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  • L'empreinte laissée par Deng Xiaoping en France

    Deng Xiaoping à seize ans.Deng Xiaoping à seize ans.

    Dans les années 1920, Deng Xiaoping fait un long voyage pour aller en France et participer au mouvement Travail-Etudes. Il approfondit ses connaissances scientifiques et recherche des idées pour sauver son pays. C'est en France qu'il s'engage dans une longue voie révolutionnaire.

    Le 27 août 1920, 83 élèves sortis de l'école préparatoire pour le mouvement Travail-Etudes en France à Chongqing quittent leur pays natal. Parmi eux se trouve Deng Xiaoping. Âgé de seize ans, il est le plus jeune. Il s'appelle alors Deng Xiansheng pour ses proches, et Deng Xixian dans le cercle académique. Les jeunes gens embarquent à bord du paquebot André Lebon le 11 septembre à Shanghai et arrivent le 19 octobre à Marseille. Leur arrivée fait sensation. Dans le numéro du 20 octobre 1920 du journal Le Petit Marseillais, conservé dans les archives de la mairie, on trouve le reportage suivant : « Une centaine de Chinois âgés de 15 à 25 ans sont arrivés à Marseille, vêtus de costumes de style occidental, un béret sur la tête et chaussés de souliers pointus. Courtois, ils se tiennent tranquillement sur le pont du bateau André Lebon ».

    Départ immédiat pour Bayeux, dans le nord de la France. Ils arrivent au collège situé au cœur de la ville, appelé aujourd'hui collège Chapatier, après sa reconstruction dans les années soixante. Deng Xiaoping et 23 autres élèves chinois s'inscrivent officiellement le 22 octobre 1920 au collège de Bayeux, qui crée spécialement des cours de français pour eux. Le directeur René Cavaroz montre la seule trace écrite des études de Deng Xiaoping, le relevé des frais versés par les élèves chinois. Sur le document, on trouve des frais divers de 18,65 francs au nom de Deng Xixian au mois de mars 1921, et ses dépenses totales sont de 244,65 francs (notamment pour les blanchissage et raccommodage, location, literie, frais de scolarité, pension). Le futur dirigeant chinois était de toute évidence très économe.

    Les études de Deng Xiaoping ne durent que cinq mois, parce que l'ambassade de France à court d'argent interrompt le financement. Dès lors, il mène une vie instable, dans un mouvement mi-travail mi-étude.

    Après son départ de Bayeux, Deng Xiaoping et ses condisciples intègrent l'usine Schneider dans le Creusot. Deng y travaille comme lamineur pour 6,6 francs par jour. Avec un revenu si faible, il ne peut pas continuer ses études, ni même manger à sa faim. Il démissionne peu après et est recommandé pour aller à Montargis.

    L'école où il étudie au centre de Montargis n'existe plus aujourd'hui. Les bâtiments demeurent et abritent l'Hôtel de Ville. On dit que le dortoir des étudiants chinois se trouve au premier étage. Deux platanes vigoureux se dressent dans la cour. Selon une vieille concierge, les étudiants chinois ont posé pour une photo souvenir devant ces deux arbres. Ils travaillent dans l'usine de pneus Hutchinson à Chalette, au nord de Montargis. L'usine produit aujourd'hui des pièces détachées automobiles. Les étudiants chinois aiment faire du vélo et vont souvent dans des cafés locaux pour organiser des réunions et se divertir. Selon une anecdote, lors de sa visite en 1975 en France, le désormais vice-premier ministre Deng Xiaoping, interrogé sur les besoins, a répondu : « Je voudrais bien manger un croissant de Montargis ».

    Durant son séjour de jeunesse, il commence à lire des livres progressistes. Le jeune homme mène une vie rude et connaît l'exploitation capitaliste cruelle des ouvriers. Inspirés par la Révolution d'Octobre en Russie, Deng et d'autres étudiants chinois adoptent le marxisme et s'engagent dans une voie révolutionnaire.

    Après Montargis, Deng Xiaoping se rend à Paris pour travailler à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt. Dans les archives de cette dernière est conservée la carte d'inscription de Deng Xiaoping, avec le numéro 82409A. Il travaille dans l'atelier d'ajustage. Selon des récits, c'est à ce moment que Deng Xiaoping devient amateur de football. À Paris, les matchs sont fréquents et le jeune homme ne manque pas d'y assister dans son temps libre. On dit que lors de la Coupe du monde organisée à Paris durant son séjour, malgré sa pauvreté Deng consacre les cinq francs en sa possession pour acquérir le billet le moins cher.

    C'est à Paris que Deng Xiaoping et Zhou Enlai se rencontrent et entament leur trajectoire révolutionnaire commune. En juillet 1924, Zhou rentre en Chine, et Deng, âgé de seulement 20 ans, est élu membre exécutif du cinquième congrès de la Ligue de la jeunesse socialiste en Europe. Bientôt, il adhère au Parti communiste chinois.

    Deng Xiaoping et ses camarades révolutionnaires suscitent l'attention de la police française. À partir de juin 1925, le nom de Deng Xiaoping apparaît dans les archives de la préfecture de police. C'est grâce à ces archives que nous connaissons l'adresse de l'hôtel où Deng Xiaoping résidait.

    Le 8 janvier 1926, la police donne l'ordre d'arrêter Deng Xiaoping et d'autres étudiants. Cependant, la veille, Deng et ses camarades entendent la nouvelle et prennent le train pour Moscou.

    Traduction d'un article en chinois rédigé par Shen Xiaoquan, maître de recherches au Centre d'étude des problèmes mondiaux de l'agence Xinhua.

  • LA CULTURE HAKKA

    Un opéra-danse Hakka à Beijing

     

     

    Quand on parle de la culture Hakka, les gens pensent à ces airs folkloriques et à ce peuple vivant dans ces rustres habitations rondes du Fujian. Pour davantage promouvoir cet élément du Patrimoine mondial, l'opéra-danse "Le Charme des habitations de terre" va être produite au Centre National des Arts Scèniques de Beijing. A Hei vous montre les coulisses de ce spectacle prometteur.

    Les Hakkas sont des Hans , l'ethnie majoritaire chinoise, qui vivent dans le sud de la Chine .Ils  se considèrent comme les lointains descendants de réfugiés originaires des provinces du Hena, du Shanxi et du nord du Hubei dont ils furent chassés .



    "Le Charme des habitations de terre" nous narre l'histoire de la vie de ce peuple tellement travailleur, les Hakkas. Ce spectacle nous dépeint le processus si difficile de migration des plaines centrales de la province du Henan vers la province côtière de l'Est, le Fujian.On trouve des Hakkas partout où il existe une diaspora chinoise .

    Parmi les hakkas célèbtres ont trouve  Deng xiaoping , Li Peng , la famille Song : Song Jiashu et ses célèbres filles, Song Ailing, Song Qingling et Song Meiling .

    Le spectacle montre comment le peuple a bâti des habitations de terre et a transmis aux autres générations son savoir-faire.

    Lai Yongsheng Directeur

    "La mise-en-scène et la conception de cette opéra-danse sont censées montrer la merveilleuse vie primitive du peuple Hakka. Les chansons folkloriques donnent à entendre la saveur locale des Hakkas."

    La plupart des acteurs sont Hakkas, ce afin de représenter au plus près leur vie originale. La musique utilisée a été sélectionnée avec soin parmi le répertoire impressionnant des Hakkas.



    "Le Charme des habitations de terre" est l'occasion ou jamais de s'intéresser à la culture de cette minorité ethnique. La représentation aura lieu le 20 février au CNAS de Beijing.

     

  • VOYAGE EN CHINE, EN PAYS HAKKA.

    Ce mercredi,nous avons mis le cap sur Huizhou. La famille y a acheté un appartement dans un tput nouveau complexe de 380 appartements , situé entre la ville et la mer , contre la montagne. Compte tenu du climat idyllique dans le sud de la Chine ,pas trop loin de Shenzhen cela est un bon investissement, ceux qui seraient intéressés peuvent s'adresser à moi.Nous avons acheté un appartement avec 2 livings, 4 chambres et 4 terrassespour un prix édiftant, la crise aidant , les prix sont revus à la baisse.Avis aux amateurs.

    Huizhou est en plein pays Hakka. Les Hakkas ne sont pas une des 55 ethnies minoritaires qui peuplent la Chine comme le croient trop souvent les occldentaux.Ce sont des Hans, qui il y a bien lontemps vivaient dans le centre de la Chine , et qui ente le troisième siècle et le cinquième, ont fuit vers le sud. Arrivés dans la région, ils ne se sont pas ou peu mélangé à la popuation locale, si bien qu'au cours des siècles et jusqu'à ce jour, ils ont conservé leur culture avec leurs traditions, leur langue et leurs coutumes. De personalités illustres comme les soeurs Song et surtout Deng Xiqoping sont des Hakkas remarquables.

    Nous avons terminé notre journée dans un restaurant Hakka , où nous avons pu constater leur amabilité , dans un décors sympathique.

    Pour une somme modique, 17 euros, pour nous 4, une soupe aux herbes chinoises, un poisson de 1Kg 300 que nous avons choisi dans le vivier, un plat de tofu à la viande selon le goût hakka, des feuilles vertes de patate douce , du riz grillé , plus un dessert et le tout arrosé de vin jaune de production locale.

  • PATRIMOINE CULTUREL MONDIAL:LES TULOU ,MAISONS DE TERRE DES HAKKA

    Exotiques et dépaysantes! Pour les Occidentaux habitués à un environnement de vie plus individualiste, les tulou font découvrir un univers de vie hors du commun : une vie de clan dans de véritables forteresses.

    Les tulou (maisons en terre) de la province du Fujian, en Chine du Sud-Est, étaient le seul site que la Chine présentait à l’inscription au patrimoine culturel mondial de l’humanité de l’Unesco en 2008. En juillet dernier, le site a été inscrit à la liste de ce patrimoine. Voici le commentaire du Comité du patrimoine mondial : « Ils sont inscrits comme des exemples exceptionnels d’une tradition de construction et d’une fonction représentant un type particulier de mode de vie communautaire et d’organisation défensive, et comme un exemple exceptionnel d’habitat humain pour ce qui est de leur rapport harmonieux avec leur environnement. »

     

    Des bâtiments résidentiels uniques

     

    Au IVe siècle, les Chinois d’ethnie han qui vivaient dans la région des Plaines centrales ont commencé à se déplacer vers le sud. Après avoir connu plusieurs migrations, ils ont finalement abouti au Fujian et ont formé les communautés hakka.

    Pour se protéger des bandits et résister à l’intimidation des indigènes, les Hakka ont choisi de vivre en communautés soudées, et à cette fin, les tulou étaient les meilleures habitations qui soient. À une certaine époque, dans la province du Fujian, il y avait des dizaines de milliers de ces maisons en terre.

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    La plupart des tulou sont situées dans des vallées encaissées et certaines sont nichées dans les montagnes. La plupart de ces maisons ont de trois à quatre étages et ressemblent à des forteresses. Les pièces du rez-de-chaussée sont utilisées comme cuisine et le premier étage sert d’entrepôt pour les céréales. Ce sont les pièces des deuxième et troisième étages qui servent de chambres à coucher et de salles de séjour. À des fins de défense, les pièces du rez-de-chaussée n’ont aucune fenêtre.

    Les matériaux utilisés pour construire les tulou étaient obtenus localement. La terre était formée d’un mélange de trois matières : argile, sable et chaux (à laquelle on ajoutait de l’eau). On damait ce mélange pour former un mur, et des blancs d’oeuf et de la cassonade étaient ajoutés pour servir d’adhésif. Parfois, on ajoutait également du jus de riz glutineux. Une fois ces éléments séchés, les murs étaient si durs qu’il était difficile d’y enfoncer un clou. Un dicton local indique : « Un bol de mélange de terre équivaut à la valeur d’un bol de porc. » Ceci montre la valeur de ces matières premières. En damant le mélange en terre pour construire les murs, on y intégrait des branches de sapin pour servir de tiges de renforcement. Les vieilles branches de sapin sont dures et ne brisent pas facilement. Après des siècles, quand elles sont retirées, elles sont toujours aussi dures.

     

    Les tulou de la province du Fujian sont situées dans des lieux où les séismes sont fréquents, mais il est bien connu que les édifices circulaires résistent aux séismes. Le bâtiment Huanji (district de Yongding) a résisté à un fort séisme en 1918. Ce tremblement de terre n’y a laissé qu’une fissure de 3 m de long et de 20 cm de large. Peu de temps après, la fissure s’est refermée, ne laissant qu’une fente étroite.