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  • Le FMI donne raison à la Chine face aux Etats-Unis

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    En raison de ses gigantesques excédents commerciaux, la Chine a accumulé d'importantes réserves de changes, qui équivalaient fin mars à 3.730 milliards de dollars.

    Le yuan, également appelé renminbi, « n'est plus sous-évalué », c'est ce qu'a annoncé le FMI mardi à Beijing, après avoir longtemps soutenu que la monnaie chinoise était « modérément sous-évaluée ».

    « Alors que la sous-évaluation du renminbi était un facteur clé expliquant les grands déséquilibres du passé, notre estimation est désormais que son appréciation réelle et importante depuis un an a porté le taux de change à un niveau qui n'est plus sous-évalué », a déclaré le FMI après que ses spécialistes se soient entretenus avec les autorités chinoises.

    L'institution internationale avait récemment affirmé que le yuan était modérément sous-évalué, malgré son appréciation progressive depuis la décision historique de 2005 de le réévaluer. Le yuan est fortement remonté face à la plupart des monnaies autres que le dollar ces derniers mois, et il s'est même renforcé face au billet vert, gagnant 0,6 % au cours de ces 12 derniers mois.

     

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    David Lipton

    Interrogé sur le changement de position du FMI, David Lipton, premier directeur général adjoint de l'institution financière, souligne que cette dernière évaluation se base sur la situation actuelle et qu'elle est sujette à de futurs changements.

    « C'est un jugement fondé sur la situation actuelle, mais il pourra encore évoluer à l'avenir », a-t-il déclaré. « La productivité de la Chine augmente, et probablement plus rapidement que le reste du monde. Chaque monnaie doit s'ajuster aux différences de productivité. »

    Selon lui, malgré l'appréciation du yuan, la position extérieure de la Chine reste modérément trop forte [au niveau de son excédent commercial] pour être en accord avec les fondamentaux à moyen terme. Cette situation souligne le besoin pour la Chine d'adopter de nouvelles réformes pour réduire l'épargne excessive et atteindre un équilibre durable de sa balance commerciale.

    Nous pensons que la Chine devrait chercher à atteindre un taux de change flottant d'ici deux ou trois ans », précise le FMI dans son communiqué.

    Ce dernier survient alors que la Chine essaye d'intégrer le yuan au panier des droits de tirage spéciaux (DTS) des monnaies de réserve du FMI avant le mois d'octobre.

    Le FMI a indiqué qu'il accueillait favorablement et partageait les objectifs de la Chine, et qu'il travaillerait étroitement avec les autorités du pays dans ce sens. La question n'est pas de savoir si l'intégration du yuan dans le panier des DTS aura lieu, mais plutôt de savoir quand elle aura lieu, a indiqué à ce sujet Christine Lagarde, directrice générale du FMI.

    Invité à identifier les risques potentiels de l'économie chinoise, Lipton cite l'excès des crédits et des investissements, la hausse des prêts non productifs et le manque de gouvernance dans les entreprises du secteur public, ce qui entraîne des emprunts irresponsables, décrits par les économistes comme des « contraintes budgétaires douces ».

     

  • Zhu Min désigné directeur général adjoint du FMI

    Zhu Min

    Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mardi que sa directrice générale Christine Lagarde avait proposé de désigner son conseiller spécial Zhu Min au rang de vice-directeur général du FMI.

     

    Mme Lagarde a également proposé la désignation de David Lipton, un conseiller de la Maison Blanche, au poste de premier vice-directeur général du FMI à la place de John Lipsky, dont le mandat s'achève le 31 août 2011.

     

    Zhu Min, conseiller spécial du directeur général de la Banque populaire de Chine (banque centrale de la Chine), a rejoint l'année dernière le FMI.

     

    Mme Lagarde a proposé de désigner Zhu Min au poste de directeur général adjoint nouvellement crée pour travailler avec trois autres directeurs généraux adjoints afin de la soutenir.

     

    David Lipton est conseiller spécial du président américain sur les affaires économiques internationales.

  • Lagarde devrait confier à la Chine un poste de direction au FMI

     

    Selon des sources au FMI, mercredi, la Chine est sur le point de s'assurer un poste de direction au sein du Fonds monétaire international, après que la nouvelle directrice générale du Fonds se soit engagée à donner plus de pouvoir aux économies émergentes.

    Selon ces sources, le Chinois Zhu Min, conseiller spécial de l'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, pourrait être nommé au poste de directeur général adjoint qui sera créé par la nouvelle directrice générale du Fonds, Christine Lagarde.

    « Zhu devrait être nommé à un poste de directeur général adjoint », a déclaré à Reuters un membre du conseil d'administration du FMI. Cette nomination, qui permettrait à la Chine de détenir un des cinq premiers postes de direction au sein du Fonds, devra d'abord être entérinée par les 24 membres du conseil d'administration du FMI.

    Mercredi, lors de sa première conférence de presse en tant que directrice générale du FMI, Lagarde s'est engagée à donner aux pays en développement un rôle plus important au sein d l'institution. Elle a ajouté qu'elle envisageait la création d'un nouveau poste de direction qui serait confié à un candidat d'un pays émergent.

     

     



    Cette action devrait plaire aux marchés émergents et aux pays en développement, qui veulent qu'une plus grande influence leur soit donnée au sein de l'institution financière internationale pour refléter leur poids économique croissant.

    La Chine, deuxième économie mondiale, demandait depuis un poste de haut niveau au FMI, mais était bloquée par le fait que le Japon détienne depuis longtemps un poste de directeur général adjoint, actuellement occupé par Naoyuki Shinohara.

    Zhu fut vice-gouverneur de la Banque populaire de Chine.

    Sa nomination donnerait à l'Asie deux postes de direction au FMI ainsi que la présidence du Comité monétaire et financier international du FMI, à laquelle a récemment été nommé le ministre des Finances Singaporien, Tharman Shanmugaratnam.

    Les directeurs généraux adjoints président souvent les discussions du conseil d'administration sur les attributions de prêt en l'absence du directeur général.

    Le poste de numéro 2 du FMI va également devoir être pourvu avec le départ fin août du premier directeur général adjoint, l'Américain John Lipsky. Selon des sources au FMI, les Etats-Unis envisagent de nommer le conseiller à la Maison Blanche David Lipton à ce poste, qui resterait donc en des mains américaines.

    « Le monde va continuer à changer », a déclaré Lagarde aux journalistes mercredi. « Nous avons les plaques tectoniques qui se déplacent en ce moment, et il faut que cela se reflète dans la composition de la gouvernance et du recrutement au Fonds.»

    Derek Scissors, un spécialiste en politique économique de l'Asie pour la Fondation Heritage à Washington, a déclaré qu'il était prévu depuis longtemps que Beijing ait une plus grande influence dans les institutions comme le FMI.

    « Je ne pense pas que quelqu'un puisse raisonnablement objecter à ce que la Chine obtienne un poste de haut niveau au sein du FMI », a-t-il dit.

    Mais Scissors juge « regrettable » que le FMI ait à créer un poste de toutes pièces simplement parce que les Etats-Unis ou l'Europe ne veulent pas céder leur pouvoir au profit des pays émergents.

    « Il semblerait que nous ayons fait campagne pour ce poste et que (Lagarde) avec d'autres ait fait des promesses pour s'assurer de son élection », a-t-il ajouté.

    Lagarde a par ailleurs ajouté qu'elle demanderait aux pays membres du FMI d'entériner les réformes sur le vote négociées en 2010 afin de donner à certains pays en développement davantage de pouvoir au sein de l'institution.

    « Mais cela devrait aussi se refléter dans nos politiques de recrutement, dans nos politiques de formation, dans la manière dont nous construisons les équipes et organisons le recrutement, afin que les gens ne soient pas des clones », a-t-elle précisé.

    Par son style, Lagarde cherche à se démarquer de Strauss-Kahn. L'ancien directeur général du FMI, qui a démissionné en mai suite à une accusation pour agression sexuelle, a été critiqué pour n'avoir pas délégué les prises de décision au lieu de s'appuyer sur un cercle étroit de conseillers.

    « Mon style, c'est l'ouverture, tendre la main, faire participer les gens et travailler en équipe », a déclaré Lagarde. « Je ne peux pas y arriver seule, ils ne peuvent pas y arriver seuls. Nous devons rassembler l'institution et impliquer les équipes. »

  • Un économiste chinois à la tête du FMI ?

    Les rumeurs selon lesquelles un candidat chinois pourrait se présenter au poste de chef du Fonds monétaire international (IMF) se sont propagées en Chine après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn pour agression sexuelle présumée sur une femme de chambre d'hôtel.

    L'agence Associated Press (AP) a rapporté mercredi que le Chinois Zhu Min, conseiller spécial de Strauss-Kahn au FMI, est l'un des candidats potentiels au poste.

    Zhu a refusé de s'exprimer à ce sujet. « J'ai des réunions toute la journée », a-t-il déclaré à l'AP.

    Zhu est entré en fonction au FMI en mai 2010, après avoir été gouverneur adjoint de la banque centrale chinoise puis être resté six ans à la Banque mondiale. Il est titulaire d'un doctorat en économie de l'université John Hopkins.

    Selon la tradition, un Européen est à la tête du FMI alors qu'un américain dirige la Banque mondiale. Mais des voix s'élèvent pour demander un candidat représentant les économies émergentes, les pays en développement étant devenus le moteur de l'économie mondiale.

    « La tradition qui veut qu'un Européen soit à la tête du FMI pourrait bien s'interrompre cette fois, et ce, pour plusieurs bonnes raisons : le chef du FMI n'est généralement pas issu d'une promotion interne ; l'agression sexuelle présumée et l'arrestation qui s'en est suivie ont été très soudaines ; la voix des marchés émergents se fait de plus en plus forte ces dernières années », explique Guo Tianyong, économiste et directeur du Centre de recherche de l'Industrie bancaire chinoise, à l'Université centrale de l'économie et des finances.

    Selon lui, si la Chine obtenait la chance de proposer un candidat, Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale chinoise serait un candidat qualifié en ce qu'il possède une perspective internationale et un bon niveau d'anglais.

    L'AP a fait mention de quatre Européens susceptibles de remplacer Strauss-Kahn. Il s'agit de la ministre française de l'Économie et des Finances Christine Lagarde, de l'ancien directeur de la banque centrale allemande Axel Weber, du chef du fonds européen de renflouage Klaus Regling et de Peer Steinbrueck, un ancien ministre allemand des Finances.

    Un économiste chinois à la tête du FMI ?

     

    Pour les régions en développement, les candidats possibles incluent l'ancien ministre des Finances turc Kemal Dervis, le chef des Finances singapourien Tharman Shanmugaratman, l'économiste indien Montek Singh Ahluwalia et l'ancien ministre des Finances sud-africain Trevor Manuel, le gouverneur de la banque centrale du Mexique Agustin Carstens et un ancien gouverneur de banque centrale brésilien Arminio Fraga. En Europe, des officiels dont le ministre autrichien des Finances Maria Fekter ont encouragé Strauss-Kahn, 62 ans, de démissionner afin d'éviter de heurter davantage le FMI.

     

    Li Daokui, conseiller auprès du Comité de la politique monétaire de la banque centrale de Chine, a déclaré que les chances de voir un Européen accéder au poste étaient cette fois minces, mais il a expliqué que soutenir un candidat chinois n'était pas le meilleur choix pour le pays.

     

    « Je pense qu'une personne qualifiée d'un pays neutre et plus petit serait plus en accord avec les intérêts du monde et de la Chine, car les gros pays comme l'Inde et le Brésil ont des intérêts nationaux trop importants », a-t-il ajouté.

     

    Les pays en développement ont passé des années à promouvoir une réforme du système de vote au sein du FMI. En décembre 2010, les 187 États membres un ensemble de réformes du droit de vote qui doublera les quotes-parts et mènera à l'élection de la totalité des membres du conseil d'administration.

     

    Le Brésil, la Chine, l'Inde et la Russie seront parmi les 10 membres les plus importants et la Chine devrait prendre la troisième place, derrière les États-Unis et le Japon.

     

    Le Premier ministre britannique David Cameron a suggéré que le FMI cherche son nouveau chef à l'extérieur de l'Europe et des États-Unis pour accroître sa position internationale.

     

    « Si l'on regarde la situation générale, on constate la montée de l'Inde, de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, ainsi qu'un déplacement des centres mondiaux et il serait grand temps pour le FMI de prendre acte de cette évolution », a-t-il déclaré à la radio de la BBC.

     

    Mais les Européens ne lâcheront sans doute pas facilement la direction d'une institution financière clé, qui veille à la stabilité économique globale, notamment en Grèce, en Irlande, au Portugal, plongés dans la crise de la dette.

     

    Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu'elle préférait qu'un Européen dirige le FMI, en raison de l'implication profonde de l'institution dans le renflouage des pays européens en difficulté.

     

    Le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a déclaré à la télévision hollandaise le même jour qu'il ne souhaitait pas alimenter les rumeurs, mais que si un successeur devait être désigné, l'Union européenne devrait proposer un candidat.

     

     Zhou Xiaochuan et Christine Lagarde

  • FMI :le total des quotes-parts des quatre pays constituant le bric : la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil augmentera jusqu'à 14,18%.

    La quote-part de la Chine dans le FMI va passer au 3ème rang mondial

    Selon le communique publié par le Fonds monétaire international (FMI) le 24 octobre, au cours de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20 qui vient de se terminer à Gyeongju en Corée du sud, les pays participants sont parvenus à un « accord historique » sur la réforme de leur quote-part dans le FMI et plus de 6% des droits de vote passeront des pays développés aux nouvelles entités économiques et aux pays en voie de développement.

    Les chiffres ont révélé qu'après cette réforme, la quote-part que détiendra la Chine passera de moins de 4% à 6,19%. Ce qui placera la Chine au 3ème rang, avant l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Et le total des quotes-parts des quatre pays constituant le bric : la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil augmentera jusqu'à 14,18%. Mais ce pourcentage ne dépassera pas celle des Etats-Unis (17,67%). Les Etats-Unis demeurent le seul pays membre possesseur du droit de veto au FMI.

    Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a dit que les 10 plus grands « actionnaires » du FMI sont les 10 pays ayant un poids important dans l'économie mondiale de nos jours. Outre les pays développés traditionnels : les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et l'Italie, les 10 pays comprennent encore la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie.

      « En tant que le plus grand pays en développement et le pays dont la quote-part est la plus basse relativement, la Chine devra voir augmenter sa quote-part et son droit de parole dans le FMI », a dit M. Strausse-Kahn.

    Selon le Communiqué, les pays développés détiennent environ 60% des quotes-parts dans le FMI ; les pays émergents et les pays en voie de développement détiennent au total 40% des quotes-parts. Cette réforme des quotes-parts du FMI vise à faire passer une partie des droits de vote des pays développés aux pays émergents et aux pays en développement, des pays ayant le plein droit de parole aux pays qui manquent de droit de parole. Le FMI accomplira ce travail avant la réunion annuelle de 2012 sur ce sujet.