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  • La réponse clé aux questions relatives au Tibet: le développement et rien d'autre

     

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    Le président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC), Yu Zhengsheng, a souligné que le développement restait le facteur "fondamental et essentiel" pour répondre aux problèmes concernant le Tibet.

    Il a fait cette remarque lors de sa tournée de six jours dans la région autonome du Tibet (sud-ouest), qui a débuté le 1er août.

    Lors de son déplacement, M. Yu a insisté sur les efforts à faire pour gouverner le Tibet en fonction de la loi et pour rechercher un mode de développement aux caractéristiques chinoises et locales.

    Au cours de ses entretiens avec des moines bouddhistes et des cadres religieux, il a réitéré que l"'autonomie de haut niveau" du "Grand Tibet" réclamée par le dalaï lama allait à l'encontre de la Constitution chinoise, de la loi et de l'intérêt fondamental du bouddhisme tibétain.

     

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    Il a appelé le cercle bouddhiste tibétain à "avoir une compréhension claire de la nature sécessionniste de la clique du dalaï lama" et à "sauvegarder l'unité nationale, l'unité ethnique, ainsi que l'harmonie et la stabilité du Tibet".

    Yu Zhengsheng a également demandé aux autorités locales de développer de manière scientifique les plans de développement du Tibet, de renforcer la construction d'infrastructures et la création d'industries.

    Des efforts doivent aussi être consacrés à la promotion de la protection de l'écologie et de l'environnement, au développement socio-économique et à l'amélioration du bien-être du peuple local, a-t-il ajouté.


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  • Pierre Picquart, sinologue français : La Chine offre au monde entier un nouveau mode de développement

    Les deux sessions annuelles chinoises sont entrées une fois encore dans le champ de vision de l'opinion internationale. À l'heure actuelle où « les deux sessions » sont devenues un terme consacré, il est certain que la compréhension de la communauté internationale sur le régime politique chinois s'est approfondie.

    Il existe beaucoup de vitrines pour observer la Chine, et celle des deux sessions est apparemment indispensable. Tout étranger qui connaît un peu les deux sessions pour les avoir observées, fera peu d'erreurs sur l'évolution politique et économique de la Chine, et ne risque pas de faire des prévisions trop éloignées de la réalité.

    Monsieur Pierre Picquart, spécialiste français de la Chine, lors d'une conversation au sujet des deux sessions, a indiqué que la Chine avait offert au monde un nouveau mode de développement tout à fait différent. Selon lui, ce mode de développement est important pour le monde, parce qu'il repose sur le respect des différents pays et sur la multipolarité.

     

    M. Pierre Picquart, sinologue français

    Mais les Chinois eux-mêmes hésitent à employer le terme de « modèle chinois », puisqu'il s'agit, en fin de compte, d'une exploration des plus grandes et des plus difficiles dans l'histoire de l'humanité. Pourtant, la vue générale dans le monde est que la Chine marche sur une voie de développement tout à fait nouvelle, et que c'est la structure de son système politique et le monde de fonctionnement de celui-ci qui décideront de la direction de cette voie.

    À travers les derniers reportages et commentaires des médias étrangers sur les deux sessions, on peut noter, grosso modo, deux centres d'attention. En premier lieu, la direction prise par l'économie chinoise, surtout pour cette année. À un moment où l'on ne sait même pas comment évolue l'économie mondiale qui rencontre plus de difficultés pour sa reconversion, on s'interroge sur l'impact des futures mesures économiques de la Chine qui est la deuxième économie mondiale.

    Combien d'obligations européennes la Chine va-t-elle acheter ? Quelles mesures prendra la Chine pour stabiliser ses exportations ? Beaucoup de détails sur l'économie chinoise sont saisis et analysés par l'opinion internationale à travers les points de presse organisés au cours des deux sessions et les débats des députés et représentants.

    En second lieu, l'attention se porte sur l'évolution politique du pays. Sans stabilité politique, il n'y aura pas de stabilité économique. Les médias étrangers attachent beaucoup d'importance à la politique. Leur télescope sur l'économie chinoise finit très souvent par se concentrer sur la politique chinoise. Sous le concert de l'intérêt pour les informations économiques, se cache une soif de « s'informer » sur la politique chinoise.

    Sous cet angle, les deux sessions constituent une excellente vitrine d'observation de la politique chinoise. À en juger par tout ce que l'on sait à l'étranger et les études faites sur les deux sessions, de plus en plus de spécialistes et de chercheurs commencent à accorder de l'importance au rôle des deux sessions, et tentent de déchiffrer la politique chinoise à partir de cet événement. Dernièrement, Monsieur Maestro, spécialiste espagnol de la Chine, a indiqué que le système de l'assemblée populaire est un régime politique correspondant aux réalités chinoises, un régime qui avance avec son temps, plein de vitalité et favorable à la stabilité et au développement de la Chine.

    Un tel jugement repose sur une connaissance approfondie du rôle des deux sessions dans la politique chinoise. Bien sûr, il n'est pas réaliste d'espérer que la plupart des étrangers partagent le point de vue de ce spécialiste espagnol sur les deux sessions. Nombreux sans doute seront ceux qui continueront à comprendre la politique chinoise à partir d'une conception politique occidentale, et beaucoup resteront dans la phase de recueil des informations et d'observation. Il y aura un long chemin à faire pour comprendre les deux sessions et la Chine. On peut tout de même espérer qu'avec l'accumulation des informations, de plus en plus seront ceux qui auront une vue plus complète du développement de la Chine.

    Voilà ce qui fait l'importance des deux sessions comme vitrine.

    Les deux sessions annuelles progressent dans la réforme. Tout en reflétant de façon plus complète la volonté du peuple chinois et en unissant les points de vue, elles font petit à petit comprendre au monde les raisons de la stabilité et du développement de la Chine. La Chine et le monde se rapprochent de plus en plus à travers une compréhension mutuelle sans cesse approfondie.

  • La Chine va maintenir la paix, faciliter la coopération et promouvoir le développement

     

    Les priorités de la diplomatie chinoise pour cette année sont de maintenir la paix et de traiter de manière responsable les questions épineuses régionales et internationales par la dialogue, la consultation et la négociation, a indiqué mardi le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, lors d'une conférence de presse en marge de la session annuelle parlementaire du pays.

    La Chine renforcera davantage la coopération amicale avec les autres pays, et les organisations régionales et internationales pour élargir les intérêts communs et traiter conjointement les défis mondiaux, afin de préserver la paix dans le monde et de promouvoir le développement, a déclaré M. Yang.

    Le travail diplomatique de la Chine vise à créer un environnement extérieur plus favorable cette année en traitant de manière appropriée les risques et défis extérieurs afin de servir l'objectif premier du pays consistant à transformer à un rythme rapide le mode de développement économique.

    "La Chine va poursuivre une action diplomatique variée, reposant sur ses multiples composantes, et continuera d'innover tant sur le plan théorique que pratique afin d'apporter des contributions positives à l'ouverture du 18e Congrès du Parti communiste chinois et à la mise en oeuvre complète du 12e Plan quinquennal", a poursuivi M. Yang.

    Il a également noté que le monde avait connu des changements profonds et complexes.

    "La tendance à la paix et au développement s'accélère tandis que le monde est étroitement interdépendant, mais nous continuons de ressentir les impacts de la crise financière internationale. L'économie mondiale se rétablit lentement. Les défis du changement climatique, de l'énergie, de la sécurité alimentaire demeurent conséquents. Toutes ces questions auront un impact majeur sur la situation mondiale et la diplomatie chinoise dans l'avenir", a-t-il indiqué.

    Dans un long examen de la diplomatie chinoise au cours de la dernière décennie, il a affirmé que la Chine avait activement participé à la gouvernance mondiale, encouragé le développement du système international dans une direction favorable pour les pays en voie de développement, et avait consacré ses efforts à accroître la représentation et l'influence de la Chine et des pays en voie de développement dans les affaires internationales.

    "Au cours de la dernière décennie, la Chine est devenue un participant actif, qui a largement contribué à faire face aux défis régionaux et internationaux, et à traiter en particulier les dossiers chauds. Elle est également devenue un moteur de la croissance économique mondiale", a-t-il souligné.

  • La Chine adopte une ligne directrice du développement culturel pour promouvoir son soft power

     

    BEIJING, 19 octobre (Xinhua) -- Les dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) ont adopté mardi une orientation qui vise à promouvoir le soft power de la Chine et à maintenir sa "sécurité culturelle".

    Le 17e Comité central du PCC a clôturé mardi sa sixième session plénière et a approuvé la décision d'approfondir la réforme du système culturel et de promouvoir le développement de l'industrie de la culture.

    Le pays s'efforcera de consolider le sentiment d'identité et la confiance des citoyens chinois en leur culture, indique un communiqué publié à l'issue de la session.

    La culture est devenue une part importante de la compétitivité générale du pays dans le monde d'aujourd'hui, selon le communiqué.

    La Chine fait face à la difficile tâche de protéger sa "sécurité culturelle" et prend conscience de l'urgence de renforcer son soft power et l'influence internationale de sa propre culture, souligne le communiqué.

     

     

    Le président Hu Jintao a prononcé un discours lors de la session, qui s'est ouverte samedi.

    D'après le communiqué, en tant que forme majeure de soutien à l'unité nationale et source de créativité, l'industrie culturelle de la Chine jouera un rôle crucial dans le développement économique et social du pays.

    Le pays doit non seulement offrir à sa population une vie matérielle aisée, mais aussi une vie culturelle saine et riche, ajoute le communiqué.

    Davantage de ressources seront consacrées à améliorer les services culturels publics et à accélérer la réforme de l'industrie culturelle, révèle le communiqué.

    De grands efforts seront déployés pour améliorer les infrastructures et les services afin que de plus en plus de gens ordinaires puissent jouir de services culturels gratuits ou plus abordables.

    Le développement du secteur culturel sera incorporé dans le développement de l'économie et de la société et sera considéré comme un important indicateur pour évaluer les performances des gouvernements et des officiels, conclut le communiqué.

  • La Chine et l'Afrique abordent ensemble le développement rural

    La Chine et l'Afrique abordent ensemble le développement rural

     
     

     

    Des hauts fonctionnaires de Chine et des pays africains se sont réunis pour un séminaire à Beijing afin de discuter du développement rural et de la croissance économique.

    Le séminaire de sept jours s'est ouvert dimanche, attirant des représentants venus de la Chine et de 11 pays africains pour échanger leurs points de vue et expériences concernant le thème du séminaire "l'agriculture et le développement rural".

    Justin Lin Yifu, économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale, a indiqué, lors de la cérémonie d'ouverture du séminaire, que les pays africains devaient apprendre des expériences chinoises dans l'élaboration d'une série de politiques pour promouvoir son développement agricole et rural, car ces politiques ont également aidé la croissance économique du pays.

     

     

    Hu Jinglin, assistant du ministre des Finances

    Hu Jinglin, assistant du ministre des Finances, a indiqué que l'approfondissement de la coopération agricole entre la Chine et l'Afrique pourrait aider à renforcer la sécurité céréalière du monde.

    La Chine a jusqu'ici lancé 142 projets de coopération agricole avec 14 pays africains. En outre, elle a envoyé 104 agronomes dans 33 pays africains pour former plus de 4 200 techniciens agricoles locaux.

  • La Chine contribue grandement au développement en Afrique : Commissaire de l'UA

     

    ADDIS ABEBA, 1er septembre (Xinhua) -- La Chine contribue grandement au développement économique sur le continent africain, a déclaré la Commissaire de l'Union africaine (UA) à l'économie rurale et à l'agriculture, Tumusiime Rhoda Peace.

    Dans une interview exclusive auprès de Xinhua, la Commissaire a déclaré jeudi que la Chine avait contribué au développement des infrastructures et des autres installations essentielles à la sécurité alimentaire en Afrique et en particulier dans la Corne de l'Afrique.

    Elle a également rappelé la réponse de la Chine à l'appel humanitaire de l'UA pour les populations exposées à la sécheresse dans la Corne de l'Afrique.

    « La Chine est un pays qui collabore de manière importante au développement en Afrique. Nous collaborons dans les domaines de l' agriculture et du développement économique, et il y a de nombreux facteurs historiques qui relient la Chine et l'Afrique. Ils ont tellement soutenu la Corne de l'Afrique. Ils contribuent grandement au développement des infrastructures, pour faciliter la sécurité alimentaire et le développement de l'agriculture », a estimé Mme Peace.

    Évoquant la conférence organisée par l'UA la semaine dernière pour récolter des promesses d'aide aux populations affectées par la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, la Commissaire a qualifié cet événement de succès.

    De nombreux pays africains ont répondu à l'appel humanitaire de l'UA par des contributions en espèces et en nature.

    « Pour ce qui est de la communauté internationale et des autres pays, beaucoup ont assisté à cet événement mais n'ont pas promis d'aide. Cependant nous avons collaboré avec eux et déjà contribué à la cause de la population somalienne ; nous travaillons avec des organisations comme le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, le PAM, l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture ; nous travaillons aussi avec un grand nombre d'agences internationales, et aussi dans un cadre bilatéral ; il y a de nombreux pays qui ont fait des contributions importantes et l'UA leur est extrêmement reconnaissante », a-t-elle dit.

     

     

    « Les pays africains ont beaucoup contribué et je dois les en féliciter. Ils ont contribué en espèces et en nature. D'autres ont contribué sous la forme de transport de nourriture vers Mogadiscio. Davantage d'accords ont été conclus mais nous avons eu très peu de temps pour organiser cet événement. En raison de la famine et de la situation d'urgence des populations exposées, nous avons eu très peu de temps pour organiser cette réunion ; mais par ailleurs la réaction a été très très bonne. C'est encourageant, cela signifie qu'à l'avenir nous serons en mesure de faire mieux que nous ne l'avons fait ; mais bien sûr nous avons déjà reçu une très bonne réaction », a-t-elle ajouté.

  • LA CHINE RESTE UN PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT

    L'appartenance de la Chine au pays en voie de développement ne doit pas être ignorée ni démenti

    Ces dernières années, avec le renforcement rapide de la puissance générale de la Chine, de plus en plus de voix se font entendre dans le monde mettant en doute sa nature spécifique de pays en voie de développement. Les allégations, telles que « La Chine est une quasi-superpuissance », et « Le G-2 Chine-Etats-Unis contrôle et dirige ensemble le monde entière » se font entendre partout dans le monde.

    Après plus de trente années de réforme et d'ouverture, la Chine est dotée effectivement d'une puissance économique qui se renforce chaque jour davantage et sa position s'élève de jour en jour sur la scène internationale, cela est une réalité objective indéniable que personne ne peut contester. Toutefois, si l'on tente de s'appuyer sur cela pour dénier à la Chine son statut de pays en voie de développement et pour affirmer que celle-ci est devenue déjà un pays développé, il est de toute évidence que cela est une méprise flagrante et une erreur de jugement. On ne doit pas oublier que la Chine est jusqu'ici le pays le plus peuplé du monde et que sa population compte 1,3 milliards d'habitants. C'est pourquoi pour juger et décider si la Chine doit être aux rangs des pays développés il ne faut absolument pas tenir compte seulement des critères basés sur les chiffres globaux et sur les agrégats de production, il faut procéder aux appréciations basées sur les aspects, tels que la moyenne par habitant, la structure et la rentabilité.

    Il est vrai que la Chine peut être désignée comme un grand pays économique, mais elle est toujours très éloignée des conditions requises pour être considérée comme une grande puissance économique. Bien que ses agrégats économiques soient effectivement élevés, mais en tenant compte de sa population, son PIB (Produit intérieur brut) par tête d'habitant est seulement de 3.700 dollars US environ et elle est loin derrière la plupart des pays en monde au-delà des centièmes rangs. Elle est vraiment un grand pays commercial, mais le commerce de transformation industrielle représente plus de la moitié de l'ensemble de son commerce et elle exporte principalement des produits travaillistiques et des produits de consommation de ressources dont le taux de profits est relativement bas. On a donné à la Chine le surnom d' « usine du monde », tandis qu'il lui faut importer pour satisfaire ses besoins en instruments et appareils de haute précision, en pièces accessoires sophistiquées et en nouveaux matériaux et elle dépend également de l'importation dans de nombreux autres domaines. Pour ce qui est de ses secteurs industriels d'exportation, seulement moins de 20% de ses entreprises possèdent leurs propres marques indépendantes et autonomes.

    Pour ce qui est de la vie de la population chinoise, bien qu'elle ait atteint dans son ensemble le niveau de l'aisance moyenne, mais calculé sur la base du seuil de pauvreté fixée par l'ONU, laquelle est d'un dollar par habitant et par journée, la Chine compte alors actuellement une population pauvre de 150 millions d'habitants et d'après le seuil de la pauvreté et de la misère fixé par la Chine pour sa population rurale, lequel est de 1.196 yuans, la population rurale chinoise pauvre et miséreuse s'élève à près de 35,97 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population française. Il existe un assez grand écart entre la Chine et les pays développés quant au niveau de la science et de la technique, de l'éducation et de la protection sociale. En 2009, le montant des frais affectés en Chine pour le développement des recherches scientifiques et techniques et pour les essais expérimentaux de laboratoire représentait seulement 1,62% du PIB national, ce qui est un taux relativement bas pour un pays qui prône l'innovation. Les dépenses par habitant affectées à l'éducation publique sont en moyenne seulement de plus de quarante dollars US, alors qu'aux Etats-Unis, les chiffres concernés sont multipliés par des dizaines de fois par rapport à notre pays. La population handicapée chinoise se chiffre à près de quatre vingt trois millions de personnes, soit à peu près la population globale de l'Allemagne. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a établi en 2009 le classement « des indices de développement humain » et la Chine a été classée à la quatre vingt douzième place, ce qui la met aux rangs des pays de moyen degré de développement.

    Quant à la politique extérieure de la Chine, elle traduit de façon claire, nette et distincte l'appartenance de la Chine aux pays en voie de développement. La Chine et l'ensemble des pays en voie de développement de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine ont les mêmes préoccupations quant à la préservation et à la sauvegarde de la souveraineté d'Etat et de la sécurité nationale, ont les mêmes intérêts quant à la réalisation du développement de chaque pays et à l'amélioration du bien-être de sa population et ont les mêmes aspirations quant à l'établissement d'un nouvel ordre politique et économique international juste, équitable et rationnel. La Chine a été toujours du côté des pays en voie de développement pour promouvoir l'élévation de la position des pays en voie de développement dans leur ensemble et pour contribuer au développement de la tendance vers la multipolarisation mondiale. Les faits ont déjà démontré et continueront à démontrer que la Chine et les autres pays en voie de développement ont des identités de vues qui dépassent de loin leurs divergences et leurs désaccords. C'est pourquoi toute tentative ayant pour but de séparer et de diviser celle-ci de ceux-là et de semer la discorde entre eux sera vaine et vouée à l'échec.

    Bien que la Chine soit toujours un pays en voie de développement, mais elle assume activement et pleinement ses obligations internationales en tenant compte de sa capacité réelle et elle apporte toute sa contribution à la paix, à la stabilité et à la prospérité du monde et cela est au vu et au su de tous. Les accusations selon lesquelles la Chine cherche à se dérober de ses obligations et de ses responsabilités internationales en invoquant le prétexte qu'elle est un pays en voie de développement sont complètement injustes, infondées et irresponsables et sont totalement contraires à la réalité.

  • JP RAFFARIN ADMIRE LA CHINE

    Jean-Pierre Raffarin : J'ai été le témoin oculaire des grands changements survenus en Chine au cours des trois décennies passées

    Depuis sa première visite en Chine en 1976, l'ancien Premier Ministre français Jean-Pierre Raffarin a vu de ses propres yeux et a été le témoin des vicissitudes qui se sont succédées en Chine, et surtout des grands et importants changements qui se sont produits sur l'immense territoire chinois grâce aux trente années de réforme et d'ouverture sur l'extérieur. Dernièrement, il a accordé avec plaisir, dans son bureau au Sénat de la République française, une interview exclusive à notre correspondant et a parlé avec enthousiasme de ses impressions personnelles sur les grands changements survenus en Chine au cours des trois décennies passées.

    Il a indiqué qu'au cours de ces trente années, la Chine a obtenu un « développement rapide indéniable » que ce soit sur le plan économique ou que ce soit sur le plan social. « Les villes chinoises sont en train de se transformer, de mêmes que la campagne chinoise. L'ancienne civilisation chinoise est en train d'être empreinte d'une couleur moderne. », « Un nombre croissant de Chinois sont en train de se débarrasser de la pauvreté et de la misère. La puissance de la Chine se renforce et son influence internationale s'élève. Bref, la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur a réussi en Chine qui est devenue dans notre monde actuelle un partenaire de coopération important et incontournable. ». A ce moment actuel où la crise financière sévit dans le monde entier, on est conscient que « le monde a besoin du développement de la Chine et celle-ci de son côté a également besoin du monde. Notre sort et notre destin sont intimement et étroitement liés. »

    En parlant de sa plus profonde impression sur le développement chinois, Jean-Pierre Raffarin a indiqué sans hésitation que c'est « le grand bond en avant réalisé par la Chine sur le plan technique ». Il a indiqué qu'il a fallu à celle-ci seulement trente ans pour réaliser un progrès technique qui a demandé à l'Europe un siècle de temps. Dans la Chine d'aujourd'hui, la science et la technologie se développent impétueusement et des succès remarquables ont été obtenus dans le domaine aéronautique, dans le domaine aérospatial ainsi que dans le domaine de construction de chemins de fer TGV (Train à grande vitesse).

    Il a insisté sur le fait que le peuple chinois est un peuple diligent, laborieux, travailleur, dynamique et courageux. Les pratiques des trente années passées prouvent que la Chine est capable de surmonter et de vaincre toutes sortes de difficultés et de crises, lesquelles ne peuvent ni l'abattre ni l'écraser. En ce qui concerne l'idée et l'opinion qui pensent que la Chine mène seulement la réforme économique, que la réforme politique stagne et est au point mort en Chine et qu'il sera difficile à la Chine de poursuivre son développement, l'ancien Premier Ministre français ne partage pas de leur avis. « N'importe quel modèle a son avantage et son insuffisance », alors qu'au cours des trente années passées, la Chine a remporté de grands progrès sur le plan politique. Il a cité comme exemple le renforcement de la démocratie au sein du Parti communiste chinois (PCC), la décentralisation de pouvoir central vers les provinces. Ces progrès non insignifiants sont des progrès en matière politique. Chaque pays a sa réalité et connaît une situation différente et « il est tout à fait différent de contrôler la Chine qui est un pays fort d'une population de 1,3 milliard d'habitants et de contrôler la France dont la population est seulement de 63 millions d'habitants ».

    Raffarin a déclaré qu'il comprend parfaitement le choix de la Chine qui préconise le développement dans la stabilité. Il pense que la stabilité, l'ouverture et l'harmonie constituent trois facteurs interdépendants pour le développement de la Chine. Sans la stabilité, il n'y aura pas de développement, sans l'ouverture, il n'y aura pas d'harmonie. Pour ce qui est des critiques contre la Chine quant à son état des droits de l'homme, il a indiqué que ce qu'il y a d'important c'est qu'il faut constater des changements survenus : comparé à autrefois les droits de l'homme sont-ils améliorés ? La société a-t-elle connu des progrès ? L'habitat du peuple est-il devenu meilleur et plus confortable ? La justice et la santé publique sont-elles améliorées ? … etc. Et dans ces domaines-là, il est indéniable que la Chine a progressé et a fait des pas en avant.

    Jean-Pierre Raffarin pense que tous les dirigeants chinois qu'il a rencontré sont très ouverts, connaissent le monde, ont reçu une très bonne éducation et ont des idées claires et lucides sur les problèmes et les difficultés qui se dressent devant la Chine. Il insiste que le développement et le progrès de la Chine ont été très rapides et qu'il est naturel que de nombreux problèmes surgissent quant à la protection de l'environnement, quant à l'écart entre la ville et la campagne et entre riches et pauvres, … etc. Mais, a-t-il indiqué, les dirigeants chinois avec qui il s'est entretenu ont tous une idée claire, pénétrante et perspicace de ces problèmes, mais il faut du temps pour régler tous ces problèmes-là. Les problèmes de la Chine ont surgi dans le développement, c'est pourquoi ils ne pourront être réglés que dans la poursuite du développement. Raffarin a exprimé son entière compréhension quant à cela.

    Il a souligné que « le développement de la Chine fournit des opportunités au monde », c'est pourquoi on ne doit pas adopter psychologiquement une « attitude de crainte et d'appréhension » quant au développement chinois. Il a indiqué que dans la plupart des cas, la crainte et l'appréhension viennent de la méconnaissance et de l'ignorance. L'Europe connaît l'Afrique, connaît le Moyen-Orient, mais possède très peu de connaissance sur la Chine. Vu de son passé et de son histoire, la Chine est un pays qui préconise et respecte la paix et elle n'a jamais aspiré à l' « impérialisme ». Il y a eu en Chine la guerre seulement en cas d' « invasion étrangère » ou de « division interne ». C'est pourquoi il est nécessaire de renforcer la compréhension et c'est le meilleur moyen pour dissiper les malentendus et les méprises. Il a indiqué que les Jeux Olympiques de Beijing ont permis au monde entier de mieux connaître et comprendre la Chine.

    En parlant du rôle ultérieur de la Chine et de ses perspectives d'avenir, Raffarin a indiqué que pour devenir une « force d'équilibrage » dans notre monde actuel multipolaire, la Chine doit faire surtout des efforts pour construire sa propre « pôle » en tenant compte de sa propre culture et en maintenant et en conservant ses particularités. Pour devenir plus puissante, elle ne doit surtout pas abandonner sa propre culture