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  • Chine , l'armée met en garde les Philippines au sujet de l'île Huangyan:" N'essayez pas de prendre ne serait-ce qu'un centimètre du territoire chinois".

    67026087.jpgLe Quotidien de l'APL, journal officiel de l'Armée populaire de Libération (APL) de Chine, a mis en garde jeudi les Philippines au sujet de l'incident de l'île Huangyan, déclarant que les forces armées chinoises ne permettront jamais à quiconque d'ôter à la Chine sa souveraineté sur l'île Huangyan.

     

    Sur cette banderole: Navires philippins HORS DES ILES HUANGYAN

    Des pêcheurs philippins naviguent dans la zone du récif de Scarborough.



    "Nous souhaitons indiquer qu'aucune tentative d'ôter à la Chine sa souveraineté sur l'île Huangyan ne sera tolérée par le gouvernement, le peuple ou les forces armées de la Chine", a indiqué le quotidien dans un article signé intitulé "N'essayez pas de prendre ne serait-ce qu'un centimètre du territoire chinois".

    Au contraire, il serait sage de renoncer à ce genre de tentative et de respecter les règles internationales afin d'obtenir le pardon du peuple chinois et de la communauté internationale.



    La Chine a fait preuve de retenue au sujet de l'incident de l'île Huangyan. "Si certains confondent la bonté de la Chine avec de la faiblesse et considèrent le pays comme un 'dragon en papier', ils se trompent lourdement", ajoute l'article.

    La Chine a trop été humiliée, sa souveraineté violée et son territoire découpé, lorsque le pays était pauvre et faible.

    La Chine mène actuellement une politique étrangère indépendante et pacifique. Elle n'usera pas de sa force pour intimider les plus faibles, ni ne tolérera aveuglement les tours joués par autrui, tout particulièrement en ce qui concerne son intégrité territoriale, sa dignité nationale et sa stabilité sociale.

     



    Il est évident que la partie philippine n'a pas réalisé qu'elle commettait de graves erreurs, bien qu'un mois se soit écoulé depuis le début de l'incident, indique l'article.

    A l'inverse, les Philippines renforcent leurs efforts pour intensifier les tensions. Le pays a en effet continué d'envoyer des vaisseaux du gouvernement dans la lagune de l'île Huangyan et a fait à plusieurs reprises des remarques erronées ayant induit en erreur le public philippin et la communauté internationale et provoqué la colère du public, nuisant ainsi aux relations bilatérales.



    La situation est peu encourageante, indique l'article.

    La souveraineté de la Chine sur l'île est basée sur des fondements à la fois historiques et juridiques. Peu importe les tours que les Philippines chercheront à jouer, le fait que l'île Huangyan appartienne à la Chine ne changera jamais, rappelle l'article.

     

    La Chine est prête à l'escalade des tensions sur l'île de Huangyan

    La vice-ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying a confié que la Chine n'est pas optimiste quant à la situation concernant l'île de Huangyan, et que le pays est pleinement disposé à répondre à toute action que feront Philippines pour désamorcer la situation.

     

    Mme Fu a fait ces remarques lors de sa rencontre avec Alex Chua, chargé d'affaires de l'Ambassade des Philippines en Chine, hier, selon un communiqué de presse du ministère chinois des Affaires étrangères publié aujourd'hui.

    Mme Fu a souligné lors de la réunion que l'île Huangyan appartient à la Chine.

    « La partie chinoise a également fait tous les préparatifs en vue de répondre à toute escalade de la situation initiée par le côté philippin », a prévenu Mme Fu.

     

    Mme Fu a déclaré que la partie chinoise maintient sa position de recherche de solutions diplomatiques à la situation actuelle, et que la Chine demande à nouveau instamment à la partie philippine de répondre sérieusement aux préoccupations de la Chine et de traiter correctement la question.

     

  • La Chine ne recherche pas de droits ni d'intérêts par des moyens financiers

    La coopération entre la Chine et l'Europe est mutuellement bénéfique, et la Chine n'a pas l'intention de rechercher des droits ou intérêts par des moyens financiers, a indiqué vendredi la vice-ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying.

    Mme Fu a fait ces remarques lors du forum Lanting sur les relations sino-européennes.

    "Il existe encore des points faibles dans la confiance mutuelle entre la Chine et l'Europe", a reconnu Mme Fu, ajoutant que la Chine avait entendu des voix européennes contradictoires concernant la possibilité d'une aide chinoise envers l'Europe avant le sommet du G20.

    Elle a souligné que la Chine, au lieu d'être engagée dans la politique du plus fort, soutenait les pays européens pour surmonter la crise économique.


    Concernant la crise de la dette européenne, Mme Fu a indiqué que la Chine avait soutenu les pays européens dans leur lutte, augmenté l'emploi et rétabli la croissance économique en injectant des fonds supplémentaires dans le Fonds monétaire international, en achetant des euro-obligations, en augmentant les importations issues des pays européens et en élargissant les investissements commerciaux. La vice-ministre ajoute que ces démarches bénéficient également au développement chinois.

    "La Chine continuera à rejoindre les efforts de la communauté internationale pour surmonter la crise en Europe", a déclaré Mme Fu.

    Le renforcement de la coopération entre la Chine et l'Europe est exactement ce dont l'Europe a besoin pour surmonter ses difficultés, a-t-elle poursuivi, précisant qu'il n'était pas approprié d'ajouter certaines implications politiques négatives aux échanges normaux, bénéfiques et solides. "Cela entrave l'approfondissement de la coopération bilatérale", a-t-elle noté.

    Elle a également indiqué que deux forces s'opposaient en Europe. L'une est une force attractive de collaboration, et l'autre est une force répulsive de doute. Il est par conséquent difficile pour l'Europe de faire de grandes avancées vers l'élimination des obstacles dans ses relations avec la Chine. "Avec le développement des relations sino-européennes, les deux parties se sont rendu compte de l'importance de la coopération", a-t-elle expliqué.

    Le forum Lanting, lancé par le ministère chinois des Affaires étrangères, constitue une plate-forme pour la communication et les échanges entre le gouvernement, les entreprises, le milieu académique, les médias et le public.

    Le forum vise à créer un nouveau canal pour faciliter les discussions sur la politique étrangère et les questions d'intérêt commun entre les parties concernées.

     

  • Les investissement chinois en Europe ne doivent pas être politisés ( Fu Ying)

    L'investissement chinois en Europe ne doit pas être politisé, a rappelé vendredi la vice-ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying lors d'un forum diplomatique à Beijing.

     

     



    "Le succès des investissements doit être réciproque. Nous ne souhaitons pas que nos activités économiques soient interprétées selon une perspective politique et soient imprégnées d'intérêts politiques", a annoncé Mme Fu lors du 5e forum Lanting, dont le thème est "Nouvelles situations des relations Chine-Europe".

    Elle a critiqué une tendance récente ayant émergé de la crise financière internationale dans la "communauté occidentale" de politisation des questions concernant la Chine.

    "De nombreux pays européens témoignent leur compréhension et leur soutien envers nous, mais il existe encore des reportages négatifs", a affirmé Mme Fu.

    "Nous devons traiter entre nous selon une mentalité modérée et impartiale. Cela facilitera la gestion des relations bilatérales", a ajouté Mme Fu.

    Elle a notamment cité une récente offre chinoise d'investissement en Islande qui a été rejetée par le gouvernement du pays.

     


    Toutefois, Mme Fu a également cité des cas réussis d'investissements chinois dans d'autres pays européens et a appelé les entreprises chinoises à apprendre et à s'adapter au marché européen.

    La vice-ministre des Affaires étrangères a également encouragé la partie européenne à "faire preuve de sincérité" pour surmonter les obstacles au développement des relations sino-européennes.

    "La reconnaissance du statut d'économie de marché de la Chine et la levée de l'embargo aux ventes d'armes représentent les deux principaux obstacles et concernent la compréhension et la confiance mutuelles des deux parties", a-t-elle indiqué.

    Selon Mme Fu, si les deux parties veulent aller au-delà d'un "partenariat commercial", mener une coopération de haut niveau et établir une coopération stratégique, elles doivent surmonter ces obstacles.

    Mme Fu a réaffirmé que la Chine poursuivrait sa politique d'ouverture et de réforme, que l'embargo soit levé ou non.

    Le forum Lanting, lancé par le ministère des Affaires étrangères, est une plate-forme pour la communication et les échanges entre le gouvernement, les entreprises, l'enseignement, les médias et le public.

    Il vise à créer un nouveau canal pour faciliter les discussions sur la politique extérieure et les questions d'intérêt commun des parties concernées.

  • La Chine ne peut pas secourir d'autres pays avec ses réserves en devises étrangères

    Fu Ying ,cette élégante et honorable dame de 58ans

    La Chine ne peut pas utiliser ses réserves en devises étrangères de 3 200 milliards de dollars pour secourir d'autres pays, a annoncé vendredi une haute diplomate.

    "Le raisonnement selon lequel la Chine devrait venir en aide à l'Europe n'est pas soutenable, car les réserves ne sont pas gérées de cette façon", a affirmé la vice-ministre des Affaires étrangères Fu Ying lors d'un forum Lanting tenu par son ministère.

    "La Chine participe aux efforts internationaux pour aider l'Europe, et de manière positive et saine", a ajouté Mme Fu.

    Depuis le début de la crise financière européenne, la Chine a envoyé plus de 30 délégations d'achat en Europe, conduisant à l'augmentation des importations chinoises en provenance du continent, a souligné Mme Fu. Elle a ajouté qu'il y avait de nombreux malentendus concernant l'utilisation des réserves chinoises. "Les réserves en devises étrangères ne sont pas des recettes fiscales ou de l'argent dont peut disposer le Premier ministre ou le ministre des Finances", a-t-elle fait observer.

    "Les réserves en devises étrangères s'apparentent à une épargne, leur liquidité doit être assurée", a expliqué la diplomate.

    Elle a indiqué que la Chine avait tiré une leçon de la crise financière asiatique de la fin des années 1990 et avait compris l'importance des réserves en devises étrangères pour un pays.

    "Les réserves ne peuvent pas être utilisées à l'intérieur du pays pour réduire la pauvreté ni à l'étranger pour soutenir le développement (des autres pays)", a-t-elle poursuivi.

    Elle a souligné que la façon dont les réserves en devises étrangères étaient gérées devait être conforme au principe "sécurité, liquidité et rentabilité appropriée". "L'achat des obligations européennes, du FMI et des Etats-Unis par la Chine est basé sur ce principe", a-t-elle ajouté.

    Initié en décembre dernier par le ministère chinois des Affaires étrangères, le Forum Lanting est une plate-forme permettant aux responsables, experts et groupes sociaux chinois de discuter des questions internationales et de la politique étrangère de la Chine.

     

  • LA GRANDE REUSSITE DE LA CHINE

    La Chine mérite le respect et ses réussites doivent faire l'objet d'une analyse rationnelle
     
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    Le dernier numéro de « Die Zeit » (en français : Le Temps), un hebdomadaire allemand d'information et d'analyse politique qui paraît tous les jeudis, vient de publier un article sur une interview exclusive accordée le 7 juillet dernier par la Vice Ministre chinoise des Affaires étrangères Fu Ying à un journaliste de « Die Zeit ». Lors de l'entretien, Fu Ying a indiqué que la Chine a obtenu de remarquables succès et a fait de grands progrès au cours des trente dernières années, c'est pourquoi elle mérite qu'on la respecte et ses réussites doivent faire l'objet d'une analyse objective et rationnelle. Elle a insisté sur le fait que l'Occident ne doit surtout pas essayer de lui imposer ses propres critères.

     

     

    Madame Fu Ying a quitté son poste d'ambassadeur à Londres pour ses nouvelles fonctions de Vice-ministre des Affaires Etrangères tout en gardant son franc parler , marqué d'une grande sagesse et d'une grande intelligence. Ce qu'elle dit est une parole d'or qui s'adresse à ceux qui nient les progrès évidents de la Chine dans tous les domaines. Comment nier les progrès de la démocratie , de la liberté , de l'amélioration du niveau de vie de chaque Chinois devant cette révolution pacifique qui a propulsé la Chine parmi les grandes nations du monde depuis trente ans.

    La Chine qui doit résoudre le problème de la pauvreté due à des siècles d'exploitations par un pouvoir impérial sclérosé , l'exploitation honteuse et scandaleuse des puissances occidentales et d'un pouvoir national corrompu et à la solde des étrangers , a su grâce au Parti Communiste rétablir un ordre social , faire diminuer le nombre de pauvres et favoriser l'émergence d'une nouvelle classe moyenne et amener la prospérité depuis une trentaine d'années.

     

  • LA CHINE EST INDIVISIBLE.

    L'unité est dans le sang des Chinois
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    Fu Ying, ambassadrice de Chine aux Royaume-Uni.

    La violence dans le Xinjiang a été horrible. Mais ce serait faux de la qualifier comme un conflit ethnique.

    Il y a une chanson populaire en Chine, "Xinjiang – une terre adorable", qui donne une description idyllique des prairies sans fin qui s'étendent le long des montagnes Tianshan, des vaches et des moutons qui paissent dans la paix, et du parfum séduisant des raisins et des melons.

    Xinjiang fascine les gens de toute la Chine et du monde entier. L'an dernier, il a été visité par 22 millions de touristes, dont 360 000 en provenance de l'étranger. Ils sont attirés par son histoire, sa beauté et, surtout, la diversité de sa culture et son accueil chaleureux, avec des gens qui chantent, dansent, et reçoivent les visiteurs comme des amis.

    Le Xinjiang est un important passage de l'ancienne Route de la Soie, où des personnes de nombreux groupes ethniques ont voyagé, vécu et fait du commerce pendant des siècles. Il est défini par sa culture multiethnique, en particulier sa culture islamique. Parmi les 21 millions d'habitants qui le peuplent, il y a désormais 47 groupes ethniques, dont la plus importante, qui sont les Ouïgours, représentant 45,7% de la population, suivis par la Hans, et beaucoup d'autres, comme les Kazakhs, les Huis, les Kirghiz, les Mongols, les Tadjiks, les Sibes, les Mandchous, les Ouzbeks, les Russes, Daours, et les Tartares. Des millions de musulmans y vivent et il y a 23 000 mosquées. Il y a aussi des temples bouddhistes et des églises.

    Différents groupes ethniques dans le Xinjiang ont vécu côte à côte pendant des siècles comme une grande famille. Leur relation a été généralement amicale, même si, comme dans toutes les familles et les communautés multiethniques, des frictions se produisent de temps en temps. Nous les appelons «les contradictions internes au sein du peuple», ce qui signifie qu'ils peuvent être résolus grâce à la coordination et ne sont pas une question d'un combat de vie ou de mort. C'est pourquoi les violences à Urumqi le 5 juillet dernier, qui ont provoqué plus de 180 morts et un millier de blessés furent un grand choc.

    Certains reprochent le crime dans la province du Guangdong en juin être à l'origine de ce qui a largement attisé ce conflit. Mais cette affaire a été résolue et les suspects ont été arrêtés. Cela ne peut en aucun cas justifier les actes horribles d'émeutiers à Urumqi, qui, armés de bâtons, de couteaux et de pierres, ont tué et se sont déchaînés contre des personnes innocentes. Il existe une forte préoccupation que l'incitation et l'organisation des émeutiers qui ont joué un grand rôle, venaient de l'étranger. Le qualifier de "conflit ethnique" serait une façon erronée de considérer ce problème, et risque également creuser un fossé entre les groupes ethniques. L'incident rappelle les violences terroristes à Urumqi et d'autres villes du Xinjiang au cours de la dernière décennie ou plus. Certains de ces terroristes ont été envoyés s'entraîner et se battre en Afghanistan. Quelques-uns ont fini dans la baie de Guantanamo. L'enquête sur l'incident du 5 juillet est en cours et ceux qui ont commis des crimes feront face à la loi.

    La Chine est un pays en développement qui a de plus en plus d'influence dans le monde. Nous sommes conscients de l'attention que le monde a porté à cet incident. Les journalistes internationaux ont été invités au Xinjiang et, dans l'ensemble, le monde a obtenu le libre accès à l'information. Nous espérons que cette transparence permettra de réduire les tendances à l'utilisation de fausses informations et de photos falsifiées comme cela se produisait par le passé. Les bloggers chinois sont assez rapides pour répondre à certains commentaires injustes.

    Maintenant, le calme est rétabli. Les gens de tous les groupes ethniques dont les Ouighours sont fermement opposés à la violence et désirent reprendre une vie normale. Xinjiang a connu une croissance aussi rapide que le reste de la Chine. Beaucoup de gens venus d'autres régions du pays y travaillent, surtout pendant la récolte du coton. Les gens de la région du Xinjiang travaillent, font du commerce et des études, tout comme dans le reste du pays. Il n'y a pas une grande ville en Chine sans la communauté ouighoure. Les restaurants ouighours à Beijing sont très populaires. La liberté de circulation et de migration est un droit humain fondamental et un signe du développement et du progrès de la Chine.

    Tout au long des siècles, la Chine a été une société multiethnique reliée par un engagement à l'unité, la prospérité et l'harmonie. L'unité est dans notre sang. C'est là que réside notre force, et elle forme la base pour l'interaction de la Chine avec la communauté internationale.

    (Fu Ying, Ambassadrice de Chine au Royaume-Uni)

  • POUR UNE MEILLEURE CONNAISSANCE DE LA CHINE.

    « Il est temps pour l'Occident de faire des efforts afin de mieux connaître et de mieux comprendre la Chine »

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    D'une étudiante issue de l'ethnie minoritaire mongole, elle est devenue une diplomate. Elle, c'est Fu Ying qui occupe actuellement le poste d'ambassadrice de Chine en Grande-Bretagne et elle parfaitement au courant de l'évolution et des changements de la situation internationale, ainsi que de l'élévation continuelle de la position de la Chine dans notre monde.

    Elle a déclaré : « La Chine n'a aucune intention de disputer ni de partager avec n'importe qui que ce soit l'hégémonie sur les autres pays du monde. Le seul souhait de la Chine c'est l'amélioration constante du niveau de vie de sa population. »

    Bien que la Chine ne recherche aucunement ni l'hégémonie ni la suprématie sur les autres, mais le monde est très attentif et suit de près le moindre de ses gestes et de ses paroles. La communauté internationale pense en général que sans la participation de la Chine, il sera très difficile de traiter et de régler les problèmes internationaux. Fu Ying a dit : « Naturellement, la Chine est tout à fait consciente des responsabilités internationales qu'elle doit endosser, c'est pourquoi elle adopte une attitude sincère et sérieuse quant à l'exécution de ses obligations internationales. »

    En tant qu'une des puissances mondiales, comment la Chine doit-elle agir ? Et avec quel moyen pour faire évoluer et changer notre monde ? Ce sont des problèmes graves et sérieux qui se posent souvent devant Fu Ying. Elle a fait remarqué que l'extérieur s'inquiète de ce qu'avec son développement et le renforcement de sa puissance, la Chine pourrait imposer et faire accepter de force sa volonté aux autres ou bien elle pourrait s'ingérer dans les affaires intérieures des autres pays.

    Elle dit : « La Chine est un pays qui a passé par toutes sortes de malheurs, de tribulations et d'adversités et qui a survécu à de rudes épreuves, c'est pourquoi elle comprend parfaitement les problèmes que rencontrent les autres pays, elle est plutôt modeste, réservée et effacée et au fond d'elle-même, elle n'a pas une culture hégémoniste et elle ne s'intéresse aucunement à cela. Le camarade Deng Xiaoping a insisté sérieusement il y a déjà longtemps que la Chine ne doit strictement pas pratiquer l'hégémonie. » Dans le passé, la Chine a toujours été un pays malmené, humilié voire même opprimé par d'autres, alors qu'elle-même, elle n'a jamais envahi et agressé d'autres pays bien qu'elle en a le moyen en tant que pays le plus puissant du monde. Après l'avènement de la Chine nouvelle, elle préconisait le principe de l'égalité et de la réciprocité, ainsi que la coexistence pacifique. Sur la plan culturel, une maxime chinoise dit : « Ne faites pas à autrui ce que vous n'aimeriez pas que l'on vous fasse » et la nation chinoise aspire depuis toujours à l'harmonie, à l'entente, à la concorde et à l'union.

    Fu Ying indique que la Chine est effectivement une puissance mondiale pour ce qui est de ses agrégats économiques, mais qu'il ne faut jamais oublier qu'elle est toujours un pays en voie de développement et qu'elle déploie actuellement tous ses efforts pour poursuivre la voie de la réforme, de l'ouverture et de la modernisation. Elle insiste : « Ce qui préoccupe le plus la Chine, ce sont ses affaires intérieures qu'elle considère comme primordiales parmi toutes ses préoccupations et toute sa stratégie extérieure est basée et au service de cela. »

    Dans la théorie des relations internationales traditionnelles de l'Europe et voire même de tout le monde occidental, l'émergence d'une puissance est toujours et nécessairement accompagnée de l'expansion armée et de dispute pour l'hégémonie. Fu Ying déclare franchement qu'elle n'est pas d'accord sur ce point-là. D'après elle, dans l'époque de l'industrialisation, un pays qui souhaite développer son économie doit alors posséder davantage de ressources naturelles et occuper un plus grand nombre de marchés. Pour avoir entre leurs mains ces deux choses-là, c'est-à-dire ressources et marchés, les pays occidentaux utilisent leurs moyens militaires et armés. C'est pourquoi derrière la force qui actionne les guerres de conquête et le colonialisme pillard, c'est en réalité le souhait d'industrialisation.

    Fu Ying poursuit en disant : « En ce qui concerne la Chine, elle réalise son industrialisation et sa modernisation dans le contexte actuel de la mondialisation. Et surtout après son adhésion à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), les marchés de plus de 150 pays membres de cette organisation lui sont ouverts. De par ses possibilités et ses conditions, la mondialisation est favorable à la Chine. ». Elle insiste sur le fait que cela signifie qu' « il est possible pour la Chine de réaliser son développement en utilisant les moyens pacifiques de coopération. »

    Cependant, ajoute-elle, ne pas pratiquer l'hégémonie ne signifie pas qu'on ne doit pas chercher à accroître la position internationale et ne pas malmener autrui ne veut pas dire qu'on ne doit pas chercher à jouer un rôle. Quant à la Chine, elle recherche un environnement pacifique lui permettant de coopérer efficacement avec les autres pays du monde. Mais le problème qui existe actuellement, c'est que « le monde extérieur ne connaît ni ne comprend pas assez bien la Chine ».

    Pour conclure Fu Ying dit que la Chine a fait beaucoup d'efforts pour comprendre le monde extérieur et pour étendre de sa propre initiative ses connaissances sur celui-ci. Mais pour ce qui est du monde occidental, il a des connaissances relativement restreintes sur la Chine. Devant cette situation, d'un côté la Chine doit continuer à faire des efforts pour se présenter. De l'autre côté, insiste-t-elle franchement, « il est temps pour l'Occident de faire également des efforts qui leur permettront de mieux connaître et de mieux comprendre la Chine ! »