film

  • The Assassin à Cannes : unanimité esthétique pour les critiques français, vidéos du triomphe et bande originale

    Le film The Assassin du cinéaste Hou Hsiao-Hsien, a été projeté jeudi au Jury du 68e Festival de Cannes et semble avoir séduit de nombreux journalistes français présents.

    Pour la radio RFI, "The Assassin" est un "coup de maître" dont "la puissance et la finesse du récit, raconté avec une subtilité virtuose maîtrisée à la perfection, nous procure le fort sentiment que Hou Hsiao-Hsien, un habitué de la compétition à Cannes, ne partira pas les mains vides le jour du palmarès", ajoutant en point d'orgue : "C'est rarissime, le sentiment d'avoir vu et vécu un film parfait".

    Le quotidien français 20 Minutes estime que "The Assassin" mérite "un prix de la mise en scène sinon rien", louant des "mouvements de caméra d'une rare sensualité" notant toute de même "un rythme lent malgré quelques jaillissements".

    L'hebdomadaire français Paris Match y voit un film "à l'incroyable perfection formelle" soulignant le travail de photographie réalisé par Mark Lee Ping Bing, véritable "hommage à la peinture chinoise (...) qui fait de chaque scène un formidable tableau vivant, et le peintre Hou, de chercher le mouvement de caméra parfait pour exprimer les sentiments".

     

    Le Monde encense le génie du réalisateur:

    Il aura suffi, mercredi 20 mai à Cannes, de voir les premiers plans d’un sublime prologue en noir et blanc de The Assassin, pour se rendre compte à quel point ce cinéaste nous manquait, pour se souvenir qu’il est un créateur de formes et un dispensateur de beautés comme en compte très peu dans l’histoire du cinéma.

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    Pour le site Slate, "The Assassin" éclipse les autres films présentés à Cannes:

    En deux coups, le 68e Festival de Cannes a changé de niveau. Deux films coup sur coup, deux films chinois en compétition qui élèvent brusquement la barre de ce qu’on est droit d’espérer du cinéma, en droit d’attendre du «plus grand festival du monde». Deux films qui, malgré plusieurs réalisations dignes d’intérêt, et sur lesquelles on reviendra, renvoient le reste des sélectionnés à un implacable second rang.

     

    L'histoire se déroule dans la Chine du 9e siècle. Nie Yinniang (Shu Qi), justicière initiée depuis l'enfance aux arts martiaux est de retour dans sa famille après plusieurs années d'exil avec pour mission d'éliminer les tyrans dans le plus grand secret. Elle devra choisir entre sacrifier l'homme qu'elle aime ou rompre pour toujours avec "l'ordre des Assassins". La sortie française du film est prévue pour le 6 janvier 2016.

     

     

     

     

     

     

  • Jean-Jacques Annaud : « mon film "Le Dernier Loup" est la preuve qu'une coproduction peut être un succès »

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    Un forum consacré à la coproduction cinématographique sino-étrangère a eu lieu vendredi dernier à l'Hôtel de Beijing dans le cadre du Festival international du film de Beijing.
    A cette occasion, le réalisateur français Jean-Jacques Annaud est revenu sur le tournage de son film "Le Dernier Loup", durant lequel il a permis à toutes les personnes de travailler avec un maximum de liberté. « Nous n'avions que sept Français dans l'équipe, mais il n'était pas du tout difficile de travailler avec des Chinois », a-t-il expliqué à propos du tournage. Et d'ajouter : « Les films d'Ang Lee sont une bonne combinaison des éléments chinois et occidentaux. Je regardais aussi mon film avec le point de vue d'un cinéaste, et non pas celui d'un Français, mon esprit est ouvert à différentes cultures ».
    Selon le réalisateur, s'il n'est pas toujours évident pour un film chinois de percer sur le marché international, cette coproduction sino-française montre la volonté de la Chine de travailler avec l'Europe. Certains distributeurs européens se sont par ailleurs engagés à distribuer ces films, ce qui facilite l'accès des films chinois aux marchés étrangers. « Mon film, Le Dernier Loup, est la preuve qu'un film issu d'une coproduction peut être un succès », a encore confié Jean-Jacques Annaud.
    Succès en Chine, c'est indéniable, peut être ailleurs, je ne sais pas, mais malheureusement pas en Belgique.
    Je suis allé revoir ce film que j'avais vu à Shenzhen en version chinoise, avec 4 de mes petits-enfants âgés de 7 à 13 ans, en Belgique et en version française.
    D'abord le distributeur a fait une erreur de programmation  en présentant ce film uniquement à 10h30 et selon les villes , seulement 2 à 4 jours , sans aucune publicité.
    Bien sûr , ce fut un flop magistral. Nous étions 13 dans la salle , nous 5 y compris.
    Pourtant, mes petits-enfants sont sortis émerveillés , le plus âgé me disant que c'était le plus beau film qu'il ait jamais vu. J'ai questionné les 2 familles qui avaient assisté à la projection, et les commentaires furent dithyrambiques.
    Le cinéma chinois a de beaux films, des films exceptionnels même, mais il y a une barrière à faire sauter. Je signale en passant que ,pour moi, le plus beau film que j'ai jamais vu est "Adieu ma Concubine". Ce film m'ayant plu tant pour sa valeur esthétique que pour l'histoire contée des deux protagonistes du film  sur fond d'histoire contemporaine de la Chine.
     
                            Nouvelles en Bref
     
    L'économie chinoise a ralenti à un rythme plus sûr et plus durable, marquant ainsi la transition vers sa « nouvelle normalité » économique, a déclaré un haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI).
     
    Deux personnes ont été condamnées à la peine de mort lundi pour trafic et vente de drogue dans la province chinoise du Shaanxi, et trois autres complices ont été condamnés à la peine de mort avec sursis, ont annoncé les autorités locales.
     
    La Chine a lancé trois nouvelles zones de libre-échange (ZLE) mardi, soit un an et demi après le lancement de la première ZLE à Shanghai. Les nouvelles ZLE ont pour objectif de soutenir la réforme et l'ouverture du pays, en simplifiant le système d'approbation administrative et en encourageant l'innovation et l'internationalisation. Les responsables du pays espèrent que les nouvelles ZLE pilotes dans les provinces du Guangdong, du Fujian et à Tianjin stimuleront la réforme économique de la Chine, et promouvront le commerce et les investissements.

     

  • Le Totem du loup, chef-d'œuvre de la littérature chinoise, réalisé par J.J Annau, enfin à l'écran

    Le Totem du loup, le plus grand bestseller chinois, traduit depuis dix ans en plus de 35 langues et vendu à 20 millions d'exemplaires bientôt sur lés écrans.

    Le grand réalisateur français, spécialiste des films d'animaux, n'avait pas lu 40 pages qu'il répondait à l'invitation de la Chine : « Je ferai ce film », un défi qui effrayait tous les autres cinéastes. De plus, Jean-Jacques Annaud a choisi d'utiliser de vrais loups pour le tournage plutôt que des reproductions réalisées en 3D par ordinateur ou des chiens maquillés en loups.

    Après huit ans de travail, des centaines de collaborateurs, l'élevage d'une vingtaine de loups pendant trois ans et le plus gros budget jamais vu dans le cinéma chinois, le film sortira dans les cinémas de France le 25 février, sous le titre Le Dernier Loup et en Chine le 12 février, sous le titre original du roman.

    Jean-Jacques Annaud

    Mais qu'on classe ce film dans la catégorie « films d'aventure », c'est là une grave erreur à mon avis. Banni de Chine en 1997 pour son film Sept ans au Tibet, Jean-Jacques Annaud a fait du chemin depuis pour acquérir une juste connaissance de la Chine. Cette histoire chinoise, tournée dans la région autonome de Mongolie intérieure, est celle de la modernité qui surgit trop rapidement et aux dépens de l'environnement dans les steppes mongoles. Avant l'arrivée des Han( ethnie majoritaire de Chine), tout allait bien : l'équilibre existait entre les loups et les hommes, entre les animaux nuisibles comme la marmotte et la gazelle qui détruisent les récoltes et les loups qui se nourrissent de leur chair. Sous une forme ou une autre, nous nous retrouvons tous dans cette situation, hommes et femmes, de quelque pays que nous soyons.

    L'abondante matière du roman aurait pu fournir une série de plusieurs émissions ; va sans dire que le film de 115 minutes est une adaptation.

    Comme il fallait choisir, Jean-Jacques Annaud s'est concentré sur la vie des loups et des chevaux, minimisant celle des chiens et des moutons, et accordant à peine quelques secondes aux gazelles et aux cygnes. Par contre, à une histoire d'amour qu'on peut deviner dans le roman sans qu'il en soit fait mention ouvertement, est accordée davantage d'importance dans la version cinématographique.

    C'est pourquoi j'insiste sur la lecture du roman, avant ou après le visionnement du film mais de préférence avant.

    J'avais hâte de voir comment Annaud rendrait certaines scènes particulières, comme le bris des crocs du louveteau pour l'empêcher de mordre, scènes qui se sont avérées absentes du film. Pour une vision complète des années de la « révolution culturelle » vécue par Jiang Rong en Mongolie intérieure, on aura intérêt à se procurer le roman qui parait ces jours-ci en deux nouvelles versions françaises révisées, l'une publiée en France par les soins de Books Editions (23 euros), l'autre à Beijing aux Éditions en langues étrangères (FLP), 150 yuans (20€).

     

     

  • Le Totem du loup, chef-d'œuvre de la littérature chinoise, réalisé par J.J Annau, enfin à l'écran

    Le Totem du loup, le plus grand bestseller chinois, traduit depuis dix ans en plus de 35 langues et vendu à 20 millions d'exemplaires bientôt sur lés écrans.

    Le grand réalisateur français, spécialiste des films d'animaux, n'avait pas lu 40 pages qu'il répondait à l'invitation de la Chine : « Je ferai ce film », un défi qui effrayait tous les autres cinéastes. De plus, Jean-Jacques Annaud a choisi d'utiliser de vrais loups pour le tournage plutôt que des reproductions réalisées en 3D par ordinateur ou des chiens maquillés en loups.

    Après huit ans de travail, des centaines de collaborateurs, l'élevage d'une vingtaine de loups pendant trois ans et le plus gros budget jamais vu dans le cinéma chinois, le film sortira dans les cinémas de France le 25 février, sous le titre Le Dernier Loup et en Chine le 12 février, sous le titre original du roman.

    Jean-Jacques Annaud

    Mais qu'on classe ce film dans la catégorie « films d'aventure », c'est là une grave erreur à mon avis. Banni de Chine en 1997 pour son film Sept ans au Tibet, Jean-Jacques Annaud a fait du chemin depuis pour acquérir une juste connaissance de la Chine. Cette histoire chinoise, tournée dans la région autonome de Mongolie intérieure, est celle de la modernité qui surgit trop rapidement et aux dépens de l'environnement dans les steppes mongoles. Avant l'arrivée des Han( ethnie majoritaire de Chine), tout allait bien : l'équilibre existait entre les loups et les hommes, entre les animaux nuisibles comme la marmotte et la gazelle qui détruisent les récoltes et les loups qui se nourrissent de leur chair. Sous une forme ou une autre, nous nous retrouvons tous dans cette situation, hommes et femmes, de quelque pays que nous soyons.

    L'abondante matière du roman aurait pu fournir une série de plusieurs émissions ; va sans dire que le film de 115 minutes est une adaptation.

    Comme il fallait choisir, Jean-Jacques Annaud s'est concentré sur la vie des loups et des chevaux, minimisant celle des chiens et des moutons, et accordant à peine quelques secondes aux gazelles et aux cygnes. Par contre, à une histoire d'amour qu'on peut deviner dans le roman sans qu'il en soit fait mention ouvertement, est accordée davantage d'importance dans la version cinématographique.

    C'est pourquoi j'insiste sur la lecture du roman, avant ou après le visionnement du film mais de préférence avant.

    J'avais hâte de voir comment Annaud rendrait certaines scènes particulières, comme le bris des crocs du louveteau pour l'empêcher de mordre, scènes qui se sont avérées absentes du film. Pour une vision complète des années de la « révolution culturelle » vécue par Jiang Rong en Mongolie intérieure, on aura intérêt à se procurer le roman qui parait ces jours-ci en deux nouvelles versions françaises révisées, l'une publiée en France par les soins de Books Editions (23 euros), l'autre à Beijing aux Éditions en langues étrangères (FLP), 150 yuans (20€).

     

     

  • The Interview, comédie hollywoodienne sur l'assassinat du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a causé une agitation immédiate sur l'internet en Chine dès sa mise en ligne mercredi

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    Une comédie hollywoodienne controversée sur l'assassinat du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a causé une agitation immédiate sur internet en Chine dès sa mise en ligne mercredi.

    The Interview, une comédie provocatrice qui a déclenché une querelle diplomatique entre la Corée du Nord et les États-Unis, a été mise en ligne mercredi pour les consommateurs américains sur YouTube et sur l'application de lecture de vidéos Google Play pour les appareils Android, suite à une cyberattaque imputée à la Corée du Nord.

    Le film, qui met en vedette les acteurs Seth Rogen et James Franco, narre une tentative d'assassinat du dirigeant nord-coréen sous l'égide de la CIA par un présentateur de télévision, Dave Skylark (James Franco), et son producteur et ami (Seth Rogen).

    L'énorme publicité a fait du film l'un des mieux notés sur IMDb, une base de données cinématographique en ligne. Avec 52 809 votes, The Interview affiche une note de 9,4 sur 10.

    Les internautes chinois n'ont pas tardé à se joindre aux discussions en ligne. Sur Douban, un forum en ligne populaire, certains appellent les autres internautes à donner au film la note maximale de cinq étoiles pour répondre à la frénésie vue sur IMDB.

    L'utilisation par le film d'une chanson de la pop star chinoise de Taïwan ,Jay Chou, a été une surprise pour de nombreux internautes chinois.

    Beaucoup ont critiqué la Corée du Nord pour son manque d'humour, et estimé que la sortie du film était « un acte de justice ».

    D'autres, cependant, ne cèdent pas au battage médiatique autour du film et le décrivent comme un mauvais film qui a réussi à attirer l'attention en utilisant Kim Jong-un dans un coup publicitaire réussi.

    L'anticipation des spectateurs dépasse de loin la qualité du film, ont jugé d'autres.

    « Il pourrait être le dernier film d'Hollywood et de la civilisation humaine. Cette comédie pourrait déclencher la troisième guerre mondiale », a déclaré un internaute suggérant que la Corée du Nord pourrait menacer les États-Unis d'une attaque nucléaire.

    Le film et son immense popularité ne sont qu'une bulle de courte durée, a estimé Zhang Yiwu, critique culturel et professeur à l'Université de Pékin.

    Ce que le film parvient à faire est de refléter la vision déformée depuis longtemps par la société occidentale de la Corée du Nord, qui résulte d'un manque de compréhension du pays, a-t-il déclaré.

    « Comme le reste du monde, ce que nous savons de la Corée du Nord provient surtout des médias occidentaux. Tandis que les idéologies occidentales continuent à se répandre dans la société chinoise, les internautes chinois peuvent être inconsciemment influencés par le film, et accepter la vision occidentale de la Corée du Nord », a déclaré M. Zhang.

    Son opinion est partagée par Lü Chao, professeur à l'Académie des sciences sociales du Liaoning, qui pense que les spectateurs chinois qui soutiennent le film ne parviennent pas à adopter un point de vue critique.

    M. Lü a également jugé que cette comédie pourrait entraîner de graves conséquences diplomatiques si les tensions entre les États-Unis et la Corée du Nord s'intensifient.

    La querelle qui s'est jouée sur internet pourrait avoir des effets dévastateurs sur la stabilité de la péninsule coréenne, a affirmé M. Lü. Tourner en dérision le chef suprême du pays est un crime grave en Corée du Nord, et pourrait conduire à des tentatives de représailles.

    « La Chine a déjà été involontairement entraînée dans ce conflit par les médias américains, qui ont affirmé que les cyberpirates de Corée du Nord se trouvaient en Chine », a-t-il rappelé.

    Le film a entraîné la plus destructrice cyberattaque contre une entreprise sur le sol américain le mois dernier, avec la publication d'emails embarrassants et de données confidentielles.

    Le président américain Barack Obama a accusé la Corée du Nord d'avoir mené ces cyberattaques la semaine dernière et a rejoint le chœur d'hommes politiques et de magnats d'Hollywood accusant Sony d'autocensure suite à la décision du studio de ne pas sortir le film en salles.

    Les États-Unis ont accusé Pyongyang de piratage et ont demandé à la Chine d'identifier les pirates nord-coréens opérant sur son sol, et de les renvoyer en Corée du Nord.

    La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a appelé mardi toutes les parties à faire preuve de retenue.

    « La situation dans la péninsule coréenne est toujours complexe et sensible. Nous espérons que les membres du Conseil de sécurité et les parties concernées parviendront à donner la priorité à la dénucléarisation de la péninsule et au maintien de la paix et de la stabilité, ainsi qu'à prendre des mesures d'apaisement et s'abstenir de propos ou actions qui pourraient exacerber les tensions », a déclaré Mme Hua.

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    Source: China.org.cn
  • Totem du Loup (Wolf Totem), les secrets du tournage avec les loups du film de Jean-Jacques Annaud en Chine

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    Dès le premier jour où il a été sur le plateau, Feng Shaofeng savait qu'il n'était pas la plus grande vedette. L'acteur de 36 ans, idole des jeunes Chinoises, a été conduit dans un camp pour y rencontrer 16 loups qui avaient été entraînés depuis deux ans.

    Sous la direction du réalisateur français Jean-Jacques Annaud, Feng et les loups ont partagé l'affiche de Totem du Loup (Wolf Totem), une épopée sino-française coproduite à partir du succès de librairie éponyme de 2004 de l'écrivain chinois Jiang Rong.

    C'est l'histoire des jours déterminants qu'un jeune étudiant a passés avec les nomades et les loups, pendant la « révolution culturelle » (1966-1976), jours durant lesquels Feng et les loups sont ensemble sur les prairies de la région autonome de Mongolie intérieure en Chine du Nord, en 2012.

     

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    Feng était excité à l'idée de rencontrer ses covedettes, mais l'entraîneur canadien des loups Andrew Simpson lui a demandé de rester calme. Il a dit à Feng que les loups n'aiment pas les gens excités, et s'ils n'aiment pas quelqu'un à première vue, ils ne l'aimeront jamais.

    Ces créatures intelligentes ont également posé un grand défi au réalisateur de 71 ans, bien qu'il soit reconnu pour L'Ours et Deux Frères, deux films brillants sur les ours et les tigres.

    « Les loups sont tellement spéciaux », dit Annaud. « Les loups sont leur propre maître. Vous ne pouvez jamais les forcer à faire des choses qu'ils ne veulent pas faire. »

    Bien qu'il parle clairement des difficultés, Annaud a insisté dès le début pour que le film fasse figurer de vrais loups, pas des chiens ou d'autres substituts. Lorsque l'entraîneur des animaux, M. Simpson, a reçu l'invitation d'Annaud, sa première phrase a été : « Je savais que vous alliez me téléphoner. »

    « J'avais lu le livre, et je savais qu'un tournage allait avoir lieu, de sorte que j'étais certain qu'il allait me téléphoner un jour », se rappelle M. Simpson.

     

    Ce dernier entraîne des animaux depuis plus de 20 ans et a travaillé sur des films américains comme Braveheart (1995) et Antartica, prisonniers du froid (2006). En 2012, il a filmé l'entraînement des loups pour le film français Loup et a produit un documentaire intitulé Wolves Unleashed.

    « Les loups comptent parmi les animaux les plus difficiles à entraîner, dit M. Simpson. Ils ne font pas confiance et sont difficiles à décoder. La seule façon de gagner leur confiance est de passer du temps avec eux, assez longtemps pour qu'ils oublient de se soucier de votre existence et de celle de la caméra. »

    M. Simpson a vécu avec les loups en Chine pendant près de trois ans, depuis que les bêtes étaient bébés afin de construire un lien affectif avec eux. En fait, il a été ce que les loups ont vu en premier quand ils sont nés.

    Il a également exigé que Feng et un autre acteur, Shawn Dou, passent plus de temps avec leurs collègues sauvages. Les deux ont dû s'asseoir dans le camp avec les loups pendant au moins une heure chaque jour.

    « C'était comme une méditation bouddhiste, explique Feng, en souriant. Au début, je ne comprenais pas. Mais M. Simpson m'a dit que bien que les loups ne semblaient pas me remarquer, en fait, ils m'observaient pendant qu'ils jouaient et mangeaient, et ils s'assuraient que je n'étais pas une menace. »

    Feng a également dû nettoyer les cages, couper la viande et nourrir les loups. L'un des louveteaux avait une mauvaise vue et a été maintenu dans la cage pour éviter d'être victime d'intimidation de la part des autres loups. Feng a eu pitié de lui et lui a souvent donné secrètement plus de viande qu'aux autres. Le petit est devenu plus fort que les autres et, finalement, il est devenu le loup qui a tenu le rôle principal dans le film. « Nous avons développé une certaine amitié, confie Feng. Quand le réalisateur et moi nous lui donnions de la viande en même temps, il ne la prenait que de moi. »

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    Affiche du film Totem du loup qui devrait sortir en 2015 en Europe

     

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    Feng Shaofeng ,acteur humain principal du film , photo d'un autre film , n'ayant aucun droit de diffuser

    des photos du film.

    Dès que la bande annonce sera libre de droit , je la publierai sur ce blog.

     

  • "Last Train Home" doumentaire- fiction , voici le film aux nombreux prix en occident, suivi de mes commentaires

     

     

     

    Voici la première partie d'un film mi- documentaire mi-fiction. Une des premières qualités de ce film est qu'il est difficile de déterminer ce qui est documentaire et ce qui est fiction. Les prises font penser à l'émission belge "Strip-tease" de la RTBF, reprise ensuite par France3, seulement ici nous avons un film de 90 minutes alors que  l'émission de TV ,que ce soit en version belge ou en version française , présentait des séquences de maximum 10 minutes . De plus la qualité d'image de ce film chinois est tout à fait exceptionnelle d'autant plus que l'éclairage est remarquable.

     

     

     

    Ce film nous montre les péripéties de "min gongs " retournant chez eux à l'occasion de la fête du printemps ou Nouvel An lunaire.

     

     

     

    Il faut savoir qu'à cette occasion, les travailleurs reçoivent de 1 à 3 semaines de congé. Plusieurs centaines de millions de personnes avec parmi eux beaucoup de min gongs , mais pas seulement des min gongs retournent chez eux ou rendent visite à la famille et sont ainsi jetés sur les routes. Voir mes articles des 22/1 et 12/2 de 2012 , cette année là, plus de 6 millions de personnes avaient quitté Shenzhen . J'ai photographié la rue commerçante de mon quartier où tous les commerces étaient fermés sauf l'hôtel où nous avons l'habitude de prendre notre "morning tea". Les commerçants ,comme les fonctionnaires ou les "min gongs" retournent dans leur région d'origine.

     

     

     

     Par route, en voiture ,en moto, en car , par avion , par train et même par bateau , tout est pris d'assaut et le voyage devient vite le parcours du combattant. Ceci est très bien représenté par le réalisateur qui nous fait vivre une tranche de vie de la population et nous révèle une des facettes culturelles chinoises.

     

     

     

    J' émets tout de même quelques réserves. Le parti pris par le réalisateur fait qu'il glisse dans la bouche de protagonistes , des paroles dont on peut être sûrs qu'elles ne seront jamais dites par des Chinois dans un train ou dans la vie de tous les jours. La preuve indéniable que les auteurs s'adressent à un public occidental et non chinois.

     

     

     

    Pour que ce reportage fiction soit réellement au coeur du sujet , on aurait du montrer le bonheur qu'est ce "chun yun".On s'imagine bien que quand des centaines de millions de gens se lancent sur les routes , cela ne se fait pas sans drame. N'en n'est-il pas ainsi lors de nos départs en vacances , où pour certains cela vire au drame et certains n'arrivent jamais sur les lieux de villégiature .Mais pour l'immense majorité, "chun yun" est synonyme de joie et bonheur. Joie des retrouvailles et bonheur de rentrer chez soi les bras chargés de cadeaux pour toute la famille.

     

     

     

    Je reproche aussi au film d'avoir oublié de montrer les difficultés d'organiser la plus grande transhumance humaine de tous les temps et que gérer ces départs demande une organisation minutieuse.

     

     

     

    Ce film a commencé à être tourné en 2006, depuis , les voyages en train sont devenus plus faciles et rapides. L'offre s'est multipliée ,surtout avec la mise en service de nombreuses lignes de trains grandes Vitesses. Beaucoup de gens de la classe moyenne , la classe qui prend le plus d'extension en Chine, délaissent le train pour l'avion , pour des distances supérieures à 1000 Km , ou utilisent leur voiture pour des distances inférieures à 500 Km.

     

     

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    suite du film et de mes commentaires demain.

     

     

  • Filles sexy en 3D: sortie toute prochaine d'un film érotique chinois

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    中国要阅读的文章:http://fp.reverso.net/wang888-skynetblogs/6810/zh/archive/2013/01/17/filles-sexy-en-3d-sortie-toute-prochaine-d-un-film-erotique.html

    Site traduit en :  

    Reading the article in Englishhttp://fp.reverso.net/wang888-skynetblogs/6810/en/archive/2013/01/17/filles-sexy-en-3d-sortie-toute-prochaine-d-un-film-erotique.html

    Un nouveau film chinois adapté d'un célèbre roman érotique qui décrit, en 100 chapitres et 120 poésies, la vie d'un homme, riche, bon vivant, marchand puis mandarin, avec ses « femmes » (épouses, concubines, servantes). Voici une série d'images du film, dont la version 3D devrait sortir très prochainement.

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    Ces photos , dont la publication est osée en Chine , peuvent parâitre bien sages pour nous occidentaux, mais elle sont un stigmate (un de plus) des changements qui s'opèrent en Chine.

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    Après une période très prude, la Chine évolue dans tous les domaines et la mentalité ,ce qui est le plus difficle à changer, suit la même évolution.

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    Et quand on parle de la Chine , on peut parler de révolution des moeurs.

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  • Le calendrier du magnifique film The Flowers of War sélectionné aux Golden Globes

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    Adapté du roman de l'écrivain Yan Gelin, le film The Flowers of War décrit le massacre de Nankin pendant lequel plus de 300 000 Chinois ont été sauvagement assassinés par l'armée japonaise. L'acteur américain Christian Bale incarne un prêtre américain qui cherche à sauver de jeunes universitaires choisies par les Japonais pour servir de prostituées aux soldats.

     

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    Le 16 décembre, ce film du réalisateur chinois Zhang Yimou a obtenu la nomination aux Golden Globes pour la catégorie Meilleur film en langue étrangère.

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  • L'audiovisuel chinois célèbre l'anniversaire du PCC

     

    L'anniversaire du Parti Communiste Chinois sera l'occasion pour les programmes télévisés et les salles obscures de présenter des fictions et de documents relatant l'histoire de l'institution. Les producteurs chinois devraient  allier divertissement et éducation à cette occasion.

     

     

     

    "Chine 1921" raconte l'histoire des débuts politiques d'un Mao Zedong désireux de fonder une nouvelle Chine. L'acteur de 30 ans Gu Zhixin et l'actrice Li Qin auront la lourde tâche de faire revivre au public cette page importante de l'Histoire de Chine sous la forme d'une romance entre Mao et sa première femme Yang Kaihui, qui avait choisi de tourner le dos à son père.

     

     

    Li Qin

    "J'ai fait des recherches sur cette histoire d'amour pour divulguer des détails au public et j'ai réalisé que leur idylle était comparable à celle des jeunes d'aujourd'hui."

     

    Gu Zhixin

    "Je pense que la plus grande difficulté a été d'exprimer les changements dans l'esprit du jeune Mao. Le film se concentre sur cette période qui a vu le Président Mao passer de l'adolescence à la maturité."

    Chine 1921 sera diffusé à une heure de grande écoute sur la Télévision Centrale. Sur grand écran, une quinzaine de productions exploite cet  anniversaire.

     

     

    Ces 15 long-métrages vont du film de guerre à la biographie en pasant par l'animation. Une grosse production devrait tirer son épingle du jeu grâce à une floppée de stars : La Fondation d'un Parti, qui se penche sur la genèse du Parti Communiste chinois. "Le Sceau de l'Amour" du réalisateur Huo Jianqi revient pour sa part sur une autre histoire d'amour, celle de Qu Qiubai et Yang Zhihua, incarnés à l'écran par Dou Xiao et l'actrice Dong Jie.