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  • Sud de la Chine: les ouvriers d'un fournisseur d'Apple en grève pour leur bonus de la mi-automne

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    Des centaines d'ouvriers d'un sous-traitant d'Apple à Dongguan se sont mis en grève mardi matin pour protester contre la suppression des gâteaux de lune et autres avantages de la fête de la mi-automne dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre la corruption.

    Plus de 100 travailleurs de Wintak LCD Co Ltd à Dongguan, un fournisseur d'Apple, ont organisé une grève hier suite à la décision de l'entreprise de ne pas distribuer de gâteaux de lune et la prime habituelle d'environ 700 yuans (84€). Ils sont retournés au travail vers 11 heures le jour même.

    La protestation a provoqué de sérieux embouteillages jusqu'à ce que les ouvriers acceptent de retourner à leurs fonctions, car les grévistes ont bloqué deux grands axes routiers à proximité.

    « Nous nous sommes mis en grève en raison des coupes budgétaires à long terme de la société, notamment la diminution des primes de fête et des avantages ordinaires », a déclaré un employé qui a requis l'anonymat.

    La prime de 700 yuans représente la moitié du salaire mensuel de base d'un ouvrier ordinaire. Elle a été réduite à 100 yuans cette année.

    L'ouvrier a également déclaré que d'autres avantages ont été réduits ; la société a cessé de verser des allocations d'ancienneté et a réduit les allocations repas il y a quelques mois.

    Il a indiqué que la plupart des ouvriers ont interrompu leurs tâches mardi matin, avant d'être forcés de retourner au travail par la police antiémeute vers 11 heures.

    La grève de courte durée n'a pas encore donné de résultats : la société n'a pas accepté la moindre concession.

    Wintak LCD a confirmé que la grève s'est produite, mais a refusé de faire d'autres commentaires.

    « Nous n'avons pas d'information à annoncer pour le moment », a déclaré un représentant du service de communication du Bureau de sécurité publique de Dongguan.

    Un commentaire publié lundi dans le Quotidien du Peuple, le journal du Parti communiste chinois, notait que la campagne anticorruption ne pouvait pas être utilisée comme une excuse pour priver les travailleurs d'avantages légitimes.

    « La campagne de lutte contre la corruption vise les dépenses inutiles faites avec de l'argent public par des entreprises d'État », a rappelé Zhu Lijia, professeur de gestion publique à l'Académie chinoise de la gouvernance, ajoutant que les entreprises privées sont susceptibles d'utiliser cette campagne comme prétexte pour réduire les prestations accordées à leurs employés.

     

     

  • Chine: la grève se poursuit dans une grande surface à Changde (centre de la Chine)

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    Les employés d'un magasin Walmart de la province centrale du Hunan ont voté contre un projet de médiation proposé par le géant mondial de la distribution lors d'un arrangement à l'amiable concernant un différend avec la direction.

    Walmart a proposé de payer chaque à employé 3.000 yuans (350€) pour compenser les frais juridiques après deux jours d'arbitrage les 26 et 27 mai.

    "Ils (Walmart) ont proposé 3.000 yuans pour compenser les frais juridiques de nos collègues licenciés. Mais nous ne nous sentons pas respectés", a fait savoir dimanche Huang Xingguo, président du syndicat du magasin Walmart de Changde, lors d'une interview accordée à l'Agence de presse Xinhua.

    Le différend est né le 3 mars lorsque Walmart a annoncé la fermeture le 19 mars de son magasin de la ville de Changde. La direction s'était engagée à verser des indemnités de licenciement aux salariés qui ne seraient pas mutés.

    Les employés et le syndicat estiment qu'il s'agit d'une rupture illégale du contrat de travail, car l'employeur ne les a pas prévenus 30 jours à l'avance et ne les a pas non plus consultés au sujet du licenciement.

    Depuis trois mois, des dizaines d'employés bloquent l'entrée du magasin 24 heures sur 24 afin d'empêcher le transfert des marchandises et du matériel.

    Le 25 avril, 69 employés et le syndicat ont demandé un arbitrage concernant ce différend. L'affaire a été entendue les 26 et 27 mai, et les deux parties se sont accordées en vue d'un arrangement à l'amiable.

    "En tant qu'employés, nous comprenons les difficultés de Walmart. Après tout, le magasin a été fermé. Et nous sommes prêts à de nouvelles négociations", a affirmé M. Huang.

    Walmart s'est refusé à tout commentaire concernant le rejet de sa proposition par ses employés.

     

     

  • Vers la fin du conflit chez IBM à Shenzhen(Sud de la Chine) où 1000 ouvriers étaient en grève

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    Plus de 1000 travailleurs ont débrayé la semaine dernière à l'usine de Shenzhen, à la frontière de Hong Kong, après que les gestionnaires, aient annoncé le 3 Mars , les modalités de leur transfert au nouveau propriétaire, le fabricant de PC chinois Lenovo Group Ltd

     

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    Lenovo apporte des garanties aux grévistes d'IBM

     

     

     

     

     

     

    Alors que la grève qui touche une usine d'IBM à Shenzhen  est arrivée à son neuvième jour, le géant de l'informatique Lenovo a rompu le silence . Par un communiqué publié mardi, il s'engage à reprendre tous les anciens employés IBM de l'usine.

    Lenovo, qui a acheté l'activité de serveurs bas de gamme d'IBM en janvier pour 1,6 milliards d'€, a également promis aux employés qu'ils recevraient les mêmes salaires et bénéficieraient des mêmes avantages qu'ils possédaient avant l'acquisition.

    « Nous allons reprendre tous les employés de l'unité de serveurs x86 d'IBM et être justes dans nos arrangements. Nous garantissons que leur rémunération et leurs avantages sociaux ne seront pas inférieurs à ce qu'ils avaient avant », a indiqué le communiqué de Lenovo.

    La société a promis d'offrir des opportunités d'emploi égales aux employés de l'usine de Shenzhen après la transaction. D'après la déclaration, cela concernera environ 7 500 anciens employés d'IBM dans plus de 60 pays, dont les plus de 1000 employés de l'usine de Shenzhen qui travaillent dans les départements de la fabrication, de la recherche, de la vente et du marketing.

    Lenovo, le plus grand producteur mondial d'ordinateurs personnels, a déclaré que l'accord est toujours en attente d'approbation et que la grève est une affaire interne à IBM. Il devrait être finalisé au cours du quatrième trimestre de cette année.

    Environ un tiers des employés en grève à Shenzhen ont signé des accords pour devenir employés de Lenovo ou partir mardi après qu'IBM ait chassé sans ménagement lundi un groupe d'ouvriers ayant arrêté la production, ont dit des employés de l'usine.

    Mais, selon Wen Yong, ouvrier qui vient d'être licencié, la force de la grève s'estompe rapidement, les plus de 1 000 grévistes de la semaine dernière étant passés cette semaine à 100 environ.

    L'usine a mis fin aux contrats de 20 ouvriers actifs dans la grève de lundi, a indiqué M. Wen. Les employés licenciés auraient violé les politiques de l'entreprise en causant un arrêt de la production.

    « Ils ont été immédiatement chassés et n'ont obtenu aucune compensation. C'est une sorte de vengeance », a déclaré M. Wen, qui a travaillé à l'usine pendant 10 ans.

    Dans une déclaration écrite au China Daily, IBM a déclaré qu'il avait pris des mesures disciplinaires contre les employés qui ont refusé de retourner au travail, mais a refusé de révéler le nombre de travailleurs sanctionnés ni les détails des sanctions.

    IBM a déclaré qu'elle offrait des indemnités aux salariés qui accepteraient de partir mercredi, que l'entreprise qualifie de « raisonnables » et non « obligatoires au regard des lois chinoises ».

    Les employés de l'usine ont déclaré qu'IBM avait proposé un plan plus favorable dimanche à ceux qui accepteraient de signer un contrat avant le 12 mars pour rester et travailler pour Lenovo. Le plan aurait offert une prime de 30 000 Yuans (2880 €), dont la moitié serait versée à la fin d'avril et le reste dans le premier mois suivant la prise de relais par Lenovo.

    L'usine avait déjà proposé un bonus plus réduit de 6 000 Yuans le 3 mars avec une date limite de signature fixée au 7 mars. Les employés avaient considéré la prime comme insuffisante et déclenché une grève.

    Le Gouvernement du District, les directeurs des ressources humaines et les syndicats travaillent actuellement à une médiation entre la direction d'IBM et les ouvriers de l'usine, a déclaré Wen Xianqing, un responsable de la presse au Gouvernement du District de Futian (Shenzhen).

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  • Un patron américain retenu en otage dans son usine à Beijing

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    Les responsables syndicaux font actuellement office de médiateurs dans un conflit à la suite duquel le patron d'une société américaine est retenu en otage dans les locaux de son usine par les ouvriers du site à Beijing.

    Chu Lixiang, porte-parole de l'organisation syndicale dans le district de Huairou au nord de Beijing, a rapporté hier que les négociations sur le conflit d'ordre financier entre le gérant de la société, Chip Starnes, et ses employés étaient toujours en cours.

     

    Selon Chu, les pourparlers se sont avérés difficiles ces trois derniers jours, dès lors que Chip Starnes, président de la succursale pékinoise de la société floridienne Specialty Medical Supplies, a renvoyé ses avocats à trois reprises.

     

    Les nouveaux avocats des deux parties sont arrivés sur le site mardi après-midi pour préparer une dernière ronde de négociations, alors que cette impasse syndicale dure depuis près de cinq jours.

     

    L'homme d'affaires de 42 ans est coincé dans un bureau de son usine installée au sein d'un parc industriel de Huairou depuis vendredi, quand les ouvriers l'ont empêché de quitter les lieux.

     

    Starnes était arrivé à Beijing il y a une semaine pour licencier 30 employés du service des produits plastiques, qui ont par ailleurs chacun reçu une indemnité de licenciement.

     

    Il a expliqué avoir décidé de délocaliser ce service en Inde en raison d'une main-d'œuvre moins coûteuse et d'un taux de change plus avantageux.

     

    Toutefois, des rumeurs se sont répandues selon lesquelles l'usine serait délocalisée dans son intégralité, malgré la promesse de M. Starnes que les autres départements de l'usine resteraient en Chine. Plusieurs ouvriers d'autres services, qui n'auraient pas été payés depuis deux mois, ont alors commencé à réclamer des indemnités de départ semblables à celles accordées aux travailleurs mis à pied.

     

    Le ton est encore monté lorsque les ouvriers se sont rendu compte que de nombreux arbres au sein du complexe avaient été coupés et que deux cadres supérieurs avaient démissionné. Ils se sont également aperçu que les équipements d'un autre secteur de la société avaient été expertisés par un ingénieur indépendant venu d'Inde.

     

    Chu Lixiang a expliqué que l'affaire reposait sur un simple différend de travail, mais qu'elle avait attiré beaucoup d'attention dès lors qu'elle implique un responsable étranger et affecte tous les employés de l'usine.

     

    Starnes a pour sa part annoncé aux journalistes qui s'étaient rassemblés devant la fenêtre de son bureau mardi qu'il était retenu au sein de l'usine contre son gré.

     

    « Je dois retourner à mon hôtel, je dois prendre une douche et j'ai besoin de changer de vêtements », a-t-il laissé entendre depuis la fenêtre barricadée de son bureau.

     

    Il a également affirmé qu'il continuerait à investir en Chine et que les emplois des ouvriers dans les autres services de l'usine que celui des plastiques étaient « sûrs ».

     

    De nombreux fournisseurs de la société se sont également rendus sur place pour réclamer l'acquittement de leurs factures lorsqu'ils ont entendu dire que l'usine allait fermer.

     

    Wang, un ouvrier de l'usine, a déclaré que la direction devait encore plus de dix millions de yuans (1,24 million d'euros) à ses fournisseurs.

     

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  • Une usine chinoise de Foxconn va fabriquer 85% des iPhones 5

     IN01La Société Foxconn qui se trouve à Taiyuan dans la province du Shanxi va recruter d'urgence 20 000 travailleurs de première ligne (âgés de 16 à 40 ans). Selon un responsable de l'entreprise, Foxconn a obtenu 85% des commandes, c'est-à-dire la fabrication annuelle de 57 millions d'iPhones.

    Dans cette région , les salaires sont moins élevés qu'à Shenzhen, le coût de la vie y est moindre aussi.

    Des centaines de travailleurs se sont mis en grève pour un conflit salarial qui est encore en cours de négociation. La grève se déroule dans le quartier Xiaodian de la capitale provinciale Tayuan .  Un gestionnaire de Foxconn a confirmé que certains travailleurs avaient cessé le travail soulignant que l'usine discute avec les manifestants .

     

    Un travailleur d'entrée de gamme chez Foxconn à Tayuan est généralement payé 1550 yuans (175 euros) par mois, s'élevant à 1.800 yuans (204 euros) par mois après trois mois. Lorsque les primes et les heures supplémentaires sont inclus, un travailleur peut généralement gagner entre 2200 et 3500 yuans (255 à 400 euros) par mois.Compte tenu que pour beaucoup , les travailleurs sont logés et nourris sur place , ceci est un bon salaire pour cette région de Chine eu égard au coût de la vie.

    Foxconn travailleurs lors d'un rassemblement en s'engageant à chérir la vie.

    Carnaval organisé à l'intérieur de l'usine Foxconn où 20000 travailleurs défilent les rues de l'usine à Shenzhen.

    Foxconn rallye avec les minorités ethniques chinoises.

    Foxconn rassemblements pour remonter le moral à Shenzhen, en Chine.

  • La grève se poursuit dans une usine du sud de la Chine

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     Une grève s'est poursuivie dimanche pour la septième journée consécutive dans une usine de la ville méridionale de Shenzhen, les ouvriers s'inquiétant que leurs intérêts et leurs postes ne soient pas garantis à l'issue du récent rachat.

    Depuis le 4 décembre, environ un millier d'ouvriers ont bloqué l'entrée de l'usine Shenzhen Hailiang Storage Product Co. Ltd, filiale de Hitachi Global Storage Technologies (HGST).

    Les grévistes ont confié qu'ils craignaient que leurs intérêts ne soient compromis avec la vente de leur usine à Western Digital, un fabricant américain de disques durs.

    “Presque tous les ouvriers de l’usine, environ 3 000 personnes, sont venus aujourd’hui. Nous avons choisi des représentants pour négocier avec les responsables de l’usine”, a indiqué un ouvrier surnommé Ding à l’agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle).

    L'entreprise s'est engagée à augmenter les salaires et à améliorer les avantages, mais les ouvriers ne sont toujours pas satisfaits, a précisé Ding.

    La plupart d'entre eux espèrent que la société pourra leur fournir un plan de restructuration explicite quand à leur situation après ce rachat, et ils demandent des compensations en vertu de la loi, a-t-il ajouté.

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    La grève continuera "tant que la société ne nous donnera pas une solution raisonnable", a-t-il déclaré.

    La société mène actuellement des négociations avec les grévistes mais il n'y a pas de date déterminée pour la résolution de ce problème, a indiqué un porte-parole de la société.

    Samedi matin, des ouvriers ont été légèrement blessés dans des conflits avec la police et des gardiens.

    Western Digital a signé en mars un accord pour racheter HGST. Si finalisée, la fusion devrait s'achever en mars 2012.