a fourni plus de 20 000 emplois, et quelque 60 000 personnes gagnent leur vie dans le tourisme.

    Afin de « réglementer le marché du tourisme », le district a publié une politique de billets, mercredi; cette politique énonce que les touristes doivent payer des frais d'entrée de 148 yuans(18 €) pour visiter la ville ancienne de Fenghuang, ce qui inclut l'entrée dans 10 secteurs pittoresques.

    L'entrée dans la ville était gratuite, mais les touristes devaient acheter des billets pour chaque lieu pittoresque qu'ils visitaient.

    La mesure a suscité des réactions de la part des entreprises et des touristes.F201304151712152121831382.jpg

    « Les résultats de cette mesure ne sont pas très clairs, puisqu'elle vient tout juste d'entrer en vigueur, mais je pense qu'elle aura un impact important sur nous à long terme », a confié le propriétaire du café Bianke, du nom de Cai.

    « Pour autant que je sache, certaines auberges ont commencé à recevoir des appels de personnes qui voulaient annuler leur réservation. Le nombre de clients à mon café a également diminué au cours du week-end par rapport à avant. »

    Les propriétaires des entreprises concernées ont protesté jeudi, en bloquant l'accès aux sites touristiques, et ils ont demandé aux autorités d'ajuster la mesure relative aux frais.

    La foule a par la suite été dispersée par des agents de police, et quatre personnes ayant été impliquées dans des altercations physiques avec des agents ont été emmenées par la police, a déclaré, samedi, Cai Long, chef adjoint du gouvernement du district.

    Selon ce dernier, la mesure a été introduite pour réglementer le marché du tourisme, et elle aidera à protéger la ville ancienne et profitera aux entreprises à long terme.

    Par ailleurs, Zhao Haifeng, chef adjoint exécutif du district de Fenghuang, a déclaré que le gouvernement est sensibilisé à l'effet de la mesure sur les petites entreprises et qu'il prendra des mesures pour les aider.

    « Il est inévitable que les auberges reçoivent moins de touristes indépendants qu'auparavant, et les réformes produiront certainement certains maux, a-t-il déclaré. Pendant ce processus, le gouvernement va aider ceux qui sont touchés à surmonter les difficultés. »

    Cependant, les propriétaires d'entreprises restent sceptiques à l'égard de cette mesure et de ses éventuelles conséquences.

    « Le gouvernement ne nous a jamais contactés ou n'a jamais négocié avec nous avant d'appliquer cette mesure, et nous n'avons constaté aucun effort concret du gouvernement pour nous aider », a confié l'employé du March Inn.

    « Selon les autorités, l'une des intentions de la mesure est de s'occuper "des entreprises illégales et des opérations irrégulières" dans le marché de tourisme, et je suis d'accord avec cela. Mais je pense que la solution ultime à ces problèmes est d'aider les gens à obtenir de meilleurs emplois plutôt que de leur prendre leur gagne-pain. »

     

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  • Chine : 15 cygnes morts empoisonnés au Hunan

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    Quinze cygnes sont morts empoisonnés dans la province centrale du Hunan, ont confirmé lundi des officiels.

    Dix-sept cygnes ont été retrouvés empoisonnés dimanche après-midi dans les zones humides du lac Dongting, a annoncé Gao Dali, chef de la section de la sécurité de la Réserve naturelle nationale de l'est du lac Dongting.

    Seulement deux de ces cygnes, dont l'espèce figure sur la liste de protection des animaux de deuxième niveau du pays, ont échappé à la mort.

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    Trente et une sarcelles ont également été victimes de cette acte de malveillance et en sont mortes.

    La police a fait savoir que le poison avait été placé à proximité des eaux de la réserve naturelle et qu'elle était en train de rassembler les preuves afin d'arrêter les suspects.

    Il ne s'agit pas de la première affaire d'empoisonnement autour de ce lac. Une équipe de patrouille composée d'experts et de volontaires a été mise en place pour éviter les incidents similaires.

     

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    Le lac Dongting est situé sur le bassin inférieur du fleuve Yangtsé et est le deuxième plus grand lac d'eau douce de Chine. La zone du lac est un lieu d'hivernage important pour plus de 200 espèces d'oiseaux, selon les statistiques de la réserve naturelle.

    Le 13 janvier, des bénévoles tentent de sauver des cygnes empoisonnés à Yueyang, dans la province du Hunan