don d'organe

  • La chanteuse populaire Yao Beina a fait don de ses cornées avant de mourir à 33 ans

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    Yao Beina a connu la gloire après avoir interprété la chanson thème de « La Légende de Zhen Huan », une populaire série télévisée qui dépeint la vie à la cour impériale. Sa carrière a décollé après avoir participé à « La Voix de la Chine », en 2013.

    Elle est morte d'un cancer du sein, le vendredi 16 janvier, à l'âge de 33 ans.

    Mme Yao avait reçu des louanges de ses admirateurs après avoir décidé de faire don de ses cornées avant sa mort.

    Une  cornée de la chanteuse a été donnée à un homme de 26 ans de la ville méridionale de Shenzhen qui a voulu garder l'anonymat.

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    Un jeune homme de la province du Sichuan, en Chine du Sud-Ouest, a reçu le don de la vue, après que la deuxième cornée de la chanteuse populaire décédée Yao Beina eut été transplantée avec succès durant le week-end.

    Originaire de Chengdu, dans la préfecture autonome Yi de Liangshan du Sichuan, le jeune homme de 23 ans,  M. Dong , a exprimé sa gratitude à Yao Beina et à ses parents.

    « En tant que bénéficiaire, je veux me lever et donner de l'énergie positive à d'autres personnes. Je veux juste remercier Yao Beina et ses parents », a déclaré M. Dong avant son opération de transplantation.

    La mère du jeune homme a dit être tellement touchée qu'elle a décidé de faire don de ses deux cornées après son décès, en mémoire de la chanteuse populaire décédée dont la magnanimité, même dans la mort, a donné un nouvel espoir à la vie de son fils.

     

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    Yao Beina  posant pour Marie Claire

  • Un enfant de 11 ans , de Shenzhen émeut la Chine en faisant don de ses organes avant de mourir

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    Un enfant mourant qui a demandé à sa mère de faire don de ses organes pour aider les autres a touché le cœur de milliers d'internautes en Chine.

    Liang Yaoyi, un jeune garçon âgé de 11 ans originaire de Shenzhen, dans la province méridionale de Guangdong, dans le sud de la Chine, est mort d'une tumeur  vendredi dernier après-midi.

    En l'espace d'une heure, les reins et le foie du garçon ont été recueillis pour des transplantations ultérieures.

    Le jeune Liang avait dit à sa mère Li Qun qu'il voulait faire don de ses organes pour être un « enfant formidable », a rapporté hier le Shenzhen Evening News.

    « J'ai vu beaucoup de gens qui ont fait des bonnes actions et je pense qu'ils sont formidables. Moi aussi je veux être un enfant formidable », a-t-il déclaré à sa mère.

    Après que l'histoire de Liang Yaoyi ait été publiée sur le microblog Weibo par le vice-rédacteur en chef du journal, elle a été vue par des dizaines de milliers d'internautes, y compris des célébrités comme l'actrice Yao Chen.

    Beaucoup ont dit qu'ils priaient pour lui, et qu'il était bien un enfant formidable.

    Il y a deux ans, Liang Yaoyi est parti du comté de Lianjiang dans le Guangdong vers Shenzhen, où vivaient sa sœur Liang Lijun, 21 ans, et frère Liang Peihong, 19 ans, afin d'étudier dans une école primaire locale. Les écoles de Shenzhen sont réputées dans toute la Chine.

    Mais, dans la soirée du 22 avril dernier, Liang Yaoyi s'est soudain senti étourdi. Sa sœur a d'abord pensé qu'il avait un rhume, mais le lendemain il avait des difficultés à marcher.

    Elle a immédiatement emmené son frère à l'hôpital, où une tumeur au cerveau a été découverte.

    Li Qun a utilisé toutes ses économies et emprunté de l'argent à des parents dans une tentative désespérée pour trouver un traitement efficace pour son fils.

    La famille a dit que le jeune Liang aurait voulu être un scientifique spatial après avoir lu un livre sur les grandes inventions, que son frère lui avait acheté.

    Puis, alors qu'il était à l'hôpital, il a dit à sa mère qu'il voulait être médecin pour guérir les maladies des autres enfants.

    Mais comme son état s'est détérioré ce mois-ci, il a révélé ses derniers souhaits à sa mère.

    « Maman, si je meurs, s'il te plaît, fais don de moi », a alors dit le jeune garçon.

    Quand sa mère lui a répondu qu'elle ne comprenait pas, il lui a expliqué, « fais don de mes organes ».

    Pour Li Qun, ce fut un choc, mais elle a accepté la demande de son fils.

    Le professeur du jeune Liang pense que ce sont des histoires figurant dans un manuel scolaire qui ont pu inspirer l'enfant.

    Une histoire raconte en effet comment un donneur de moelle osseuse a aidé un jeune homme atteint de leucémie, tandis qu'un autre a été appelé « yeux immortels ».

    Pour sa sœur Liang Lijun, grâce au don de ses organes, Liang Yaoyi continuera à vivre d'une autre manière.

  • La Croix-Rouge impliquée dans un nouveau scandale des dons d'organes en Chine

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    Selon un article de Beijing News publié hier, la Croix-Rouge chinoise réclamerait de l'argent aux hôpitaux pour planifier des dons d'organes.

    Les honoraires varient selon les endroits et seraient principalement destinés à prendre en charge les frais médicaux du donneur, a déclaré au quotidien un responsable de la Croix-Rouge chinoise.

    L'article citait également l'employé d'un hôpital de la ville de Guangzhou (sud), selon lequel le versement moyen pour obtenir un organe est de 100 000 yuans (12 800 euros).

    Et ce dernier d'ajouter que « nous ne savons toutefois pas où va cet argent ».

    Un membre du personnel d'un hôpital de la province du Jiangsu raconte quant à lui avoir remis 50 000 yuans à la Croix-Rouge pour la famille d'un donneur d'organe.

    Les considérations éthiques font polémique dans de nombreux programmes de transplantation à travers le monde et, au regard du droit chinois, il est illégal de vendre des organes ou de recevoir de l'argent en contrepartie de ce genre de dons.

    En Chine, où la population est nombreuse et vieillissante, les demandes de greffe abondent. L'offre est par contre faible, dès lors que de nombreux Chinois croient en la réincarnation après la mort et ressentent donc le besoin de conserver le corps humain dans son intégralité.

     

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    Chaque année, seul un trentième des patients inscrits sur la liste d'attente ont la chance de recevoir l'organe dont ils ont besoin, d'après les chiffres de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale.

    Cette pénurie d'organes ouvre la voie aux dons forcés et aux transactions illégales.

    La branche de la Croix-Rouge de Shenzhen a démenti les accusations de Beijing News dans une déclaration adressée à l'agence de presse Xinhua, soulignant qu'elle avait planifié 25 greffes avec un hôpital qui a finalement décidé d'offrir la jolie somme de 150 000 yuans aux donneurs d'organes.

    Il n'a jamais été question d'accords à « 100 000 yuans par don », expliquait le responsable de l'institution cité par Xinhua.

    La Croix-Rouge chinoise avait déjà été accusée d'un certain manque de clarté dans ses comptes lorsqu'elle avait réuni 80 millions de yuans pour les victimes du séisme du Sichuan en 2008.

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