ethnie

  • Yang Liping, femme d'exception, symbole de la diversité ethnique de la Chine

    20091231舞...pps Cliquez sur ce lien pour voir un magnifique diaporama de cette dame hors norme dont on a peine à croire qu'elle est née en 1958 . La vidéo date de 2008.

    En ce jour de la femme , je vous présente une femme d'exception , une des danseuses les plus célèbres de Chine:

                                                                Yang Liping

     

     

    2005_China_liping.jpgRéputée pour ses danses typiques de l’ethnie Dai, dont le public pense souvent à tort qu’elle est originaire, Yang est née dans le département autonome des Bai localisé à Dali dans la province du Yunnan.
    A l’âge de 9 ans, Yang Liping a déménagé avec toute sa famille au Xishuangbanna où elle a intégré à 13 ans, grâce à son don pour la danse, la troupe de chants et de danses régionale de l'ethnie Dai. Le rôle principal qu’elle a interprété dans le ballet Dai intitulé L’âme du paon l’a alors rendue célèbre. En 1988, elle est entrée dans l’Ensemble central de chants et de danses des Nationalités de Chine. Elle gagne des prix de réalisation et d’interprétation pour la danse
    Depuis, les chorégraphies de Yang Liping sont souvent diffusées sur le petit écran.
    ‘‘Je me suis naturellement intéressée à la danse’’, dit Yang Liping lors d’une interview. ‘‘L’ethnie Bai voue un véritable culte à la nature, à l’origine de la vie et l’exprime notamment à travers les danses et les chants’’. On retient effectivement de ses danses, les silhouettes mouvantes de l’arbre, du poisson, de l’oiseau et du serpent évoqués dans sa danse Clair de lune. Yang nous invite dans un royaume féerique peuplé d’animaux avec qui elle communique et auxquels elle donne vie grâce à son émouvant langage corporel.

     

                     Entre 2004 et 2008, Yang Liping met  en scène et danse les chorégraphies : "Dynamic Yunnan", "Echos de Shangri-la» et «Mythe du Tibet».  "Son du Yunnan" de Yang Liping,  nous permet de voir le merveilleux côté de la diversité ethnique de Chine et de s'approcher de la nature.

     

     

    Yang Liping

    "Les gens devraient se calmer et écouter le son de la nature et de la vie. Vous pouvez sentir l'harmonie entre l'humain et la nature lorsqu'un homme et une femme jouent une pièce de bambou sur scène. Le sentiment est pur. Il appartient à la vie même."

    Le Son de la Nature représente les souvenirs d'enfance de Yang Liping : une relation harmonieuse entre les humains et la nature. Une forte force de vie est exprimée à travers le thème de la maternité. Yang elle-même apparaît dans 3 pièces. Dans l'une d'elles, elle joue une femme enceinte donnant naissance, et elle termine la pièce en dansant avec sa nièce qui joue le rôle de sa fille.


    Yang Liping

    "Aider une femme à accoucher est une des plus vielles coutumes au Yunnan. Quand une femme accouche, toutes les femmes du village jouent des tambours pour l'encourager et montrer leur soutien. L'esprit d'équipe, la gentillesse et avoir soin les uns des autres sont des attitudes extrêmement nécessaires aujourd'hui."

    Différents des autres acteurs qui jouent leurs parties, ces jeunes hommes et femmes vivent leurs parties. Ils ont tous été choisis par Yang Liping dans les montagnes et les rizières. La danse fait partie de leur vie. Ils vivent leurs rêves et frustrations sur scène.

     

     

     

     

    Au gala du nouvel an  2012 à CCTV, un programme de danse effectué par la célèbre danseuse chinoise Yang Liping a impressionné les téléspectateurs et les internautes chinois qui ont applaudi autant sa beauté que sa performance.

     

     

  • L'ethnie Deng du Tibet vit heureuse depuis qu'elle est sortie de la forêt

    Les Deng vivent essentiellement dans le district de Zayu de la région de Nyingchi.

    Aluosong, l'ancien chef de la tribu et chef du village de Shaqiong aujourd'hui.

     

     

    Dans le district de Chayu( Zayu) de la zone Linzhi du Tibet vit un groupe de personnes particulières. Il ne compte qu'à peu près 1 500 personnes, qui n'ont pas de caractères écrits mais utilisent leur propre langue. Depuis la libération pacifique du Tibet, notamment après la révolution démocratique dans la Région, ils ont quitté les montagnes et les forêts grâce à l'aide du PCC et du gouvernement, obtenant des terres, bâtissant des maisons et mènent une vie heureuse. C'est l'ethnie Deng.

    Leur langue appartient à la famille tibéto-birmane du groupe sino-tibétain. Mais ils utilisent des méthodes primitives d’écriture, faisant des encoches sur des morceaux de bois ou des noeuds sur des ficelles, et alignant des batonnets de bois ou des branches d’arbre pour compter et enregistrer les événements.
    Les Deng sont animistes et croient aux esprits. Leurs maisons sont généralement à deux étages, avec un toit en bois. En bas, vit le bétail et en haut, ce sont les chambres. Les femmes ont des pendants d’argent en forme de tambour, des colliers de perles ou des parures en argent. Elles portent une jupe de soie, et vont nu-pieds. Les hommes enserrent leur tête d’un turban  et ont des pendants d’oreille en argent. Avant les années 50, les Deng vivaient principalement dans les montagnes et les forêts profondes, et pratiquaient la culture sur brûlis, ainsi que la cueillette et de la chasse. Par la suite, avec l’aide du gouvernement, ils sont installés dans les vallées.
     
  • Exploration des « pyramides de la civilisation des ethnies han et tibétaine » sur le plateau Qinghai-Tibet

    Une tombe ancienne de Reshui.

    Une tombe ancienne de Reshui.

    En roulant 140 km sur la route Qinghai-Tibet vers l'ouest depuis le célèbre lac salé Chaka, on arrive à Dulan, un bourg historique et culturel. C'était un lieu incontournable sur la Route de la soie méridionale. Il dépendait du royaume antique de Tuguhun, durant la période des dynasties du Sud et du Nord (420-581).

    A Dulan, on ne peut pas manquer d'explorer les « pyramides de la civilisation des ethnies han et tibétaine », qui sont en réalité un ensemble de tombes anciennes situées dans le canton de Reshui, à 30 km du chef-lieu de Dulan. Cette appellation vient de l'envergure de l'ensemble des tombes, de leur grand nombre, et de la grande quantité d'objets découverts au cours des fouilles. Ces objets anciens étaient originaires de la Plaine centrale, Tubo et Tuguhun, dans l'antiquité. Comme un monument historique, l'ensemble des tombes de Reshui témoigne du mélange des ethnies han, tibétaine et d'autres depuis des milliers d'années, selon Xu Xingguo, expert de l'institut d'archéologie de la province du Qinghai.

    La rivière de Chahan Wusu serpente dans la vallée de Reshui entourée par des montagnes, dans lesquelles des milliers de tombes anciennes reposent paisiblement. Dans un rayon de 200 km allant de Xiariha à Balong se trouvent plus de 2 000 tombes anciennes de différentes tailles, dont 200 rien que dans la vallée de Reshui, explique Mao Lansheng, chef du service de gestion des vestiges du district de Dulan.

    L'ensemble des tombes anciennes de Reshui.

    L'ensemble des tombes anciennes de Reshui.

    On suppose que la plus grande des tombes est celle du roi Tuguhun. À flanc de montagne, le tombeau royal ressemble à un aigle déployant ses ailes. Il comprend un tumulus et une chambre mortuaire.

    Le royaume de Tuguhun a maintenu sa capitale dans le district de Dulan pendant 271 ans, de 417 à 688, et était un lieu important reliant la Plaine centrale à Tubo. Selon Xu Xinguo, pendant longtemps après le VIIe siècle, le Corridor de Hexi a été bloqué à cause de guerres, et seul le chemin passant par Chaidamu au sud était praticable. Basé autour du lac de Qinghai, le royaume de Tuguhun a bâti des châteaux et des postes de relais, tout en organisant des échanges commerciaux et en entretenant la Route de la soie. C'est ainsi qu'il assuma une grande responsabilité dans les contacts entre l'Orient et l'Occident.

    Selon Xu Xingguo, des milliers d'étoffes de soie de couleurs vives et aux motifs clairs ont été découvertes dans les tombes de Reshui. « Tant les chambres mortuaires que les objets anciens exhumés sont du style de la dynastie Tang (618-902) », affirme Xu. « Presque toutes les grandes tombes comprennent des chambres antérieures, postérieures et latérales, une structure de mausolée utilisée par l'ethnie han depuis la dynastie des Han (206 av. J.-C. -220). Le tombeau du roi Tuguhun ressemble particulièrement à une tombe des Han découverte à Beijing. Cela signifie qu'à cette époque-là, cette structure de mausolée était largement utilisée au sein de la communauté tibétaine et dans les tribus de Tuguhun. 80 % des objets anciens exhumés sont des soies ornées de motifs d'oiseaux et de bêtes. D'autres articles comme des pièces de monnaie et des miroirs portent des caractères chinois ».

    Le centre de préservation culturelle de Tuguhun à Dulan est en cours d'agrandissement pour une présentation détaillée de 200 trésors découverts dans les tombes, afin de faire mieux connaître la diffusion des cultures de différentes ethnies sur le plateau Qinghai-Tibet.

    « Nous espérons que l'ensemble des tombes deviendra une fenêtre de connaissance sur les cultures tibétaine, han, de Tuguhun, et même sur les contrées occidentales », souligne Mao Lansheng.

  • Le Duxianqin , instrument de musique Chinois

                 

    Le Duxianqin 独弦琴 est un instrument monocorde Chinois .

    Cet instrument est constitiué d'une caisse de résonnance, d'une corde, d'une callebasse et d'une tige .

    La tige est utilisée pour changer les variations de son lorsque la corde est pincée avec un plectre.

    Cet instrument est apparu vers le XIIème ou le XIIIème siècle au Sud de la Chine et était utilisé par l'Ethnie Jing ( 京族 ) .

    Il a son équivalent au Vietnam, le Đàn bầu, qui diffère du Duxianqin par ses matériaux qui sont différents.

    Cet instrument a un son qui peut varier de 3 octaves.

    Le Duxianqin est un instrument qui est souvent utilisé en Soliste ou pour accompagner des chants traditionnels.

    Les Jing (京族) constituent l'une des 56 ethnies de Chine .

    Les quelque 20 000 habitants de l'ethnie Jing vivent dans des communautés compactes situées surtout du district autonome multinational de Fangcheng de la région autonome zhuang de la région autonome du Guangxi, à proximité de la frontière sino-vietnamienne. Près du quart des ces personnes vivent parmi les gens de nationalité han et zhuang dans les districts et les villes situés tout près.

    Les Jing avaient leur propre écriture qui était appelée Zinan. Créée sur la base de l'écriture des Han vers la fin du XIIIe siècle, l'écriture Zinan a été découverte dans de vieux livres de chants et dans des écritures religieuses. La plupart des Jing lisent et utilisent les mêmes caractères que les Han parce qu'ils vivent parmi eux depuis longtemps. Ils parlent le dialecte cantonais Autrefois, les Jing gagnaient leur vie en pêchant; la culture constituait leur occupation secondaire. Toutefois, le rendement de la pêche et de la culture était relativement bas. Pour subvenir entièrement à leurs besoins, les Jing devaient troquer du poisson contre des céréales et d'autres nécessités courantes comme les articles en bambou. En outre, la plupart des richesses étaient aux mains des seigneurs, de sorte que les Jing avaient du mal à s'acquitter de leurs taxes .

    En 1952, on réduisit les frais de fermage et on redistribua les terres qui avaient été retirées des mains des despotes. Une réforme démocratique eut lieu ensuite parmi les pêcheurs. Le district autonome fut fondé en 1958. Des ouvrages de construction importants furent entrepris, dont la construction de onze digues pour récupérer des terres de la mer et relier les îles au continent.

    Les Jing vivent dans une région subtropicale ayant des précipitations abondantes et des ressources minérales en quantité. Le golfe de Beibu, situé au sud, est un lieu de pêche idéal. Parmi les 700 espèces de poisson qu'on y trouve, plus de 200 ont une grande valeur économique. Les perles, les hippocampes et les loutres de mer sont appréciés pour leur valeur médicinale. De même, les eaux salées du golfe sont propices à la production de sel. Les principales cultures qu'on trouve dans cette région comprennent le riz, les patates, les arachides, les taros et le millet, les papayes, les bananes et les longanes. Les grandes sections de palétuviers qui poussent dans les terres marécageuses le long de la côte sont une riche source de tannin, matière première essentielle pour l'industrie.



     

  • VIE HARMONIEUSE DES ETHNIES MINORITAIRES EN CHINE

    Ouverture du 6e festival international des torches de l'ethnie Yi
     
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    Le 6e festival international des torches de l'ethnie Yi s'est ouvert dans la ville de Xichang (province du Sichuan) le 4 août 2010. Des milliers de gens de l'ethnie Yi ont porté leurs costumes pour célébrer cette fête culturelle traditionnelle. Le festival des torches est reconnu comme un des patrimoines culturels immatériels de la Chine.F201008060918311677126172.jpg

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  • LISTE DES 56 ETHNIES CHINOISES.

    Population et ethnies

          La population chinoise comprend 56 ethnies identifiées. La population des diverses ethnies connaît de grands écarts ; les Han sont beaucoup plus nombreux, et les 55 autres groupes sont appelés « ethnies minoritaires ».

          Selon une enquête effectuée au moyen de sondages auprès de 1 % de la population du pays en 2005, la population totale des 55 ethnies minoritaires était de 123,33 millions, représentant 9,44 % de la population nationale. Parmi les ethnies minoritaires, 18 comptent plus d'un million de personnes, dont les Zhuang, environ 16,1788 millions, sont les plus nombreux, alors que les Luoba, seulement 3 000, sont au bas de l'échelle.

          Les Han se trouvent sur tout le territoire du pays, mais la plupart vivent dans les bassins du Huanghe (fleuve Jaune), du Changjiang (Yangtse) et de la rivière des Perles et dans la plaine de Songhua-Liaohe. Les ethnies minoritaires, malgré leur faible proportion, sont dispersées sur plus de 60 % du territoire national. Depuis longtemps, les Han et les ethnies minoritaires gardent des liens politiques, économiques et culturels étendus, formant ainsi des relations d'interdépendance et de développement commun. Toutes les ethnies du pays ont apporté leur contribution à la fondation d'un pays multiethnique unifié, à la création de la longue et brillante civilisation chinoise et à l'histoire de la Chine.

          Les ethnies

          Selon le cinquième recensement national effectué en 2000 :

          Han: Presque 1,2 milliard, les Han constituent la principale ethnie de la Chine. Les grandes masses sont regroupées dans les bassins du Huanghe (fleuve Jaune), du Changjiang (Yangtse) et de la rivière des Perles, mais on trouve des Han dans presque toutes les régions. La langue chinoise est généralement utilisée par les Han comme par la plupart des ethnies minoritaires.

          Mongols: Au nombre de 5,8139 millions, ils vivent pour la plupart dans la région autonome de Mongolie intérieure (3,9953 million, soit 68, 7 % de la totalité). De plus, les régions qui comptent plus de 100 000 Mongols sont le Hebei, le Liaoning, le Jilin, le Heilongjiang et la région autonome ouigoure du Xinjiang. Jadis nomades, les Mongols se sont sédentarisés pour la plupart. Ils ont leurs propres langue et écriture.

          Hui: Quelque 9,8168 millions, répartis principalement dans la région autonome hui du Ningxia (1,8625 million, soit 18,9 % de la totalité). De plus, les régions où habitent plus de 200 000 Hui sont Beijing, le Hebei, la région autonome de Mongolie intérieure, le Liaoning, l'Anhui, le Shandong, le Henan, le Yunnan et la région autonome ouigoure du Xinjiang. Les Hui pratiquent l'islam.

          Tibétains: Parmi les quelque 5,416 millions de Tibétains, 2,4272 millions vivent dans la région autonome du Tibet, soit 52,84 %. Les autres sont dispersés dans le Sichuan, le Gansu, le Qinghai et le Yunnan. Ils pratiquent le bouddhisme tibétain (ou lamaisme) et utilisent la langue et l'écriture tibétaines.

          Ouigours: Parmi les quelque 8,3984 millions de Ouigours, 8,3456 millions vivent principalement dans la région autonome ouigoure du Xinjiang, soit 99,36 %. Ils pratiquent l'islam et utilisent généralement la langue et l'écriture ouigoures.

          Miao: Environ 8,9401 millions, les Miao vivent principalement dans la province du Guizhou (4,2999 millions, soit 48,1 %). Les régions où habitent plus de 100 000 Miao sont les provinces du Yunnan, du Hunan, du Hubei, du Guangdong, du Sichuan, la municipalité de Chongqing et la région autonome zhuang du Guangxi. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Yi: Une des ethnies anciennes de la Chine, elle compte quelque 7,7623 millions de personnes concentrées principalement dans les provinces du Yunnan, du Sichuan et du Guizhou et dans le nord-ouest de la région autonome zhuang du Guangxi. Les Yi ont leurs propres langue et écriture.

          Zhuang: C'est l'ethnie minoritaire la plus nombreuse avec quelque 16,1788 millions de membres dont au moins 14,2071 millions vivent dans la région autonome zhuang du Guangxi, soit 87,81 %. Les régions peuplées de plus de 100 000 Zhuang sont les provinces du Yunnan et du Guangdong. Dans les provinces du Guizhou, de Hainan, du Hunan et du Hebei, la population des Zhuang est supérieure à 10 000. Ils utilisent la langue zhuang et les écritures zhuang et chinoise.

          Buyei: Les Buyei sont au nombre de 2,9715 millions et vivent principalement dans le sud de la province du Guizhou ; les autres vivent dans les provinces du Yunnan, du Sichuan et la région autonome zhuang du Guangxi. Ils utilisent la langue buyei et les écritures buyei et chinoise.

          Coréens: Plus de 1,9238 million, ils sont principalement concentrés dans le département autonome coréen de Yanbian au Jilin, et d'autre part, disséminés dans le Heilongjiang, le Liaoning et la Mongolie intérieure. Ils utilisent leurs propres langue et écriture.

          Mandchous: Au nombre de quelque 10,6823 millions, ils forment la deuxième grande ethnie minoritaire de Chine après les Zhuang. Ils sont principalement concentrés dans le nord-est du pays surtout dans la province du Liaoning et, en petit nombre, dispersés dans certaines moyennes et grandes villes.

          Dong: Leur population de 2,9603 millions vit principalement dans les provinces du Guizhou, du Hunan et la région autonome zhuang du Guangxi. Ils utilisent la langue dong et les écritures dong et chinoise.

          Yao: Disséminés principalement dans le Guangxi, le Hunan, le Yunnan, le Guangdong, le Guizhou et le Jiangxi, les Yao sont au nombre de 2,6374 millions. Ils possèdent leur propre langue qu'ils utilisent en combinaison avec l'écriture chinoise.

          Bai: 1,8581 million de personnes dont la plupart vivent dans le département autonome bai de Dali au Yunnan; une minorité de Bai sont dispersés dans le Guizhou, le Sichuan, le Hunan. Ils pratiquent le bouddhisme et utilisent la langue bai et l'écriture chinoise.

          Tujia: Ils sont au nombre de 8,0281 millions. La plupart sont disséminés dans le département autonome tujia et miao de Xiangxi du Hunan et le département autonome tujia et miao de Enshi du Hubei ; les autres sont concentrés dans le Sichuan et le Guizhou. Ils utilisent la langue tujia et l'écriture chinoise.

          Hani: Concentrés principalement dans les régions montagneuses entre la rivière Rouge et le fleuve Lancang, dans le sud du Yunnan, ils vivent d'agriculture et ont une population de 1,4397 million. Ils cultivent des « champs en terrasses », et ont leurs propres langue et écriture.

          Kazakhs: Quelque 1,2505 million, dont 99,57 % concentrés au Xinjiang, et une minorité dispersée dans le Gansu et le Qinghai. Ils pratiquent l'islam et possèdent leurs propres langue et écriture.

          Dai: Vivant à Xishuangbanna et dans d'autres régions du Yunnan, leur population de 1,159 million pratique le bouddhisme du « Petit Véhicule ». Les Dai utilisent leurs propres langue et écriture ainsi que les caractères chinois.

          Li: D'une population de 1,2478 million, ils sont installés principalement dans les régions centre et sud de la province de Hainan. Ils utilisent leurs propres langue et écriture ainsi que les caractères chinois.

          Lisu: Au nombre d'environ 634 900, ils vivent principalement dans le nord du Yunnan et les régions limitrophes du Yunnan et du Sichuan. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Wa: D'environ 396 600 personnes, la population est répartie dans le sud-ouest du Yunnan. Les Wa possèdent leurs propres langue et écriture.

          She: D'une population de 709 600, ils sont disséminés principalement dans les régions montagneuses du Fujian et du Zhejiang du sud-est du pays, et en minorité dans le Jiangxi, le Guangdong et l'Anhui. Ils utilisent la langue chinoise.

          Gaoshan: Environ 400 000 concentrés principalement dans la région montagneuse du centre et la plaine de l'est de la province de Taiwan. Ils forment la première grande ethnie minoritaire de Taiwan, avec un petit nombre de personnes dispersées dans le Fujian et le Zhejiang. Ils possèdent leur propre langue.

          Lahu: Ils vivent surtout dans le bassin du Lancang situé au sud-ouest du Yunnan. Population de plus de 453 700. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Sui: Plus de 406 900, concentrés principalement dans le sud-est du Guizhou et la partie ouest du Guangxi. Ils utilisent la langue shui et l'écriture chinoise.

          Naxi: Une population de 308 800, ils vivent principalement dans la région de Lijiang au Yunnan. L'écriture dongba, créée par cette ethnie il y a plus d'un millénaire, est considérée comme l'unique écriture hiéroglyphique parfaitement conservée dans le monde actuel. Ils utilisent la langue naxi et l'écriture chinoise.

          Dongxiang: Des 513 800 membres de cette ethnie, la plupart vivent dans le Gansu, et une petite partie dans le Qinghai, le Ningxia et le Xinjiang. Ils utilisent la langue dongxiang et l'écriture chinoise.

          Jingpo: Quelque 132 100. Cette ethnie habitait à l'origine le sud du plateau Qinghai-Tibet et s'est déplacée progressivement vers le sud jusqu'à l'ouest du Yunnan. Elle possède ses propres langue et écriture.

          Blang: Plus de 91 900 qui vivent principalement dans le district de Menghai du département autonome dai de Xishuangbanna au Yunnan. Ils utilisent la langue blang et l'écriture chinoise.

          Kirgiz : Une ethnie de 160 800 personnes, passée de la vie nomade à la vie sédentaire, finalement fixée dans le sud-ouest du Xinjiang. Ils utilisent leurs propres langue et écriture.

          Tu: Plus de 241 200, installés principalement dans l'est du Qinghai. Ils utilisent la langue tu et l'écriture chinoise.

          Daur: D'une population de 132 400, cette ethnie réside principalement sur les deux rives du Nenjiang dans le nord-est du pays et la région de Tacheng au Xinjiang. Ils utilisent la langue daur et l'écriture chinoise.

          Mulam: De leur population de 207 400, 90 % sont concentrés dans le district autonome mulam de Luocheng au Guangxi. Ils utilisent la langue mulam et l'écriture chinoise.

          Qiang: Une ancienne ethnie minoritaire. Dans des inscriptions sur carapaces et sur os de l'époque de Yin (il y a 3 000 ans), les Qiang sont mentionnés. Comptant une population de plus de 306 100 actuellement, cette ethnie est principalement concentrée dans les districts de Maowen du département autonome tibétain et qiang de Aba au Sichuan. Ils utilisent la langue qiang et l'écriture chinoise.

          Salar: Ils sont répartis principalement entre le Qinghai et certaines régions du Gansu et du Xinjiang et ont une population de quelque 104 500. Ils utilisent la langue salar et l'écriture chinoise.

          Tadjiks: Une population de 41 000, qui résident sur le plateau du Pamir au sud-ouest du Xinjiang. Ils vivent d'élevage et d'agriculture. Ils utilisent la langue tadjike et l'écriture ouigoure.

          Maonan: L'ethnie a une population de 107 200 principalement concentrée dans le district de Huanjiang du nord-ouest du Guangxi. Ils utilisent la langue maonan et l'écriture chinoise.

          Gelao: Une population de 579 400 principalement établie dans le district autonome Gelao de Wuchuan de la province du Guizhou et le district autonome Gelao et Miao de Daozhen de la même province. Les autres sont disséminés dans le Yunnan et le Guangxi. Ils utilisent la langue gelao et l'écriture chinoise.

          Xibe: 188 800 personnes principalement disséminées dans le district autonome Chabuchaer et Xibe de la préfecture de Ili au Xinjiang, le Liaoning, le Jilin et le Heilongjiang. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Achang: Population de 33 900, ils résident dans les districts de Longchuan et Lianghe du département autonome dai et jingpo de Dehong au Yunnan. Ils ne se mêlent pas aux Dai et aux Han, utilisent la langue achang et l'écriture chinoise.

          Pumi: Venus de la région nord-ouest du pays, ils se sont finalement fixés dans les régions montagneuses du nord-ouest de la province du Yunnan et ont une population de 33 600. Ils utilisent la langue pumi et l'écriture chinoise.

          Nu: Plus de 28 800, ils vivent sur les deux rives du fleuve Nu au Yunnan et cohabitent avec les autres ethnies minoritaires. Ils utilisent la langue nu et l'écriture chinoise.

          Ouzbeks: Plus de 12 400 répartis dans le sud et le nord du Xinjiang. Ils vivent en harmonie avec les Ouigours et les Kazakhs. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Russes: En Chine, ils sont au nombre de 15 600, installés principalement dans la préfecture de Ili et les villes de Tacheng et d'Urumqi au Xinjiang, et une partie d'entre eux est répartie dans le Heilongjiang et la Mongolie intérieure. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Ewenki: Population de plus de 30 500 personnes principalement concentrée dans la ligue de Hulun Buir de Mongolie intérieure et certaines régions du Heilongjiang. Cette nationalité est aussi la seule qui fait l'élevage du renne dans le pays. Ils parlent leur propre langue, utilisent les écritures mongole et chinoise. 

          Bonan: Leur population de 16 500 vit dans le Gansu. Il s'agit d'une nouvelle ethnie qui s'est formée depuis la dynastie des Yuan par le mariage entre les Mongols musulmans, les Hui, les Han, les Tibétains et les Tu. Ils utilisent la langue bonan et l'écriture chinosie.

          De'ang: Au nombre de 17 900, ils habitent principalement le Yunnan et utilisent la langue de'ang et l'écriture chinoise.

          Yugur: Une population de 13 700 principalement concentrée dans le district autonome yugur de Sunan et le canton yugur de Huangnibao de la ville de Jiuquan du Gansu. Ils utilisent la langue yugur et l'écriture chinoise.

          Tatars: 4 900 personnes qui vivent dans les villes de Yining, de Tacheng et d'Urumqi au Xinjiang et pratiquent l'islam. Ils possèdent leurs propres langue et écriture.

          Luoba: D'une population de 3 000, les Luoba sont l'ethnie la moins nombreuse de la Chine. Installés principalement dans la région de Nyingchi au Tibet. Ils utilisent leur propre langue et les écritures tibétaine et chinoise.

          Jino: D'une population de 20 900, ils vivent dans le canton des Jino de la ville de Jinghong relevant du département autonome dai de Xishuangbanna au Yunnan. Ils utilisent la langue jino et l'écriture chinoise.

          Derung: D'une population d'environ 7 400, ils vivent principalement sur les deux rives du fleuve Dulong à l'ouest du Yunnan. Ils utilisent la langue derung et l'écriture chinoise.

          Oroqen: Au nombre de 8 200, ils sont principalement concentrés dans la ligue de Hulun Buir en Mongolie intérieure. Ils utilisent la langue oroqen et l'écriture chinoise.

          Hezhe: Population de 4 600, qui vit principalement à l'est du Heilongjiang et sur les deux rives du Heilongjiang et du Wusuli. C'est aussi l'unique ethnie vivant de la pêche au pays. Ils utilisent la langue hezhe et l'écriture chinoise.

          Monba: Environ 8 900, principalement concentrés dans les districts de Medog et de Cona, au Tibet. Ils possèdent leur propre langue et utilisent l'écriture tibétaine.

          Gin: Au nombre de plus de 22 500, les Gin vivent principalement dans quatre villages de la région de Fangchenggang au Guangxi. Ils possèdent leur propre langue et utilisent l'écriture chinoise

  • ETHNIE JINO DE LA PROVINCE DU YUNNAN

    Les enfants robustes de l'ethnie JinoF200811191626012240917655[1]
    Zhou Yafang, une fille de l'ethnie Jino en deuxième année de l'école primaire centrale du canton de l'ethnie Jino, ville de Jinghong, de la préfecture autonome de Xishuangbanna (province du Yunnan), en train de lire un texte.

    L'ethnie Jino, avec seulement 20000 habitants de population, c'est la dernière minorité ethnique, qui a été reconnue en Chine. Ils habitent dans le canton de l'ethnie Jino, de la ville de Jinghong, à la préfecture autonome de Xishuangbanna (province du Yunnan).

    Après la libération, la population de l'ethnie Jino est passée directement de la société primitive à l'étape primaire du socialisme. Ces dernières années, l'éducation ethnique locale a connu un essor prodigieux. Actuellement, un système d'éducation assurant l'enseignement primaire dans chaque village, et un collège dans chaque canton a été mis en place et le taux de scolarisation des enfants a atteint 100%.


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  • CHINE PROFONDE ETHNIE PUMI

    Au diable Vauvert : le village de Yushichang, lieu de vie de l'ethnie minoritaire Pumi

    Dans la province reculée du Yunnan, au cœur de la préfecture autonome lisu de Nujiang (Yunnan), niche un petit hameau de l'ethnie minoritaire Pumi. Pour protéger la forêt vierge environnante, ce village a toujours lutté contre la construction d'une route qui mène à l'extérieur de la bourgarde.

    Ce hameau pauvre se situe dans le bourg de Hexi du district de Lanping. Distant d'à peine cinquante kilomètres de la fameuse cité touristique, Lijiang, les déplacements restent pénibles sur cet itinéraire accidenté. Après avoir sillonné la région en bus pendant cinq heures avant de gagner un lieu baptisé « 81 km », nous parvenons enfin au bourg de Tongdian agrippés à une moto. d'ici nous louons une voiture familiale à un prix de 350 yuans et empruntons une route de montagne chaotique de 35 km. Pour les locaux, ce véhicule est synonyme de voiture tout terrain.

    Nous n'avions jamais circulé sur un tronçon aussi cabossé. Il nous fallut près de deux heures pour avaler les 20 km de route sur le sentier forestier servant au transport du bois lors des années 1980. L'orée a vu ses arbres disparaître, léguant des montagnes dégarnies et quelques arbres épars aux environs.

     

    Yushichang : village d'irréductibles Pumi face aux bûcherons

    Si Yushichang a gagné ses lettres de noblesse pour la protection de l'environnement, elle le doit notamment en partie à une visite inattendue d'un esthète du nom de Chen Zhe, compositeur chinois, qui en visite dans la région, s'égara pour atterrir dans ce bastion de l'ethnie Pumi, entouré de forêt vierge. La vie des natifs est comme auparavant régie par leur mode de vie traditionnel. Ceux-ci continuent d'allouer des offrandes aux ancêtres dans leur foyer, ainsi qu'au dieu de montagne avant de quitter leur demeure. Irréductibles protecteurs des forêts léguées par leurs ancêtres, ils répugnent à construire une route reliant leur village au monde extérieur.

    Yang Jinhui, la cinquantaine, taille maigre, peau cuivrée, est un enfant des lieux. Selon ses dires, au début des années 1980, les résidents ont combattu les ouvriers du Bureau national des forêts, ayant parfois recours à la violence. Cette action fut considérée désormais comme « une insurrection paysanne de petite envergure » par un chef du bourg local.

    « Afin de protéger la forêt, nous avons fait un procès au tribunal du bourg, mais les choses ne bougent pas. C'est pourquoi un soir, nous nous sommes réunis et nous avons décidé de détruire secrètement toutes les planches découpées par des ouvriers », a admis Yang.

    Grâce aux efforts des villageois, ce hameau est parvenu à conserver une forêt vierge de 80 000 mu (5 333 hectares), ce qui l'a contraint à verser un prix lourd. « En répondant à l'appel de l'état, notre village a transformé les champs d'une superficie de plus de 1 000 mu en forêt, cependant, nous n'avons pas reçu la moindre compensation, quelle qu'elle soit. » a précisé Yang Jinhui, « le responsable du bourg nous a martelé que si continuons de contester la construction de la route, nous n'obtiendrons jamais de compensation. Est-ce ainsi que le stipule la réglementation étatique ? Certainement non. Cela nous mit la puce à l'oreille sur le fait suivant, le chef du bourg lorgne sur la forêt vierge de notre village. »

    A l'image d'un proverbe souvent répété en Chine : si vous souhaitez vous enrichir, construisez tout d'abord une route. Cette levée de boucliers contre la construction d'une route amène sans doute à la pauvreté. Prenons l'exemple de la famille de Yang Jinhui, six membres d'une famille habitent dans une maison en bois de deux étages, leur revenu annuel qui s'élève à 5 000 yuans, est presque entièrement consacré à l'éducation de ses trois fils. En raison des problèmes pécuniaires dans la famille, son fils aîné a abandonné ses études la mort dans l'âme, et a dû reprendre ses activités agricoles.

    « Notre condition financière se situe dans la moyenne du village. Une multitude de familles sont plus à plaindre que la notre », a exprimé Yang, « malgré cette opulente pauvreté, nous ne pouvons nous résoudre à ce que les arbres que nos ancêtres nous ont légué soient abattus. »000bdb4a30280a6bc7dd0c[1]
     

     

    Au cours de notre entretien, un mot revenait souvent à M.Yang , celui de succession. Cet attachement à sa terre lui a permis d'obtenir le poste de directeur du Musée de la culture de Yushichang, inauguré dans une maison à deux étages érigé sous l'auspice de la fondation Ford. Le rez-de-chaussée du musée servit de bibliothèque publique tandis que le premier étage, autrefois salon de divertissement n'est plus ouvert au public, reconverti depuis en séchoir.

    Yang Dexiu, nièce du solide cinquantenaire, avait commencé à cultiver la terre après avoir interrompu ses études au lycée. Elle participe actuellement à un groupe de musique composée de plusieurs garçons et filles de l'ethnie Pumi sous la direction de Chen Zhe. Lors de ses cinq années de travail à Beijing, elle n'avait foulé ses terres natales qu'à deux ou trois reprises . Sa mère qui garde toujours près d'elle la photo de sa fille, insiste pour que sa fille reste à Beijing.

    Son dîner se compose invariablement de riz, de soupe aux légumes et de rares émincés de viande. Seule concession à la routine de ce repas nocturne, le riz est parfois remplacé par de la farine de maïs.

    Que ce soit pour le chauffage, la consommation d'eau et la cuisine, entre autres... le feu joue un rôle indispensable dans la vie quotidienne de l'ethnie Pumi. Le soir, pas d'exception, les habitants se couchent autour du feu.

    Le siège en vis-à-vis avec la porte, lors des réunions autour du feu, est toujours vide car il est réservé aux ancêtres, qui jouissent d'un respect sans commune mesure. A Yushichang, les résidents vivent comme au temps jadis dans leurs foyers qui respirent plusieurs siècles d'histoire.

    Actuellement dans ce hameau, subsistent principalement des personnes âgées qui, dans la journée, taillent une bavette en sirotant un thé autour du feu. La plupart des jeunes font leurs études à l'extérieur ou ont trouvé un travail à Beijing, à l'aide de Chen Zhe. Quant aux jeunes restés dans ce village, ils préfèrent regarder la télévision, seule fenêtre sur la vie urbaine.

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