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  • La Chine n'est pas le principal responsable du réchauffement climatique selon le livre "20 idées reçues sur l'énergie", Editions De Boeck

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    Les pays émergents sont souvent désignés comme étant des pays très pollueurs.

     

     

    Néanmoins, une approche fondée sur les émissions de CO2 consommées plutôt que sur celles produites (comme c’est le cas aujourd’hui) révèle que les émissions n’ont pas significativement augmenté dans les pays émergents ni réellement diminué dans les pays industrialisés.

    Les émissions de CO2 des pays émergents, en premier lieu la Chine, augmentent rapidement tandis que celles des pays développés évoluent modérément. D’ailleurs, la Chine, deuxième puissance économique mondiale, est le premier émetteur de CO2 au monde devant les États-Unis. Elle est responsable de 27 % des émissions. Lors des sommets sur le climat, elle refuse pourtant de ratifier les accords visant à réduire les émissions. Ceci est plus ou moins ce que vous pouvez lire dans les médias occidentaux. A force de marteler ces assertions, les médias réussissent à distiller leur propagande antichinoise.
    Le mode de comptabilisation des émissions de CO2 n’est pas juste. Il prend en compte le CO2 émis sur un territoire national malgré le mouvement de délocalisation des industries vers les pays émergents (notamment la Chine) depuis le début des années 1990. En prenant en compte les émissions de CO2 basées sur la consommation (c’est-à-dire tenant compte des exportations et des importations de dioxyde de carbone), les chiffres révèlent qu’une partie de la baisse des émissions de CO2 des pays riches est liée à « l’exportation » de ce CO2vers les pays émergents. Avec ce mode de calcul, les émissions de CO2 des États-Unis sont réévaluées de 13  % alors que celles de la Chine diminuent de 22 % sur 2009. Sur cette même année, les émissions de CO2 basées sur la consommation américaine étaient supérieures à celles de la Chine (respectivement, 5,6 milliards de tonnes de CO2 contre 5,1 milliards). Par contre, en se basant sur les émissions de CO2 produites sur le territoire, la Chine était devant les États-Unis (respectivement, 6,6 milliards contre5 milliards). En reprenant ces grandeurs et en les appliquant aux chiffres de 2013, l’écart entre les deux pays se réduit. La Chine émet 7,7 milliards de tonnes de CO2 (au lieu de 9,9) ; les États-Unis, 5,9 milliards de tonnes (au lieu de 5,2). En moyenne, un Américain émet 19,8 tonnes de CO2 alors qu’un Chinois n’en émet plus que 4,8 tonnes.

    Selon la méthode « traditionnelle » de comptabilisation des émissions de CO2, les pays émergents ont émis, en 2010, 40 % de plus que les pays industrialisés. En considérant l’approche de comptabilisation des émissions liées à la consommation, les pays en développement et émergents ont émis seulement 7 % de plus. La diminution des émissions de CO2dans les pays riches est donc davantage expliquée par un transfert de leur production vers les pays émergents que par un réel changement des comportements. Cela n’exonère pas les pays émergents de prendre des mesures pour lutter contre le réchauffement climatique (notamment en arrêtant de subventionner les prix des carburants). Cependant, l’utilisation d’indicateurs incomplets ne facilitera pas l’engagement actif de tous les pays pour sauver le climat.

    Source : "20 idées reçues sur l'énergie", de Raphaël Homayoun Boroumand, Stéphane Goutte, Thomas Porcher, 2015, publié aux éditions De Boeck. Pour acheter ce livre, cliquez ici.


     
     

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  • Situation énergétique de la Chine selon l'Agence d'information sur l'énergie (Energy Information Administration ou EIA)

    La Chine est le pays des superlatifs. Pays le plus peuplé avec près de 1,36 milliard d’habitants en 2013, il est le plus important producteur mondial d’énergie depuis 2009, le principal consommateur depuis 2011 et le premier importateur net d’hydrocarbures liquides devant les États-Unis depuis 2013.

     

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    L’EIA consacre une partie importante de cette note en anglais à la place des hydrocarbures dans ce pays : développement de la production, notamment non conventionnelle (coalbed methane, gaz de schiste, etc.), diversification des importations et des investissements, réforme des prix et des taxes, différends territoriaux en mer de Chine, etc.

    C’est toutefois bien le charbon qui occupe la place centrale dans le mix énergétique de la Chine dont il satisfait près des deux tiers de la consommation d’énergie. Le pays est le principal producteur et consommateur mondial de charbon depuis le début des années 1980, comptant pour près de la moitié du marché mondial. La dépendance chinoise à cette énergie, avec l’exploitation de près de 12 000 mines, explique en grande partie les fortes émissions de gaz à effet de serre du pays et de ses problèmes de pollution.

     

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    En 2014, la production et la consommation chinoise de charbon auraient baissé de près de 3%, soit la première baisse depuis 14 ans. Cette évolution peut s’expliquer par l’environnement économique affectant des industries fortement consommatrices de charbon (acier, ciment) mais aussi par un cadre environnemental plus strict. Entre 2013 et 2016, le pays envisage de fermer près de 2 000 petites mines et souhaite renforcer l’efficacité énergétique et la sûreté de cette industrie.

    Près de la moitié du charbon chinois sert à produire de l’électricité. L’ensemble des énergies fossiles fournit 77% de l’électricité dans le pays. Le charbon va conserver une place importante dans le mix à moyen terme bien que le gaz naturel soit amené à s’y substituer en partie (des centrales au charbon supercritiques    sont également développées pour réduire leur impact environnemental).

    Le gouvernement chinois s’est fixé pour objectif de porter la part des énergies non-fossiles à au moins 15% de la consommation d’énergie nationale d’ici à 2020 et à 20% à l’horizon 2030. Outre un parc hydroélectrique déjà très développé, la Chine compte notamment s’appuyer sur l’énergie nucléaire : 24 des 67 réacteurs en cours de construction dans le monde seront mis en service dans ce pays à l’horizon 2020. Des efforts d’investissements à l’échelle du pays sont aussi en cours en faveur de l’éolien et du solaire, avec comme pour le nucléaire, une aspiration exportatrice affirmée.

     
  • Les travaux publics du plus important projet concernant l'énergie nucléaire en Chine ont commencé

    Les travaux publics du premier et plus important projet du 12e Plan quinquennal concernant l'énergie nucléaire de la Chine ont commencé le 21 décembre 2012, sans tambour ni trompette, dans la baie de Shidao dans la province du Shandong.

    中国要阅读的文章:

    Reading the article in English http://fp.reverso.net/wang888-skynetblogs/6738/en/archive/2013/01/07/les-travaux-publics-du-plus-important-projet-concernant-l-en1.html



    Selon Zhang Aijun, membre de la direction du groupe chinois Huaneng Shandong Shidao Bay Nuclear Power, le projet se base sur les résultats des exploitations de l'Université de Tsinghua, et il s'agit du plus grand projet consacré à l'énergie nucléaire de la Chine en termes d'investissements et de capacité de production.

    La première tranche du projet concerne la construction d'un réacteur HTGR (High Temperature Gas-cooled Reactor) de 200 000 kW pour un investissement de 3 milliards de yuans. Il est prévu que le réacteur entre en service avant la fin de 2017. La deuxième tranche prévoit le développement de 4 réacteurs AP1000 de troisième génération pour un investissement de 100 milliards de yuans. La réalisation du projet s'étalera sur 20 années.

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    En fait, le projet Shidao Bay avait obtenu le feu vert du Conseil des affaires de l'Etat le 1er mars 2011, mais avait ensuite été suspendu à cause de l'accident de Fukushima survenu dix jours plus tard. C'est alors que les exploitations nucléaires étaient entrées en stagnation partout dans le monde.

    Bien que la première tranche du projet ne soit qu'un exemple pour le secteur chinois de l'énergie nucléaire, avec une capacité de 200 000 kW seulement, elle figure toujours parmi les grands projets scientifiques de la Chine, comme le développement de l'avion gros-porteur et la prospection lunaire. « C'est beaucoup plus important que le projet Shidao Bay lui-même », a déclaré M. Zhang.

    « La réussite du réacteur de référence signifierait que la Chine pourrait être le premier pays du monde à faire fonctionner un réacteur HTGR de manière commerciale. La Chine, qui est aujourd'hui importatrice de technologies et d'équipements nucléaires, deviendrait alors exportatrice», a indiqué Zhang Zuoyi, chef de l'Institut des études nucléaires de l'Université de Tshinghua et ingénieur en chef du réacteur HTGR.

  • Le Président chinois parle des prix des marchandises, de l'énergie et de la sécurité alimentaire dans son discours au G20

    Au G20 , s'adressant aux dirigeants des plus grandes économies du monde , Hu Jintao a donné ses recettes pour un monde meilleur et remettre sur ses rails l'économie mondiale et surtout , celle des pays développés.

    Vu les succès engrangés par la Chine on devrait espérer que les chefs d'Etat de ces pays écoutent et suivent les conseils d'un homme qui a réussi là où tout le monde a échoué . Mais ces leaders de ces pays dits "grands" sont- ils amènent de conduire leur pays comme le font si bien les dirigeants chinois et sont-ils capables de laisser tomber leur ego.

    Le président chinois Hu Jintao a prononcé un discours vendredi au sommet du G20 sur les problèmes importants comme la fluctuation des prix des marchandises de base, l'énergie, la sécurité alimentaire et l'emploi. Concernant la fluctuation des prix des marchandises de base, M. Hu a déclaré que le G20 doit se concentrer sur les trois aspects suivants:

    Premièrement, chercher un équilibre entre la stabilisation des prix des marchandises de base et la promotion de la croissance économique mondiale.

    Le G20 doit adopter des mesures pour accroître la capacité de production, stabiliser l'offre et la demande, renforcer la supervision, augmenter la transparence des transactions du marché et enrayer la spéculation afin de maintenir la stabilité des prix des marchandises de base à un niveau raisonnable.

    Deuxièmement, atteindre un équilibre équitable entre la stabilité des prix des marchandises de base et assurer la sécurité alimentaire et énergétique mondiale.

    Le G20 doit prendre des mesures concertées dans les domaines tels que l'économie réelle, le commerce et la finance, et établir un système de promotion avancé pour la recherche et le développement des technologies en matière d'énergie et d'agriculture, a-t-il souligné.

    M. Hu a poursuivi en indiquant que le G20 doit également bâtir un système commercial international non discriminatoire afin de promouvoir un développement solide, stable et méthodique du marché international des marchandises de base.

    Troisièmement, atteindre un équilibre entre la stabilisation des prix des marchandises de base et la promotion du développement et de la coopération au niveau international. Les nations du G20 doivent valoriser les transferts de technologie et le soutien financier pour les économies en développement, et les aider à assurer la sécurité en matière d'énergie et de sécurité alimentaire.

    Concernant le secteur de l'énergie, en accordant la priorité à l'économie, en dépendant des ressources domestiques, en encourageant les différents modèles de développement et en protégeant l'environnement, la Chine oeuvre pour construire un système de fourniture d'énergie stable, économique, propre et sûr.

    Le leader chinois a également déclaré que son pays s'efforce d'appliquer la politique d'autonomie alimentaire en augmentant les investissements dans l'agriculture, en améliorant les installations d'irrigation agricole et en valorisant le développement dans les sciences et technologies agricoles afin d'élever la productivité alimentaire et agricole dans son ensemble.

    Concernant l'emploi, Hu Jintao a déclaré que les membres du G20 doivent donner la priorité à la stabilisation et à l'augmentation de l'emploi, notamment de l'emploi des jeunes et des personnes vulnérables dans le développement socioéconomique, ajoutant qu'ils doivent promouvoir l'emploi via la croissance et maintenir la croissance via l'emploi.

    La Chine a toujours considéré le plein emploi comme mission majeure pour assurer et améliorer les conditions de vie de la population, et il s'agit également d'une mesure importante pour accroître la demande domestique, a expliqué M. Hu.

    Il a ajouté que l'application des stratégies sur l'emploi et des politiques actives en la matière ont maintenu un secteur de l'emploi généralement stable, qui contribue également considérablement à la reprise de l'économie mondiale et à la réduction du chômage.

    Lors du sommet du G20, le président chinois a discuté des relations bilatérales et de la coopération dans le cadre du G20 avec un certain nombre de dirigeants étrangers et chefs d'organisations internationales comme le Premier ministre britannique, David Cameron, la chancelière allemande, Angela Merkel, le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ainsi que Pascal Lamy, directeur général de l'OMC.

  • Chine : objectif biocarburants

    Chine : objectif biocarburants

    Maquette d’usine de biocarburants présentée lors d’un Salon sur les nouvelles énergies à Beijing. La Chine a le potentiel pour devenir le leader mondial du biocarburant, selon un spécialiste du domaine. (Photo : China Daily)

     

    La Chine, bientôt à la pointe de la production de biocarburants de deuxième génération ?

     

    Une hypothèse tout à fait envisageable, selon l’un des principaux acteurs du secteur, pour qui le biocarburant obtenu à partir des déchets agricoles remplacera bientôt la première génération fabriquée à base de sucre, d’amidon ou d’huile végétale.

     

     

    Le pays s’est en effet fixé comme objectifs d’améliorer l’efficacité énergétique et de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles.

    « Les Etats-Unis sont le premier producteur de biocarburant de première génération. Pour le moment, aucun pays ne s’est encore distingué dans la deuxième génération, et la Chine pourrait bien prendre la tête du secteur, puisque cela cadre parfaitement avec son agenda politique », confie Michael Christensen, président de Novozymes  Investment Co Ltd, en référence au 12e Plan quinquennal du pays (2011-2015). C’est lors d’une interview exclusive avec le China Daily que s’est exprimé Christensen le 15 avril, à Boao dans la province de Hainan, où il se trouvait pour le Forum sur l’Asie.

    La société Novozymes, basée au Danemark, est le premier fournisseur d’enzymes industriels et le leader du marché de la technologie des enzymes pour biocarburants.

    Christensen précise que l’entreprise a raflé 50% de parts du marché de la production de biocarburant de première génération en Chine, mais que l’orientation du Plan quinquennal favorable à la deuxième génération s’assortit d’un potentiel de développement considérable, même si aujourd’hui aucun plan détaillé n’a été publié.

     

     

    La consommation mondiale de biocarburants devrait passer de 55 millions de tonnes équivalent pétrole (la quantité d’énergie obtenue avec un baril de pétrole) à 750 millions de tonnes en 2050.

    Dans la même période, la proportion de biocarburant utilisé pour le transport devrait passer de 2% à 26%, et 90% du total des biocarburants sur le marché seront de deuxième génération, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie.

    En développant la technologie de deuxième génération, la Chine pourrait réduire son volume d’importation de pétrole brut et réduire ses émissions de dioxyde de carbone de 90%, précise Christensen. « Cela s’inscrit parfaitement dans l’objectif du Plan quinquennal de mieux consommer. »

    La Chine compte réduire ses émissions de C02 de 40% à 45% d’ici 2020, et les sources d’énergie alternatives pourraient représenter plus de 11% de la consommation du pays d’ici 2015.

    Christensen avance qu’entre 2,4% et 2,8% du total de l’énergie consommée en Chine pourrait venir de la biomasse avant 2015. « Ce qui serait une augmentation phénoménale par rapport au taux actuel ; il s’agit de 5, 7 ou même 10 fois plus. »

    Aujourd’hui, la production chinoise de biocarburant avoisine les 2 millions de tonnes, estime-t-il.

    Et la production de biocarburant de deuxième génération pourrait profiter à l’économie sans léser le panier de la ménagère – et ni son porte-monnaie.

    « La première génération est très en vogue, mais elle est victime de son succès : trop de ressources alimentaires servent à produire ce genre de carburant. Un biocarburant fabriqué à partir des déchets agricoles devrait avoir moins d’effet sur le prix de la nourriture. »

    Le gouvernement chinois a déjà fortement restreint la production d’éthanol à base de céréales et cherche à promouvoir les autres formes de production d’éthanol, selon un rapport du Forum Economique Mondial (FEM) de juin 2010.

    En mai 2010, Novozymes, la China National Cereals, Oils and Foodstuffs Corporation et la China Petrochemical Corporation ont annoncé la construction d’une usine pilote de production industrielle de biocarburants à partir des feuilles et tiges de maïs, projet qui doit démarrer cette année. Capacité prévue : 10 000 tonnes – du moins au début.

    « D’ici la fin de l’année, nous espérons passer de l’échelle test à 20 fois ce que nous avons aujourd’hui. Et d’ici 2013, nous devrions passer à une production véritablement industrielle, c'est-à-dire entre 50 000 et 100 000 tonnes », détaille Christensen.

    Il admet d’ailleurs que comme d’autres entreprises du secteur, Novozymes lorgne également du côté de l’industrie biochimique chinoise.

    En avril 2010, Novozymes et Dacheng group, une entreprise de transformation du maïs basée dans la province de Jilin, ont signé un accord pour fabriquer du plastique à partir des déchets agricoles.

    Les deux entreprises ont convenu de développer leur coopération sur la biomasse et de promouvoir la production de glycol à base de plantes. A l’heure actuelle, plusieurs méthodes de production sont en cours d’évaluation.

    Christensen prédit que l’entreprise devrait maintenir un taux de croissance annuelle proche des 20% dans les domaines du biocarburant et de la biochimie dans les cinq ans à venir.

    « Il y a beaucoup d’avantages à tout cela. Nous sommes en train de commencer à créer un nouveau secteur. Cela va prendre du temps mais dans 5 ans, le secteur aura déjà beaucoup mûri ».

    Selon le rapport du FEM, la conversion de la biomasse en carburant, énergie et produits chimiques a le potentiel de générer plus de 230 milliards de dollars dans le monde d’ici 2020.

    Objectifs de la Chine d’ici là : arriver à une consommation de 12,7 milliards de litres d’éthanol comme source alternative d’énergie et dépasser les 2,3 milliards de litres de biodiesel utilisés.

  • LA CHINE EST LE PREMIER INVESTISSEUR DANS LES ENERGIES PROPRES!!!

    La Chine dépasse les Etats-Unis en investissant plus dans les énergies propres

    La Chine a battu les Etats-Unis pour la première fois l'année dernière en matière d' investissements dans les énergies à bas taux de carbone comme l'énergie éolienne ou l'énergie solaire, mentionne le rapport publié jeudi par le Pew Charitable Trusts.

    En 2009, la Chine a investi 34,6 milliards de dollars dans les énergies propres, alors que les Etats-Unis ont investi 18,6 milliards de dollars, arrivant en deuxième place, selon le rapport intitulé, « Qui est en train de gagner la course à l'énergie propre? ».

    Phyllis Cuttino, directrice de la campagne US Global Warming Campaign de Pew Environnement Group, a indiqué que les Etats-Unis ne possèdent pas de mesures politiques nationales vigoureuses pour soutenir les énergies renouvelables.

    « Je crains que nous ne risquions de tomber encore plus bas dans la liste l'année prochaine », a-t-elle indiqué. « Nous avons vraiment besoin d'adopter des nouvelles politiques ».

    Globalement, les investissements dans les énergies propres ont diminué d'environ 6,6% en 2009 à 162 milliards de dollars dans le monde entier en raison de la récession économique, mentionne le rapport. Il prévoit que les investissements pourront augmenter de 200 milliards de dollars en 2010.

    La Chine a adopté des objectifs nationaux pour l'énergie renouvelable, notamment des mandats de 30 gigawatts chacun pour l'énergie éolienne et l'énergie de la biomasse d'ici 2020. Elle a également introduit des tarifs fixes pour les parcs éoliens, ce qui garantit un prix minimal pour l'électricité de cette source, supérieur à celle, qui provient des sources d'énergie traditionnelles comme les combustibles fossiles.

    Beaucoup d'états américains possèdent des taux requis d'énergie renouvelable, qui exigent des services publics de générer une certaine quantité d'électricité à partir des sources d'énergie propre.

    Mais suite aux retards dans la mise en place de la législation sur le climat, Washington n'a pas élaboré de normes nationales dans ce domaine. Les Etats-Unis ne possèdent pas de tarifs de rachat pour les énergies propres.

    Les pays qui participent à des marchés où ces règles de rachat sont obligatoires, comme l'Espagne, l'Allemagne où le Royaume-Uni, sont parmi ceux, qui sont le plus énergiques et ceux qui connaissent une croissance rapide des programmes en matière des énergies propres, indique le rapport.

    Les sénateurs américains, dont le démocrate John Kerry, la républicaine Lindsey Graham et l'indépendant Joseph Lieberman, espèrent de faire passer un projet législatif de compromis sur le climat le mois prochain. Certaines sources ont indiqué, que ce projet imposerait un système de plafonnement et d'échange pour les centrales électriques et les raffineries en 2012 et les fabricants industriels en 2016. Mais ce projet de loi pourrait être contesté par les députés issus des états américains, qui sont riches en combustibles fossiles.