frederic viez

  • LES FILS DE JACOB CHEZ LES FILS DU CIEL ou une histoire des Juifs en Chine

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    Plusieurs de mes articles ont comme sujet les Juifs en Chine. Que ce soit à Harbin ,Kaifeng ou Shanghai, je vous ai dressé une esquive sur ce sujet , sous l'angle du journalisme .

    Voici un texte qui présente les Juifs en Chine vu par un historien et un historien spécialiste de la question juive.

    Je vous souhaite bonne lecture de ce texte ,très intéressant , de Frédéric Viey ,historien, vice-président de l’Association Culturelle Israélite de Fontainebleau/Avon et Secrétaire Général du Conseil des Communautés juives de Seine-et-Marne.

     

     


    LES FILS DE JACOB CHEZ LES FILS DU CIEL

     

     

     

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    La longue saga du Peuple Juif est une mosaïque que les historiens depuis plus de deux siècles reconstituent ou actualisent. A travers la somme de documents qui existe sur la Chine, il est possible de retrace presque tout le quotidien de ces enfants d'Israël dans cette grande partie de l'Asie et ainsi visionner leur présence des Han à Mao. Afin de mieux comprendre l'installation d’un groupe juif dans plusieurs villes impériales dans l’Empire du Milieu. Il faut tout d'abord brosser le tableau général des axes de pénétration en Chine aux différentes époques, tant de celui des Juifs que de celui des autres influences religieuses comme l'Islam ou le Bouddhisme.


    Dans un deuxième temps, il faudra voir plus particulièrement le destin fabuleux de la  Communauté juive sinisée de Kaifeng.


    L'histoire de l'installation des Juifs en Chine est si dense qu'il faut la diviser en importants rameaux par voie terrestre et maritime :


    1) La Dynastie de Han, des marchands Juifs venant de l'Ouest.


    2) Kaifeng, des Juifs au terme de la Route de la Soie.


    3) Des Communautés Juives dans l’Empire du Milieu.


     


    A/ LES COMMUNAUTES JUIVES EN CHINE


    Tout au long de cette longue histoire, les Communautés Juives ont pu s'installer et développer leur propre culture.


     


    1) Des Juifs sous les Han.


    Dans la tradition chinoise, compte tenu des différentes invasions, la référence primordiale qui rattache chaque chinois est la dynastie des Han. Donc lors que les Jésuites ont pu rencontrer les Juifs de Kaifeng, leur première question fut:


    "A quelle date êtes vous arrivés en Chine ?"


    Les Juifs de Kaifeng, fiers de leur culture chinoise répondaient comme tout chinois: sous les Han. Or nous sommes à peu prés sur qu'il n'y a jamais eu de Juifs en Chine à l'époque des Han. Les premiers documents que l'on trouve sur la présence de juifs en Chine sont :


    I) Un morceau de lettre en Judéo-Persan daté de 718av. JC, découvert à Dandan Uilliq, une ville sur la route de la Soie. Les fouilles anglaises et françaises dans les premières années du XXème siècle ont permis de trouver un document en judéo-persan. Cette lettre provenait d'un marchand juif à son frère habitant, sans doute à


    Samarcande, faisant du commerce avec la Chine.


    II) Une page de Selikha (prières de pénitence entre Rosh Hachana et Yom Kippour), datant du VIIIème ou IXème siècle et découverte par Sir Aurèle Stein en 1908 dans les fameuses grottes aux 10.000 bouddhas dans la Province du Kansu, près du désert de Tarim. A Dung-Huang: Une page de Selikha a té trouvé dans une des grottes aux Mille Bouddhas. Elle fut découverte par Sir Aurèle Stein qui la donna à Paul Pelliot, sinologue français. Cette page de Selikha se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. Longtemps les chercheurs se sont penchés sur la stèle de Sinan-fou, découverte en 1625, pour savoir si c'était une stèle en araméen. Finalement, il a été possible de confirmer que cette stèle était un monument nestorien daté de 781. Les Nestoriens ou "Adorateurs de la Croix" avaient été chassés de l'Eglise par le Concile de Nicée. Ils ont été souvent assimilés aux juifs et beaucoup se convertirent au Judaïsme. Les deux voies d'arrivée des juifs en Chine furent la Route terrestre de la Soie (Moyen-Orient, Mossoul, Boukhara, Samarkand, le désert de Gobi, le Bassin du Tarim, Xian, Kaifeng, Pékin) et la Route maritime de la Soie. La flotte chinoise fut conduite par le grand navigateur Zhen Hé qui entreprit sept expéditions reliantla Chine à l'Afrique Occidentale. Le commerce dans cette région se fit surtout avec la multitude de petits bateaux rapides commandés généralement par des arabes.


     


    2) Les Juifs de Kaifeng à travers la Route de la Soie Même si vers 960, l'Empereur Song Zhao Kunang Yin donna son autorisation à un groupe de marchands Juifs pour s'établir à Kaifeng en leur disant : "Vous êtes venus dans notre Chine, Respectez et gardez les traditions de vos ancêtres et installez-vous ici à Pien-Liang (Kaifeng)’’, la fondation de la Communauté Juive dans l'ancienne Capitale de l'Empire du Milieu n'a pu se réaliser que quelques années plus tard. En effet, ce n'est qu'après une sinisation complète des Juifs que ceux-ci purent construire une synagogue en 1163. Au XVIIème siècle, le Père Jésuite Mattéo Ricci futle premier à rencontrer un mandarin juif originaire de cette ville à Pékin. Trois Jésuites ; Gozani, Domenge et Gaubil, sur les traces de Ricci, rencontrèrent vers 1720 les Juifs de Kaifeng, ils relevèrent les inscriptions religieuses en chinois et en hébreu et firent des dessins de l'intérieur et de l'extérieur de la synagogue. En 1851 des missionnaires chinois de confession protestante, envoyés par la "Society for promoting christianity among the jews" créée par le Révérend George Smith, sont partis à la rencontre des Juifs de Kaifeng et ont laissé différents écrits. Le dernier rabbin était mort vers 1800, la synagogue, en forme de pagode, avait encore subi un outrage des inondations, la guerre civile avait ruiné toute la population; la Communauté se mourrait. En 1900 des marchands Juifs de Shanghai, travaillant pour la ‘’Sassoon Company", créèrent une association : "Société pour Sauver les Juifs de Chine" mais la forte immigration des Juifs russes vers l'Amérique empêcha la réalisation des buts de cette société. A Kaifeng, il y avait également une forte communauté musulmane. Pour distinguer les Juifs des musulmans, les autorités provinciales les appelaient les "Bonnets blancs" (musulmans) et les "Bonnets Bleus" (les juifs). D'après les chroniques arabes, les Juifs et les Musulmans vivaient ensemble en bonne intelligence dans les grandes villes chinoises. Bien que nous n'ayons jamais eu de preuves formelles, nous savons qu'il y avait des communautés à Amoy: Selon ses contacts, Jacques Aron pensait qu'il y avait dans la ville d'Amoy plus de 2.000 juifs qui n'avaient ni temple, ni matériel religieux. Amoy fut l'un des cinq ports chinois accordés en concession par le Traité de Nankin.


     


    B/ DES TEMOIGNAGES


    Stanislas d’Escayrac de Lauture (1826-1868), émissaire de l’Alliance Israélite Universelle. Le Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture laissa une littérature très importante sur ses voyages dont l'un d'eux le conduisit en Chine avec le Corps expéditionnaire français. Il est l'auteur de "Mémoires sur la Chine" publié en cinq parties par la "Librairie du Magasin Pittoresque" dont le propriétaire était le député de l'Yonne: Edouard Charton. Il y consigna ses observations sur l'Empire du Milieu en parlant: dans l'introduction de ses souvenirs personnels et des généralités, puis de l'histoire, de la religion, et Gouvernement et des Coutumes. Pierre-Henri Stanislas d'Escayrac de Lauture naquit le 19 mars 1826, dans une vieille famille aristocratique. Il apprit l'anglais, l'espagnol, le portugais, travailla pour le Ministère des Affaires Etrangères et voyagea, entre autres, en Afrique, où il apprit l'arabe. Après la Révolution de 1848, il démissionna, et sa fortune importante lui permit de continuer ses voyages: Europe, Afrique et Moyen-Orient. Il publia entre 1851 et 1858: "Notice sur le Kordofan", "Le désert et le Soudan", "Mémoire sur le Ragle ou Hallucination du Désert" qu'il adressa à l'Académie des Sciences, "De la Turquie et des Etats musulmans" et "Voyage dans le Grand Désert et au Soudan". En 1859, il accompagna en tant que géographe l'expédition franco-anglaise envoyée en Chine pour imposer aux Chinois le respect des commerçants et missionnaires européens. Chargé d'une mission diplomatique par le Gouvernement Impérial, il suivit les armées alliées et participa à la marche sur Pékin. Enhardi par ses bons rapports avec les indigènes, il prit l'habitude de circuler seul. Le 18 septembre 1860, il fut enlevé par les habitants du village de Toung-Tchéou entre Tien-Tsin et Pékin, blessé et laissé sans soins. Il fut ensuite transféré au bagne de Pékin et libéré plusieurs semaines plus tard, mais la gangrène le priva de ses mains. Dans le premier semestre de 1861, le Rabbin Mahir Charleville évoqua, lors d'une réunion du Comité local de Paris de l'Alliance Israélite Universelle, la question des Juifs de Chine. Le Comité Central de cette organisation juive adressa au Comte Stanislas d'Escayrac de Lauture un questionnaire sur les Juifs de Kaifeng et sur les Juifs de Chine en général. Le "Bulletin de l'Alliance Israélite Universelle" publia le courrier qui lui fut adressé en Chine en précisant sa mission. Le résultat des recherches d'Escayrac de Lauture, sous forme de lettre adressée à l'Alliance IsraéliteUniverselle en date du 15 juillet 1861, parut dans "Les Archives Israélites" de cette même année. Il rentra en France en 1862 en mauvaise santé, reprit difficilement sa vie antérieure et mourut à Fontainebleau le 20 décembre 1868. De retour en France, il dicta ses souvenirs en partie à son frère: non pas un journal de voyage, mais une somme de connaissances sur l'histoire, la religion, le gouvernement, les coutumes chinoises, qu'il avait amassée au cours de son séjour. Son père, le Marquis Marie Joseph Henri Léonce d'Escayrac de Lauture, faisait partie de la Commission des canaux et des routes sous le Second Empire. Il est l'auteur de différents traités sur ce sujet. En mai 1861, au regard de la proposition faite à son fils par l'A.I.U. concernant les Juifs de Chine, il adressa à M. Jules Carvallo, Président de l'Alliance Israélite Universelle, la lettre suivante:


    "Monsieur le Président,


    Je m'empresse de répondre à la lettre que vous avez fait l'honneur d'écrire à mon fils, maintenant en route pour rentrer en France, au sujet des israélites établis en Chine bien avant la venue du Christ. Je puis d'avance vous affirmer, Monsieur le Président, qu'il s'empressera, à son retour, de mettre à votre disposition tous les documents dont il pourra disposer. J'ignore s'ils sont nombreux toutefois leur exactitude ne laisse aucun doute dans mon esprit, car mon fils ne porte pas seulement une incroyable activité dans ses investigations mais il recherche la vérité par tous les moyens possibles.


    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance


    de ma considération la plus distinguée."


     


     


     


     


    C/ LES COMMUNAUTES JUIVES EN CHINE


    Ville                          Province                   époque          Provenance              nombre


    Canton          /         Kwungtung /         9ème siècle   / Inde            Perse  /        beaucoup


    Chüanchow /         Fukian           /         14èm siècle /           Inde/Perse   /            inconnu


    Ning-Po        /         Chekiang     /         XV-XVIIè /   Inde/Perse   /         inconnu


    Kaifeng         /         Honan          /         IXème               /      Inde/Perse /            1500-2000


     


    SHANGHAÏ


    Au début du XIXème siècle, Shanghaï n'était qu'un petit village de pêcheurs, avec la signature du Traité de Nankin en 1841 stipulant l'ouverture de cinq ports internationaux, elle va se développer très rapidement. Située dans la partie Est du delta du Changjinang, au bord de la mer de Chine orientale, Shanghaï va s'ouvrir au commerce international et à la convoitise des grandes puissances. Dès le début du XXème siècle Shanghaï, ville la plus cosmopolite des cités internationales, fut appelée "Paris de l'Orient", ville ouverte par le biais des légations internationales. La famille Sassoon installa sa firme à Shanghaï vers 1842. Les juifs étaient alors un petit groupe, environ 10 personnes dans un premier temps sans femme et famille. En 1944, Shanghaï ne compte que 23 résidents étrangers avec leurs familles, 11 maisons de commerce et 2 missionnaires protestants. Le conflit franco-britannique contre la Chine draina dans tout l’Empire du Milieu des commerçants juifs de tous horizons. En 1900, quelques employés de la E.D. Sassoon, s’inquiétant du sort de leurs coreligionnaires de Kaifeng, créèrent la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’ afin de les prendre en charge puis ensuite essayer de faire revivre cette communauté sur les bords du Fleuve Jaune. Le ‘’Jewish Chronicle’’ fit paraître dans ses colonnes un article consacré à cette société d'entraide le 31 aout 1900. (voir texte en anglais, annexe 1). Lewis Moore, Président de cette association juive à Shanghaï, adressa un courrier de présentation à l’Alliance Israélite Universelle (AIU) à Paris, à l’entête de E.D. Sassoon and Co et avec le tampon de la ‘’Society for rescue of the Chinese Jews - Shanghaï.’, et demandant une contribution pour la reconstruction de la synagogue de


    Kaïfeng. L’A.I.U. possède encore une circulaire dactylographiée reçue le 19 août 1902, envoyée par L. Moore et décrivant les buts de la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’ :


    En mars 1924, cette Société de Secours essaya de se réorganiser et embaucha David  Levy, bedeau de la Synagogue Ohel Rachel de Shanghaï pour s’occuper de la Communauté Juive de Kaifeng. Comme les délégués, qui avaient été envoyés par Georges Smith et Medhurst dans la Capitale du Honan, David Levy était chinois et prétendait être membre de la Maison d’Israël. Son nom de famille en chinois était Wong, et il venait de Khotan, une oasis dans la province du Sinkiang à approximativement deux mille kilomètres à l’Ouest de Kaifeng. Levy prétendait que plusieurs colonies juives avaient été fondées depuis très longtemps dans cette région.


    Le Kansu et le Xinjiang représentent une vaste région qui appartient au Turkestan chinois où les Juifsétaient des éléments florissants. Avant la première guerre mondiale, ces Juifs turkmènes pratiquaient le commerce principalement dans le Turkestan russe et en Sibérie. Ces Juifs du Nord-Ouest de la Chine étaient très respectés par les autres chinois de ces régions et vivaient particulièrement en bonne intelligence avec les musulmans du Kansu. Un de ces commerçants juifs, natif de Khotan, et dont le nom était Wong (Prince) était l’ancêtre de David Levy. Le nom de famille Wong aurait été donné aux Lévites qui se seraient installés dans cette régionde puis des temps immémoriaux. David Levy parlait le Mandarin, le Turc et un peu le Russe, il savait également lire l’hébreu. Il avait alors soixante dix ans mais semblait être en pleine force de l’âge. Lorsqu’il fut choisi pour tenir ce poste par les Membres de la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’, il était assistant du Shammash de la Synagogue Ohel Rachel à Shanghaï et fut dans un premier temps envoyé pour le compte de cette ‘’Société’’ pour s’occuper des Juifs de Kaifeng. Il y a une photo data justement de 1924 où figurent devant la Mission de l’Eglise Américaine de Kaifeng un groupe de Juifs chinois encadré d’un côté par un prêtre et de l’autre par David Levy vêtu d’un châle de prières (talith) et des phylactères (tephillin). Après une réunion qu’il eut avec ce groupe, il demanda à deux juifs, Chao et Shih Chung Yung, de faire les plans de la synagogue et de rédiger un rapport sur la Communauté. Mais de retour à Shanghaï Wong-Levy fut, pour différentes raisons, considéré comme un imposteur et les Juifs de Shanghaï refusèrent de l’envoyer à Kaifeng avec sa famille pour être le chef religieux de cette communauté. Après cet échec, dans un second temps, il fut envoyé à l’intérieur de la Chine pur faire des recherches sur la présence d’Israélites dans les lieux les plus reculés de la nouvelle république. Acceptant cette mission malgré la guerre civile, il partit donc, muni d’un petit viatique, sur les routes de l’exil, il entretint une correspondance très suivie avec les membres de la ‘’Société de Secours’’ jusqu’au jour de sa disparition. Il a été impossible de déterminer s’il était mort de cause naturelle ou s’il avait été assassiné par des soldats. Selon sa correspondance, il est indubitable que David Levy passa dans le Honan, le Shensi et le Kansu en suivant le Maréchal Feng Yu-hsiang, commandant en chef de l’armée du Nord-Ouest. C’était un homme très versatile et très opportuniste, il semble qu’il essaya de collecter 10.000 US dollars en monnaie chinoise pour construire une synagogue et une école hébraïque à Kasghar et que le principal donateur était le ‘’Tuchun’’ de Kasghar, le Général Ma Fu-hsiang qui disait être de père juif et de mère musulmane. Wong, alias David Levy, fut-il assassiné sur les ordres de son mécène qu’il aurait voulu escroquer ou par des troupes irrégulières révolutionnaires, qui connaissant sa situation financière, voulurent le détrousser?


    Tout était plausible dans la Chine de cette époque, mais la ‘’Society for Rescue of the Chinese Jews’’ venait de perdre avec David Levy un agent très compétent.


     


    L’Alliance Israélite Universelle ou l’Anglo-Jewish Association à Shanghaï


    Dans les différents groupes Sassoon de Shanghaï, les employés juifs aidèrent financièrement la ‘’Anglo-Jewish Association’’, en envoyant leurs dons à l’Alliance Israélite Universelle. Les dons se faisaient en taëls ou en dollars dès la fin du XIXème siècle. Dès la création des Comités de l’A.I.U. en Chine, celle-ci aidait la ‘’Society for the Rescue of the Chinese Jews’’. Hélas, compte tenu des besoins énormes sollicités par les vagues d’immigration vers l’Amérique, l’Argentine et la Palestine, l’A.I.U. arrêta ses subventions à quelques juifs sinisés complètement déjudaïsés.


     


    J’adresse mes plus sincères remerciement aux le Prof. Pan Guan, doyen du département des Etudes Juives à l’Université de Shanghaï, Prof Xu Xin, recteur du d


    épartement des Etudes Juives à l’Université de Nankin, Prof. Zhang Qianhong, directeur u département des Etudes Juives à Kaifeng pour leurs renseignements et leur soutien. Mes remerciements particuliers vont à mon ami à Jean-Claude Kuperminc et à tout le personnel de la Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle, ainsi qu’aux directeurs des bibliothèques de l’Extrême-Orient du Collège de France et de la Mazarine pour avoir mis à ma disposition leur temple du savoir. Ma reconnaissance va aussi à mes amis Maurice Ohana et Bernard Edinger.


    Frédéric VIEY,


     


    *Annexe 1


    Jewish Chronicle 31st August 1900.


    ‘’ Rescue Society formed at Shanghaï


    In the paper which Mr Marcus Adler read at Jews Col


    lege on June 17th


    were be communicated letters which had been received by the chief rabbi from some prominent English Jews in Shanghaï, where a meeting, attended by some thirty european and eastern Jews, was held on May 14thwith Mr Simon A. Levy in the chair.


    Mrs J. Salomon of the firm of Messrs E.D. Sassoon and Co, addressed the meeting on the steps already to enter into communication with the Jews at Kai-Feng-Fu and he mentioned an offer made by general Mesny to Mr H. Gensburger (who was acting as secretary to the meeting) to go there and bring a few of the native jews in Shanghaï. After some remarks by the Rev. Dr M. Linczer, Mr S. Moosa moved and Mr Edward I. Ezra seconded : that a society be formed to be call ‘’Society for the rescue of the Chinese Jews’’. The motion was carried and it was further resolved to give the Society the Hebrew title : (Hevra Leezrat beni Israël hasinim). The following gentlemen were elected to form a committee, in whose hands the matter approaching the Chinese Jews to be left : Messrs D.E. I. Abraham, Edward I. Ezra, E. M. Ezra, N. E.B. Ezra, H. Gensburger, R.J. Hardoon, S.A. Hardoon, N.S. Levy, Simon A. Levy, Lewis Moore, A.E. Moses, M.A. Sopher, S.J. Solomon and R.E. Toeg. A subscription of one dollar per month is to be paid by each lady or gentleman member of the society. At a meeting of the Committee held later in the day, it was agreed to approach the committee of the Shanghaï branch of the Anglo-Jewish Association and ask them to communicate with their London Council on the subject as it may be found necessary in future toask their co-operation in the matter’’