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  • Rebond des bourses chinoises, les mesures gouvernementales produisent leurs effets

    Comme on le voit sur cette photo, tous ,ou presque , les indices sont dans le rouge . A noter qu'en Chine, les hausses apparaissent en rouge et les baisses en vert.

    Tant Shanghaï que Shenzhen ont vu leurs indices passer ce jeudi de pertes à gains et la tendance s'accentue depuis 4 jours.

    Un rebond qui survient après qu'une série de mesures gouvernementales visant à stabiliser le marché, paraissent avoir finalement produit leur effet.

     

    L'indice composite de Shanghai a terminé en hausse de 5,8% à 3 709 points....Sa plus forte croissance à la journée, et ce en plus de 6 années..L'indice composite de Shenzhen a pour sa part également connu une progression de 4,4%...Plus de 1 300 titres se sont échangés sur les deux marchés atteignant la limite quotidienne de 10%. Et cela intervient après une perte d'un tiers de leur valeur totale au cours du mois précédent. Et du côté du ChiNext spécialisé dans les technologies lourdes, l'indice a gagné 3%, après avoir perdu 38% de sa valeur depuis un pic en juin.

    La chute des deux  bourses chinoises fait suite à un engouement exagéré de la part des particuliers (100 millions d'investisseurs privés) dont certains, voyant les cours s'envoler, se sont endettés pour acheter des actions. Il faut dire qu'en moins d'un an, ces bourses ont connu une hausse de 150% .

    Le fait que des clients chinois aient emprunté de l'argent pour acheter  des actions n'a rien d'extraordinaire , cela arrive dans tous les pays. Il y a 50 ans , j'entendais déjà mon père dire qu'il fallait se méfier du marché à terme.

    Dès que le marché chinois eut marqué des signes de lassitudes, les hyènes occidentales commençaient déjà leurs commentaires teintés de triomphalisme , certains voyaient déjà "ce qu'ils avaient toujours prédits , la fin du système chinois" etc...MDR.

    Pour certains, "ce qui se passe en Chine est plus grave qu'en Grèce" . Ces gens oubliaient un peu vite que si la Grèce était sans pilote depuis 20 ans , que le pilote actuel est inexpérimenté et arrogeant , la Chine depuis sa prise en main par Deng Xiaoping est gouvernée par des gens de grandes qualités , qui savent que gouverner c'est prévoir.

    Beaucoup de responsables de pays européens l'on compris et sont entrés directement au capital de la Banque asiatique d'investissement en infrastructures (BAII), malheureusement , la Belgique , obéissant au doigt et à l'œil à son maître américain n'en fait pas partie.

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  • Port du Pirée : pourquoi les Chinois réussissent où les Grecs échouent ?

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    Le fret international a ressuscité la partie du Pirée concédée à Cosco.

     

     Le capitaine Fu Cheng Qiu est un homme comblé. Par la fenêtre de son bureau donnant sur le port du Pirée, à Athènes, il aperçoit des conteneurs de toutes les couleurs, des camions qui vont et viennent et, au loin, la mer Egée sous le soleil. Directeur général de Piraeus Container Terminal (PCT), une filiale de l'armateur chinois Cosco, il déguste son thé dans sa tasse décorée de pandas, et annonce d'emblée les chiffres de son succès: en trois ans, il a multiplié le volume du fret par 4,5. Désormais, il négocie avec les plus grandes firmes mondiales pour faire du port un grand centre de logistique. Les Grecs n'en reviennent pas. Et au moment même où, à la demande de Bruxelles, la Grèce relance son programme de privatisations - dont une nouvelle partie du Pirée -, beaucoup rêvent que cette expérience fasse des petits.

     

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    Capitaine Fu Cheng Qiu (homme aux cheveux gris)

     

    Dans le hall d'entrée de Cosco , société chinois dont l'Etat est actionnaire et cotée à  la bourse de Shanghai, des photos juxtaposent un temple grec et un temple chinois, le stade olympique de Pékin et celui d'Athènes... "Capitaine Fu" de la même façon s'appuie sur une équipe mixte pour diriger des employés grecs "qui travaillent dur" insiste Fu Cheng : "Sept managers sont chinois et huit sont locaux, nous nous respectons et formons une grande famille unie."  Il faut dire que nous avons dû redoubler de diplomatie. Fin 2009, les dockers nous ont accueillis à coups de grèves et de "Chinese go home" peints sur les murs. L'Etat grec venait de nous céder pour trente-cinq ans la concession d'une partie du port commercial pour 500 millions d'euros, de quoi renflouer ses caisses. Et nous nous  s'engagions à un investissement total de 3,4 milliards. De nombreux Grecs y voyaient le début du bradage du pays. Depuis, les difficultés économiques se sont accrues et le vent a tourné.

    Dernière ferté en date du capitaine Fu, Cosco a conclu un accord le 1er mars au Pirée avec Hewlett-Packard et la société de chemins de fer Trainose (en cours de privatisation), en présence du Premier ministre Antonis Samaras. Le géant américain de l'électronique veut faire du port du Pirée son noyau logistique pour ses produits arrivant de Chine par cargo et repartant vers l'Europe centrale, le Moyen-Orient ou l'Afrique du Nord par terre, mer ou air. Hewlett-Packard, qui profitera d'une exemption de TVA, teste actuellement les lignes de train, reliées au Pirée depuis avril. "En plus de HP, nous sommes aussi en négociation avec Dell, le coréen LG, le chinois Huawei et Ikea, explique le directeur. Ces grandes entreprises ont compris que pour réduire leurs coûts et leurs temps de livraison, le Pirée présente des avantages de taille."

     

    A la sortie du canal de Suez, le Pirée bénéficie d'une position stratégique. Déjà présent dans six ports européens dont Anvers, Cosco compte en profiter et, après avoir consolidé un terminal, il en bâtit un autre. Une première partie sera prête dès juillet et la totalité en 2015. Le volume du fret devrait s'accroître encore d'un tiers.

    Nouveau quai, nouvelles grues Made in China... Sur les docks, Cosco a aussi imposé une nouvelle façon de travailler. Adieu les salariés de l'Etat qui sont partis côté public à l'autre bout du port.

     La société chinoise salarie 270 personnes et en fait travailler 700 à 800 autres, via des sous-traitants. Nikolaos, 40 ans, travaille pour l'un d'eux. Il a étudié le commerce et le transport maritime à Liverpool, obtenu un MBA, et décharge les cargos pour environ 1.400 euros mensuels. "Le sous-traitant nous assure au moins vingt jours de travail par mois, soit 1 000 euros au minimum", précise-t-il.

    Côté public, ce système provoque la colère du syndicat des dockers. "A moins d'être saisonnier, chaque travailleur doit être employé de façon permanente, juge le secrétaire général, Giorgos Gogos. Sinon, c'est une nouvelle sorte d'esclavage." Il reproche aussi à Cosco l'absence de convention collective et de syndicat. "Nous n'avons ni plainte ni réclamation", répond Tassos Vamvakidis, directeur commercial de Cosco. Inexact. Dimitris Batsoulis a travaillé pour un sous-traitant près de deux ans. "J'ai essayé de créer un syndicat pour améliorer les mauvaises conditions de travail", explique-t-il. Il a été licencié début 2012 et poursuit le sous-traitant en justice. L'inspection du travail, elle, multiplie les contrôles, consciente qu'une trop forte dérégulation du travail pourrait signer les limites du modèle.

    De façon inattendue, l'efficacité à la chinoise se diffuse côté public. La société d'Etat Piraeus Port Authority (PPA) emploie 1.230 salariés, contre 1.700 en 2009, la différence étant partie à la retraite. A côté de sa forte activité de transport de passagers et de véhicules, PPA ne gère plus que 25% du fret. "A Cosco, les équipes pour décharger les navires comprennent trois à cinq personnes, explique le directeur général, Stavros Hatzakos. Les nôtres en comptaient neuf, nous sommes passés à six, et peut-être bientôt à cinq. Pendant des années, personne ne nous concurrençait, alors il est évident que l'arrivée de Cosco a eu des conséquences sur nous. Pour moi, c'est une bonne chose." Malgré la baisse de 35% imposée par l'Etat début 2012, les salaires restent plus élevés. Selon la direction, les dockers gagnent en moyenne 1.700 euros net par mois et les employés 2.400, avec un plafond de 2.900 euros pour tous, directeur compris.

     

    Cette injection des méthodes du privé dans les us et coutumes publics réjouit le président de la Chambre de commerce international, l'armateur Nicos Vernicos. "Cosco est un exemple à suivre pour le gouvernement, et pour tous les pays européens avec un fort déficit public, comme la France." Il met un bémol: "Les Chinois, qui contrôlent de plus en plus la logistique en Afrique comme en Europe, risquent de faire circuler en priorité leurs propres produits." Cela ne semble pas inquiéter le ministre des Affaires maritimes, Kostas Mousouroulis, pas plus que le risque de monopole en cas de rachat de la partie publique par les Chinois. "Nous lancerons la privatisation du port de Thessalonique en juin, et celle du Pirée peu après. Je pense que la concurrence devrait se développer entre ports et pas à l'intérieur du même port." Avis qui laisse toutes ses chances au capitaine Fu. "J'aimerais acheter... si le prix est très raisonnable", dit-il entre deux gorgées de thé.

  • L’aéroport d’Athènes pourrait être racheté par les Chinois de Shenzhen Airport

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    Le ministre grec des Finances a confirmé que les Chinois étaient intéressés par une rentrée dans le capital de l’aéroport d’Athènes, le plus grand de Grèce.

    Les investisseurs chinois Shenzhen Airport et Friedmann Pacific Asset Management sont intéressés par la privatisation en 2014 de l’aéroport d’Athènes ainsi que de 37 aéroports régionaux, selon le ministre grec des Finances. La Grèce qui détient 55 % de l’aéroport international d’Athènes  est prêt à en vendre au moins un tiers, tandis que l’Allemand Hochtief qui détient 40 autres %, cherche également à s’en débarrasser. Selon le ministère, les deux investisseurs chinois souhaitent, dans le cas où la transaction aboutisse auprès de ces deux principaux actionnaires, transformer l’aéroport en hub global avec connexions vers l’Asie par exemple, à la manière de ce que réalise Turkish Airlines à Istanbul. L’activité cargo y serait également développée et l’accord de concession privée qui expire en 2026 devrait être prolongé.

    L’aéroport international d’Athènes – Eleftherios Venizelos est desservie aujourd’hui par entre autres compagnies Air France, KLM, Olympic Air, Aegean Airlines, British Airways, Lufthansa, Croatia Airlines, Cyprus Airways, Etihad, Emirates, Qatar Airways, Egyptair, Germanwings, Middle Eastern Airlines, Norwegian Air Shuttle et SAS Scandinavian, Pegasus Airlines et Turkish Airlines, Royal Jordanian, TAROM, ou encore easyJet, Air China, Air Malta, El Al…

  • En aidant la Grèce, la Chine soutient l'Europe dans son ensemble (Papandreou,premier ministre grec)

    Signature de 13 accords entre la Chine et la Grèce
     

    La Chine et la Grèce ont signé, samedi à Athènes, 13 accords à l'occasion de la visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao.

    Ces accords, signés lors d'une cérémonie à laquelle étaient présents M. Wen et son homologue grec George Papandreou, couvrent les domaines du transport maritime, des crédits, des télécommunications, des exportations et des échanges culturels.

    M. Wen est arrivé à Athènes plus tôt dans la journée pour une visite de trois jours, la première du genre effectuée par un chef du gouvernement chinois depuis 24 ans. Il a eu un entretien avec M. Papandreou après son arrivée.

    Les deux parties ont rendu public une déclaration commune dans laquelle elle se sont engagées à approfondir le partenariat stratégique global.

    Le Premier ministre chinois a aussi annoncé une série de mesures que la Chine va prendre pour aider la Grèce, pays en proie à une crise de dettes.

    "La Chine fera tout son possible pour soutenir les pays de la zone euro et soutenir la Grèce pour faire face à la crise financière et réaliser un redressement économique et un développement sain de la politique fiscale", a déclaré M. Wen après sa rencontre avec M. Papandreou.

    Selon M. Wen, la Chine détient des bons de la Grèce, et maintiendra "une attitude positive" pour acheter de nouveaux bons de la Grèce.

    La Chine cherchera aussi à augmenter ses importations des produits grecs, a-t-il dit.

    "Je suis convaincu qu'avec des efforts conjoints, doubler le volume du commerce entre les deux pays pour atteindre l'objectif de 8 milliards de dollars est réalisable", a indiqué le Premier ministre chinois.

    Il a révélé que la Chine mettrait en place un fonds spécial pour la coopération sino-grecque dans le transport maritime, qui disposera dans un premier temps de 5 milliards de dollars.

    "La Chine encourage davantage de ses entreprises compétitives à investir en Grèce", a déclaré M. Wen.

    Wen Jiabao visitera aussi la Belgique, l'Italie et la Turquie. Du 4 au 6 octobre, il participera à la Réunion Asie-Europe (ASEM) et au 13e sommet Chine-UE à Bruxelles.

    La délégation ministérielle qui voyage avec Wen Jiabao comporte le ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le ministre chargé de la Commission d'Etat pour le développement et la réforme Zhang Ping, le ministre des Sciences et des Technologies Wan Gang, le ministre des Finances Xie Xuren, le ministre du Commerce Chen Deming, le ministre de la Culture Cai Wu, ainsi que le gouverneur de la Banque populaire de Chine Zhou Xiaochuan.