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  • Une nouvelle liaison ferroviaire relie la ville chinoise de Harbin (nord-est) à l'Europe

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    Un nouveau service de fret ferroviaire reliant la ville chinoise de Harbin (nord-est) à l'Europe a été inauguré samedi, ouvrant une nouvelle route commerciale entre la Chine et l'Europe.

    Le train a quitté la gare de Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, samedi à 10h00, transportant 49 conteneurs de marchandises chinoises, telles que des produits électroniques et des pièces automobiles fabriqués dans le nord et le nord-est du pays, d'une valeur totale de 3 millions de dollars.

    Au cours de ce trajet de 9.820 km, le train passera par la Russie et la Pologne avant d'atteindre sa destination, Hambourg, en Allemagne, a indiqué Tu Xiaoyue, directeur général de HAO Logistics Co., Ltd, une joint-venture qui gère ce service.

    Un train partira une fois par semaine, et chaque trajet durera quinze jours. Le service transportera des marchandises depuis la Chine, la République de Corée et le Japon ainsi que depuis des pays européens tels que l'Allemagne, la Pologne, la France, l'Espagne et l'Italie.

    Plusieurs villes chinoises, dont Chongqing, Chengdu, Changsha, Hefei, Yiwu et Suzhou, ont lancé des servies similaires à destination de l'Europe avec comme destination Anvers,Rotterdam, Varsovie et même Madrid. Le coût est moindre et deux à trois fois plus rapide que les routes maritimes.

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    Cathédrale Sainte-Sophie à Harbin

     

  • Quel temps fait-il en Chine? Ca dépend, dans le sud +/- 30° mais dans le nord, - 42°

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    La province du Heilongjiang (nord-est) : les plus beaux paysages enneigés de Chine.

    Photo prise par la presse chinoise. Je n'ai jamais eu l'occasion de visiter cette région en hiver et cela me tente.

    Là nous sommes aux  confins de la Sibérie . Ces contrées furent tour à tour russes et chinoises.

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    Dans cette région le type d'habitation russe tel que les isbas que l'on rencontre en Sibérie. Cette photo fut prise au printemps dernier.

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    Là les enseignes sont bilingues, de même que les noms de rues et les indications routières.

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    Ce qui m'a surpris dans le grand nord, c'est la luminosité . Toute différente de chez nous et de toutes les autres régions chinoises. La photo fut prise dans le cimetière juif de Harbin , ouvert spécialement pour moi.

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    Cette photo a été prise par la presse chinoise , le même jour que la première photo .

    La province de Hainan , qui est une île tout au sud de la Chine : pour des vacances au soleil toute l'année . Ici la climat est tropical.

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    Photo prise en décembre 2006 ,

  • Suite au manque croissant de main d'oeuvre, la Chine construit plus de 30 usines de robots

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    La Chine est le plus grand marché de robots industriels du monde avec plus de 30 usines de robots en construction, ont annoncé les autorités.

    Qu Daokui, directeur adjoint du Centre national de recherche en robotique, a déclaré dimanche lors d'un forum à Shanghai que la robotique et l'Internet transformeraient l'activité manufacturière mondiale, et que la Chine entrait dans une décennie d'or du développement des robots fabriqués en Chine.

    Il n'y avait pas d'industrie de la robotique en Chine avant 2008, a-t-il indiqué. Néanmoins, avec la disparition du dividende démographique et le manque croissant de main d'oeuvre, la Chine est devenue le plus grand marché de robots industriels du monde en 2013, a-t-il précisé.

    Au cours des dix dernières années, le coût de production des robots a baissé de 5% en glissement annuel, tandis que le coût de la main d'oeuvre a augmenté de 10% sur un an, a révélé M. Qu.

    La robotique favorisera la transformation et l'amélioration de la main d'oeuvre chinoise, et les entreprises devront faire face à de nouveaux défis, tels que le recrutement et la formation du personnel, la transformation des technologies de production et le management, a-t-il ajouté.

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  • Inauguration d'un mémorial aux réfugiés juifs en hommage aux 13 732 personnes qui ont fui l'Europe ,à Shanghai

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    Un mémorial a été dévoilé hier au Musée des réfugiés juifs de Shanghai, en hommage aux 13 732 personnes qui ont fui l'Europe pour échapper à la persécution nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

    La structure comprend une statue de six personnes devant un mur de cuivre de 37 mètres de long et 2,5 mètres de haut, sur lequel ont été gravés les noms des réfugiés juifs à l'abri à Shanghai.

    La statue symbolise les 6 millions de Juifs tués par l'Holocauste, a expliqué hier le sculpteur américain d'origine chinoise He Ning lors d'une conférence de presse.

    Il a déclaré que l'idée d'un mur de noms lui était venue en 2002, lorsqu'il a appris avec Chen Jian, aujourd'hui conservateur du musée, qu'une réunion prévue à San Francisco des réfugiés juifs de Shanghai avait dû être annulée parce que la plupart d'entre eux étaient décédés.

    Ce n'est que lorsque le musée des réfugiés a ouvert ses portes en 2007, sur l'ancien site de la Synagogue Ohel Moshe dans le quartier de Tilanqiao, que les deux hommes ont commencé à penser à construire un mémorial.

    Chen Jian a révélé qu'il cherchait depuis longtemps à trouver une liste complète des réfugiés juifs de Shanghai. Il a baptisé le mémorial « La Liste de Shanghai », en référence au film « La Liste de Schindler ».

     

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    Les noms ont été recueillis par le musée grâce à l'aide de réfugiés survivants et du consulat israélien à Shanghai. La plupart des réfugiés venaient d'Allemagne, d'Autriche, de Pologne, de République tchèque ou de Lituanie.

    Parmi eux, Sonja Muhlberger, qui a participé à l'élaboration de la liste en signalant au musée l'existence d'une liste figurant dans le livre en langue allemande Exil à Shanghai de 1938 à 1947, qu'elle a révisé en l'an 2000.

    La liste du livre a été rédigée par trois jeunes filles juives employées par les forces japonaises, qui occupaient Tilanqiao pendant la guerre.

    « L'objectif déclaré de l'exercice était un recensement, mais les adolescentes n'ont pas donné tous les noms exacts car elles doutaient du but véritable », a déclaré Mme Muhlberger.

    Cette dame aujourd'hui âgée de 75 ans a expliqué qu'elle avait obtenu la liste d'un homme originaire de Vienne, qui l'avait volé à la police japonaise.

    Pendant la création du mur, Mme Muhlberger a vérifié l'exactitude des noms.

     

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    Sonja Muhlberger, dont le nom de jeune fille était Krips, est née à Shanghai en 1939, après que ses parents ont fui l'Allemagne. Son père avait passé quatre semaines dans un camp de concentration en Allemagne, mais avait été libéré après avoir promis de quitter le pays.

    Elle a dit se souvenir d'un parent aux Pays-Bas qui les avait aidés en envoyant des formulaires de demande de visa à sa mère.

    Après son emprisonnement en camp de concentration, son père n'a jamais oublié l'expérience d'être réduit à un nombre par les nazis.

    La famille Krips est retournée en Allemagne en 1947 avec un grand groupe de réfugiés juifs. Tous leurs noms, y compris celui du frère cadet de Sonja, qui est né à Shanghai, sont désormais inscrits sur le mur.

    Un touriste allemand était hier parmi les premiers à voir le nouveau mémorial, sur lequel est inscrit le nom de son défunt oncle, Josef Kahn.

    « Le mur est très impressionnant, et je suis heureux d'y voir le nom d'un membre de ma famille », a-t-il déclaré.

     

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    Merci à monsieur Huang Ming qui a œuvré auprès de la municipalité de Harbin afin que l'on ouvre spécialement

    et exceptionnellement  le cimetière juif de Harbin pour votre serviteur.

     

  • Premier mai en Chine,ou la victoire du capitalisme à la grande foire de la consommation

    Premier mai oblige, la Chine s'offre deux jours de congés ,auxquels s'ajoutent le weekend, ce qui fait que les Chinois jouissent de quatre jours de congés. A Shenzhen. La grande cité économique du sud de la Chine, à côté de Hong Kong, où se trouve votre serviteur, une foule compacte se presse dans la rue, agoraphobes s'abstenir.

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    C'est la frénésie de la consommation. Tout est fait pour attirer le chaland. En famille,en couple ou isolé , on se bouscule,on se laisse entraîner dans un tourbillon effréné , assourdis sous un brouhaha fracassant  Aujourd'hui.hui, c'est la victoire du piéton face à l'automobile . Ils sont trop nombreux. Les voitures qui n'ont que mépris pour les bipèdes sont bloquées et leurs Klaxons n'y peuvent mais. En Chiné, passage protègé ou non, le piéton n'a qu'une solution quand arrive un véhicule :prendre ses jambes à son coup!!!

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     A Harbin, ville située près de la Sibérie ,où j'étais en début de semaine, j'ai l'impression que les gens ne travaillent jamais,tant les rues principales sont noires de monde du matin au soir. Ils déambulent un pain sous le bras gauche ,tenant un bâtonnet de glace de leur main libre. Je n'ai jamais vu manger autant de glaces qu'ici où ĺhiver dure sept mois dont quatre avec des températures inférieures à -25°. J'ai testé , pour vous,et le pain et la glace . Ils sont excellents l'un et l'autre.

     

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  • LES FILS DE JACOB CHEZ LES FILS DU CIEL ou une histoire des Juifs en Chine

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    Plusieurs de mes articles ont comme sujet les Juifs en Chine. Que ce soit à Harbin ,Kaifeng ou Shanghai, je vous ai dressé une esquive sur ce sujet , sous l'angle du journalisme .

    Voici un texte qui présente les Juifs en Chine vu par un historien et un historien spécialiste de la question juive.

    Je vous souhaite bonne lecture de ce texte ,très intéressant , de Frédéric Viey ,historien, vice-président de l’Association Culturelle Israélite de Fontainebleau/Avon et Secrétaire Général du Conseil des Communautés juives de Seine-et-Marne.

     

     


    LES FILS DE JACOB CHEZ LES FILS DU CIEL

     

     

     

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    La longue saga du Peuple Juif est une mosaïque que les historiens depuis plus de deux siècles reconstituent ou actualisent. A travers la somme de documents qui existe sur la Chine, il est possible de retrace presque tout le quotidien de ces enfants d'Israël dans cette grande partie de l'Asie et ainsi visionner leur présence des Han à Mao. Afin de mieux comprendre l'installation d’un groupe juif dans plusieurs villes impériales dans l’Empire du Milieu. Il faut tout d'abord brosser le tableau général des axes de pénétration en Chine aux différentes époques, tant de celui des Juifs que de celui des autres influences religieuses comme l'Islam ou le Bouddhisme.


    Dans un deuxième temps, il faudra voir plus particulièrement le destin fabuleux de la  Communauté juive sinisée de Kaifeng.


    L'histoire de l'installation des Juifs en Chine est si dense qu'il faut la diviser en importants rameaux par voie terrestre et maritime :


    1) La Dynastie de Han, des marchands Juifs venant de l'Ouest.


    2) Kaifeng, des Juifs au terme de la Route de la Soie.


    3) Des Communautés Juives dans l’Empire du Milieu.


     


    A/ LES COMMUNAUTES JUIVES EN CHINE


    Tout au long de cette longue histoire, les Communautés Juives ont pu s'installer et développer leur propre culture.


     


    1) Des Juifs sous les Han.


    Dans la tradition chinoise, compte tenu des différentes invasions, la référence primordiale qui rattache chaque chinois est la dynastie des Han. Donc lors que les Jésuites ont pu rencontrer les Juifs de Kaifeng, leur première question fut:


    "A quelle date êtes vous arrivés en Chine ?"


    Les Juifs de Kaifeng, fiers de leur culture chinoise répondaient comme tout chinois: sous les Han. Or nous sommes à peu prés sur qu'il n'y a jamais eu de Juifs en Chine à l'époque des Han. Les premiers documents que l'on trouve sur la présence de juifs en Chine sont :


    I) Un morceau de lettre en Judéo-Persan daté de 718av. JC, découvert à Dandan Uilliq, une ville sur la route de la Soie. Les fouilles anglaises et françaises dans les premières années du XXème siècle ont permis de trouver un document en judéo-persan. Cette lettre provenait d'un marchand juif à son frère habitant, sans doute à


    Samarcande, faisant du commerce avec la Chine.


    II) Une page de Selikha (prières de pénitence entre Rosh Hachana et Yom Kippour), datant du VIIIème ou IXème siècle et découverte par Sir Aurèle Stein en 1908 dans les fameuses grottes aux 10.000 bouddhas dans la Province du Kansu, près du désert de Tarim. A Dung-Huang: Une page de Selikha a té trouvé dans une des grottes aux Mille Bouddhas. Elle fut découverte par Sir Aurèle Stein qui la donna à Paul Pelliot, sinologue français. Cette page de Selikha se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. Longtemps les chercheurs se sont penchés sur la stèle de Sinan-fou, découverte en 1625, pour savoir si c'était une stèle en araméen. Finalement, il a été possible de confirmer que cette stèle était un monument nestorien daté de 781. Les Nestoriens ou "Adorateurs de la Croix" avaient été chassés de l'Eglise par le Concile de Nicée. Ils ont été souvent assimilés aux juifs et beaucoup se convertirent au Judaïsme. Les deux voies d'arrivée des juifs en Chine furent la Route terrestre de la Soie (Moyen-Orient, Mossoul, Boukhara, Samarkand, le désert de Gobi, le Bassin du Tarim, Xian, Kaifeng, Pékin) et la Route maritime de la Soie. La flotte chinoise fut conduite par le grand navigateur Zhen Hé qui entreprit sept expéditions reliantla Chine à l'Afrique Occidentale. Le commerce dans cette région se fit surtout avec la multitude de petits bateaux rapides commandés généralement par des arabes.


     


    2) Les Juifs de Kaifeng à travers la Route de la Soie Même si vers 960, l'Empereur Song Zhao Kunang Yin donna son autorisation à un groupe de marchands Juifs pour s'établir à Kaifeng en leur disant : "Vous êtes venus dans notre Chine, Respectez et gardez les traditions de vos ancêtres et installez-vous ici à Pien-Liang (Kaifeng)’’, la fondation de la Communauté Juive dans l'ancienne Capitale de l'Empire du Milieu n'a pu se réaliser que quelques années plus tard. En effet, ce n'est qu'après une sinisation complète des Juifs que ceux-ci purent construire une synagogue en 1163. Au XVIIème siècle, le Père Jésuite Mattéo Ricci futle premier à rencontrer un mandarin juif originaire de cette ville à Pékin. Trois Jésuites ; Gozani, Domenge et Gaubil, sur les traces de Ricci, rencontrèrent vers 1720 les Juifs de Kaifeng, ils relevèrent les inscriptions religieuses en chinois et en hébreu et firent des dessins de l'intérieur et de l'extérieur de la synagogue. En 1851 des missionnaires chinois de confession protestante, envoyés par la "Society for promoting christianity among the jews" créée par le Révérend George Smith, sont partis à la rencontre des Juifs de Kaifeng et ont laissé différents écrits. Le dernier rabbin était mort vers 1800, la synagogue, en forme de pagode, avait encore subi un outrage des inondations, la guerre civile avait ruiné toute la population; la Communauté se mourrait. En 1900 des marchands Juifs de Shanghai, travaillant pour la ‘’Sassoon Company", créèrent une association : "Société pour Sauver les Juifs de Chine" mais la forte immigration des Juifs russes vers l'Amérique empêcha la réalisation des buts de cette société. A Kaifeng, il y avait également une forte communauté musulmane. Pour distinguer les Juifs des musulmans, les autorités provinciales les appelaient les "Bonnets blancs" (musulmans) et les "Bonnets Bleus" (les juifs). D'après les chroniques arabes, les Juifs et les Musulmans vivaient ensemble en bonne intelligence dans les grandes villes chinoises. Bien que nous n'ayons jamais eu de preuves formelles, nous savons qu'il y avait des communautés à Amoy: Selon ses contacts, Jacques Aron pensait qu'il y avait dans la ville d'Amoy plus de 2.000 juifs qui n'avaient ni temple, ni matériel religieux. Amoy fut l'un des cinq ports chinois accordés en concession par le Traité de Nankin.


     


    B/ DES TEMOIGNAGES


    Stanislas d’Escayrac de Lauture (1826-1868), émissaire de l’Alliance Israélite Universelle. Le Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture laissa une littérature très importante sur ses voyages dont l'un d'eux le conduisit en Chine avec le Corps expéditionnaire français. Il est l'auteur de "Mémoires sur la Chine" publié en cinq parties par la "Librairie du Magasin Pittoresque" dont le propriétaire était le député de l'Yonne: Edouard Charton. Il y consigna ses observations sur l'Empire du Milieu en parlant: dans l'introduction de ses souvenirs personnels et des généralités, puis de l'histoire, de la religion, et Gouvernement et des Coutumes. Pierre-Henri Stanislas d'Escayrac de Lauture naquit le 19 mars 1826, dans une vieille famille aristocratique. Il apprit l'anglais, l'espagnol, le portugais, travailla pour le Ministère des Affaires Etrangères et voyagea, entre autres, en Afrique, où il apprit l'arabe. Après la Révolution de 1848, il démissionna, et sa fortune importante lui permit de continuer ses voyages: Europe, Afrique et Moyen-Orient. Il publia entre 1851 et 1858: "Notice sur le Kordofan", "Le désert et le Soudan", "Mémoire sur le Ragle ou Hallucination du Désert" qu'il adressa à l'Académie des Sciences, "De la Turquie et des Etats musulmans" et "Voyage dans le Grand Désert et au Soudan". En 1859, il accompagna en tant que géographe l'expédition franco-anglaise envoyée en Chine pour imposer aux Chinois le respect des commerçants et missionnaires européens. Chargé d'une mission diplomatique par le Gouvernement Impérial, il suivit les armées alliées et participa à la marche sur Pékin. Enhardi par ses bons rapports avec les indigènes, il prit l'habitude de circuler seul. Le 18 septembre 1860, il fut enlevé par les habitants du village de Toung-Tchéou entre Tien-Tsin et Pékin, blessé et laissé sans soins. Il fut ensuite transféré au bagne de Pékin et libéré plusieurs semaines plus tard, mais la gangrène le priva de ses mains. Dans le premier semestre de 1861, le Rabbin Mahir Charleville évoqua, lors d'une réunion du Comité local de Paris de l'Alliance Israélite Universelle, la question des Juifs de Chine. Le Comité Central de cette organisation juive adressa au Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture un questionnaire sur les Juifs de Kaifeng et sur les Juifs de Chine en général. Le "Bulletin de l'Alliance Israélite Universelle" publia le courrier qui lui fut adressé en Chine en précisant sa mission. Le résultat des recherches d'Escayrac de Lauture, sous forme de lettre adressée à l'Alliance IsraéliteUniverselle en date du 15 juillet 1861, parut dans "Les Archives Israélites" de cette même année. Il rentra en France en 1862 en mauvaise santé, reprit difficilement sa vie antérieure et mourut à Fontainebleau le 20 décembre 1868. De retour en France, il dicta ses souvenirs en partie à son frère: non pas un journal de voyage, mais une somme de connaissances sur l'histoire, la religion, le gouvernement, les coutumes chinoises, qu'il avait amassée au cours de son séjour. Son père, le Marquis Marie Joseph Henri Léonce d'Escayrac de Lauture, faisait partie de la Commission des canaux et des routes sous le Second Empire. Il est l'auteur de différents traités sur ce sujet. En mai 1861, au regard de la proposition faite à son fils par l'A.I.U. concernant les Juifs de Chine, il adressa à M. Jules Carvallo, Président de l'Alliance Israélite Universelle, la lettre suivante:


    "Monsieur le Président,


    Je m'empresse de répondre à la lettre que vous avez fait l'honneur d'écrire à mon fils, maintenant en route pour rentrer en France, au sujet des israélites établis en Chine bien avant la venue du Christ. Je puis d'avance vous affirmer, Monsieur le Président, qu'il s'empressera, à son retour, de mettre à votre disposition tous les documents dont il pourra disposer. J'ignore s'ils sont nombreux toutefois leur exactitude ne laisse aucun doute dans mon esprit, car mon fils ne porte pas seulement une incroyable activité dans ses investigations mais il recherche la vérité par tous les moyens possibles.


    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance


    de ma considération la plus distinguée."


     


     


     


     


    C/ LES COMMUNAUTES JUIVES EN CHINE


    Ville                          Province                   époque          Provenance              nombre


    Canton          /         Kwungtung /         9ème siècle   / Inde            Perse  /        beaucoup


    Chüanchow /         Fukian           /         14èm siècle /           Inde/Perse   /            inconnu


    Ning-Po        /         Chekiang     /         XV-XVIIè /   Inde/Perse   /         inconnu


    Kaifeng         /         Honan          /         IXème               /      Inde/Perse /            1500-2000


     


    SHANGHAÏ


    Au début du XIXème siècle, Shanghaï n'était qu'un petit village de pêcheurs, avec la signature du Traité de Nankin en 1841 stipulant l'ouverture de cinq ports internationaux, elle va se développer très rapidement. Située dans la partie Est du delta du Changjinang, au bord de la mer de Chine orientale, Shanghaï va s'ouvrir au commerce international et à la convoitise des grandes puissances. Dès le début du XXème siècle Shanghaï, ville la plus cosmopolite des cités internationales, fut appelée "Paris de l'Orient", ville ouverte par le biais des légations internationales. La famille Sassoon installa sa firme à Shanghaï vers 1842. Les juifs étaient alors un petit groupe, environ 10 personnes dans un premier temps sans femme et famille. En 1944, Shanghaï ne compte que 23 résidents étrangers avec leurs familles, 11 maisons de commerce et 2 missionnaires protestants. Le conflit franco-britannique contre la Chine draina dans tout l’Empire du Milieu des commerçants juifs de tous horizons. En 1900, quelques employés de la E.D. Sassoon, s’inquiétant du sort de leurs coreligionnaires de Kaifeng, créèrent la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’ afin de les prendre en charge puis ensuite essayer de faire revivre cette communauté sur les bords du Fleuve Jaune. Le ‘’Jewish Chronicle’’ fit paraître dans ses colonnes un article consacré à cette société d'entraide le 31 aout 1900. (voir texte en anglais, annexe 1). Lewis Moore, Président de cette association juive à Shanghaï, adressa un courrier de présentation à l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Paris, à l’entête de E.D. Sassoon and Co et avec le tampon de la ‘’Society for rescue of the Chinese Jews - Shanghaï.’, et demandant une contribution pour la reconstruction de la synagogue de


    Kaïfeng. L’A.I.U. possède encore une circulaire dactylographiée reçue le 19 août 1902, envoyée par L. Moore et décrivant les buts de la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’ :


    En mars 1924, cette Société de Secours essaya de se réorganiser et embaucha David  Levy, bedeau de la Synagogue Ohel Rachel de Shanghaï pour s’occuper de la Communauté Juive de Kaifeng. Comme les délégués, qui avaient été envoyés par Georges Smith et Medhurst dans la Capitale du Honan, David Levy était chinois et prétendait être membre de la Maison d’Israël. Son nom de famille en chinois était Wong, et il venait de Khotan, une oasis dans la province du Sinkiang à approximativement deux mille kilomètres à l’Ouest de Kaifeng. Levy prétendait que plusieurs colonies juives avaient été fondées depuis très longtemps dans cette région.


    Le Kansu et le Xinjiang représentent une vaste région qui appartient au Turkestan chinois où les Juifsétaient des éléments florissants. Avant la première guerre mondiale, ces Juifs turkmènes pratiquaient le commerce principalement dans le Turkestan russe et en Sibérie. Ces Juifs du Nord-Ouest de la Chine étaient très respectés par les autres chinois de ces régions et vivaient particulièrement en bonne intelligence avec les musulmans du Kansu. Un de ces commerçants juifs, natif de Khotan, et dont le nom était Wong (Prince) était l’ancêtre de David Levy. Le nom de famille Wong aurait été donné aux Lévites qui se seraient installés dans cette régionde puis des temps immémoriaux. David Levy parlait le Mandarin, le Turc et un peu le Russe, il savait également lire l’hébreu. Il avait alors soixante dix ans mais semblait être en pleine force de l’âge. Lorsqu’il fut choisi pour tenir ce poste par les Membres de la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’, il était assistant du Shammash de la Synagogue Ohel Rachel à Shanghaï et fut dans un premier temps envoyé pour le compte de cette ‘’Société’’ pour s’occuper des Juifs de Kaifeng. Il y a une photo data justement de 1924 où figurent devant la Mission de l’Eglise Américaine de Kaifeng un groupe de Juifs chinois encadré d’un côté par un prêtre et de l’autre par David Levy vêtu d’un châle de prières (talith) et des phylactères (tephillin). Après une réunion qu’il eut avec ce groupe, il demanda à deux juifs, Chao et Shih Chung Yung, de faire les plans de la synagogue et de rédiger un rapport sur la Communauté. Mais de retour à Shanghaï Wong-Levy fut, pour différentes raisons, considéré comme un imposteur et les Juifs de Shanghaï refusèrent de l’envoyer à Kaifeng avec sa famille pour être le chef religieux de cette communauté. Après cet échec, dans un second temps, il fut envoyé à l’intérieur de la Chine pur faire des recherches sur la présence d’Israélites dans les lieux les plus reculés de la nouvelle république. Acceptant cette mission malgré la guerre civile, il partit donc, muni d’un petit viatique, sur les routes de l’exil, il entretint une correspondance très suivie avec les membres de la ‘’Société de Secours’’ jusqu’au jour de sa disparition. Il a été impossible de déterminer s’il était mort de cause naturelle ou s’il avait été assassiné par des soldats. Selon sa correspondance, il est indubitable que David Levy passa dans le Honan, le Shensi et le Kansu en suivant le Maréchal Feng Yu-hsiang, commandant en chef de l’armée du Nord-Ouest. C’était un homme très versatile et très opportuniste, il semble qu’il essaya de collecter 10.000 US dollars en monnaie chinoise pour construire une synagogue et une école hébraïque à Kasghar et que le principal donateur était le ‘’Tuchun’’ de Kasghar, le Général Ma Fu-hsiang qui disait être de père juif et de mère musulmane. Wong, alias David Levy, fut-il assassiné sur les ordres de son mécène qu’il aurait voulu escroquer ou par des troupes irrégulières révolutionnaires, qui connaissant sa situation financière, voulurent le détrousser?


    Tout était plausible dans la Chine de cette époque, mais la ‘’Society for Rescue of the Chinese Jews’’ venait de perdre avec David Levy un agent très compétent.


     


    L’Alliance Israélite Universelle ou l’Anglo-Jewish Association à Shanghaï


    Dans les différents groupes Sassoon de Shanghaï, les employés juifs aidèrent financièrement la ‘’Anglo-Jewish Association’’, en envoyant leurs dons à l’Alliance Israélite Universelle. Les dons se faisaient en taëls ou en dollars dès la fin du XIXème siècle. Dès la création des Comités de l’A.I.U. en Chine, celle-ci aidait la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’. Hélas, compte tenu des besoins énormes sollicités par les vagues d’immigration vers l’Amérique, l’Argentine et la Palestine, l’A.I.U. arrêta ses subventions à quelques juifs sinisés complètement déjudaïsés.


     


    J’adresse mes plus sincères remerciement aux le Prof. Pan Guan, doyen du département des Etudes Juives à l’Université de Shanghaï, Prof Xu Xin, recteur du d


    épartement des Etudes Juives à l’Université de Nankin, Prof. Zhang Qianhong, directeur u département des Etudes Juives à Kaifeng pour leurs renseignements et leur soutien. Mes remerciements particuliers vont à mon ami à Jean-Claude Kuperminc et à tout le personnel de la Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle, ainsi qu’aux directeurs des bibliothèques de l’Extrême-Orient du Collège de France et de la Mazarine pour avoir mis à ma disposition leur temple du savoir. Ma reconnaissance va aussi à mes amis Maurice Ohana et Bernard Edinger.


    Frédéric VIEY,


     


    *Annexe 1


    Jewish Chronicle 31st August 1900.


    ‘’ Rescue Society formed at Shanghaï


    In the paper which Mr Marcus Adler read at Jews Col


    lege on June 17th


    were be communicated letters which had been received by the chief rabbi from some prominent English Jews in Shanghaï, where a meeting, attended by some thirty european and eastern Jews, was held on May 14thwith Mr Simon A. Levy in the chair.


    Mrs J. Salomon of the firm of Messrs E.D. Sassoon and Co, addressed the meeting on the steps already to enter into communication with the Jews at Kai-Feng-Fu and he mentioned an offer made by general Mesny to Mr H. Gensburger (who was acting as secretary to the meeting) to go there and bring a few of the native jews in Shanghaï. After some remarks by the Rev. Dr M. Linczer, Mr S. Moosa moved and Mr Edward I. Ezra seconded : that a society be formed to be call ‘’Society for the rescue of the Chinese Jews’’. The motion was carried and it was further resolved to give the Society the Hebrew title : (Hevra Leezrat beni Israël hasinim). The following gentlemen were elected to form a committee, in whose hands the matter approaching the Chinese Jews to be left : Messrs D.E. I. Abraham, Edward I. Ezra, E. M. Ezra, N. E.B. Ezra, H. Gensburger, R.J. Hardoon, S.A. Hardoon, N.S. Levy, Simon A. Levy, Lewis Moore, A.E. Moses, M.A. Sopher, S.J. Solomon and R.E. Toeg. A subscription of one dollar per month is to be paid by each lady or gentleman member of the society. At a meeting of the Committee held later in the day, it was agreed to approach the committee of the Shanghaï branch of the Anglo-Jewish Association and ask them to communicate with their London Council on the subject as it may be found necessary in future toask their co-operation in the matter’’


     

     

     

  • Quand Shanghai et la Chine étaient la terre promise pour les Juifs persécutés d'Europe

    Pendant la seconde guerre mondiale , la Chine fut le seul pays au monde qui accepta les juifs sans numerus clausus, ni visa et, parce que, port franc, les réfugiés pouvaient arriver à Shanghai soit par terre soit par mer . Quelques-uns partirent de Marseille par  ligne maritime.

     

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    Ohel Moishe  synagogue de Shanghai

    Pour la première et sans doute la dernière  de leur histoire, les Juifs sont propulsés dans un milieu qui ne nourrissait  aucun préjugé à leur égard. En cela la culture chinoise, largement baignée d’humanisme confucianiste  se distingue de l’Islam et du Christianisme, qui n’ont su inventer  leur identité que par rapport et contre le Judaïsme.

    En Chine, être étranger est un avantage , c'est même un privilège tant les Chinois sont hospitaliers par nature. Cela du être une surprise pour ces Juifs quittant les pays européens où ils étaient méprisés et maltraités d'être reçus en Chine comme des amis, appréciés dans leur différence , sans qu'on leur demande de s'assimiler.

    Il y avait bien la communauté juive de Kaifeng, mais à ce moment on l'avait perdue de vue  puis vers 1906 , ces Juifs fuyant les pogroms de Russie qui se réfugièrent à Harbin ( voir sur ce blog mon article du08/01/2009).

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    Synagogue de Harbin (Dongbei-Nord-Est de la Chine)

    Dès 1933, commencent à arriver à Shanghai  des réfugiés juifs allemands chassés par le Nazisme auxquels se joindront les Juifs de Harbin où les Japonais s'installent  ; en 1939, ils seront 15 000. En1940 , quelques 6 000 juifs polonais installés en Lituanie arrivent à leur tour. Un ghetto sera mis en place en 1943 par les japonais ; il comptera 30.000 juifs.

    Ces Juifs qui arrivent avant et pendant la guerre à Shanghai ont tout perdu dans leurs tribulations, consacrant le peu de biens qu’ils ont pu conserver à financer leur voyage. Les Chinois voient débarquer dans leur ville d’étranges individus qui ne pouvant pratiquer leur profession, étaient réduits à exercer  des métiers manuels qui jusque là étaient réservés aux Chinois. On aurait pu croire en une attitude hostile de la part des Chinois vis-à-vis de ces pauvres bougres qui venaient les concurrencer sur leur propre terrain professionnel . Et bien non ! , les Chinois accueillirent les Juifs bésévér panim yafot, soit avec gentillesse et compréhension, et des liens forts se nouèrent entre les autochtones et les réfugiés.  Les Chinois furent d’ailleurs subjugués par les facultés d’adaptation de ces Juifs. De nombreux témoignages, notamment d’enfants juifs, qui quitteront  après la guerre la Chine, pour  Israël ou les Etats-Unis,  montrent qu’ils passèrent les plus belles années de leur vie à Shanghai. Ehoud Olmert est parmi ceux là. Le grand-père de l'ancien Premier ministre israélien est enterré à Harbin . J'espère bientôt me rendre dans cette ville et photographier sa tombe.

     

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    C'est à ce moment que Long Yun , Président du Gouvernement national de la province du Yunnan, Chinois de l'ethnie Yi , propose aux Juifs de s’installer dans sa province.  La province du Yunnan est peu peuplée, les terres y sont  fertiles, les Juifs rassemblés à Shanghai, sont  riches en connaissances, industrieux et habiles ; la province du Yunnan, et, par de là toute la Chine,  n’aura qu’à gagner de  leur présence industrieuse. Au même moment deux juifs influents Jakob Berglas et Maurice William présentent un plan au gouvernement des Etats-Unis pour transplanter les juifs d’Europe centrale vers la Chine.  Et en fait l’initiative tombe à l’eau par la faute des Japonais.( source le livre de Gao Bei-Shanghai Sanctuary  Oxford University Press)

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    L’épisode shanghaïen et la tentative, non aboutie, d’installer une large colonie juive dans le sud de la Chine est non seulement un épisode peu connu de la Seconde guerre mondiale mais riche de sens quant aux relations qui peuvent s’établir entre Juifs et leurs hôtes lorsque ces derniers n’ont pas d’apriori vis-à-vis des Juifs.On peut conjecturer jusqu’à l’infini sur ce qui aurai pu se passer si  les Juifs étaient venus en nombre s’installer en Chine.
    ils font comme les autochtones et embrassent les mille et un métiers qui se pratiquent dans la rue chinoise : cordonniers, livreurs, couturiers, réparateurs de produits usés jusqu’à la corde, pour qu’ils puissent servir  encore quelque peu. Les Chinois observent ces longs nés et les trouvent industrieux et pas fainéants, amicaux et pas arrogants pour un sou. La rue chinoise se réorganise ; chinois et juifs se partagent le travail . Les enfants aux cheveux blonds et les petits chinois  jouent ensemble dans les terrains vagues et slaloment à travers les échoppes. Les témoignages de juifs qui ont passé leur enfance à Shanghai sont unanimes : ce furent les plus beaux jours de leur vie. Pas de cloisonnement, peu de bagarres. Seulement des enfants qui s’amusent et des adultes qui peinent pour les nourrir et les vêtir.
     

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    Outre leur bonne volonté et leur force de travail,  Les Juifs apportent à Shanghai aussi leur dieu et leur Torah. Brouhkim Habaïm, soyez les bienvenus, disent les Chinois, vous et votre dieu et vos synagogues. D’ailleurs plus on est de dieux en Chine plus on rit , pensent-ils. Abondance de dieux ne nuit pas ; bien au contraire. Et puis les Juifs comme les Chinois ne font pas du prosélytisme.
    Encore aujourd'hui vous verrez des bouddhistes chinois adorer en plus des divinités bouddhistes , les anciens Dieux de leur religion antique, au xvème siècle les Jésuites avaient converti beaucoup d'élites chinoises mais ceux-ci ne voulaient pas abandonner leurs Dieux et coutumes, cela déboucha sur la Querelle des Rites. La Chine s’appelle traditionnellement Zhongguo, l’« Empire du Milieu », ou  Zhonghua, la « Lumière du Milieu ». Ce « Milieu » a certes  une acception cosmologique de centre de l’univers ;  mais aussi une acception morale : « l’Empire de la juste mesure ». Du comportement moyen, de la voie du milieu si chère à Maïmonide et à Confucius, du Derekh Erets.
     

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     Maïmonide s’est fait connaitre par son livre philosophique Le Guide des Egarés, Moré Névoukhim qui eut un retentissement considérable auprès des juifs et des non-juifs.

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    Si Maimonide était médecin, Confucius était un conseiller politique qui ambitionnait d’amener le prince à adopter la voie juste, dans son intérêt et de celui de ses sujets. Leur démarche est pratiquement identique, souvent au mot près.

    Ah qu’il était doux et agréable de vivre dans un pays où les habitants ne nourrissent pas à votre égard d’horribles à priori. En hébreu, on dirait Iné ma tov ou ma naïm Chévét Ah’im Gam Yahad (qu’il est bon et agréable que des frères soient assis ensemble). Pour la première, et la dernière fois de leur histoire, une poignée de juifs étaient venus s’installer, pour un laps de temps indéterminé, dans un pays qui n’avait jamais entendu parler d’eux. Et miracle on les apprécie, pour ce qu’ils sont tout simplement, pour leur manière courtoise de se comporter avec  ceux qui étaient là avant eux.
    Si les Musulmans et les Chrétiens, toutes mouvances confondues, y compris les agnostiques et les athées, représentent aujourd’hui 50% de l’humanité, il ne faut pas oublier l’autre moitié des habitants de la planète. Cette moitié là ne considère pas Israël comme le petit Satan ; d’abord parce qu’ils ne croient pas au Satan  et aussi, parce qu’ils n’ont pas eu à inventer leur identité par rapport et contre le Judaïsme. Les jeunes israéliens qui, après leur service militaire, partent à la découverte du grand monde, ne s’y sont pas trompés ; leurs pas les entrainent vers l’Extrême-Orient mystérieux et exotique, et ils participent à la bonne entente qui règne entre la Chine et l'Etat d'Israël.
     
     
  • Une bière sur six bues en Chine est une bière d'AB Inbev le plus grand brasseur du monde qui fête sa 600 millionième Stella Artois cette année

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    Le brasseur AB Inbev, le plus grand du monde avec un chiffre d'affaires de 29,8 milliards d'€ en 2012, a fêté mercredi sa 600 millionième Stella Artois cette année dans la brasserie du même nom à Leuven en Belgique, en présence du Premier ministre Elio Di Rupo.

    L'histoire de la bière Stella Artois remonte à 1366, avec la création de la brasserie Den Hoorn à Leuven. Elle a été rebaptisée "brasserie Artois" avec l'arrivée du maître-brasseur Sébastien Artois en 1708. Aujourd'hui, Stella Artois est disponible dans près de 100 pays et constitue l'une des quatre marques internationales du groupe AB Inbev, basé à Leuven.

     

    C'est surtout aux Etats-Unis que Stella Artois a connu un grand succès, avec une croissance annuelle à deux chiffres depuis 2007, a indiqué Carlos Brito, le CEO du brasseur, à Xinhua. Il a aussi révélé qu'il se rendait quatre fois en Chine chaque année, d'autant que le marché chinois est "très important" pour AB Inbev.

     

    AB Inbev s'engage maintenant dans plusieurs brasseries chinoises qui ont totalisé une production de cinquante-huit millions d'hectolitres en 2012. La stratégie d'AB Inbev en Chine est de promouvoir des marques nationales, a expliqué M. Brito. Le brasseur leader au niveau mondial exporte également vers la Chine la bière Leffe et Hoegaarden, deux autres marques belges.

    Budweiser, Stella Artois, Beck’s , Hoegaarden et  Leffe sont les 5 grandes marques internationales de sa production que le brasseur belge distribue en Chine.

    Harbin, Sedrin, Double Deer, Jinling, Jinlongquan, KK, Red Rock, Daxue et  Weixue sont les principales marques locales que AB Inbev produit et distribue en Chine.

    AB Inbev est présente en Chine depuis 1984 . Sa première implantation fut dans la brasserie  "Zhujiang Brewery " à Guangzhou.

     

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    Selon un communiqué d'AB Inbev, plus de 50% de la production belge du brasseur est aujourd'hui destinée à l'exportation. Les marchés les plus porteurs sont la France et les Pays-Bas, lorsque l'exportation vers les Etats-Unis a quadruplé depuis 2004.

     

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    Ne croyez pas qu'il n'y a que AB Inbev représenté en Chine. De petites brasseries belges sont ausi sur le marché chinois. Ainsi, j'ai eu le plaisir de déguster une excellente De coninck , à la pompe SVP ,de la brasserie anversoise éponyme à Beijing ( et pas dans un quartier d'expats).

    Pour moi, c'est une des meilleures bières, que malheureusement on trouve difficilement à Bruxelles. On la trouve , au tonneau, dans la région de Halle .

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  • Chine : écroulement d'un pont à Harbin,dans le Dongbei , trois morts et 5 blessés

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    Trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées suite à un écroulement d'un pont survenu vendredi à Harbin, capitale de la province du Heilongjiang, en Chine du nord-est, selon la police locale.

     

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    Le pont de Yangmingtan traversant le fleuve Songhua à Harbin s'est écroulé vendredi matin vers 05H30, quatre camions roulants faisant une chute.

     

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    Le pont d'une longueur de 15,4KM a été ouvert au trafic en novembre 2011.

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    Une enquête a été menée sur la cause de cet accident.

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  • La Chine exhorte le Vatican à ne plus menacer d'excommunier les évêques chinois

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    Le Bureau d'Etat des Affaires religieuses (BEAR) a appelé mercredi le Vatican à ne plus menacer d'excommunier deux évêques chinois qui seront ordonnés prochainement sans approbation papale, et à revenir vers "la voie correcte du dialogue".

    Ces menaces d'excommunication sont "extrêmement déraisonnables et brutales", a déclaré un porte-parole du BEAR dans une déclaration.

    Yue Fusheng et Ma Daqin seront respectivement ordonnés le 6 et le 7 juillet dans la province du Heilongjiang (nord-est) et à Shanghai (est).

    Yue Fusheng


    L'Association des Catholiques patriotes de Chine (ACPC) a été obligée de commencer à ordonner ses évêques élus dans les années 1950 après que le Vatican ait menacé de les faire excommunier.

    L'ACPC a depuis lors ordonné plus de 190 évêques élus, ce qui était favorable au maintien et à la promotion du développement sain des églises chinoises, selon ce porte-parole.

     

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    Continuer la pratique de l'ordination d'évêques élus par l'ACPC est nécessaire pour diffuser le catholicisme en Chine, d'autant plus que certains diocèses n'ont pas d'évêques depuis quelque temps déjà, a indiqué ce porte-parole dans le texte.

    Cette pratique répond aussi à la forte aspiration de la majorité des prêtres et des catholiques de Chine et est une manifestation de la liberté religieuse, a-t-il ajouté.

     



    "Tout rejet ou toute ingérence dans cette pratique religieuse est une restriction à la liberté et un acte intolérant. Il est nuisible au développement sain des églises tant en Chine que dans le monde", a fait savoir ce porte-parole dans le texte.

    Le gouvernement chinois désire discuter de tous les sujets, dont l'ordination des évêques, avec le Vatican, mais le gouvernement continuera à soutenir l'ACPC dans leur élection indépendante et leur ordination de ses évêques avant que les deux parties aboutissent à un consensus, a fait remarquer le porte-parole.