dominique stauss-kahn

  • FMI :le total des quotes-parts des quatre pays constituant le bric : la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil augmentera jusqu'à 14,18%.

    La quote-part de la Chine dans le FMI va passer au 3ème rang mondial

    Selon le communique publié par le Fonds monétaire international (FMI) le 24 octobre, au cours de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20 qui vient de se terminer à Gyeongju en Corée du sud, les pays participants sont parvenus à un « accord historique » sur la réforme de leur quote-part dans le FMI et plus de 6% des droits de vote passeront des pays développés aux nouvelles entités économiques et aux pays en voie de développement.

    Les chiffres ont révélé qu'après cette réforme, la quote-part que détiendra la Chine passera de moins de 4% à 6,19%. Ce qui placera la Chine au 3ème rang, avant l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Et le total des quotes-parts des quatre pays constituant le bric : la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil augmentera jusqu'à 14,18%. Mais ce pourcentage ne dépassera pas celle des Etats-Unis (17,67%). Les Etats-Unis demeurent le seul pays membre possesseur du droit de veto au FMI.

    Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, a dit que les 10 plus grands « actionnaires » du FMI sont les 10 pays ayant un poids important dans l'économie mondiale de nos jours. Outre les pays développés traditionnels : les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France et l'Italie, les 10 pays comprennent encore la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie.

      « En tant que le plus grand pays en développement et le pays dont la quote-part est la plus basse relativement, la Chine devra voir augmenter sa quote-part et son droit de parole dans le FMI », a dit M. Strausse-Kahn.

    Selon le Communiqué, les pays développés détiennent environ 60% des quotes-parts dans le FMI ; les pays émergents et les pays en voie de développement détiennent au total 40% des quotes-parts. Cette réforme des quotes-parts du FMI vise à faire passer une partie des droits de vote des pays développés aux pays émergents et aux pays en développement, des pays ayant le plein droit de parole aux pays qui manquent de droit de parole. Le FMI accomplira ce travail avant la réunion annuelle de 2012 sur ce sujet.