g20

  • Didier Reynders en Chine:espère que les Européens feront des propositions au G20 pour régler leurs propres problèmes

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    M. Didier Reynders, vice-Premier ministre belge, également ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, a effectué du 14 au 15 juin une visite en Chine.

     

    Lors d'un séminaire à Beijing, il a prononcé un discours sur « L'investissement pour la croissance – Comment l'Europe peut aider l'Europe ». Dans le contexte de la crise de la dette en Europe, il a souligné la solidarité des pays européens, tout en évoquant le renforcement des coopérations fructueuses entre la Chine et la Belgique.

     

    Lors d'un séminaire à Beijing, Didier Reynders, vice-Premier ministre belge, également ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, prononce un discours sur « L'investissement pour la croissance – Comment l'Europe peut aider l'Europe ».

     

    L'Europe essaie d'organiser une meilleure structure

     

    Le Sommet du G20 se tiend les 18 et 19 juin à Los Cabos, au Mexique. Michael Froman, conseiller adjoint à la sécurité nationale chargé des affaires économiques internationales du président américain Barack Obama, a dit récemment que les dirigeants du G20 considéraient ce sommet comme le dernier délai pour l'élaboration d'un projet d'apaisement de la crise de la dette en Europe.

     

    Concernant ce point de vue, M. Reynders a déclaré à China.org.cn : « Il [Michael Froman] a raison de mettre un peu la pression sur les mesures qui sont à prendre. Mais on prend des décisions en Europe. Je crois simplement que chacun doit tenter de régler les déséquilibres qui existent dans le monde. »

     

    « En Europe, on essaie de régler ce déséquibilibre d'endettement que nous connaissons et aussi d'organiser une meilleure structure, plus fédérale », a souligné M. Reynders.

     

    « Il y a d'autres problèmes à travers le monde. Nous sommes aussi préoccupés par le déficit et l'endettement américain. Il faudra à un moment donné que le gouvernement américain prenne des mesures en matière de réduction de déficit, de retour à une situation plus saine sur le plan budgétaire. »

     

    « On va pouvoir en parler. C'est l'intérêt du G20. On doit pouvoir clairement débattre. J'espère qu'effectivement les Européens vont pouvoir faire des propositions et expliquer comment nous allons travailler pour régler nos propres problèmes », a indiqué M. Reynders à China.org.cn.

  • Le Président chinois parle des prix des marchandises, de l'énergie et de la sécurité alimentaire dans son discours au G20

    Au G20 , s'adressant aux dirigeants des plus grandes économies du monde , Hu Jintao a donné ses recettes pour un monde meilleur et remettre sur ses rails l'économie mondiale et surtout , celle des pays développés.

    Vu les succès engrangés par la Chine on devrait espérer que les chefs d'Etat de ces pays écoutent et suivent les conseils d'un homme qui a réussi là où tout le monde a échoué . Mais ces leaders de ces pays dits "grands" sont- ils amènent de conduire leur pays comme le font si bien les dirigeants chinois et sont-ils capables de laisser tomber leur ego.

    Le président chinois Hu Jintao a prononcé un discours vendredi au sommet du G20 sur les problèmes importants comme la fluctuation des prix des marchandises de base, l'énergie, la sécurité alimentaire et l'emploi. Concernant la fluctuation des prix des marchandises de base, M. Hu a déclaré que le G20 doit se concentrer sur les trois aspects suivants:

    Premièrement, chercher un équilibre entre la stabilisation des prix des marchandises de base et la promotion de la croissance économique mondiale.

    Le G20 doit adopter des mesures pour accroître la capacité de production, stabiliser l'offre et la demande, renforcer la supervision, augmenter la transparence des transactions du marché et enrayer la spéculation afin de maintenir la stabilité des prix des marchandises de base à un niveau raisonnable.

    Deuxièmement, atteindre un équilibre équitable entre la stabilité des prix des marchandises de base et assurer la sécurité alimentaire et énergétique mondiale.

    Le G20 doit prendre des mesures concertées dans les domaines tels que l'économie réelle, le commerce et la finance, et établir un système de promotion avancé pour la recherche et le développement des technologies en matière d'énergie et d'agriculture, a-t-il souligné.

    M. Hu a poursuivi en indiquant que le G20 doit également bâtir un système commercial international non discriminatoire afin de promouvoir un développement solide, stable et méthodique du marché international des marchandises de base.

    Troisièmement, atteindre un équilibre entre la stabilisation des prix des marchandises de base et la promotion du développement et de la coopération au niveau international. Les nations du G20 doivent valoriser les transferts de technologie et le soutien financier pour les économies en développement, et les aider à assurer la sécurité en matière d'énergie et de sécurité alimentaire.

    Concernant le secteur de l'énergie, en accordant la priorité à l'économie, en dépendant des ressources domestiques, en encourageant les différents modèles de développement et en protégeant l'environnement, la Chine oeuvre pour construire un système de fourniture d'énergie stable, économique, propre et sûr.

    Le leader chinois a également déclaré que son pays s'efforce d'appliquer la politique d'autonomie alimentaire en augmentant les investissements dans l'agriculture, en améliorant les installations d'irrigation agricole et en valorisant le développement dans les sciences et technologies agricoles afin d'élever la productivité alimentaire et agricole dans son ensemble.

    Concernant l'emploi, Hu Jintao a déclaré que les membres du G20 doivent donner la priorité à la stabilisation et à l'augmentation de l'emploi, notamment de l'emploi des jeunes et des personnes vulnérables dans le développement socioéconomique, ajoutant qu'ils doivent promouvoir l'emploi via la croissance et maintenir la croissance via l'emploi.

    La Chine a toujours considéré le plein emploi comme mission majeure pour assurer et améliorer les conditions de vie de la population, et il s'agit également d'une mesure importante pour accroître la demande domestique, a expliqué M. Hu.

    Il a ajouté que l'application des stratégies sur l'emploi et des politiques actives en la matière ont maintenu un secteur de l'emploi généralement stable, qui contribue également considérablement à la reprise de l'économie mondiale et à la réduction du chômage.

    Lors du sommet du G20, le président chinois a discuté des relations bilatérales et de la coopération dans le cadre du G20 avec un certain nombre de dirigeants étrangers et chefs d'organisations internationales comme le Premier ministre britannique, David Cameron, la chancelière allemande, Angela Merkel, le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ainsi que Pascal Lamy, directeur général de l'OMC.

  • Le président chinois demande au G20 d'assurer la croissance économique

     

    Le G20 doit faire du maintien de la croissance économique l'une de ses priorités, a indiqué mercredi le président chinois Hu Jintao, avant sa participation au sommet du G20 qui se déroulera à Cannes les 3 et 4 novembre.

    Cette remarque de Hu Jintao est extraite d'une interview écrite accordée au journal français Le Figaro.

    Le président chinois explique que la communauté internationale doit voir objectivement les rapports entre la croissance forte, la croissance durable et la croissance équilibrée.

    "La croissance durable est un objectif à long terme, la réalisation d'une croissance équilibrée par la restructuration est une exigence objective, tandis que la croissance forte représente une tâche prioritaire pour l'économie mondiale à l'heure actuelle, de même qu'un préalable pour réaliser une croissance équilibrée et durable", a-t-il indiqué.

    Il exhorte la communauté internationale à correctement reconnaître les causes des déséquilibres dans l'économie mondiale.

    Hu Jintao explique que la racine des déséquilibres est d'ordre structurel, notamment le déséquilibre de la structure de l'économie mondiale, celui de la division internationale du travail et celui du système monétaire international.

    "La solution du problème réside dans la restructuration économique qui devra être entreprise par tous les pays", explique-t-il, ajoutant qu'il s'agit d'un processus long qu'on ne pourra mener à bien du jour au lendemain.

    A l'occasion des précédents sommets du G20, les dirigeants de la Chine et d'autres pays ont observé que le plus grand déséquilibre de l'économie mondiale se situait entre le développement du Nord et celui du Sud, précise Hu Jintao.

    "Ce n'est qu'en aidant les pays en développement à accélérer leur développement et à réaliser la croissance et la prospérité qu'on pourra asseoir la reprise sur une base solide, élargir la demande globale mondiale et assurer une croissance durable dans le monde."

    Ceci explique le ferme soutien de la Chine à ce que le G20 se concentre sur la question du développement mondial, a-t-il ajouté.

    Hu explique que depuis la crise financière internationale, la Chine a adopté des mesures positives pour stimuler sa demande intérieure et a maintenu une croissance annuelle moyenne de son PIB supérieure à 9%.

     

  • Pour la Chine ,Les Etats-Unis et l'Europe devront assumer leur responsabilité politique pour la reprise de l'économie mondiale

     

    A ce moment crucial où l'économie mondiale fait face à un risque de « double dip », certains médias et chercheurs occidentaux ont une fois de plus joué la « carte » de la Chine, il semble que le « remède » du règlement de la crise soit dans les mains de la Chine. Un tel procédé n'est pas nouveau. Ces dernières années, chaque fois que l'économie mondiale rencontre des difficultés, l'Occident s'est mis à parler, sinon pour accuser la Chine d' «avoir rejeté la crise » sur les autres, sinon pour « flatter » la Chine et lui demander de prendre la responsabilité. Ces deux jeux ne visent qu'un seul but, celui de se dérober à sa responsabilité.

    La crise de la dette européenne et la crise de la dette américaine, qui sont survenues par la suite, ont troublé le pas de la progression de l'économie mondiale.

    Mais ce n'est pas l'économie mondiale qui soit sur le bord de l'escarpement, c'est la politique de Washington qui est sur le bord de cet escarpement. Après l'éclatement de la crise de la dette américaine, l'opinion publique mondiale a estimé que Washington est tombé dans un piège politique, non dans un piège économique. En fait, Washington fait face non seulement à une crise économique, mais surtout à une crise politique. On se rappelle que la crise de la dette européenne, qui a précédé celle de la dette américaine, a reflété, dans une grande mesure, les contradictions entre les pays européens et les décisions politiques de l'Union européenne, ainsi que les contradictions entre la politique des différents pays européens. Cette fois-ci, l'agence Standard & Poor's a baissé la note souveraine des Etats-Unis. Ceci est également expliqué par une inquiétude sur les perspectives d'avenir politique des Etats-Unis.

    Au fur et à mesure que le cycle politique des Etats-Unis et de plusieurs autres pays commencera bientôt à entrer en période des élections présidentielles, les perspectives d'avenir de la situation politique se révèlent encore plus instables. Ceci a également porté une grave atteinte à la confiance des investisseurs mondiaux dans la reprise de l'économie mondiales et a aggravé les agitations du marché.

    On n'a pas oublié qu'au cours de la crise financière de 2008, la Chine et les autres pays émergents ont montré leur capacité à s'avancer à contre-courant. A un moment décisif, la Chine a lancé un programme destiné à stimuler l'économie intérieure, jouant un rôle important pour aider à promouvoir la reprise de l'économie mondiale. En même temps, la Chine a fait des efforts actifs pour promouvoir la coopération internationale.

    Si les Etats-Unis et l'Europe ne faisaient que rechercher leurs propres gains personnels sans assumer la responsabilité, en tant que pays développés, cela pourrait gravement affecter le développement régulier de l'économie mondiale.

    Face au défi de l'économie mondiale, les membres de la communauté internationale ont nettement renforcé leur coordination. Par exemple, le G 20, qui s'était formé pour faire face à la crise financière internationale, est devenu aujourd'hui la plate-forme principale de la coopération économique internationale. Tant que les pays occidentaux ne se dérobent pas à leur responsabilité et renforcent la coordination avec les pays en développement en matière de mesures politiques, l'économie mondiale connaîtra sûrement une reprise stable et un développement régulier.

    Source: le Quotidien du Peuple

  • LE PREMIER MINISTRE CHINOIS PLAIDE POUR LA COOPERATION AVEC LES USA

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao rencontre le président américain Barack Obama
     

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré le président américain Barack Obama jeudi à New York pour discuter des relations bilatérales, des questions régionales et internationales.

    La rencontre s'ajoutera au nombre croissant des contacts bilatéraux entre les dirigeants américains et chinois depuis l'accession de Barack Obama à la présidence en 2009.

    Au début de la rencontre, Wen a tenu à indiquer que la relation entre la Chine et les Etats-Unis a progressé au delà de la sphère bilatérale et a désormais un impact majeur sur le monde.

    Les intérêts communs des deux pays dépassent de loin leurs divergences, a souligné M. Wen.

    Quoiqu'il existe des contradictions et divergences entre la Chine et les Etats-Unis, les problèmes peuvent bien se résoudre par le dialogue et la coopération, a affirmé le Premier ministre.M. Wen a du faire face aux accusations américaines, citant la politique monétaire chinoise d'avoir causé la perte de millions d'emplois aux Etats-Unis, Une loi a été proposée au congrès qui permettra de prendre des mesures pour protéger l'économie américaine d'un trop gros déficit commercial avec la Chine.
    "Il est temps pour le congrès de passer une loi qui donnera à l'administration du poids dans les négociations bilatérales et multilatérales avec le gouvernement chinois", a déclaré la porte parole de la chambre des représentants, Nancy Pelosi, dans un communiqué. Nancy Pelosi , grande amie de dalai lama n'a jamais aché son hostilité à la Chine.

    Cependant, face à ces menaces, et à cette loi qui pourrait être adoptée rapidement, le premier ministre Wen Jiabao est resté campé sur sa position.

    "Les raisons d'une appréciation majeure du Renminbi n'existent pas", a-t-il martelé, ajoutant que l'appréciation du yuan ne ferait pas revenir les emplois aux Etats-Unis, mais qu'ils créerait en revanche beaucoup de faillites chez les exportateurs chinois.

    "Nos intérêts communs pèsent bien plus que nos différences", a ajouté Wen Jiabao, qui a dressé avec le président américain la liste des "bonnes coopérations" entre les deux pays, à savoir notamment la lutte contre la crise financière et le réchauffement climatique.

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    "La Chine continuera  à augmenter ses importations en provenance des Etats-Unis. Entre temps, l'Amérique devrait reconnaître le statut d'économie de marché de la Chine, relâcher le contrôle des exportations chinoises, et prendre des mesures concrètes pour promouvoir un véritable libre-échange", a-t-il estimé.
    Les deux pays ont coopéré sur une série de quetions majeures, dont la crise financière internationale, et ont maintenu une bonne coopération du sein du G20, a rappelé Obama.

    Alors que la situation économique mondiale se stabilise progressivement, Washington et Beijing devraient consolider leur coopération dans la lutte contre la prolifération nucléaire et le changement climatique et pour assurer une croissance équilibrée et durable de l'économie mondiale, a estimé Obama.

    La rencontre, prévue pour 75 minutes en marge des travaux des Nations unies, devait aussi améliorer les liens bilatéraux et approfondir la confiance mutuelle à un moment où les relations sino-américaines sont assombries par des disputes commerciales mais restent dominées par la volonté des deux parties à coopérer.

  • RENAISSANCE OU EMERGENCE DE LA CHINE?

    Jean Pierre Raffarin : le redressement de la Chine est une renaissance plutôt qu'une émergence

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    Le 18 novembre, M. Jean Pierre Raffarin, l'ancien Premier ministre français, s'est rendu à l'Université des Langues étrangères de Beijing et y a prononcé un discours devant les étudiants.

    Lors de son discours, M. Raffarin a précisé que l'année 2009 est une année très importante pour la Chine, la Chine ayant retrouvé sa place au premier rang des Nations du monde, notamment par la présence de M. Hu Jintao au G20. « A l'occasion de la crise économique, le statut de la Chine a sauté aux yeux de l'ensemble des populations du monde » a-t-il souligné. Le monde a besoin de la croissance chinoise, qui est un des moteurs de la croissance mondiale. « D'aucuns parlent d'émergence de la Chine, mais je parlerais plutôt de renaissance, puisqu'à la fin du 18e siècle, la Chine était déjà au premier rang des Nations du monde » a remarqué M. Raffarin.

    Il a également souligné que le partenariat entre l'Europe, la France et la Chine est très important, puisque ce sera une des manières de partager la croissance mondiale. « Les relations franco-chinoises ne sont pas seulement des relations économiques ou des contrats, ce sont aussi des relations entre les peuples et entre les cœurs » a-t-il dit. Il a par ailleurs encouragé les futurs diplomates de l'Université des Langues étrangères de s'efforcer à promouvoir la compréhension entre les peuples chinois et français afin de promouvoir l'amitié et les relations bilatérales.

    M. Raffarin a également appelé la Chine et la France à travailler ensemble pour trouver des moyens efficaces de lutte contre le réchauffement climatique.

  • LE G2(CHINE-USA) VA DIRIGER LE MONDE.

    Le directeur de la Banque mondiale prône une collaboration étroite entre la Chine et les Etats-Unis
      

          WASHINGTON, 22 avril. Le président de la Banque  mondiale, Robert Zoellick, a déclaré mardi que les Etats-Unis et  la Chine doivent renforcer leur coopération pour surmonter la  crise. 

         "Nous essayons de souligner le fait que, au-delà du besoin de  sortir de la récession économique, les Etats_Unis et la Chine  doivent coopérer pour opérer des réformes structurelles", a  indiqué M. Zoellick, répondant à une question de l'agence Xinhua. 

         Selon M. Zoellick, la véritable raison du déséquilibre fiscal  mondial est structurelle : la surconsommation aux Etats-Unis et  l'épargne excédentaire en Chine. 

         Par conséquent, les Etats-Unis doivent accroître leur épargne  et leurs investissements et la Chine sa consommation, et non pas  seulement sa capacité à consommer, a-t-il précisé. 

         Dans un récent article publié par le Washington Post, Zoellick  et Justin Yifu Lin, économiste en chef et vice-président directeur de la Banque mondiale, ont également appelé à la création d'un G2  fort entre les deux puissances. 

         "Sans un G2 fort, le G20 ne pourra que décevoir", ont-ils  ajouté.

  • RENCONTRE HU JINTAO- OBAMA.

    La Chine et les Etats-Unis d'accord sur leurs relations "positives, coopératives et globales" au 21e siècle
      

        LONDRES- Le président chinois Hu Jintao et son homologue américain Barack Obama se sont mis d'accord,  mercredi à Londres, sur la construction des relations "positives,  coopératives et globales" entre les deux pays au 21e siècle, pour  approfondir la coopération bilatérale dans différents domaines, a  révélé une source diplomatique chinoise. 

         M. Hu a invité M. Obama à mener une visite en Chine au cours  du deuxième semestre de cette année, et ce dernier a accepté  l'invitation avec plaisir. 

         Les deux dirigeants ont décidé à cette occasion de créer le  mécanisme de "dialogue stratégique et économique" entre la Chine  et les Etats-Unis. 

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         Le président Hu a désigné le vice-Premier ministre Wang Qishan et le Conseiller d'Etat Dai Bingguo comme ses représentants  spéciaux pour le mécanisme de dialogue stratégique et économique  entre la Chine et les Etats-Unis, tandis que M. Obama a désigné la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et le secrétaire au Trésor  Timothy Geithner aux postes de contrepoids. 

         Mme Clinton et M. Dai co-présideront le dialogue stratégique,  tandis que MM. Wang et Geithner co-présideront le dialogue  économique, toujours selon la même source chinoise. 

         Les présidents Hu et Obama se sont mis d'accord sur la tenue  de la première séance de dialogue stratégique et économique entre  la Chine et les Etats-Unis en été prochain à Washington. 

         Il s'agit de la première rencontre entre les présidents Hu et  Obama, depuis l'investiture de ce dernier en janvier dernier. 

         Durant leurs entretiens en marge du deuxième sommet du Groupe  de Vingt (G20) consacré à la crise financière et économique en  cours, MM. Hu et Obama se sont penchés sur les relations  bilatérales, la crise mondiale actuelle et d'autres importants  problèmes d'intérêt commun. 

         "Les bonnes relations entre la Chine et les Etats-Unis sont  non seulement dans l'intérêt des peuples des deux pays, mais aussi favorisent la paix, la stabilité et la prospérité de la région  Asie-Pacifique et du monde dans l'ensemble", a indiqué M. Hu en  début de ce sommet sino-américain. 

         Il a noté que les deux parties sont parvenues à un consensus  sur l'orientation des relations sino-américaines dans la nouvelle  période et sur la création du mécanisme de "dialogue stratégique  et économique" bilatéral. 

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         La Chine veut travailler avec les Etats-Unis pour promouvoir  davantage les relations bilatérales, a dit M. Hu, souhaitant  établir "de bonnes relations de travail et une amitié personnelle" avec M. Obama. 

         Le président Hu a souligné à cette occasion que la Chine  pratique inébranlablement la politique d'une Chine et s'oppose  résolument à "l'indépendance de Taiwan", à "une Chine, un Taiwan"  et à "deux Chine", en dépit de l'évolution de la situation dans le détroit de Taiwan. 

         Le président Obama a pour sa part déclaré que le gouvernement  américain s'attache à la diplomatie d'une Chine et aux trois  communiqués conjoints sino-américains, ajoutant que cette position ne changera pas. 

         Les Etats-Unis saluent et soutiennent les efforts pour  améliorer les relations entre les deux côtés du détroit de Taiwan  et s'attendent à plus de progrès dans ces relations, a dit M.  Obama. 

         Il a noté que les relations économiques entre la Chine et les  Etats-Unis sont "très fortes", qualifiant les relations  sino-américaines d'"extrêmement constructives". 

         "La Chine est une grande puissance et a une longue et  extraordinaire histoire", a affirmé M. Obama, souhaitant que ses  entretiens avec M. Hu soient "productifs" et "ouverts" non  seulement sur la situation difficile de l'économie mondiale, mais  aussi sur la coordination bilatérale pour l'amélioration de la  paix et de la sécurité des deux pays et du monde entier. 

         Les relations sino-américaines constituent les unes des plus  importantes relations bilatérales du monde au 21e siècle. Il est  donc plus important que jamais d'approfondir et de développer les  relations sino-américaines dans le contexte de la propagation de  la crise financière et économique mondiale et de l'escalade de  différents défis mondiaux. 

         Lors d'une conversation téléphonique avec M. Obama le 30  janvier dernier, M. Hu a déclaré que la Chine est prête à  renforcer le dialogue, à promouvoir la confiance mutuelle et à  élagir la coopération bilatérale pour relever différents défis  mondiaux avec les Etats-Unis et pour promouvoir le développement  stable des relations sino-américaines. 

         M. Obama a pour sa part affirmé que les Etats-Unis veulent  aussi resserrer la coopération avec la Chine en ce qui concerne  d'importants problèmes internationaux et régionaux, tandis que  Washington veut joindre les mains avec Beijing pour développer un  lien bilatéral plus actif et constructif. 

         Le sommet Hu-Obama a eu lieu à la veille de celui du G20, qui  rassemble les dirigeants du G20 et les représentants des  institutions financières internationales, pour une concertation  internationale dans le cadre du rétablissement de la stabilité  financière et de la relance de l'économie mondiale. 

         M. Hu prononcera un discours lors du sommet du G20, pour  présenter les opinions et les propositions chinoises en la  matière. 

         La Chine souhaite que le sommet de Londres aboutisse à des  résultats positifs et concrets, a dit le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, He Yafei, le 23 mars. 

         Le G20 regroupe 19 pays (Afrique du Sud, Allemagne, Arabie  saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du  Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique,  Royaume-Uni, Russie et Turquie) ainsi que l'Union européenne (UE), qui est représentée à la fois par le président du Conseil et celui de la Banque centrale européenne.

     

  • HU JINTAO AU SOMMET DU G20.

    Départ du président chinois pour le sommet financier du G20

    BEIJING, 1er avril -- Sur l'invitation du Premier  ministre britannique Gordon Brown, le président chinois Hu Jintao  a quitté mercredi matin Beijing pour Londres où il participera au  sommet financier du G20 qui se tiendra les 1er et 2 avril.

    Le président chinois Hu Jintao a appelé à renforcer la coordination internationale sur les  politiques économiques et à redoubler d'efforts conjoints dans la  lutte contre le protectionnisme commercial afin de redresser  l'économie mondiale. 

         La communauté internationale toute entière est confrontée à de sérieux défis pour résoudre la crise financière et redresser  l'économie mondiale, a déclaré le président chinois à l'agence  Xinhua (Chine Nouvelle) mardi, à la veille du sommet du G20 qui se tiendra à Londres. 

         Face à l'élargissement et à l'approfondissement des impacts de la crise financière globale sur l'économie réelle, la priorité  doit être donnée par différents pays à la prise de mesures de  relance en fonction de leur situation. Par ailleurs, ils doivent  travailler ensemble pour promouvoir la croissance économique,  l'emploi et l'amélioration des conditions de vie des peuples, a  souligné Hu Jintao. 

         Parallèlement, il faut déployer des efforts au plus tôt pour  stabiliser le marché financier mondial, mettre en valeur le rôle  des finances dans la stimulation de l'économie réelle et rétablir  la confiance des peuples et des entreprises, a ajouté M. Hu. 

         "Le système financier international a besoin d'être réformé de manière complète, équilibrée, graduelle et efficace pour éviter  l'apparition d'une crise similaire dans l'avenir", a-t-il  souligné. 

         En tant que pays responsable, la Chine est prête à travailler  avec les autres participants au sommet de sorte que ce dernier  puisse aboutir à des résultats "positifs" et "pratiques", a fait  savoir le président chinois. 

         La Chine s'engage à apporter sa contribution obligatoire au  redressement de l'économie mondiale et s'en tiendra à sa politique de base d'ouverture sur l'extérieur et de stratégie  gagnant-gagnant, a poursuivi Hu Jintao. 

         Une Chine vigoureuse et plus ouverte favorise non seulement sa stabilité et son développement rapide, mais aussi aide la  communauté internationale à faire face à la crise financière et  contribue à la paix et au développement dans le monde, a indiqué  Hu Jintao. 

         La Chine projette de réaliser une croissance économique de 8%  cette année, chiffre fort supérieur à la croissance moyenne  mondiale prévue par la Banque mondiale.  

         L'économie chinoise a enregistré une croissance de 9% en 2008, chiffre le moins élevé depuis sept ans.