histoire

  • Cent ans de développement en Chine

    Shanghai 1911

    Les trente années de réforme et d'ouverture en Chine ne sauraient être séparées des cent dernières années de développement social, pas plus qu'elles ne sauraient l'être de 5 000 ans d'histoire. Les trente dernières années devraient être considérées comme un processus de continuation dans la conceptualisation du « modèle chinois », qui diffère du « modèle occidental ».

    On peut diviser le modèle chinois en trois parties. La révolution sociale de la construction de la Nation a débuté à la fin de la Dynastie Qing (1644-1911), avec pour résultat indépendance et souveraineté politiques. Puis un système économique de temps de guerre a été adopté après 1949 pour pouvoir obtenir une pleine reconnaissance internationale et renforcer la défense nationale. Enfin, en 1979, le niveau de vie de la population est devenu la priorité.

    Tout cela fait partie de la progression logique de la poursuite de la modernisation par la Chine lors du siècle passé.

    Le modèle chinois a acquis ses caractéristiques à partir de plus d'un siècle de réformes économiques, politiques et sociales, et il est le reflet des 5 000 années d'histoire du pays. En d'autres termes, le modèle chinois reflète la vitalité particulière de la civilisation chinoise.

    Les caractéristiques du modèle peuvent être grossièrement divisées en trois groupes : praticité rationnelle, populisme et bonne gouvernance fondée sur la volonté publique.

    La misère sous le régime corrompu de Tchang Kaï-chek( Jiǎng Jièshí)

     
    La première caractéristique suit la tradition du rationalisme pratique, une fusion des cultures qui couvre tout, mais qui est sélective. Depuis la Dynastie Han (202 av JC-220 ap JC), la société chinoise a assimilé différentes écoles de pensée, dont le confucianisme, le taoïsme, le bouddhisme, le légalisme, le monisme et d'autres philosophies encore.

    Cela a passé au tamis les aspects bénéfiques de cultures hétérogènes (et même étrangères), puis les a converti pour coller aux réalités de la société, ce que l'on peut en gros appeler sinisation. C'est cette capacité qui joue un rôle central dans le modèle chinois. Et à la différence de l'occidentalisation, c'est un processus d'intériorisation.

    La deuxième caractéristique, la tradition populiste, est la poursuite de l'égalité entre les riches et les pauvres, qui a modelé le développement économique et social depuis les périodes anciennes de l'histoire. La fin de la période féodale dite des Printemps et Automnes (770-476 av JC) a été causée par des guerres civiles entre Etats vassaux, et la véritable société civile n'a pris forme que sous les Dynasties Qin (221-206 av JC) et Han.

    Historiquement, l'objectif du populisme était la prospérité et l'égalité pour tous. Tandis que la modernisation de la Chine s'est construite à partir d'une révolution civile, c'est un fort pouvoir populiste qui a stimulé l'économie du pays, et empêché que le marché ne soit livré à lui-même et que la société ne se divise entre les pauvres et les très riches. Rien d'étonnant à ce que la prospérité pour tous soit devenue le moteur le plus puissant de ces dernières années.

    Mao proclame la naissance de la République Populaire de Chine , à Beijing en 1949

     


    La troisième caractéristique est la bonne gouvernance, dans laquelle la légitimité du parti et du gouvernement au pouvoir ne vient pas d'une élection unique mais d'une bonne gouvernance sur le long terme.

    Pour être tout à fait objectif, une forte pression publique a toujours accompagné le processus entier d'administration dans le modèle politique chinois. Tant au niveau du Gouvernement Central que des gouvernements locaux, la légitimité politique dépend du mandat public, un processus indispensable dans toute décision et action concrètes.

    Ce système est radicalement différent de celui des gouvernements occidentaux, qui sont pour la plupart investis par un processus d'élections périodiques. En Occident, la démocratie ne se reflète qu'au moment des élections, mais en Chine la démocratie doit suivre le processus entier de l'administration, ce qui met une pression aussi énorme que continue sur le Gouvernement. Et avec une pression pareille, le Gouvernement se doit encore de prendre la responsabilité de tous les problèmes sociaux. Ou alors il perdra sa légitimité politique.

    D'un point de vue développement social et responsabilité du Gouvernement, ce modèle a des avantages évidents. C'est seulement si l'on comprend ces trois facteurs que l'on peut pleinement saisir le degré de satisfaction des Chinois envers la vitesse et la direction de l'actuel processus de développement, que l'on constate dans des sondages effectués par des organisations comme le Pew Research Center.

    Pour comprendre la signification universelle du modèle chinois, il est nécessaire de faire la distinction entre sa signification universelle et le modèle lui-même. Cela veut dire tout simplement que le modèle chinois peut servir de référence, mais qu'il ne saurait être copié.

    Aussi, sa signification universelle se trouve dans son influence sur des pays similaires au développement récent, qui pour la plupart ne sont pas occidentaux, et du fait qu'il peut être utilisé comme modèle de référence pour d'autres pays qui sont encore en train de développer leurs propres modèles.

    L'hommage de la ville de Shenzhen au grand leader de la Chine Nouvelle , Deng Xiaoping.

     

     

     

     

    La Chine d'aujourd'hui: Shenzhen.

    La Chine aujourd'hui : Shanghai.

    La Chine aujourd'hui : Beijing.

    La Chine aujourd'hui : Tianjin

    1 guangzhou tv tower jpg

     

    La Chine aujourd'hui : Guangzhou (Canton).

  • Exposition de vêtements chinois de différentes dynasties et époques

    Robe impériale de la dynastie Qin.(1644-1912)

    Robe de femme des dynasties Wei (220-265) et Jin (265- 420)

    Robe de femme des dynasties du Nord et du Sud (420-581)

    Robe de femme de la dynastie Tang.(618-907)

    Robe-dragon de la dynastie Song.Dynastie des Song du Nord(960-1127)

                                                   Dynastie des Song du Sud(1127-1279)

    Robe de femme de la dynastie Yuan.(1271-1368)

    Robe d'aristocrate de la dynastie Ming.(1368-1644)

    Robe de femme de la nation Han de la dynastie Qing.

    Robe de mariage de la période de la République de Chine.(1912-1949)

  • Un diplomate américain explique la réussite du Parti Communiste Chinois

    Un diplomate américain explique pourquoi la Chine nouvelle a pu naître en trois ans
     
    John S. Service (centre) à Yan'an

    Trois ans et trois mois seulement se sont écoulés depuis l'éclatement de la guerre civile entre le Guomindang et le PCC (Parti communiste chinois), jusqu'à la fondation de la République populaire de Chine (RPC) le 1er octobre 1949. Au début du conflit, ni le PCC, ni le Guomindang, ni les États-Unis ou l'Union soviétique n'auraient pu prévoir la rapidité de ce changement. Comment le PCC, d'abord en position d'infériorité, a-t-il pu vaincre le Guomindang ? Toutes les parties en cause voudraient trouver une réponse plausible. Partant de points de vue différents, les analystes sont parvenus à leur propre conclusion. Mais tous sont tombés d'accord sur un point : l'issue de la guerre a dépendu du soutien populaire. Dans la lettre que le secrétaire d'État américain Dean Acheson a adressée le 30 juillet 1949 au président Truman, il écrit que les forces apparemment puissantes du Guomindang étaient illusoires, que leurs premières victoires étaient basées sur du sable, que leur défaite n'est pas due à l'insuffisance de l'aide américaine, qu'en 1948, année décisive, les troupes du Guomindang n'ont perdu aucune bataille à cause de la pénurie d'armes ou munitions, et se sont désagrégées d'elles-mêmes à cause de la corruption, sans besoin d'être battues par quiconque, et que la pensée des Chinois allait aux communistes.

    « Deux mondes » dans un même pays

    John S. Service (1909-1999) est né à Chengdu, en Chine, dans une famille de missionnaires américains. Ce diplomate de l'ambassade des États-Unis en Chine devient un sinologue éminent. Il a pénétré dans les régions rurales et frontalières de la Chine pour effectuer des enquêtes sociologiques, connaître les conditions d'existence et la situation des gens de la rue. Il avait ainsi une vue plus ou moins profonde de la situation politique, économique et sociale en Chine. Le 20 juin 1944, il a adressé au Département d'Etat américain un rapport intitulé « La situation en Chine et propositions relatives à la politique des États-Unis ». Il écrit : « La Chine fait face à un effondrement économique. L'armée et les organismes gouvernementaux sont démoralisés, et le moral du peuple est au plus bas. La détresse se répand, le désespoir règne partout. L'autorité du gouvernement central s'affaiblit et ses ordres deviennent inopérants. La corruption est flagrante, le relâchement des lois et de la discipline a atteint un degré sans précédent dans l'administration et l'armée. Les intellectuels et les ouvriers qui souffrent le plus de l'inflation se trouvent entre la vie et la mort. Les paysans sont mécontents de l'enrôlement forcé, de l'imposition arbitraire et de toutes sortes d'exactions, et leur mécontentement ne cesse de s'accroître et de s'aggraver. Le mécontentement enfle aussi au sein des troupes du Guomindang. On ne voit aucun symptôme annonçant l'apaisement des tensions entre le Guomindang et le PCC. Au contraire, celles-ci ne cessent de s'aggraver. Maintenant, tout le monde estime que la guerre civile est inévitable. Le fait que le Guomindang recherche son propre intérêt et refuse d'écouter toute critique progressiste lui fait perdre le respect et le soutien du peuple. Si le mécontentement et le sectarisme ne gagnent pas en intensité au sein du Guomindang, ils tendent à se développer. Les intellectuels stigmatisent de plus en plus ouvertement la domination dictatoriale du généralissime ».

    Mao Zedong et John S. Service

    Le Guomindang est non seulement impuissant à changer cette situation, il contribue à son aggravation et perd ainsi sa position dirigeante sur toute la Chine. Un mois après l'envoi de ce rapport, John Service est arrivé à Yan'an, au sein d'un groupe d'observation militaire des États-Unis en sa qualité de fonctionnaire politique du Département d'État et de conseiller politique du quartier général des forces armées américaines pour la zone militaire comprenant la Chine, la Birmanie et l'Inde. A Yan'an, il s'est efforcé de ne pas céder à ses émotions. Mais tous les membres du groupe éprouvent le même sentiment : « Nous sommes arrivés dans un autre pays et y avons rencontré des gens différents ». La « mentalité et l'ambiance » y sont différentes de celles des régions dominées par le Guomindang. Il décrit ces différences en ces termes : « Ici il n'y a ni emphase, ni manières, ni cérémonie, que ce soit en paroles ou en actes. Les rapports entre les fonctionnaires et les habitants d'une part et nous de l'autre, et les rapports entre les Chinois eux-mêmes sont marqués par la franchise et l'amitié. En mentionnant Mao Zedong et d'autres dirigeants, on prend généralement un ton respectueux. On n'est nullement servile et obséquieux. Ils se joignent librement à tel ou tel groupe. Ici on ne voit pas de garde de corps, ni gendarme, et on n'entend pas la rhétorique grandiloquente utilisée par les bureaucrates de Chongqing. A Yan'an, on ne voit pas de policier et rarement un soldat. Il n'y a pas non plus de mendiant ni de phénomène désespérant de pauvreté. La tenue et la vie sont simples et sobres. À part les paysans, presque tout le monde porte un costume ordinaire, de toile tissée de manière artisanale, costume de style dit Sun Yat-sen. Nous n'avons rien vu d'ostentatoire ou d'apprêté. Partout l'accent est mis sur la démocratie et les rapports étroits avec le peuple. Le moral est élevé, et la guerre semble être proche et réelle. Ici il n'y a pas de défaitisme, ni de dégoût de la guerre. Au contraire, on garde une parfaite confiance. Nous avons l'impression que tout le monde a du travail, est sérieux et voué à une mission. La conscience politique est d'un degré étonnant. On n'entend pas de critique adressée aux dirigeants du Parti, ni de balivernes politiques. Dans le même temps, on ne se sent pas étouffé ou tendu. Les dirigeants sont sereins et confiants ».


    Après avoir énuméré ces phénomènes, S. Service a établi l'analyse suivante : « A Yan'an, j'ai assisté à un mouvement doté d'un programme politique et économique, bien organisé et progressant sous la conduite de dirigeants compétents. Tandis que le Guomindang a perdu sa nature révolutionnaire et se trouve désagrégé en conséquence, le PCC conserve son caractère révolutionnaire afin de continuer sa lutte, et il grandit et gagne en maturité. On ne peut pas s'empêcher d'avoir l'impression que ce mouvement est puissant et réussi, qu'il est poussé par une certaine force motrice, et qu'il ne peut pas être jugulé facilement parce qu'il est lié très étroitement au peuple ».

    C'est en Chine que S. Service a vu deux mondes : l'un constitué par le Guomindang et les régions placées sous sa domination, et l'autre par le PCC et les régions frontalières administrées par lui. Ce sont les deux parties belligérantes de la guerre civile, après l'issue victorieuse de la guerre de résistance contre l'agression japonaise. L'issue définitive de la guerre civile dépend dans une certaine mesure de l'existence de ces nombreuses différences entre ces deux « mondes ».


     

  • Shenzhen , 30 ans de développement , témoin de mes joies

    30 ans de zones économiques spéciales : le pont Luohu témoigne du processus de réforme et du développement de Shenzhen
     
    Le 22 août : un agent de police (à l'arrière-plan à droite) de Hong Kong est de service sur le pont Luohu

    Le célèbre pont Luohu de Shenzhen est un vaste pont piéton à deux étages. Il enjambe la rivière Shenzhen et relie Shenzhen et Hong Kong.

    Le pont Luohu dans les années 1960.
    Le pont Luohu dans les années 1970



    Construit au début des années 1900, il est le témoin de l'histoire moderne de la Chine. Il a connu les dernières années du gouvernement corrompu et mal avisé de la dynastie Qing, les humiliations essuyées par Hong Kong sous la domination coloniale, le développement de la Chine nouvelle, et les succès obtenus grâce à la réforme et l'ouverture du pays, ainsi que du retour de Hong Kong à la patrie.


    Le 22 août : les piétons traversent le pont Luohu pour Shenzhen

    Le port de Luohu, situé à la tête de pont, sur la rive nord de la rivière Shenzhen, est le plus grand port de contrôle continental frontalier de Chine. Dans les années soixante, le nombre annuel de passages sur le pont Luohu était de 800 000.

     

    Le pont piéton construit en 1985.


    Après le retour de Hong Kong à la Chine, le pont a connu une rénovation de grande envergure pour s'adapter aux échanges croissants dans le domaine politique, économique, commercial et culturel entre Shenzhen et Hong Kong.

    Le pont a été élargi jusqu'à 100 m de long et 15 m de large, et a été entièrement couvert. Il a été officiellement remis en service le 18 janvier 2005.

    Le 22 août : des piétons attendent le contrôle de leurs pièces d'identité à la douane du port de Luohu.


    Actuellement, le nombre de passages quotidien sur le pont Luohu est de 250 000, et atteint 395 000 dans les périodes de grande affluence, représentant presque la moitié du nombre total des entrées et sorties à la frontière.

    Le pont Luohu aujourd'hui

    Ce pont que j'ai tant de fois traversé et qui est témoin de mes joies et de mes peines. Bonheur immense quand je le franchis pour revenir en Chine et retrouver ma bonne ville de Shenzhen mais que je franchis avec un petit pincement au coeur quand je le franchis dans l'autre sens pour revenir en Belgique.



  • HISTOIRE DU TIBET

    Des cours de rattrapage sont nécessaires aux Français pour connaître l'histoire du Tibet

    Le quotidien français « Nouvelles d'Europe » a publié le 2 courant un commentaire indiquant que pour avoir des idées claires sur l'avenir, il est nécessaire d'envisager sérieusement la réalité historique et adopter une attitude prudente et circonspecte face à la réalité actuelle. Pour que les relations sino-françaises puissent s'engager à nouveau dans la bonne voie, la France doit alors reconsidérer avec le plus grand sérieux sa politique sur le problème du Tibet et adopter une position plus judicieuse et plus pragmatique. C'est pourquoi il est nécessaire pour les personnalités françaises gouvernementales et non gouvernementales de commencer à recevoir des cours de rattrapage sur l'histoire du Tibet.

    On vient d'apprendre que la Chine a décidé de reporter à une date ultérieure le Sommet sino-européen dont la tenue a été prévue pour le 1er décembre à Lyon, en France, ce afin de protester contre l'information claironnée par le Président de la République française Nicolas Sarkozy qui assume actuellement la présidence tournante de l'Union européenne en ce qui concerne sa prochaine rencontre avec le Dalai Lama en Pologne. La décision du gouvernement chinois a obtenu le soutien énergique et vigoureux de l'opinion publique chinoise à l'intérieur du pays.

    Il est dit dans le commentaire qu'en évoquant l'évolution historique du problème du Tibet, on remarque que la masse populaire française, qui donne son appui à la rencontre Sarkozy-Dalai Lama, ne connaît rien de l'histoire du Tibet, alors que son idée « le Tibet était autrefois en pays indépendant » est complètement fausse et erronée, et est totalement contraire à la réalité historique. Déjà à l'époque de la dynastie des Yuan (1271 à 1368), le Tibet a été intégré et incorporé dans le territoire chinois, tandis que l'incorporation de la Bretagne au territoire français datait de la fin du 15ème siècle. Pour ce qui est de la Corse, elle devint une partie de la France encore plus tard et c'était à partir de l'année 1769. Alors, le problème de l'indépendance du Tibet qui n'a pas lieu d'exister, comment est-il devenu un sujet à discuter ? A l'origine c'était une manipulation des colonialistes occidentaux, dont principalement la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

    Le commentaire estime que l'exil, ou pour dire avec plus de précision la fuite, du Dalai Lama à l'étranger a eu lieu il y a déjà près d'un demi siècle, et durant ce temps-là, le Tibet, dont le sort est étroitement lié avec celui de la Chine Nouvelle, a connu de grands changements et s'est complètement transformé et la capacité et l'influence de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis pour s'ingérer et pour intervenir dans le problème du Tibet s'amenuisent de jour en jour. Devant cette situation et confronté à cette réalité, le Dalai Lama, qui tombe en décrépitude et dont la santé se détériore de plus en plus, est désireux et impatient de réussir au plus vite. C'est pourquoi on peut s'attendre à ce qu'il fera tout pour « réchauffer » le problème du Tibet en saisissant l'occasion qui lui sera offert quelques mois plus tard, plus précisément au mois de mars 2009, lors du 50ème anniversaire de l'écrasement par le gouvernement central de l'insurrection du Tibet en mars 1959. Il ne laissera également pas échapper le moment propice actuel où le fléau financier s'aggrave et produit une influence profonde sur le monde entier qui est confronté à de nouvelles agitations et perturbations.

    Il y est dit que nonobstant la première intention de Nicolas Sarkozy, sa déclaration claironnante et parodique au sujet de sa rencontre avec le Dalai Lama a réuni et rassemblé, objectivement parlant, toutes les forces antichinoises, ce qui fait que les relations de partenariat stratégique sino-françaises est une fois de plus enlisées dans une « confrontation stratégique ». Mais, la façon de faire du Président français n'a pas reçu le même accueil favorable par tous les pays partenaires de la France au sein de l'Union européenne. Il semble qu'il lui est difficile de jouer le rôle de leader européen et de « démêleur » de crise, ce qui est son plus vif désir et son plus cher souhait. Mais, ce qui est plus grave pour lui, c'est que sa magouille pourrait fort possible accentuer la divergence et le désaccord de l'Union européenne en ce qui concerne sa politique envers la Chine. Il est prévu que ce genre de rebondissement imprévu se succèdera et la France sera plongée dans une situation diplomatique encore plus embarrassante et plus gênante, ce qui la réduira à la passivité.

    Pour conclure, l'article indique que le développement bon, sain et durable des relations entre l'Europe et la Chine et entre la France et la Chine nécessite qu'on laisse de côté les problèmes qui sont considérés par la Chine comme ayant rapport à ses intérêts sacrés et vitaux. En cas où l'on souhaite vraiment que les relations bilatérales retournent dans la bonne voie, il est peut-être nécessaire que les milieux gouvernementaux et non-gouvernementaux de la France commencent par apprendre l'histoire du Tibet afin de pouvoir rattraper leur retard sur cela.