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  • Chine : des chirurgiens greffent la main amputée d'un accidenté du travail sur sa jambe

    Des médecins chinois ont greffé la main d'un homme à sa jambe pendant un mois pour la garder vivante.

    Ces chirurgiens ont restauré l'utilisation de la main coupée d'un ouvrier dans un accident industriel en greffant d'abord la main coupée sur sa cheville pendant un mois avant de la ré-attacher à son bras.


    Cette  chirurgie révolutionnaire a été réalisée à l'Hôpital Xiangya de Changsha, la capitale de la province du Hunan en Chine centrale.


    Un travailleur, du nom de M. Zhou, a perdu sa main gauche complètement sectionnée par une machine de lame en rotation à l'usine où il travaillait.


    Les blessures à son bras étaient si graves que l'équipe chirurgicale, dirigée par le Dr Tang Juyu de l'Hôpital Xiangya, comprirent qu'il serait long et difficile de guérir  les nerfs et les tendons  .

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    Mais ce trop long laps de temps aurait signifié que M. Zhou aurait perdu l'usage de sa main.

    "Sous des températures normales, un doigt coupé doit reprendre l'approvisionnement en sang dans les 10 heures, mais ce temps est encore plus court pour un membre séparé," a-t-il dit

    "Si un membre est à court de sang pendant trop longtemps, ses tissus meurent et il est impossible de le préserver."

    Au lieu de cela l'équipe a attaché la main de M. Zhou à la cheville, où elle a été "maintenue en vie" pendant plus d'un mois.

    Puis, lors d' une autre opération qui dura 10 heures, la main a été ré-attaché à son bras.

    Le patient peut déjà bouger ses doigts légèrement. La réhabilitation sera nécessaire avant qu'il retrouve pleinement usage de sa main.

    Une opération du même type avait été réalisée dans cet hôpital il y a deux ans.Les chirurgiens chinois avaient déjà re-joint les doigts d'une femme après un accident de travail.

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  • La première clinique de chirurgie esthétique coréenne ouvre à Shanghai, de plus en plus de Chinoises subissent des opérations de chirurgie esthétique

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    Un médecin de l'hôpital de chirurgie esthétique Shuguang de Jiaxing, dans la Province du Zhejiang, prépare un insert artificiel pour une opération du nez. La Chine occupe le premier rang en Asie et le troisième rang mondial, après les États-Unis et le Brésil, dans le nombre d'opérations de chirurgie esthétique.

    La première clinique de chirurgie esthétique conjointement investie par la Corée du Sud et la Chine à Shanghai ouvrira officiellement le mois prochain, dans un contexte où plus de Chinois sont décidés à passer sous le bistouri pour améliorer leur apparence.

     

    Les clients chinois représentent aujourd'hui 60% du marché de la chirurgie esthétique en Corée du Sud, a souligné Yang Yunyun, chef de projet pour l'Hôpital esthétique Saint Baum dans le pays.

     

    Des données de l'Ambassade sud-coréenne en Chine montrent qu’environ un million de Chinois ont obtenu un visa de tourisme médical pour se rendre en Corée du Sud en 2012. Une partie importante d'entre eux se sont fait refaire les paupières , le nez ou le menton.

     

                                     

                                                         Quand la chirurgie rime avec le shopping

     

     

     

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    Se faire débrider les yeux et gommer le menton prognathe , sont les opérations les plus fréquentes.

     

    Mais dès son ouverture, l'hôpital de Yang est prêt à renverser cette tendance.

     

    «Tous les patients ne sont pas forcément prêts a être opérés dans un pays étranger. Beaucoup préfèrent le faire dans un environnement familier, comme pouvoir passer sa convalescence à la maison, procurant un véritable sentiment de sécurité et de détente, et c'est là que nous intervenons », a déclaré Yang.

     

    Saint Baum, situé dans le nord du Bund de Shanghai, représente un investissement de 10 milliards de wons (9,7 millions de dollars), dont 70% provenant de la compagnie Enjines Ltd Saint Baum en Corée du Sud, et 30% de deux firmes chinoises. L'établissement privé prévoit de se rendre public en Chine dans les cinq ans à venir, a noté le responsable.

     

    De nombreux salons de beauté en Chine affirment utiliser des traitements coréens ou recruter des médecins sud-coréens, mais Saint Baum est le premier hôpital créé par une entreprise coréenne à obtenir une licence auprès des autorités de Shanghai. La clinique a embauché plusieurs médecins supérieurs sud-coréens, chacun étant titulaire d'une licence de médecin étranger en conformité avec les autorités sanitaires chinoises.

     

    Il est plutôt difficile d'estimer annuellement le nombre de personnes en Chine ayant subi une chirurgie esthétique, le fait que ces opérations ne sont pas effectuées dans des hôpitaux agréés.

     

    Mais, selon la Société internationale de chirurgie plastique et esthétique, la valeur du marché chinois a dépassé les 300 milliards de yuans (45 milliards de dollars) en 2011, soit 0,6% du PIB, et est actuellement en plein essor avec une croissance annuelle de 40%.

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  • Seul blanc de l'hôpital: Impressions d'un Belge dans un hôpital pékinois

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     Le sort a voulu que je fasse un séjour en clinique. C'est à l'hôpital n°304 de l'Armé populaire de Libération de Chine à Beijing que j'ai été admis.

     Un mètre à peine me sépare de mes voisins de droite et de gauche. C'est ici que je m'apprête à passer une semaine. Mon arrivée suscite une vague de stupeur chez mes trois compagnons de chambrée et leurs nombreux proches en visite. Quoi, un étranger ici ! Je n'ai pas le temps de poser mes bagages que mon voisin de gauche, un vieil homme, me demande pourquoi je ne suis pas dans une chambre individuelle. Celui de droite me bombarde de questions : de quel pays je viens ? Où j'habite ? Si je suis marié ? Combien je gagne ? Je refuse de répondre à la dernière question, c'est un secret !

    Mon voisin de gauche, qui semble penser que j'ai été pistonné, me demande comment je suis parvenu à avoir une place. C'est le meilleur hôpital pékinois pour les hernies, me dit-il. Ah bon je ne savais pas. Je remercie intérieurement M. Gao, mon ancien voisin, un pensionné, qui s'est renseigné pour moi et m'a introduit auprès du docteur Tian. Celui-ci m'a confié aux soins du docteur Li, le chef du département de chirurgie générale. Deux semaines plus tard, il s'excusait de ne pouvoir m'opérer comme prévu et me renvoyait au docteur Zhu, lequel manie un peu d'anglais.

    « Hier on t'a vu avec le docteur Zhu, le big boss du département, il t'a accordé énormément de temps. » Je sens dans les propos de mon voisin du côté de la fenêtre comme une pointe de jalousie. C'est vrai que je ne m'attendais pas à pouvoir entrer si vite. J'ai aussi l'impression que mon statut d'étranger m'a donné comme un passe-droit. Comme souvent, les Chinois prêtent volontiers assistance aux étrangers.Dans bien des situations, être étranger est un avantage en Chine.

    Mais ce n'est pas tout ! Comment se fait-il que j'ai reçu une clé et un casier pour mettre mes affaires. « Et nous, on ne peut avoir une clé que si on donne 100 yuans de caution ? » demande mon voisin de droite à l'infirmière, qui cherche à s'esquiver. Je suis obligé de me défendre : « Je n'ai personne qui me rende visite, ou à qui je puisse confier mes affaires. Et je dois cacher mon passeport ! » Ouf, on me donne raison.

    Une hernie inguinale est une opération banale. La mienne ne s'est déclarée qu'il y a un mois. Les médecins belges pensent qu'il ne doit y avoir aucun risque à faire en Chine une opération aussi simple. Le docteur Tian pense même que les médecins chinois sont meilleurs que les Européens. « Les gens sont nombreux en Chine, et les médecins ont une riche expérience. »

    Dans l'état actuel des choses, en Chine comme en Belgique, je peux bénéficier d'un remboursement, au moins partiel. Je décide de prendre le risque, et de faire l'opération ici. Advienne que pourra. J'entre à l'hôpital, je paie une avance de 5 000 yuans (environ 625 euros) et je revêts le pyjama rayé des pensionnaires. Une femme médecin m'explique le règlement. Elle voudrait que je signe une décharge pour l'hôpital au cas où il y aurait de grosses pertes de sang, des douleurs postopératoires persistantes, ou encore si le filet qu'ils auront placé dans le ventre venait à se détacher. « Cela n'arrive qu'une fois sur mille », indique-t-elle en voyant ma figure se décomposer. Pas rassurant, mais bon, que puis-je faire ? Je signe.

    Arrivé au premier soir, les filles respectives de mes voisins de gauche et de droite ne font pas du tout mine de s'en aller. Je comprends qu'elles passeront la nuit ici. Entre le vieillard à ma gauche et moi, il y a juste assez d'espace pour déployer un fauteuil-lit pour que sa fille s'y allonge. Elle me dit fièrement : « Alors, dans votre pays, les enfants sont-ils aussi dévoués aux parents ? ». En fait tous les pensionnaires ont des proches qui se relaient pour leur tenir compagnie, et aller leur chercher à manger. Je suis le seul à devoir me débrouiller sans l'aide de personne. Et c'est vrai que les proches font preuve d'une assistance exemplaire au malade, même si l'on sent parfois que ça leur pèse. J'ai d'ailleurs assisté à quelques éclats d'humeur.

    La nuit : gémissements, ronflements, étranglements, expectorations bruyantes, murmures, ballet d'infirmières et air conditionné à plein tube. Le matin, les médecins, rangés derrière leur chef, rendent visite à chacun de leurs malades. A peine sortie, voici une troupe d'infirmières, menées par leur chef, qui vient s'enquérir des malades et leur donner des instructions. Puis c'est la télévision, toute la journée.

    Salle d'opération : comme partout dans le monde, la froide logique qui dépossède le patient de son corps. Il faut s'abandonner aux mains des chirurgiens. L'opération dure une bonne heure. Je les entends discuter. Le docteur Zhu remarque à quel point notre graisse est jaune. La graisse des Chinois est blanche apparemment. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux seules apparences ! À l'intérieur, tout est inversé.

    Je vais pouvoir partir plus tôt. Dans ma chambre, les anciens sont déjà partis, et des nouveaux les ont remplacés. Dans les couloirs aussi, on a placé des lits en plus, tant il y a du monde. La femme médecin qui secondait M. Zhu pendant l'opération m'a dit qu'elle travaillait sept jours sur sept. Il n'y a pas assez de diplômés en médecine. Et leur salaire n'est pas si élevé.

    Je suis content d'avoir finalement choisi de laisser faire cette opération en Chine, même s'il est sans doute encore trop tôt pour tirer un bilan définitif. Le docteur Zhu est satisfait et se montre optimiste pour la suite. Je crois que j'étais le seul blanc de tout l'hôpital. Je me suis fait Chinois pour le temps de l'opération, j'ai laissé ma vie entre les mains des chirurgiens, j'ai accepté de partager mon quotidien avec des gens ordinaires, qui comme moi, dépendent de l'hôpital pour poursuivre leur vie au mieux. J'ai supporté la promiscuité et parfois l'indiscrétion des Chinois, mais j'ai aussi pleinement profité d'une forme de chaleur humaine, faite de naturel et de simplicité, qu'on ne trouve qu'ici.

     

     

    Traduit de China Daily

  • L'hôpital de cancérologie de l'université de Pékin en quête de "sang de vierge"

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    Un service de recherche d'un hôpital en Chine a déclenché une controverse en lançant un appel au don de sang adressé aux femmes vierges, a rapporté lundi la presse chinoise.

    L'hôpital de cancérologie de l'université de Pékin a expliqué avoir besoin d'échantillons de sang de cent femmes vierges âgées de 18 à 24 ans dans le cadre des recherches qu'il mène sur le papillomavirus (HPV), a précisé le journal China Daily.

    Trouver cent vierges de plus de 18 ans représenterait une tâche insurmontable en nos pays occidentaux et vu l'évolution des moeurs en Chine , il en sera de même en Chine , tôt ou tard.

    Le papillomavirus est un virus qui se transmet lors de contacts sexuels. Son rôle est mis en cause dans le cancer du col de l'utérus et, dans une moindre mesure, dans celui de la gorge.

    L'hôpital a affirmé se "conformer aux pratiques internationales" en cherchant à recueillir des échantillons de sang selon lui les moins susceptibles d'être infectés par le HPV.

    "Le risque d'avoir contracté le HPV est faible chez les femmes qui n'ont jamais eu de relations sexuelles", a expliqué Mme Guan Jiuping, porte-parole de l'établissement, citée par le journal.

    Mais la requête a déclenché des réactions outrées chez de nombreux internautes, qui l'ont jugée insultante pour les femmes.

    "Ainsi donc on n'a pas besoin d'hommes vierges, seulement de femmes, c'est ça la science?", a raillé un utilisateur du principal site de microblogs du pays.

    D'autres internautes ont au contraire pris la défense de l'hôpital, en accusant les critiques d'ignorer les nécessités de la recherche médicale.

    Après plus de 30 ans de réformes économiques et d'ouverture, la Chine n'a plus grand-chose à voir avec la société révolutionnaire puritaine que le maoïsme avait imposée.

    De nombreux Chinois continuent malgré tout à souhaiter que leur épouse soit vierge au jour de son mariage.

  • CHINOIS . EUROPEENS . NOUS SOMMES PAREILS

    Ce jour , j'ai visité deux hôpitaux de Shenzhen . Le premier , en Belgique nous l'appellerions clinique . En effet il s'agit d'un établissement privé  qui  est spécialisé en chirurgie esthétique. Je voulais voir qui fréquente ce genre de clinique et comment y est le personnel soignant.Première constatation , je n'y ai vu que des femmes comme patiente . Le plus surprenant, des jeunes et des femmes moins jeunes , mais aucune au delà de la cinquantaine . Beaucoup n'étaient pas moches avant les interventions chirurgicales ou les soins , mais toutes étaient transformées en canons de beauté. Le personnel , BCBG, avait beaucoup d'égards à la clientèle qui dépense pour ces soins beaucoup d'argent . Dans le deuxième hôpital , public celui -là ,j'ai vu peu de changement avec les nôtres , le personnel se dépensant et se dévouant comme chez nous . Seul point qui m'a paru mieux fonctionner ici qu'en Belgique , l'accueil aux urgences.
     
     
    Concernant les heures de travail , la clinlque Pai a adopté la grille horaire qui prévaut dans les administrations, les banques et assurances ,ici à Shenzhen , de 7 heures de travail 5 jours semaine tandis qu'à l'hôpital , les prestations sont de 8 heures par jour aussi sur 5 jours semaine.Comme dans beaucoup de pays la Chine a un manque d'infirmières dans les hôpitaux publics , ce qui entraine les infirmières à prester un grand nombre d'heures supplémentaires. Le gouvernement central a pris le problème à bras le corp en créant  un grand nombre d'écoles d'infirmières , on m'a cité un chifre de plusieurs dizaines de milliers.
     

    Comme je l 'ai souvent constaté , il y a moins de différence entre Chinois et Européens car le personnel infirmier semble identique dans le comportement . Pour les fonctionnaires aussi il y a convergence d'attitude face au travail . Chaque fois que je suis allé , en Chine, aux bureaux de la municipalité ou dans un ministère , je n'ai vu aucune différence avec la Belgique . Rien ne ressemble plus à un fonctionnaire chinois qu'un fonctionnaire belge et je pourrais dire européen . Même manque d'allant face au travail et tous vous donnent l'impression qu'il n'y a que eux qui travaillent.

     

    Shenzhen city hall

    De par mon beau-frère , officier de l'armée chinoise , j'ai rencontré pas mal de militaires et dîner plus d'une fois avec eux. Comme j'ai fait mon service militaire dans la police militaire , il m'a toujours présenté comme ancien policier militaire plus tôt que comme journaliste. Ceci avec la conséquence que les liens se resserrent et que ces officiers se lâchent plus facilement avec un "collègue" que face à un journaliste . Après quelques séries de "ganbei" (santé) , j'ai aussi eu la conviction que rien ne ressemble plus à un militaire Chinois qu'un militaire belge ou un autre militaire .