femmes chinoises

  • En Chine, les femmes célibataires de plus de 30 ans se voient affublées de l'étiquette de sheng nu ou (femmes qui restent), et subissent une forte pression pour se marier

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    Au détour d'une allée d'un parc , voici ce que vous pourriez rencontrer. Ignorant et curieux , je me suis mêlé à la foule et fut immédiatement assailli par ces gens , en fait des parents qui tentent de trouver un bon parti pour leur fille.

    Ces CV qui flottent au vent et pendent des cordes à linge comme autant de lessive en train de sécher transmettent des faits concrets : âge, taille, éducation, propriété, salaire. Bienvenue au marché extérieur du mariage au parc du Peuple de Shanghai, là où les parents affluent chaque week-end à la recherche d'un bon parti pour leur fille célibataire.

    De tels marchés de mariage existent dans beaucoup de villes chinoises, et un examen plus attentif des CV indique que plusieurs de ces femmes célibataires se rangent dans des catégories semblables : haut niveau d'éducation, axée sur la carrière et vieillissante.

    En Chine, les femmes célibataires de plus de 30 ans, et même dans la mi et fin vingtaine, peuvent se voir affublée de l'étiquette de sheng nu ou (femmes qui restent), et elles subissent souvent une forte pression pour se marier.

     

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    Dans un monde différent, la proportion hommes-femmes en Chine pourrait favoriser les femmes, mais à cause de la forte tradition sociale, c'est l'opposé qui est vrai. Ici, on a longtemps cru que les femmes doivent se marier en se souciant du revenu, de l'éducation et de l'âge. Et alors que les femmes chinoises grimpent dans l'échelle sociale – elles sont de plus en plus instruites et gagnent des salaires plus élevés − le groupe de prétendants viables se rétrécit rapidement.

    Depuis 1949,année de la proclamation par Mao de la création de la République Populaire de Chine, le salaire de la femme ,à compétence égale, est égale celui des hommes.

    Les femmes ayant le niveau d'éducation le plus haut finissent souvent seules, car de plus en plus de professionnelles disent qu'elles ne peuvent tout simplement pas trouver des hommes qui sont à la hauteur.

    De plus, le mariage dès le jeune âge a longtemps été la norme en Chine. En 1950, l'âge moyen du premier mariage des citadines était de moins de 20 ans. Dans les années 1980, c'était 25 ans. Maintenant, c'est environ 27 ans.

    Il est alors pas étonnant que les femmes soient critiquées si elles choisissent de rester célibataires, particulièrement au moment où la campagne se remplit d'hommes qui ne peuvent pas se marier parce que leur nombre dépasse celui des femmes en âge de se marier.

     

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    Ce n'est pas simplement les mères et les pères qui veulent que leur fille trouve un conjoint, mais également les établissements gouvernementaux et universitaires qui considèrent cet énorme groupe de femmes célibataires comme une source potentielle d'instabilité sociale.

    Les médias ont accusé un grand nombre de femmes de se concentrer excessivement sur la recherche d'un homme ayant un appartement plus grand et une voiture de luxe, plutôt que sur des perspectives plus terre-à-terre, comme le véritable amour. Le phénomène a également alimenté une vague d'émissions de rencontres qui inondent la télévision chinoise.

    « Les Sheng nu sont diabolisées », a déclaré Sandra Bao qui a fondé un groupe social intitulé « l'attitude des femmes qui restent » à Shanghai afin de soutenir les professionnelles célibataires. « Les parents font pression sur nous, les médias nous étiquettent, et il y a une industrie entière d'intermédiaires et d'autres qui nous disent que c'est un problème d'être célibataire. »

    Elle a noté qu'un grand nombre de femmes modernes et célibataires en Chine apprécient leur indépendance et se sentent confortables d'attendre l'homme qui sera le bon, même si elles vieillissent. « Elles ne veulent pas faire de compromis en raison de l'âge ou des pressions sociales », a-t-elle confié.

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  • Des millions de femmes de la classe moyenne voient leur vie se transformer jour après jour dans les grandes métropoles chinoises.

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    Zhang Yin, la femme la plus riche du monde

    Vue de la vieille Europe, la statistique peut surprendre. Parmi les vingt femmes entrepreneurs les plus riches au monde, onze sont Chinoises . Les trois femmes les plus riches de la planète sont toutes chinoises : la reine du papier recyclé Zhang Yin, 53 ans, qui possède une fortune évaluée à 5,6 milliards de dollars, est suivie par Wu Yajun, du groupe immobilier Longfor Properties avec 4,1 milliards de dollars. À la troisième place avec quatre milliards de dollars se trouve Chen Lihua, 69 ans, à la tête du conglomérat Fuhua, qui est notamment présent dans la logistique portuaire et dans le secteur de l'énergie.

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    Wu Yaju

     

    Selon le magazine Hurun, qui salue la domination chinoise, toutes ces femmes ont créé leur fortune par leur travail et non grâce à leurs familles respectives. Rupert Hoogewerf, le fondateur de la liste Hurun, croit même connaître la raison de ce succès économique : la politique de l'enfant unique en Chine qui favoriserait la carrière des femmes dans la mesure où les grands-parents passent beaucoup de temps avec leur petit enfant.

    Derrière elles, ce sont des millions de femmes de la classe moyenne qui voient leur vie se transformer jour après jour dans les grandes métropoles chinoises.

    Dans un pays à la culture masculine dominante, elles sont nombreuses à avoir gagné leur indépendance financière et à avoir vu leur pouvoir d'achat grandir de façon spectaculaire. Une étude récente montre même que plus d'une femme mariée et active sur trois gagne déjà davantage que son mari.

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    Mais au-delà de cet accomplissement financier, les femmes chinoises ont un autre atout de taille : elles sont rares. La "préférence masculine" a engendré un profond déséquilibre, avec 116 hommes pour 100 femmes. Si on  ajoute que nombreuses sont les unions entre Chinoises et étrangers à peine compensées par les mariages entre Chinois et étrangères qui ne représente que 10 %  de ces unions. La compétition entre les hommes pour avoir une petite amie puis une femme fait rage.

    Tout laisse ainsi penser qu'il s'agit d'un bon moment pour être une femme en Chine.

    Ce phénomène a un impact considérable sur les marques, à commencer par les marques de luxe, car ces femmes chinoises sont aussi des consommatrices de plus en plus sophistiquées. Des consommatrices qui se font offrir des cadeaux par des hommes désireux de leur plaire mais qui peuvent aussi désormais se faire plaisir à elles-mêmes. Une femme de la classe moyenne supérieure peut même dépenser jusqu'à un mois de salaire dans l'achat d'un produit de luxe !

    Le stéréotype de la consommatrice chinoise qui découvre le luxe occidental a  pris du plomb dans l'aile. La réalité est bien différente ,si la recherche de "statut" reste importante, le désir de "connaissance" et de "se faire plaisir" ont fortement grandi : d'un signe extérieur de richesse, le luxe devient une source de satisfaction émotionnelle.

    Bien davantage que le logo ou le prix, ce qui importe de plus en plus aux yeux de ces acheteuses sophistiquées, c'est l'histoire de la marque. Elles y trouvent de l'authenticité. Le must à leurs yeux, ce sont les marques au moins centenaires, mais aussi les marques liées à l'héritage royal, garantie d'un souci du détail devenu rare dans une société standardisée. Les marques made in France, Royaume-Uni ou Italie tirent automatiquement parti de leur appartenance à une longue histoire européenne - un fort héritage culturel dont sont au contraire privées les marques de luxe américaines, plutôt associées à des valeurs contemporaines presque contradictoires avec la demande d'authenticité.

    Cette évolution est d'ailleurs cohérente avec les "recommandations" de la nouvelle génération de dirigeants. Si la rhétorique s'articule bien autour de la poursuite d'un "rêve chinois", comme l'a déclaré le président Xi Jinping, il est demandé aux fonctionnaires chinois de vivre de façon moins extravagante et de se préoccuper davantage du bien-être du peuple.

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    Les consommatrices chinoises sont, à n'en pas douter, très fières du nouveau rôle de la Chine sur l'échiquier international -en à peine 20 ans, les Chinois ont fait de leur pays la deuxième économie du monde. Mais, si les progrès ont été spectaculaires au niveau économique, tout le monde s'accorde sur le fait que la Chine et les Chinois n'ont toujours pas retrouvé leur supériorité culturelle d'antan, supériorité mise à mal pendant la tumultueuse Révolution Culturelle. À bien des égards, la très attendue cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Beijing en 2008 a mis en lumière cette fierté teintée d'humilité : la chorégraphie de Zhang Yi Mou a ainsi fait office de "coming out", rappelant au monde entier combien l'héritage culturel millénaire de la Chine avait aidé à façonner le monde moderne à travers des inventions comme l'encre, le compas moderne ou la poudre à canon.

    Les marques ont ainsi l'opportunité de reconnecter les consommatrices chinoises avec ce riche héritage culturel. Dans son ouvrage Elite China, le Dr Pierre Xiao Lu (Professeur de la chaire LVMH à l'Université de Fudan) écrit ainsi: "Malgré une instabilité de près de 150 ans, depuis la première guerre de l'Opium en 1840 jusqu'au début de la politique de réforme de Deng Xiao Ping en 1978, les Chinois d'aujourd'hui n'ont rien oublié du raffinement et de la sophistication du style de vie des élites d'antan".

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    Rien ne symbolise mieux ce changement que cette photo qui a beaucoup circulé dans la sphère digitale chinoise ces derniers temps : elle juxtapose la femme du Président actuel et les compagnes des deux Présidents précédents. Plus que n'importe quel discours, elle montre à quel point la Chine est un pays en plein bouleversement et à quel point l'image de la femme chinoise change avec son pays.

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  • Transformation de la femme chinoise depuis l'époque Qing à la révolution culturelle et jusqu'aujourd'hui

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    Sous les Qing le critère de beauté féminine est à l'image de l'héroïne de Rêve dans le pavillon rouge : très maigre,svelte et à la peau très blanche. A cette époque ,comme aujourd'hui,la femme chinoise craint le soleil et ne sort jamais sans son ombrelle.

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    La femme chinoise alors était sujette à de nombreuses grossesses.

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    A cette époque, la taille du pied était un élément essentiel de la beauté. L'idéal était un pied de 15 cm de long, pour cela le pied des enfants étaient bandés dès quatre ans. Cette perfection esthétique était très recherchée et la jeune fille qui possédait cet atout faisait un riche mariage. Cette tradition a cependant infligé aux fillettes de véritables tortures et cette pratique fut interdite en 1911.

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    Cinquante ans plus tard lors de la révolution culturelle les manifestations de féminité sont jugées bourgeoises ou droitières et susceptibles de vous envoyer à la campagne ou en camp de rééducation.

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    Le détachement féminin rouge, par le Ballet national de Chine

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  • CONGRES DES FEMMES DE CHINE

    BEIJING, ler novembre  -- Le 10e congrès national de la  Fédération nationale des Femmes de Chine (FNFC) s'est clôturé  vendredi au Grand Palais du Peuple de Beijing, appelant les  femmes chinoises et toutes les organisations des femmes à divers  échelons à apporter davantage de contributions au dévelopement du pays. 

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         Le congrès a approuvé le rapport d'activités présenté par le 9e comité exécutif de la FNFC et un amendement de la constitution de  la fédération.  

         Au nom du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement chinois), la conseillère d'Etat Liu Yandong a exprimé ses félicitations à  l'occasion de la clôture du congrès, appelant à mieux appliquer  les mesures politiques pour promouvoir l'égalité entre les sexes  et garantir que les femmes jouissent d'opportunités égales dans  les domaines politique, économique et éducationnel entre autres.   

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         La nouvelle présidente de la FNFC , Chen Zhili, a dit lors de la cérémonie de clôture du congrès que l'initiative des femmes  était une cause de long terme, et encouragé davantage de femmes  fonctionnaires à s'engager dans l'entreprise.  

         "Nous devons prêter plus d'attention au bien-être des femmes et à leur santé", a dit Mme Chen. "Nous devons progresser dans la  résolution des difficultés pratiques que les femmes ont un  besoin urgent de résoudre". 

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         Etaient présents au congrès 1 280 représentants élus et 169  représentants spécialement invités. Chacune des 55 minorités  nationales chinoises avait au moins un délégué au congrès.

     

  • EVOLUTION DES VETEMENTS DES CHINOISES

     

    30 années de réforme et d'ouverture de Chine : Coup d'œil sur les vêtements de filles chinoises à différentes époques

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    En 1986, quelques filles en jupe bavardent dans une rue à Beijing.

    Des les années 80, un film intitulé « la robe rouge à la mode », qui raconte l'histoire d' une jeune ouvrière avec sa belle robe, était en vogue en Chine. Grâce à la robe rouge portée par l'héroïne du film, très appréciée par les gens, les filles chinoises ont pu enfin se débarrasser de leurs vêtements de couleur monotones et sombre. Elles attachaient de plus en plus de l'importance à la couleur et la mode des vêtements. Durant la première moitié des années 80, il était très à la mode pour les filles chinoises de porter des robes rouges en été et des blousons rouges en hiver.

    Au milieu des années 90, des minijupes ont fait leur apparition. Au début, des robes de ce style ont été considérées comme « les pires catastrophes » selon certains médias conservateurs.

    En entrant au 21ème siècle, les femmes chinoises sont devenues de plus en plus exigeantes quant aux caractéristiques et à l'originalité des vêtements. En même temps, des vêtements caractéristiques chinois, comme des vêtements de style Tang et des robes traditionnelles chinoises, ont acquis leur renom dans la communauté internationale. De nos jours, une variété diverse et multiple de vêtements associés aux éléments populaires parent les femmes chinoises à toute occasion et en quatre saisons, en abolissant les restrictions de temps et de mode.F200810101635202647210302[1]
    Les pantalons très populaires dans les années 80.


    F200810101635172373014989[1]Des robes à bretelles étaient à la mode dans les années 90.F200810101635153485563414[1]En 1991, des minijupes étaient à la mode à Dalian, province du LiaoningF200810101635125772092510[1]L'été de 1994, des filles en robe marchent dans une rue à Chengdu, province du Sichuan.F200810101635092764318515[1]

    Le 5 avril, deux filles en belle robe marchent à la place de Quancheng à Jinan, province du Shandong.

    F200810101635044661319918[1]En juillet 2008, deux filles marchent dans une rue de Shanghai.