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  • Les grandes villes de Chine plus tolérantes envers les cultures LGBT

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    En hommage à la communauté gay lourdement frappée hier à Orlando, voici un article concernant la communauté LGBT de Chine. Au moins 50 personnes ont été tuées dimanche en Floride dans la pire tuerie de masse de l’histoire des Etats-Unis perpétrée par un islamiste qui avait fait allégeance au groupe Etat islamique, un «acte terroriste» selon les autorités américaines.

     

    Selon des experts et des chefs d'entreprise présents lors d'un salon de l'emploi à Shanghai, destiné à ceux que l'on identifie comme des LGBT -lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres-, les villes chinoises de premier rang sont de plus en plus tolérantes à l'égard des orientations sexuelles différentes.

    Le Salon annuel de l'emploi des talents LGBT de Chine, organisé à la fin du mois dernier, était le deuxième du genre à avoir eu lieu en Chine. Il a été organisé par le réseau d'affaires à but non lucratif WorkForLGBT, qui milite en faveur des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. Le salon de cette année a attiré 34 entreprises –deux fois plus que l'année dernière- et environ 500 demandeurs d'emploi.

    De grandes multinationales, comme Starbucks, L'Oréal, PwC, Ford, 3M et Morgan Stanley étaient présentes, en plus d'une poignée de marques chinoises comme Blued, la plus grande application de réseau social gay de Chine, et Didi Chuxing, le plus grand fournisseur de services de voiture à la demande de Chine.

    « La totalité des 34 entreprises qui s'étaient inscrites à notre salon de l'emploi de cette année se sont engagées à soutenir des politiques inclusives en faveur des employés LGBT, comme l'interdiction de la discrimination à l'encontre des LGBT en milieu de travail », a déclaré Steven Bielinski, le fondateur de WorkForLGBT, selon qui « C'est un énorme pas en avant pour la communauté des affaires en Chine, qui se rend de plus en plus compte de l'importance des talents LGBT ».

    On estime que la Chine compte entre 40 et 70 millions de personnes LGBT. Le nombre est basé sur des estimations produites à partir d'enquêtes étrangères qui laissent entendre que la population LGBT se situe généralement autour de 3 à 5% de la population totale. Les chiffres officiels de la taille de la population LGBT ne sont pas disponibles, et certains experts disent qu'être ouvertement gay dans le milieu de travail reste toujours un rêve pour la majorité des employés LGBT de Chine.

    Selon M. Bielinski, les entreprises qui veulent rester compétitives en Chine ont besoin d'une réflexion prospective et de programmes de ressources humaines innovants et de politiques de soutien à la communauté LGBT. Celles-ci comprennent des politiques de non-discrimination en milieu de travail, des programmes de formation à la diversité et à l'inclusion qui créent un environnement accueillant, ainsi que des réseaux sociaux qui offrent aux employés LGBT une voix organisationnelle.

    Geng Le, PDG de Blued, a de son côté confié au China Daily que la Chine a fait des progrès et est devenue plus inclusive ces dernières années.

    Selon Geng Le, les villes de premier rang comme Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen ainsi que les entreprises étrangères, les entreprises des secteurs de la technologie et de la mode sont toutes très tolérantes envers la culture LGBT. Mais, a-t-il ajouté, il y a encore de la discrimination au sein de nombreuses entreprises chinoises dans les secteurs traditionnels.

    « En termes de capacités de travail, les LGBT ne sont pas différents des hétérosexuels », a-t-il souligné.

    Geng Le a également été l'un des patrons cherchant des employés dans une émission de télé réalité pour les demandeurs d'emploi diffusées par Tianjin Satellite TV. Selon lui, sa participation à l'émission de télévision en tant qu'entrepreneur avec une entreprise spécialisée dans le secteur du même sexe montre comment la télévision traditionnelle a changé dans la façon dont elle traite de la communauté LGBT.

    Les demandeurs d'emploi présents au salon de l'emploi des LGBT ont fait part de leur plaisir d'être venus.

    « Je m'inquiétais d'une possible discrimination de la part des employeurs et je me demandais si des gens extérieurs à la communauté LGBT viendraient », a ainsi déclaré Li Liang, 38 ans, opérateur informatique. « Mais quand je suis arrivé, ces préoccupations ont rapidement disparu ». Il a également souligné que, en tant qu'homosexuel, le plus gros problème qu'il a eu sur son lieu de travail a été de dissimuler son orientation sexuelle et de se sentir isolé.

    « Je ne peux pas révéler mon orientation à mes collègues », dit-il. Les thèmes du mariage et des petites amies le rendent nerveux, et il a fait semblant d'avoir des relations hétérosexuelles qui en réalité n'existent pas.

    Li Na, 28 ans, a quant à elle déposé deux curriculum vitae lors du salon. Elle cherche un poste de spécialiste en comptabilité. « J'ai été surprise et très heureuse d'apprendre qu'il y avait un salon de l'emploi spécialement dédié au groupe des LGBT. Je me suis dit que je devais être là », a-t-elle dit.

  • 16 millions de « tongqi », femmes mariées à des hommes homosexuels, vivent un calvaire

    En chinois, le terme « tongqi » fait référence aux femmes hétérosexuelles engagées dans les liens du mariage avec un homme homosexuel. Les journalistes de l'agence de presse Xinhua ont pu, grâce à l'Institut de Technologie de Harbin, prendre connaissance du premier rapport jamais fait en Chine sur cette communauté des « tongqi », qui a été rédigé par son équipe de recherche en anthropologie sociale de l'École des sciences humaines sur les trois dernières années.

    Une enquête a montré qu'à l'intérieur de la Chine, le nombre des « tongqi » se monte à environ 16 millions ; prises dans les chaînes de l'éthique familiale traditionnelle, elles souffrent de pressions considérables, qu'il s'agisse de violences domestiques ou d'une vie sexuelle réduite voire absente dans le cadre de leur mariage.

    Pour cette enquête qui a déterminé qu'il y a environ 16 millions de « tongqi » en Chine, l'équipe a recouru pendant trois ans à des entretiens avec 173 de ces femmes actives en ligne : ces interviews leur ont ainsi permis de déterminer que 90% d'entre elles souffrent de violences domestiques, que 30% n'ont aucune vie sexuelle dans le cadre de leur mariage, et que seulement 30% ont choisi de divorcer.

    Tang Kuiyu, professeur de sociologie à l'Institut de Technologie de Harbin et responsable en chef de l'étude, a déclaré aux journalistes présents qu'en Chine, l'homosexualité n'est pas encore reconnue par les valeurs universelles de la société, ce qui fait des « tongqi » un groupe social encore plus marginalisé, que dans les mariages où il y a un homosexuel, la composition familiale est faible, et que le maintien et la dissolution de ce genre de mariage font face à des difficultés et de la détresse différentes de celles qu'éprouvent les gens ordinaires.

    « Pendant ces trois années, les chercheurs ont constaté lors des entretiens avec les répondantes, menés par le biais de discussions en ligne, qu'à l'heure actuelle seulement 31,2% de ces ‘tongqi' ont opté pour le divorce ». Selon les chercheurs, si ces femmes choisissent de poursuivre leur mariage, c'est pour des préoccupations liées aux aspects économiques ou aux enfants. D'après Tang Kuiyu, la tragédie des « tongqi » n'est pas de vivre avec un homosexuel, mais l'influence que la morale traditionnelle et l'hégémonie hétérosexuelle font peser sur les choix de vie des homosexuels, et que la résolution du problème des « tongqi » dépend toujours de la compréhension socio-culturelle et de l'acceptation des homosexuels en Chine.

     

                                    Nouvelles en Bref

     

     

    Une université privée de Wuhan a fait construire sur son campus une réplique de la Grande Muraille. Tout comme l'édifice original, la réplique est ponctuée de plusieurs tours de guet, telles que Xiongguan, Xiguan, Yanmenguan et Yangguan. L'université a déjà investi plus de 2,6 millions de yuans dans ce projet, dont le coût total devrait atteindre 4 millions de yuans (environ 600 000 euros).

     

    A l'occasion du lancement par les autorités agricoles chinoises d'un plan d'action de cinq ans pour réduire la pollution dans les zones rurales, un haut responsable a déclaré mardi que l'utilisation excessive d'engrais et de pesticides augmente la pollution agricole en Chine.

    VANCOUVER - La Cour suprême de la Colombie-Britannique a ordonné vendredi à deux accusées dans une vaste affaire de fraude internationale de rembourser plus de 672 millions $ à la Banque de Chine.

     

  • Les relations homosexuelles font augmenter les infections par le VIH/sida a-t-on constaté en Chine

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    Selon Xinhua, une hausse de nouveaux cas d'infections par le VIH/sida à travers les relations homosexuelles a été signalée en Chine.

    La transmission du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes a représenté 25% du total des nouvelles infections signalées dans le pays durant les huit premiers mois de l'année 2014, selon Wang Ning, directeur adjoint de la division VIH/sida du Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies. Le chiffre était de 19% en 2012.

    Les canaux de transmission pour cette maladie ont changé durant les dernières années. Entre 1985 et 2005, les infections ont été principalement attribuées à l'usage de drogues par injections intraveineuses et à la collecte et la diffusion illégales de sang. La transmission par voie sexuelle ne représentait qu'environ 10% des séropositifs, a expliqué M. Wang. Mais en 2012, environ 87% des malades ont été infectés par voie sexuelle. Le chiffre a atteint plus de 90% de janvier à août 2014, selon lui.

    Les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes ont été reconnus à travers le monde comme étant l'un des trois groupes les plus vulnérables aux infections par le VIH/sida, avec les travailleurs du sexe et les consommateurs de drogues. En Chine, environ 80% des homosexuels sont mariés, ce qui signifie que la maladie pourrait être également transmise à leurs épouses.

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  • Deux Chinois sur trois trouvent l'homosexualité inacceptable

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    Deux adultes sur trois en Chine trouvent l'homosexualité inacceptable, principalement parce qu'elle est incompatible avec les valeurs traditionnelles chinoises, selon une enquête publiée hier par l'Université Jiaotong de Shanghai.

    L'université a demandé à près de 3 500 habitants de 34 villes du pays ce qu'ils pensaient de sujets controversés tels que l'homosexualité, le suicide, l'euthanasie, la violence domestique et l'avortement.

    Il était demandé aux participants d'évaluer leur acceptation de chaque sujet entre un et cinq points. Un point signifiait que le comportement en question était inacceptable, et cinq points le qualifiait de tout à fait compatible avec la vie de tous les jours.

    L'enquête a montré que 58 % des répondants ont donné un point au sujet de l'homosexualité, contre 8,3 % lui en accordant cinq. Environ 10,5 % lui en ont donné deux, également dans la gamme inacceptable, tandis que 18,3 % ont préféré les trois points signifiant une opinion neutre.

    86,5 % des participants ont jugé le suicide inacceptable.

    Quant à la violence domestique, 94,3 % des répondants ont qualifié le comportement d'inacceptable, avec 87,3 % du panel total lui donnant un point.

    À l'inverse, l'acceptation du divorce est élevée avec 71,5 % des répondants estimant qu'il n'y avait rien de mal à cela, marquant un renversement de la vision traditionnelle que le mariage est pour toujours.

    Plus des deux tiers des répondants ont dit qu'ils ne pouvaient accepter l'euthanasie, et près de 60 % étaient contre l'avortement.

    Près de 70 % ont affirmé que les enfants devraient être le principal soutien de leurs parents du troisième âge, contre seulement 19 % qui estiment que le pays devrait être responsable de cette prise en charge, une indication que le devoir filial est encore dominant dans la société chinoise.

    Toutefois, l'enquête a montré que les personnes ayant un niveau d'éducation et des revenus plus élevés ont tendance à être d'accord avec l'idée que le pays devrait prendre soin des personnes âgées. Les répondants plus âgés avaient également tendance à soutenir ce point de vue.

    Lorsque les enquêteurs ont demandé aux participants s'ils pensaient que la valeur d'une personne pouvait être évaluée en fonction de ses revenus, plus de 75,4 % ont répondu non.

    Sur le sujet controversé de l'indifférence croissante au sort des autres, et le manque de chaleur dans la société, l'enquête a révélé que 64,8 % des répondants estimaient qu'ils pouvaient faire confiance aux autres. Plus les répondants étaient âgés, moins ils étaient susceptibles de faire confiance à autrui. Toutefois, 78,4 % ont dit qu'ils étaient prêts à aider un inconnu.

    L'enquête a conclu que, bien que les valeurs personnelles des Chinois aient beaucoup changé au cours des 30 dernières années, les valeurs traditionnelles jouent encore un rôle prédominant.

    Les enquêteurs ont appelé les gens à être plus tolérants des différentes opinions sur les sujets controversés.

     

  • Etre homosexuel en Chine ou une histoire de l'homosexualité dans l'Empire du Milieu

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    Le 4 janvier 2013, le premier mariage lesbien a eu lieu dans un hôtel à Shenzhen.

    中国要阅读的文章:

    Reading the article in English http://fp.reverso.net/wang888-skynetblogs/6737/en/archive/2013/01/06/etre-homosexuel-en-chine-ou-une-histoire-de-l-homosexualite.html

     

    Dans l'histoire et la littérature chinoise, l'homosexualité était ouverte et tolérée. Est-ce que l'acceptation sociale est due au fait que la Chine s'engage de plus en plus dans la communauté internationale? Existe-t-il actuellement une place pour les relations homosexuelles ?

    Dimanche, l'équipe du China Daily Han Bingbin, Gan Tian, Shi Yingying et Xu Lin a mené l'enquête.

    La pédérastie, la relation érotique entre un homme adulte et un adolescent, était déjà répandue à l'époque de l'Empereur Jaune, qui est crédité d'avoir fondé la civilisation chinoise. Du moins, c'est ce que diverses œuvres littéraires ont enregistré à travers les âges.

    Dans les mythes folkloriques et classiques de la littérature, il ya eu des brèves et longues descriptions concernant les relations entre personnes de même sexe, chez les hommes et les femmes.

    Le sociologue Pan Guangdan insiste sur l'idée que l'homosexualité est un fait naturel de la vie et que cela a dû existé bien plus tôt dans l'histoire humaine.

    Tout en traduisant la psychologie révolutionnaire du britannique Havelock Ellis, psychologue sexuel dans les années 1930, Pan a été inspirée pour chercher dans les documents historiques des indices crédibles de l'existence de l'homosexualité dans l'histoire chinoise.

    De nombreux indices

    Sa recherche est compilée sous forme d'annexe dans l'édition chinoise de la psychologie du sexe, ce qui en fait sans doute la première étude des relations homosexuelles en Chine.

    Selon l'étude de Pan Gyangdan, la plus ancienne mention de l'homosexualité a été retrouvée dans les Chroniques de Shang. Le Ministre Yi Yin du début de la dynastie Shang (c. XVIe siècle-XIe siècle avant JC) a énoncé des peines pour "dix actes criminels " à l'encontre des fonctionnaires. L'un d'eux était la pédérastie.

    Mais Pan a été surpris d'apprendre que dans la dynastie Zhou qui a suivi (c. XIe siècle-256 avant J.-C.), un proverbe très répandu disait : "De beaux mâles peuvent distraire les empereurs de la sagesse des esprits anciens".

    Par conséquent, il estime que durant la dynastie Shang et Zhou l'homosexualité était chose courante.

    Les dossiers historiques sur ces périodes fournissent des récits vifs et détaillés des relations de même sexe, en particulier dans les chambres impériales.



    Des histoires d'amour gay sont souvent racontées, même encore aujourd'hui, les gens tentent de justifier l'homosexualité.

    La première de ces histoires, enregistrée dans les Annales de printemps et d'automne, est "the Plesant Hug From Behind ". Lorsque Jinggong a menacé de tuer un fonctionnaire qui le regardait de trop près, le sage Yanzi lui dit que c'était mal de tuer quelqu'un qui "admirait votre beauté" . Appréciant la réflexion de Yanzi, Jinggong a permis au fonctionnaire "de le prendre dans ses bras par derrière ".

    Sous la dynastie des Han (206 avant JC- 220 après JC), les historiens Sima Qian et Ban Gu ont tous deux présentés des rapports sur les concubines des empereurs de sexe masculin. D'où, Pan conclut que presque tous les empereurs durant la dynastie des Han de l'Ouest (206 av AD 24 ) avaient ou étaient soupçonnés d'avoir des partenaires masculins.

    Le plus connu d'entre eux était Xian Dong.

    Il es dit que l'empereur Ai s'est réveillé un matin en trouvant les manches de ses habits impériaux repliées sous le corps endormi de son partenaire Dong Xian. Ne voulant pas réveiller son bien-aimé, Ai trancha ses manches et se précipita hors de la routine de la journée.

    Dès lors, l'amour entre les hommes de même sexe a souvent été appelé « le découpage des manches de l'amour» - un euphémisme d'une relation homosexuelle par ceux qui trouvent toujours embarrassant d' aborder publiquement ce sujet.

    Pendant la dynastie des Jin (1115-1234), l'homosexualité est devenue une pratique courante parmi les classes supérieures et fréquemment mentionnée dans les rapports officiels.

    Le sociologue explique que la dynastie des Jin est l'une des périodes de l'histoire où les hommes étaient particulièrement attentifs à leur apparence, en ajoutant que dans la Grèce antique, la pédérastie faisait partie de la vie quotidienne.

    Et d'ajouter : « D'anciens philosophes grecs considéraient l'homosexualité comme plus sacré que l'hétérosexualité. Sans références littéraires pertinentes, nous ne pouvons pas savoir exactement si l'ancien peuple pensait la même chose, mais il est évident que l'homosexualité à cette époque ne connaissait pas de préjugés sociaux excessifs ou une condamnation morale».

    En Chine, peu de temps après la dynastie des Sui (AD 581-618), l'homosexualité disparaît progressivement des documents officiels et Pan se réfère aux romans et autres références occasionnelles, dont l'authenticité a souvent été mise en doute.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cette situation s'est prolongée sous les dynasties Tang (618-907) et Yuan (1271-1368). L'homosexualité semble avoir refait surface sous les Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911), mais de manière différente.

    L'homosexualité est souvent mentionnée dans les œuvres d'écrivains établis tels que le savant Ji Yun et le poète Yuan Mei.

    Dans le classique "A Dream of Red Mansions" du romancier Cao Xueqin, au moins trois personnages masculins sont explicitement présentés comme ayant des penchants homosexuels.

    C' est également sous la dynastie Qing, que le premier roman homosexuel a été publié en Chine, Pinhua Baojian (Le précieux miroir pour l'évaluation des fleurs).

    Pendant ce temps, les tendances ont changé, la "mode du sud" est devenue célèbre, un jeu de mots homophonique de "sud" et "homme", l'homosexualité étant devenue plus courante dans les provinces méridionales du Guangdong et du Fujian.

    L'homosexualité féminine est pour la première fois, reconnue publiquement.

    Guangzhou et ses comtés voisins acceptaient, paraît-il, que des couples de femmes emménagent ensemble et de rester célibataires toute leur vie.

    Durant la dynastie des Qing, une «résidence privée» d'affaires est élaborée.

    Après des mesures anti-prostitution pour interdire d'embaucher des femmes musiciennes, les chanteurs d'opéra hommes ont commencé à chanter des rôles féminins.

    Lors de soirées privées, certains de ces acteurs de bonne apparence, connue sous le nom de Xianggong, offraient en coulisse certains services à leurs clients masculins.

    Mais ils n'ont pas échappé aux préjugés sociaux.



    Selon Pan, les Xianggong ont dû recourir à la prostitution en raison de leur statut social inférieur.

    Bien que ces prostitués avaient souvent une seconde chance de mener une vie normale après avoir abandonné leur métier, les Xianggong ont souffert d'une stigmatisation sociale toute leur vie. Leurs descendants ont même été interdits de s'asseoir pour les examens impériaux.

    Dans le folklore de la dynastie des Qing, une divinité s'occupait des homosexuels. Le fameux "lapin dieu", connu sous le nom de Hu Tianbao, où un homme a été tué pour avoir traqué un bel offcier.

    En enfer, il y a eu des rires, mais pour montrer une certaine sympathie, les dieux de l'enfer l'ont nommé le dieu gardien du même sexe.

    C'était plutôt une anecdote amusante, car elle reflète une attitude sociale courante à cette époque envers l'homosexualité.

    La sociologue chinoise Li Yinhe appelle à une tolérance sociale de la Chine pour un "avantage culturel".

    Dans un article qu'elle a écrit sur la manière dont "La Chine était en avance dans l'acceptation de l'homosexualité, mais a pris du retard à nouveau», l'auteure note que la Chine dans le passé, traitait les homosexuels avec plus de tolérance par rapport à certaines sociétés occidentales qui les ont persécuté, parfois à mort.

    Elle estime que les Chinois culturellement en confiance n'avaient pas peur d'accepter un autre mode de vie, mais qu'ils préféraient l'ignorer plutôt que de s'y opposer. En précisant que la tolérance ne signifie pas une acceptation totale.

  • Un défenseur des droits homosexuels veut poursuivre en justice un quotidien de Beijing

    Xiao Dong, défenseur des droits homosexuels qui travaille dans la Beijing Rainbow Volunteer Station for HIV/AIDS Prevention, a lancé une action en justice contre un quotidien de Beijing ayant couvert le "mariage" d'un couple homosexuel.

    Il a raconté à l'Agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) qu'un journaliste de Beijing Times avait fait preuve de malhonnêteté en prenant des photographies du couple de dos, celui-ci s'étant opposé à se faire photographier.

    Xiao Dong, maître de cérémonie du mariage, a déclaré agir au nom du couple. Son avocat a déjà envoyé une lettre au Beijing Times, requérant le retrait des photographies du site du quotidien, une excuse officielle et le renvoi du journaliste concerné.

    "S'il (le quotidien) refuse de répondre à notre requête, nous le poursuivrons en justice", a-t-il averti.

    Outre les photographies, selon Xiao Dong, l'article du journaliste invité au mariage, est inexact, car, selon lui, le couple aurait été invité à "se marier".

    "Ils ont pris eux-mêmes cette décision", a fait savoir Xiao Dong.

    Le mariage a suscité un vif débat sur internet, attendu qu'il s'agit apparemment du premier "mariage" gay à Beijing.

    Pour le moment, la plupart des photographies ont été retirées du site de Beijing Times.

  • Mariage du premier couple lesbien au Guangdong

    Mme Wu Youjian, la première mère qui soutient publiquement l’homosexualité de son fils dans la partie continentale de Chine, accepte le salut des nouvelles mariées.

    Mme Wu Youjian, la première mère qui soutient publiquement l’homosexualité de son fils dans la partie continentale de Chine, accepte le salut des nouvelles mariées.

    Le 1er janvier 2011, un mariage spécial a eu lieu à Zhongshan, dans la province du Guangdong. La robe, le gâteau, la bague en diamant... Tout ressemble aux autres mariages, sauf que les protagonistes sont deux femmes, Paco, âgée de 32 ans, et Cristal, 28 ans. Il s’agit du premier couple de lesbiennes qui organise un mariage public symbolique au Guangdong.

    L’animateur a prononcé leur déclaration : « Nous sommes Lala (surnom chinois des lesbiennes). Il est possible que nous ne soyons pas acceptées par la société, mais nous nous accompagnerons jour et nuit. Nous ne nous abandonnerons pas... »

    « Nos parents ont accepté le fait que Cristal n’aime que les filles », explique sa sœur. Le premier mariage de Cristal a échoué, alors nos parents ne lui font plus d’exigences. « Choisissez votre propre chemin, à condition que vous soyez heureuses », disent-ils.

    Wu Youjian, première mère qui soutient publiquement son fils homosexuel dans la partie continentale de Chine, a été invitée au mariage comme témoin. Elle a offert aux nouvelles mariées deux rubans arc-en-ciel, symbole de l’amour entre personnes du même sexe.

    « Pendant les cinq ans où j’ai soutenu l’amour homosexuel, j’ai connu beaucoup de cas. Je comprends leurs difficultés. Sous la pression familiale, beaucoup sont obligés de choisir un mariage avec le sexe opposé. Faute de soutien social, certains n’osent pas insister. D’autres, bien qu’ils vivent ensemble, continuent de cacher leur amour aux autres », explique Mme Wu. « Ce couple a le courage d’organiser un mariage public, je les admire ».

    A Qiang, fondateur de l’Association des proches des homosexuels et des lesbiennes de Guangzhou, était aussi présent à la cérémonie. Âgé de plus de 30 ans, il n’envisage plus un mariage, mais il comprend le souhait de Paco et Cristal. « Les couples homosexuels veulent aussi obtenir la bénédiction de leurs familles et la reconnaissance de leurs amis. Avec cette cérémonie qui est aussi une promesse amoureuse, ils partagent leur vie avec leurs proches ».

    Le plus grand problème est qu’il est impossible pour Paco et Cristal d’obtenir un certificat de mariage, mais elles estiment que cela a peu d’importance.