flux migratoire

  • Au Tibet , les flux migratoires se font dans les deux sens entre Hans et Tibétains

    Malheureusement, certains Occidentaux et Tibétains en exil choisissent de voir uniquement les mouvements de population allant de la Chine vers la région autonome du Tibet et d'autres régions tibétaines, ignorant les mouvements du peuple tibétain dans l'autre sens.

    Fermant les yeux sur ces flux migratoires à double sens, ils ne cessent de prétendre que la langue tibétaine, sa culture et son éthique, ainsi que le bouddhisme tibétain, sont au bord de l'extinction, menacés d'être emportés par une soi-disant marée à sens unique du peuple Han qui déferle sur les régions tibétaines.

    Si, en effet, en réponse aux appels du gouvernement pour aider la construction des régions frontalières du pays, un grand nombre de Han se sont déplacés vers l'ouest des régions tibétaines après la fondation de la Chine nouvelle en 1949, dans le même temps, le peuple tibétain a également poursuivi sa longue tradition de migration vers l'est des zones Han habitées, ce qui s'est accéléré au cours des trente dernières années depuis la réforme et l'ouverture qui a été adoptée dans les années 1970.

    Les Han qui ont déménagé vers la région autonome du Tibet et des régions tibétaines du Sichuan, du Qinghai, du Gansu et du Yunnan ont été surtout des travailleurs migrants et des entreprises privées industrielles et commerciales. Ils ont sans doute réalisé des bénéfices, mais ils ont également apporté des contributions considérables au progrès social et au développement des économies locales, qui ont sensiblement amélioré les moyens de subsistance et le bien-être des gens.

    En attendant, l'enracinement du peuple tibétain dans les autres provinces du pays a pris de l'ampleur, ce qui démontre qu'ils peuvent établir de bonnes relations avec les Han et d'autres groupes ethniques. Et même, quand ils sont dans les régions éloignées de leurs villes natales, ces migrants tibétains sont encore libres de communiquer, travailler et étudier dans la langue tibétaine et avoir la liberté de culte, ils sont également libres de diffuser le bouddhisme tibétain s'ils le désirent.



    Après la réforme et l'ouverture, de nombreux Tibétains ont rejoint le mouvement général de la population migrante et choisi Chengdu, Beijing et d'autres grandes villes comme destination pour étudier ou travailler. Chengdu, qui a des liens étroits avec le Tibet et d'autres régions tibétaines, est appelé la « deuxième ville natale» par une grande partie du peuple tibétain qui y vit. La région autonome de Mongolie intérieure, Shanxi, les provinces du Nord-Est et la province du Guangdong dans le sud ont également attiré bon nombre de migrants tibétains.



    L'adoption par le pays d'une série de politiques préférentielles pour les groupes ethniques non-Han et des mesures politiques pro-tibétaines a également joué un rôle en attirant les Tibétains, en leur proposant de quitter leurs villes natales d'un autre âge. Par exemple, à Chengdu, les autorités ont promulgué un document visant à aider les minorités ethniques à faire des affaires dans la région.

    Dans le même temps, grâce aux aides conséquentes des politiques gouvernementales et de l'assistance désintéressée des régions voisines, la grande majorité de la région autonome du Tibet a laissé son passé féodal derrière elle pour pouvoir profiter des fruits du développement.

    En se déplaçant entre leurs villes natales et des villes bien développées comme Chengdu et Beijing, les migrants tibétains peuvent aussi s'adapter aux changements saisonniers dans leurs villes natales.

    Chengdu’s Tibetan Quarter

    Les flux à double sens entre les Tibétains et d'autres groupes ethniques ont non seulement accru les échanges, la communication et l'intégration entre les différents groupes ethniques, mais ont aussi contribué à diffuser la culture tibétaine dans d'autres régions de la Chine et même à travers le monde.

    En même temps, le double flux de population a également contribué à stimuler la compétitivité et la force économique des zones peuplées du Tibet, tout en renforçant le développement de l'économie nationale et en contribuant à promouvoir l'harmonie entre les groupes ethniques.

    L'accroissement du flux migratoire des Tibétains, de leur ville natale vers d'autres régions du pays est le reflet de leur prise de conscience de leur identité nationale chinoise.