dette souveraine

  • Où sont passés les 50 milliards de dettes du Trésor américain détenus et vendus par les Chinois ?… En Belgique !

    dette.jpg

    Avec 1 407 milliards de dollars, la Chine est l’un des plus importants détenteurs de dette américaine et le premier détenteur étranger de dette américaine avec 1 407 milliards de dollars. cc/flickr/Fuzzy Gerdes

    Ce mois-ci , la Chine commence à se débarrasser de la dette américaine qu'elle détient. Selon Charles SANNAT, diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques, chargé d'affaires à BNP Paribas , la conjonction d’une réduction des rachats de dette US par la Banque centrale américaine elle-même et une vente massive de ses bons du Trésor par la Chine est une situation tout simplement explosive sur le marché obligataire mondial ! Un tel mouvement n’est tout simplement pas supportable… en tout cas si ces deux phénomènes devaient s’avérer durables.

    Évidemment, lorsque l'on sait que la Chine vient de revendre pour 50 milliards de dollars de bons du Trésor, il est logique de se demander où est allé l’argent et qui a été l’acquéreur?

     

    US-DeptOfTheTreasury-Seal-AltColors_svg.png

     

    La Belgique en 4e position mondiale des détenteurs de dette américaine

    Et bien, il ne faut pas chercher bien loin, les 50 milliards sont en Belgique.

    C’est une autre source parfaitement officielle puisqu’il s’agit du Département américain du Trésor lui-même qui nous apprend, dans son tableau de suivi des principaux détenteurs étrangers de bons du Trésor, qu’effectivement la Chine a réduit son exposition d’environ 50 milliards alors qu’au même moment, la Belgique l'a augmentée de 50 milliards.

    Nous allons voir avec impatience, qui en Belgique se cache derrière ces achats et surtout suivre l'évolution des ventes obligataires du Trésor américain par la Chine car si cela devait durer , on doit s'attendre à de grands changements , voir un grand chambardement dans le futur.

     

     

     

  • Guan Jianzhong, président de Dazhong Notation, appelle à une réforme du système mondial de notation

    Le système actuel, dominé par les grands pays débiteurs ne peut plus assurer la notation correcte des crédits dans le cadre de la mondialisation. Il est donc nécessaire de procéder à une réforme pour prévenir et gérer les crises de crédit.

    Le développement de l'économie globale se base actuellement sur les crédits entre les créanciers et les débiteurs et ceci donne une importance primordiale à l'exactitude de la notation. La dégradation de la note des dettes publiques américaines par Dagong Notation et S&P va exercer une influence durable sur l'économie mondiale. Ceci vient de commencer et perdurera pendant une longue période. L'économie mondiale court le risque d'une nouvelle récession. La reprise sera pénible si les États-Unis et l'UE ne parviennent à résoudre le problème de la crise de leurs dettes souveraines.

    La Chine a affiché une reprise encourageante, mais souffre certainement de l'impact de la récession macroéconomique mondiale. Ainsi, si le pays a accumulé de nombreuses devises étrangères grâce à ses exportations, sait-on vraiment à quoi servent ces devises à la Chine ou bien si la Chine a vraiment besoin de tant de devises étrangères ? Les réserves en devises pourraient même devenir un fardeau certain. De plus, la baisse de la consommation en Europe et aux États-Unis oblige aussi la Chine à réfléchir sur la révision de ses stratégies d'exportation.

    En terme de sûreté des réserves de devises, le Trésor chinois va certainement constater une dévalorisation de ses actifs en dollars, notamment de bons du Trésor américain. Cela va représenter une perte réelle et très importante. En fait, on s'inquiète d'ores et déjà du prochain recours à l'assouplissement quantitatif de la politique monétaire américaine. Le tirage en grande quantité de billets verts va certainement aggraver la fluidité déjà abondante à travers le monde ce qui sera très nuisible aux exportations chinoises.

    La Chine s'efforce néanmoins de poursuivre son développement en réagissant de façon appropriée. D'abord, si la Chine n'arrive pas à tirer partie de ses réserves en devises, elle se doit de réduire ses exportations et de mettre l'accent sur la restructuration de ses secteurs industriels en vue de relancer la demande intérieure. D'autre part, au lieu de continuer à investir dans les bons de trésor étrangers, il vaudrait mieux multiplier les prêts aux entreprises souhaitant se développer à l'international.

    La crise des dettes souveraines américaines revient à remettre en cause le régime actuel de notation qui, dominé par les grands pays débiteurs, n'est plus en mesure d'assurer l'exactitude de la notation des crédits dans le cadre de la mondialisation. C'est la racine de la crise des dettes publiques aux États-Unis et en Europe, il est donc nécessaire d'entreprendre une réforme du système actuel pour prévenir et gérer les crises de crédit.

    En tant que grand pays créancier, la Chine a énormément contribué à la croissance de la richesse et de la valeur de l'économie mondiale. La Chine doit avoir davantage de poids dans la notation internationale. Cela favorisera la stabilité des crédits et le développement continu de l'économie mondiale.

     

  • Guan Jianzhong : la dégradation des notations de crédits souverains de certains pays développés répond au risque potentiel d'investissement

    Dagong Notation international a récemment dégradé les notations des crédits souverains de certains pays développés, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon, et a maintenu la notation négative des crédits souverains français. Ceci a suscité de vives réactions à travers le monde. Guan Jianzhong, PDG de la société, a indiqué que le risque potentiel est énorme pour les investisseurs dans les crédits souverains de ces pays qui affrontent actuellement de graves problèmes dans la croissance économique.

     

    Au début de cette année, Dagong a affecté une notation négative sur la perspective et la solvabilité des dettes publiques de ces pays, et maintenant la situation ne s'est pas améliorée, a expliqué Guan Jianzhong.

     

    La notation actuelle répond bien au risque potentiel des dettes publiques de ces pays, a déclaré le PDG de Dagong. Le problème du moteur de croissance est devenu évident après la crise financière globale qui a beaucoup changé la base économique des dettes publiques. La notation de Dagong offre une référence aux investisseurs et leur rappelle les risques potentiels. Ceci peut s'avérer très utile pour eux.

     

    Selon Guan Jianzhong, les notations de cette année sont hautement identiques à celles de l'année 2010 sur les crédits souverains d'une cinquantaine de pays. Les pays classés négatifs en 2010 ont en réalité poursuivi la tendance au cours de l'année passée, notamment le Japon, la GB et la Grèce, qui font cette année l'objet d'une dégradation. À l'inverse, d'autres ont fait des progrès, à l'instar de la Malaysie et du Chili, qui ont également évolué à peu près dans le sens de notre notation.

     

    Par ailleurs, les études ont également vérifié la quasi-conformité entre les notations de l'année dernière et la situation de cette année. Il y aura certaines modifications, mais la tendance générale ne va pas beaucoup changer. En général, la notation de Dagong a présenté une bonne exactitude et une haute crédibilité.

     

    À propos de la notation révisée vers le bas par certains cabinets étrangers sur les 12 banques chinoises, Guan Jianzhong a indiqué qu'il existait certainement des problèmes dans le secteur bancaire chinois, mais que ceci n'était pas dû à la forte croissance d'actifs douteux.

     

    Le cabinet américain Fitch a annoncé ce mercredi que des banques chinoises se trouveraient bientôt exposées à des risques sensibles liés aux énormes crédits accordés aux gouvernements locaux et aux entreprises dans l'exploitation immobilière. Le secteur immobilier fait actuellement l'objet d'une restriction sévère de la part du gouvernement central.

     

    Pour Guan Jianzhong, des notations étrangères ont plutôt interprété les soucis concernant les actifs douteux des banques chinoises, notamment l'influence du changement des conditions des plateformes de financement sur le taux des actifs douteux, mais ont négligé la base fondamentale du développement du secteur bancaire chinois.

  • L'agence de notation chinoise Dagong abaisse la note de la France

    BEIJING, 1er juin (Xinhua) -- L'agence de notation chinoise Dagong Global Credit Rating Co. a déclaré mercredi avoir abaissé la note de la France de "AA-" à "observation négative", en raison de la faible demande domestique, de la dette élevée et du système financier fragile de la France.

    La situation financière du gouvernement français pourrait s'empirer à moyen terme, car sa dette continuera à augmenter et le gouvernement n'a qu'une marge limitée de mesures pour réduire son déficit.

    La dette du gouvernement représentait 81,7% du PIB de la France en 2010, en hausse de 17,9 points de pourcentage par rapport à 2007.

    Dagong estime que la dette du gouvernement continuera à augmenter en raison des dépenses massives et des intérêts de la dette.

    Selon Dagong, le déficit du gouvernement français représentera entre 3% et 5% du PIB durant les cinq prochaines années.

    En juillet 2010, Dagong a donné à la France une note de "AA-" avec une perspective négative.

  • Après la Grèce , le Portugal , la Chine prête à aider l'Espagne à s'extraire de la crise économique

    MADRID, 3 janvier (Xinhua) -- La Chine souhaite s'engager pour assurer la stabilité financière et la reprise économique de l'Espagne, a affirmé l'ambassadeur de Chine en Espagne, Zhu Bangzao, avant la visite dans le pays du vice-Premier ministre chinois Li Keqiang.

    Dans une interview accordée à Xinhua, le diplomate chinois a assuré que la visite de M. Li en Espagne, qui doit se tenir du 4 au 6 janvier, est une occasion importante pour promouvoir les relations entre la Chine et l'Union européenne (UE).

    La visite de M. Li, qui intervient en pleine crise des dettes souveraines européennes, devrait aider l'Espagne et d'autres pays de l'UE à surmonter les impacts de la crise financière et à restaurer la confiance des marchés financiers, a souligné M. Zhu.

    La Chine et l'Espagne ont établi un partenariat stratégique global en 2005 et les deux pays ont ensuite publié une déclaration conjointe en 2009 visant à l'approfondissement de cette collaboration.

    Dans le but d'enrichir à nouveau le partenariat, M. Zhu a proposé des domaines dans lesquels la Chine et l'Espagne pourraient conjuguer leurs efforts :

    Premièrement, il invite les deux pays à continuer sur la lancée de leurs échanges de haut niveau de manière à renforcer la confiance politique mutuelle et à éviter les malentendus.

    Deuxièmement, les deux pays doivent continuer à approfondir leur coopération économique et commerciale, élargir le commerce traditionnel, renforcer les coopérations et les échanges en matière de finance, de télécommunication, de construction d'infrastructures, d'énergies renouvelables et de tourisme, tout en encourageant les investissements de part et d'autre.

    Troisièmement, Beijing et Madrid doivent oeuvrer ensemble pour promouvoir la coopération dans divers domaines comme la culture, l'éducation, la technologie et les médias.

    En outre, M. Zhu a exhorté les deux pays à consolider leur coopération au sein des organisations internationales, telles que les Nations unies et le G20, en vue de jouer un rôle positif dans la promotion de la paix et du développement du monde.

    Affichant son optimisme quant à l'avenir des relations sino-espagnoles, l'ambassadeur chinois a souligné que la visite du vice-Premier ministre chinois en Espagne allait contribuer non seulement à renforcer les relations politiques bilatérales, mais aussi à donner un nouvel élan à la coopération commerçiale et économique.

    Pendant son séjour dans le pays, M. Li devrait s'entretenir avec le roi d'Espagne Juan Carlos, le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero, la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado, ainsi que la ministre des Affaires étrangères Trinidad Jimenez, a précisé M. Zhu.

    Par ailleurs, le vice-Premier ministre prendra part à un petit-déjeuner de travail reunissant des entrepreneurs chinois et espagnols pour discuter des moyens d'approfondir les échanges commerciaux et la coopération économique. Une série d'accords de coopération doit ensuite être signée dans les domaines de la finance, de l'énergie, des télécommunications, du tourisme et de l'alimentation, toujours selon M. Zhu.

    Après sa visite en Espagne, M. Li se rendra en Allemagne et au Royaume-Uni.