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  • Les femmes chinoises sont parmi les plus belles femmes au monde selon la célèbre dermatologue belge Françoise Guiot

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    Les femmes chinoises sont parmi les plus belles femmes au monde et leur beauté est partiellement due à la génétique, a déclaré la célèbre dermatologue belge Françoise Guiot lors d'une interview accordée récemment à l'agence Xinhua.

    Pour les femmes chinoises et d'autres femmes asiatiques, les changements cutanés liés à l'âge, rides, ridules, se marquent moins que chez les Caucasiens, a indiqué le Docteur Guiot.

    Le derme des peaux asiatiques est plus épais et plus dense et il contient une plus grande concentration de collagène, a-t-elle expliqué, pour cette raison les Asiatiques semblent vieillir plus lentement par rapport aux Caucasiens.

    En plus, les Asiatiques ont également un épiderme plus compact et plus dense, a ajouté Dr Guiot.

    Françoise Guiot est diplômée en dermatologie de l'Université Catholique de Louvain et spécialisée en dermatologie esthétique et membre de la Société royale belge de dermatologie et vénérologie.

    Elle est l'auteur de nombreux articles sur ce sujet et apparaît souvent dans les magazines et à la télévision.

    Au cours des six mois passés, en résumant les résultats de ses recherches et son expérience de traitement pendant dix ans sur des femmes asiatiques, surtout des Chinoises, Dr Guiot a écrit un livre intitulé "A la rencontre de la beauté chinoise - Le point de vue d'une dermatologue occidentale", qui est déjà traduit en chinois.

    Les critères de beauté des femmes, de la Chine antique à nos jours, ont considérablement évolués, mais le seul qui ait traversé les siècles est celui de la peau sans défaut et du teint parfait, peut-on lire dans ce livre.

     

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    "Dama" , femmes chinoises de plus ou moins 60 ans

    Selon Dr Guiot, la peau chinoise est plus résistante aux outrages du temps, comme les rides et les ridules, mais également plus fragiles aux traumatismes physiques les plus légers.

    Elle a ainsi suggéré aux femmes chinoises de connaître d'abord leur type de peau et d'utiliser toujours des produits adaptés à leur type de peau, mais aussi de faire attention à l'hygiène de vie et à l'alimentation, de ne pas fumer et boire chaque jour du thé vert (le thé vert contient un anti-oxydant ultra puissant, qui peut détruire puissamment les effets nocifs des radicaux libres).

    Site du Dr. Guiot

    http://www.fr.docvadis.be/francoise-guiot/index.html

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  • « Mon vagin dit... » : les messages féministes d'étudiantes chinoises font polémique

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    Mon vagin dit : « Je fais entrer qui je veux ».

    Le 4 novembre, 17 étudiantes chinoises ont publié sur un réseau social, sous le pseudonyme « Université des études internationales de Beijing » (Beijing Foreign Studies University), des photos sur lesquelles elles tiennent une pancarte indiquant leurs revendications féministes commençant pas les mots : « mon vagin dit… ». Dès leur publication, les photos ont créé une vive polémique, certains décrivant le phénomène comme la revendication féministe la plus ostensible jamais osée en Chine.

    Il semblerait que cette campagne fasse partie de la promotion d'une future représentation dans l'université de la pièce américaine Les monologues du vagin, écrite par Eve Ensler en 1996.

     

    Au vu de cette manifestation , non pas féministe mais simplement humaine, il me vient la réflexion que nos sociétés ne sont pas si éloignées que l'on croit ou que l'on veut nous faire croire. J'ai longtemps pensé que cette pudibonderie dont on a entouré le mot "vagin" était due à notre éducation judéo-chrétienne mais que nenni , cette réaction machiste est universelle. Sauf peut-être dans les quelques rares sociétés matriarcales et encore, je n'en suis pas si sûr.

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    Mon vagin dit :« j'ai besoin de respect ».

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    Mon vagin dit : « j'ai le droit de flirter mais vous ne pouvez pas me harceler. »

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    Mon vagin dit : « je ne suis pas un mot sensible ».

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    Mon vagin dit que « la première fois n'est pas si importante ».

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    Mon vagin dit : « je veux être libre ! »

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    Mon vagin dit qu'il recherchera un plaisir sans limites.

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    Mon vagin dit que l'éducation est très importante pour se connaître.

    Bravo , mesdemoiselles, pour votre courage . En faisant évoluer la cause des femmes en Chine, vous faites évoluer leur cause dans le monde et surtout vous faites œuvre pour l'humanité.

     

     

  • Des millions de femmes de la classe moyenne voient leur vie se transformer jour après jour dans les grandes métropoles chinoises.

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    Zhang Yin, la femme la plus riche du monde

    Vue de la vieille Europe, la statistique peut surprendre. Parmi les vingt femmes entrepreneurs les plus riches au monde, onze sont Chinoises . Les trois femmes les plus riches de la planète sont toutes chinoises : la reine du papier recyclé Zhang Yin, 53 ans, qui possède une fortune évaluée à 5,6 milliards de dollars, est suivie par Wu Yajun, du groupe immobilier Longfor Properties avec 4,1 milliards de dollars. À la troisième place avec quatre milliards de dollars se trouve Chen Lihua, 69 ans, à la tête du conglomérat Fuhua, qui est notamment présent dans la logistique portuaire et dans le secteur de l'énergie.

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    Wu Yaju

     

    Selon le magazine Hurun, qui salue la domination chinoise, toutes ces femmes ont créé leur fortune par leur travail et non grâce à leurs familles respectives. Rupert Hoogewerf, le fondateur de la liste Hurun, croit même connaître la raison de ce succès économique : la politique de l'enfant unique en Chine qui favoriserait la carrière des femmes dans la mesure où les grands-parents passent beaucoup de temps avec leur petit enfant.

    Derrière elles, ce sont des millions de femmes de la classe moyenne qui voient leur vie se transformer jour après jour dans les grandes métropoles chinoises.

    Dans un pays à la culture masculine dominante, elles sont nombreuses à avoir gagné leur indépendance financière et à avoir vu leur pouvoir d'achat grandir de façon spectaculaire. Une étude récente montre même que plus d'une femme mariée et active sur trois gagne déjà davantage que son mari.

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    Mais au-delà de cet accomplissement financier, les femmes chinoises ont un autre atout de taille : elles sont rares. La "préférence masculine" a engendré un profond déséquilibre, avec 116 hommes pour 100 femmes. Si on  ajoute que nombreuses sont les unions entre Chinoises et étrangers à peine compensées par les mariages entre Chinois et étrangères qui ne représente que 10 %  de ces unions. La compétition entre les hommes pour avoir une petite amie puis une femme fait rage.

    Tout laisse ainsi penser qu'il s'agit d'un bon moment pour être une femme en Chine.

    Ce phénomène a un impact considérable sur les marques, à commencer par les marques de luxe, car ces femmes chinoises sont aussi des consommatrices de plus en plus sophistiquées. Des consommatrices qui se font offrir des cadeaux par des hommes désireux de leur plaire mais qui peuvent aussi désormais se faire plaisir à elles-mêmes. Une femme de la classe moyenne supérieure peut même dépenser jusqu'à un mois de salaire dans l'achat d'un produit de luxe !

    Le stéréotype de la consommatrice chinoise qui découvre le luxe occidental a  pris du plomb dans l'aile. La réalité est bien différente ,si la recherche de "statut" reste importante, le désir de "connaissance" et de "se faire plaisir" ont fortement grandi : d'un signe extérieur de richesse, le luxe devient une source de satisfaction émotionnelle.

    Bien davantage que le logo ou le prix, ce qui importe de plus en plus aux yeux de ces acheteuses sophistiquées, c'est l'histoire de la marque. Elles y trouvent de l'authenticité. Le must à leurs yeux, ce sont les marques au moins centenaires, mais aussi les marques liées à l'héritage royal, garantie d'un souci du détail devenu rare dans une société standardisée. Les marques made in France, Royaume-Uni ou Italie tirent automatiquement parti de leur appartenance à une longue histoire européenne - un fort héritage culturel dont sont au contraire privées les marques de luxe américaines, plutôt associées à des valeurs contemporaines presque contradictoires avec la demande d'authenticité.

    Cette évolution est d'ailleurs cohérente avec les "recommandations" de la nouvelle génération de dirigeants. Si la rhétorique s'articule bien autour de la poursuite d'un "rêve chinois", comme l'a déclaré le président Xi Jinping, il est demandé aux fonctionnaires chinois de vivre de façon moins extravagante et de se préoccuper davantage du bien-être du peuple.

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    Les consommatrices chinoises sont, à n'en pas douter, très fières du nouveau rôle de la Chine sur l'échiquier international -en à peine 20 ans, les Chinois ont fait de leur pays la deuxième économie du monde. Mais, si les progrès ont été spectaculaires au niveau économique, tout le monde s'accorde sur le fait que la Chine et les Chinois n'ont toujours pas retrouvé leur supériorité culturelle d'antan, supériorité mise à mal pendant la tumultueuse Révolution Culturelle. À bien des égards, la très attendue cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Beijing en 2008 a mis en lumière cette fierté teintée d'humilité : la chorégraphie de Zhang Yi Mou a ainsi fait office de "coming out", rappelant au monde entier combien l'héritage culturel millénaire de la Chine avait aidé à façonner le monde moderne à travers des inventions comme l'encre, le compas moderne ou la poudre à canon.

    Les marques ont ainsi l'opportunité de reconnecter les consommatrices chinoises avec ce riche héritage culturel. Dans son ouvrage Elite China, le Dr Pierre Xiao Lu (Professeur de la chaire LVMH à l'Université de Fudan) écrit ainsi: "Malgré une instabilité de près de 150 ans, depuis la première guerre de l'Opium en 1840 jusqu'au début de la politique de réforme de Deng Xiao Ping en 1978, les Chinois d'aujourd'hui n'ont rien oublié du raffinement et de la sophistication du style de vie des élites d'antan".

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    Rien ne symbolise mieux ce changement que cette photo qui a beaucoup circulé dans la sphère digitale chinoise ces derniers temps : elle juxtapose la femme du Président actuel et les compagnes des deux Présidents précédents. Plus que n'importe quel discours, elle montre à quel point la Chine est un pays en plein bouleversement et à quel point l'image de la femme chinoise change avec son pays.

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  • Les cadres supérieurs féminins sont plus nombreux en Chine qui occupe la première place du tableau mondial

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    La proportion de femmes qui occupent des postes-clés dans la direction a plus que doublé en Chine, passant de 25 % en 2012 à 51 % cette année, un résultat bien supérieur à la moyenne mondiale de 21 % qui permet à la Chine d'occuper la première place du tableau mondial, selon un rapport publié jeudi par la société d'audit internationale Grant Thornton.

     

    Selon l'étude réalisée par Grant Thornton, la direction féminine en Chine jouit encore d'une majorité assurée pour les postes de directeur des ressources humaines (81 %) et de directeur financier (61 %), une preuve de l'avantage unique des femmes pour ce genre de travail qui nécessite tout particulièrement d'avoir le souci du détail et des aptitudes à communiquer.

     

    Bien que les femmes ne soient pas aussi représentées dans les autres postes, le rapport indique néanmoins une hausse généralisée de la proportion des femmes dans les postes-clés par rapport à l'année dernière.

     

    Cette année, un quart des PDG sont des femmes, c'est un véritable bon en avant par rapport aux 9 % de 2012, analysent les auteurs du rapport.

    L'enquête, menée auprès de 200 entreprises en Chine, révèle également que les femmes comptent pour 21 % des membres de conseils d'administration, un pourcentage légèrement supérieur à la moyenne mondiale de 19 %.

     

  • Chine:la retraite passerait de 50 à 55 ans pour les femmes et de 55 à 60 pour les hommes

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    Mme Li Hui est quelque peu contrariée après avoir appris la nouvelle d'un possible recul de l'âge de la retraite. Le rêve de cette directrice comptable de ne plus subir la pression du travail et de mener une retraite heureuse après l'âge de 50 ans semble maintenant irréaliste .

    Le ministère chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale (MRHSS) a annoncé au début de cette année qu'il menait une étude sur la mise en oeuvre d'un système de retraite et de pension plus flexible qui permettrait aux Chinois de continuer à travailler après avoir dépassé l'actuel âge de la retraite, c'est-à-dire, 60 ans pour les hommes, 55 ans pour les femmes cadres, et 50 ans pour les autres employées.

    "Je m'oppose au recul de l'âge de la retraite", a indiqué Mme Li, qui travaille pour une entreprise japonaise à Shanghai, "parce que la pression au travail est forte et que je dois faire trois heures de trajet par jour quand je travaille."

    "(Prendre la retraite à) 50 ans, c'est ma limite", a-t-elle affirmé.

    Les réglementations actuelles concernant la retraite ont été introduites en Chine il y a plus de six décennies, à une époque où l'espérance de vie moyenne était d'environ 50 ans.

    Le recul de l'âge de la retraite est une "tendance inévitable", à mesure que l'économie nationale augmente et que les gens vivent plus longtemps, a indiqué le MRHSS.

    L'espérance de vie des Chinois est aujourd'hui de 73,5 ans et ce chiffre devrait passer à 74,5 ans en 2015.

    Bien qu'aucun plan détaillé n'ait pas été rendu public, des experts révèlent que les révisions pourraient comprendre un recul de l'âge de la retraite ou une augmentation du nombre d'années de cotisation.

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  • Transformation de la femme chinoise depuis l'époque Qing à la révolution culturelle et jusqu'aujourd'hui

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    Sous les Qing le critère de beauté féminine est à l'image de l'héroïne de Rêve dans le pavillon rouge : très maigre,svelte et à la peau très blanche. A cette époque ,comme aujourd'hui,la femme chinoise craint le soleil et ne sort jamais sans son ombrelle.

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    La femme chinoise alors était sujette à de nombreuses grossesses.

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    A cette époque, la taille du pied était un élément essentiel de la beauté. L'idéal était un pied de 15 cm de long, pour cela le pied des enfants étaient bandés dès quatre ans. Cette perfection esthétique était très recherchée et la jeune fille qui possédait cet atout faisait un riche mariage. Cette tradition a cependant infligé aux fillettes de véritables tortures et cette pratique fut interdite en 1911.

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    Cinquante ans plus tard lors de la révolution culturelle les manifestations de féminité sont jugées bourgeoises ou droitières et susceptibles de vous envoyer à la campagne ou en camp de rééducation.

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    Le détachement féminin rouge, par le Ballet national de Chine

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  • LES PETITES FEMMES DE SHANGHAI

    Ce qui est frappant quand on se promène dans les rues de Shanghai , c'est le goût des Shangaiennes pour l'élégance. C'est un plaisir d'observer ces petites femmes qui trottinent d'un pas léger dans les rues de Shanghai.Autrefois , l'élégance avait Paris comme capitale , aujourd'hui elle a fait élection à Shanghai . Et je dois dire qu'elle savent ce qui leur sied , les petites Shanghaiennes ,

    Parfois elles osent et ça leur va bienContrairement aux villes européenies où les femmes suivent souvent la mode aveuglément et où certaines laissent voir leur cellulite qui dégouline de toutes parts , ici pas de faute de goût de ce genre,

     Hoffenbach nous a fait rêver avec sa "vie parisienne" maintenant vivons pleinement la vie de Shanghai

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  • DE LA CHINE,DE LA FEMME,DE L'ART.

    Pilonner le tissu, chef-d’œuvre de la dynastie des Tang
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    L’art au féminin

    HUO JIANYING

     

     

    Autrefois, les Chinoises étaient reléguées aux tâches domestiques, mais ce désavantage a tout de même donné naissance à un art typiquement féminin dont la nation toute entière tire maintenant fierté.

    GUAN Zhong (env. 725–645 av. J. C.), politicien, réformateur et premier ministre en vue de l’État de Qi (pendant la période des Prin-temps et Automnes 770–476 av. J.-C.), a clairement défini la division traditionnelle du travail entre hommes et femmes qui existait il y a 2 600 ans : « Un paysan a une tâche constante et une femme a une corvée constante; si un paysan ne cultive pas la terre, il y aura des gens affamés, et si une femme ne tisse pas de vêtements, il y aura des gens qui n’auront rien pour se tenir au chaud. » Pendant des milliers d’années, cette division du travail a satisfait les besoins humains essentiels et a soutenu la société agraire de la Chine féodale, posant la base à partir de laquelle la culture chinoise et le confucianisme se sont développés.

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    Vêtement brodé pour la poitrine

    Au commencement de cette société dans laquelle « les hommes cultivaient la terre et les femmes tissaient », les produits du tissage des femmes et de leurs activités connexes étaient désignés sous le nom de « travail féminin », soit nügong, en chinois. Plus tard, le caractère gong qui signifie « travail » dans cette expression a été remplacé par un homonyme plus raffiné se rapportant à l’art féminin. L’« art féminin » comporte une connotation sociale élargie de la condition féminine, allant des compétences domestiques de base exigées des femmes pour la survie de l’espèce humaine, jusqu’aux qualités morales, artistiques et de caractère qu’exigeait une société plus sophistiquée.

     

    La source d’inspiration d’une peinture ancienne

     

    Pilonner le tissu est une œuvre de Zhang Xuan, un artiste de la cour de la dynastie des Tang (618-907) qui excellait à dépeindre la vie des femmes. Plusieurs de ses œuvres, dont celle-là, reflètent la vie des aristocrates féminines. Pilonner le tissu dépeint l’une des tâches quotidiennes qui constituaient le « travail des femmes », il y a 1 300 ans. Le pilonnage était le dernier processus du tissage. Lorsque la soie, la toile ou le coton venaient de sortir des métiers, le tissu était raide et devait être bouilli, blanchi, pilonné et repassé, avant qu’il puisse être utilisé pour confectionner des vêtements.

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    Oreiller de style campagnard, avec un trou pour l’oreilleBourse brodée

    Il y a douze femmes dans la peinture. D’après leurs beaux vêtements et leur allure distinguée, ce sont des dames de la cour ou des femmes de familles bien nanties. Elles forment une équipe effectuant trois opérations. Quatre forment le groupe qui pilonne, dont deux martèlent très fort le tissu, alors que les deux autres s’affairent à regarder, comme si elles reprenaient leur souffle. Dans la section centrale, il y a deux femmes; l’une trie des fils, alors que l’autre est en train de coudre. Puis, un autre groupe, composé de cinq femmes et d’une enfant, représente la tâche du repassage : l’une entretient un feu de charbon de bois, trois s’appliquent à étirer une pièce de tissu à l’extérieur, pendant que l’autre est en train de repasser; la petite fille s’amuse en courant.

    Une telle division des tâches n’était toutefois pas courante dans les familles ordinaires, parce que cela exigeait une vaste aire de travail et plusieurs mains. Habituellement, les ménagères exécutaient le travail indépendamment et préféraient pilonner après la confection, puisque, lorsque l’espace était restreint, pilonner des vêtements était beaucoup plus facile à faire par une seule personne. C’est en soirée que celles-ci confectionnaient des vêtements pour leur famille et les pilonnaient; durant le jour, elles prenaient soin de leurs enfants et exécutaient d’autres corvées domestiques. Un vers de Li Bai, grand poète de la dynastie des Tang, décrit ce volet de la vie à cette époque : « Quand le clair de lune enveloppe Chang’an, le son du pilonnage des vêtements se fait entendre dans des milliers de familles. »

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    Pochette brodée d’un doudu (sous-vêtement couvrant la poitrine et l’abdomen)Chapeau d’enfant en forme de tigre avec cache-nuqueChaussures brodées en soie

    En fait, confectionner des vêtements était non seulement la tâche des femmes au sein de la famille, mais également leur responsabilité sociale. Elles cousaient des vêtements d’hiver pour leurs fils, leurs frères ou leur mari qui avaient été recrutés pour le service militaire, et elles fournissaient des uniformes militaires à l’État comme impôts et prélèvements en espèces.

    Les familles impériales et aristocratiques ne faisaient pas exception, car l’agriculture et les textiles formaient les priorités ultimes de la classe dirigeante. À partir de la dynastie des Zhou, il y a 3 000 ans, les femmes de la cour s’adonnaient à la sériciculture et fabriquaient du tissu et des vêtements en soie. À titre de modèle suprême des femmes, l’impératrice jouait le rôle principal dans cette fonction afin d’encourager toutes les femmes à bien remplir le rôle qui leur était imparti.

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    Broderie miao dépeignant la mythologie de cette ethnie.

    Cette tradition s’est poursuivie durant la dynastie des Tang, alors que les femmes de la cour impériale – servantes et épouse et concubines de l’empereur – confectionnaient des vêtements d’hiver pour les soldats à la frontière; cela faisait partie de leur tâche quotidienne. Pendant le règne de Kaiyuan (au début du VIIIe siècle), comme manifestation de la bienveillance impériale, l’empereur Xuanzong expédia une série de vêtements d’hiver confectionnés par la famille impériale à une garnison stationnée à la frontière. Un soldat trouva même un poème dans la longue robe doublée de coton qu’il avait reçue. Le poème exprimait le sentiment d’une jeune femme pour un homme qu’elle ne connaissait pas, mais pour qui elle avait cousu le vêtement en y mettant tout son cœur; il se concluait par ces mots : « Nous passons cette vie en purs étrangers, mais puisse le destin nous unir dans la prochaine vie. »

    Puisque toutes les servantes de la cour étaient en théorie les femmes de l’empereur, le soldat n’osa pas dissimuler l’affaire, et il remit ce poème à son commandant qui le réachemina à l’empereur Xuanzong. Ce dernier fit afficher le poème à la cour et promit qu’il ne punirait pas l’auteure si elle avouait ouvertement. Une servante admit avoir composé et envoyé ce poème et demanda la sanction de l’empereur. Faisant preuve de bienveillance, Xuanzong maria la servante au soldat qui avait reçu ce poème, en disant qu’il voulait qu’ils soient unis durant cette vie-ci. Quand la garnison à la frontière eut vent de cette histoire, tous les soldats en furent très émus. Plus tard, ce poème fut inclus dans la Collection complète de poésies de la dynastie des Tang (le Quan Tang Shi, compilé en 1706, sur les ordres de l’empereur Kangxi des Qing). Il a été intitulé Poème dans la robe et son auteure a été identifiée comme une « servante de la cour durant le règne de Kaiyuan ».

     

    La naissance de l’art féminin

     

    La Chine ancienne classait les qualités désirables que devait avoir une femme en quatre catégories : moralité, bonne élocution, comportement exemplaire et compétence en artisanat (ou dans les tâches féminines). Ces qualités étaient connues comme le groupe des « quatre vertus ». Au début, ces vertus faisaient l’objet des notions que toutes les femmes de la cour et de l’aristocratie devaient apprendre et observer, mais plus tard, ces vertus se sont infiltrées dans la vie des familles ordinaires, qu’elles soient riches ou pauvres. En tant qu’aspect admirable de la féminité, la maîtrise de l’artisanat a toujours été valorisée dans la Chine impériale, non seulement comme moyen de subsistance, mais également comme critère par lequel on pouvait évaluer la personnalité et la culture d’une femme.

    Au fur et à mesure que les compétences en artisanat des femmes s’amélioraient, leurs produits gagnaient en qualités artistiques et esthétiques. C’est ainsi que le « nügong, en tant que travail » a été peu à peu remplacé par le « nügong, en tant qu’art ». Dans les époques anciennes, les fillettes commençaient à apprendre « l’art du nügong » dès leur très jeune âge. Le Nü Er Jing (Classique à l’intention des jeunes filles), un écrit populaire en rimes à trois caractères, dont l’origine peut remonter aux environs de la dynastie des Ming (1368-1644), conseille aux jeunes filles de se retirer dans leur chambre pour faire des travaux à l’aiguille après leurs ablutions matinales. Aussi, lorsqu’elles devenaient adultes, à 11 ans, après avoir aidé à faire la cuisine pour la famille, elles devaient passer le reste de la journée dans leur chambre à faire de la couture.

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    Pelotes à aiguilles en tissu

    Année après année, avec l’aide de sa mère, une jeune fille célibataire faisait des travaux à l’aiguille pour remplir le coffre de son trousseau. Ce dernier comprenait non seulement ses propres vêtements et ses articles d’usage quotidien, mais également des articles pour son futur mari, ses beaux-parents et ses futurs enfants. En effet, puisqu’une jeune fille habile ferait grand honneur à sa famille, pour montrer l’excellence de sa féminité, les entremetteurs présentaient à l’éventuelle belle-famille des exemples soigneusement sélectionnés des travaux à l’aiguille que la jeune fille avaient confectionnés.

    Comme le nügong s’est développé en un type d’art, ses produits ont été de plus en plus nombreux et différents. Ils comprenaient divers aspects des travaux féminins, tels que tissage, teinturerie, broderie, tricot, découpage du papier et patchwork. La broderie était l’art le plus largement appliqué et le plus représentatif de tous.

     

    Chefs-d’œuvre au féminin

     

    La broderie a une longue histoire en Chine. Les objets ayant plus de 2 000 ans qui ont été déterrés révèlent l’artisanat hautement développé des temps anciens. Les élégants motifs aux lignes courbes, exécutés avec des points fins et méticuleux et dans des couleurs harmonieuses le démontrent.

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    Enbouts d'oreillers de style campagnard

    Durant la dynastie des Song, il y a environ 1 000 ans, le travail à l’aiguille était encore plus délicat et subtil, comme le démontre la description qui suit : « Des points minuscules et denses sont bien arrangés de manière à fermer leurs extrémités, leurs fils se composent d’une ou deux fibres de soie et l’aiguille utilisée est fine comme un cheveu. » Des travaux d’un tel raffinement ont surgi peu à peu à partir de la broderie faite pour l’usage quotidien qui est alors devenue un art ornemental intellectualisé. Cependant, ces travaux raffinés étaient rares. La majorité des articles brodés étaient encore des produits populaires à usage courant, exécutés par des femmes au foyer et des fillettes.

    Les broderies populaires comprennent les vêtements, les articles d’usage courant (nappes et literie) ainsi que les articles pour le trousseau et pour les offrandes. Les vêtements et accessoires, en particulier pour les femmes et les enfants formaient la plus grande partie des articles confectionnés. Les broderies incluaient des motifs de bon augure (oiseaux, autres animaux et fleurs), ainsi que d’autres images qui suggéraient le bonheur, la fortune, la paix et la longévité. Il y avait également des motifs tirés de contes folkloriques et de pièces de théâtre.

    Le doudu (sous-vêtement couvrant la poitrine et l’abdomen) brodé vaut une mention particulière comme sous-vêtement chinois caractéristique, tant pour les enfants que pour les adultes. En Chine, selon la théorie traditionnelle sur la santé, le ventre serait la partie du corps la plus susceptible de prendre froid, de sorte qu’il a besoin d’une protection supplémentaire. Le doudu a la forme d’un diamant ou d’un carré. Un cordonnet formant une boucle permet de le passer autour du cou, et deux autres cordonnets, de l’attacher à la taille. Le doudu des mariées est rouge et brodé de motifs de lotus, de pivoines, de phénix ou de canards mandarins.

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    Doudu brodés

    Beaucoup d’efforts étaient consacrés à la broderie des oreillers, car les gens avaient la tête sur l’oreiller plus ou moins le tiers de la journée. Les oreillers anciens étaient rectangulaires ou en forme de tube, leurs extrémités étant fermées par un tissu brodé, carré ou rond, appelé embouts d’oreiller. Afin de bien démontrer le plein accomplissement de leur féminité, les jeunes filles devaient en broder beaucoup pour leur trousseau qui serait exposé dans leur chambre nuptiale. On brodait également des « oreillers pour oreilles » : une sorte de coussin avec un trou au centre pour recevoir l’oreille quand la personne dort sur le côté.

    Les femmes des ethnies minoritaires faisaient aussi beaucoup de broderies. Dès quatre ou cinq ans, les fillettes miao commençaient à apprendre la broderie avec leur mère, et leurs travaux étaient la plupart du temps improvisés, sans modèle préétabli. La broderie des Tu qui vivent sur le plateau du Qinghai est représentative de la féminité particulière des femmes de cette ethnie minoritaire.