dette souveaine

  • Près de 44 % des échanges commerciaux sino-français sont réglés en yuans, la France va émettre une partie de sa dette publique en yuans

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    La France a émis des obligations privées en yuans et va émettre une partie de sa dette publique en yuans, a indiqué Maurice Gourdault-Montagne, le nouvel ambassadeur de France en Chine.

    La France participe activement au processus d'internationalisation du yuan, a ajouté M. Gourdault-Montagne, en ajoutant que « près de 44 % des échanges commerciaux sino-français sont réglés en yuans. »

    « La Chine a déployé des efforts considérables pour aider les pays de la zone euro à surmonter la crise de la dette. Nous allons également soutenir l'internationalisation du yuan, en espérant que le yuan va jouer un rôle important dans le système monétaire international en dollars et en euros », a-t-il déclaré.

    La Chine et la France partagent de vastes relations économiques, et de nombreuses coentreprises ont été créées, notamment avec Alstom, Michelin et Citroën.

    L'énergie nucléaire est un autre domaine clé de la coopération bilatérale. Les principales entreprises énergétiques françaises ont fourni un appui technique à la construction des centrales chinoises de Daya Bay et Lingao.

    Les secteurs de la santé publique, des produits agricoles, de l'agroalimentaire et de l'environnement urbain sont également de nouveaux grands domaines de la coopération bilatérale.

    « Réaliser une coopération efficace entre les hôpitaux des deux pays, et encourager la recherche de vaccins et de traitements pour les maladies chroniques est nécessaire et crucial pour répondre au problème du vieillissement de la population en Chine », a-t-il expliqué.

    Les exportations de vin vers la Chine et la supervision de la sécurité alimentaire peuvent encore être grandement améliorées, a-t-il ajouté.

    En outre, la construction d'un mode de vie urbain propre et durable est une préoccupation commune.

    M. Gourdault-Montagne a également déclaré que la délivrance facilitée des visas et l'encouragement des échanges de la jeunesse sont des tâches importantes de son mandat.

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  • Chaque Chinois risque de perdre 177 dollars en cas de défaut de paiement des États-Unis

    La valeur du dollar décline depuis deux jours, à l'approche de la date butoir pour les États-Unis d'honorer leurs engagements en matière de dette publique. De nombreuses devises, notamment le franc suisse, le yen, le won, le dollar australien et même le ringgit, ont atteint leur plus haut niveau contre le dollar depuis plusieurs années ces derniers mois. L'indice du dollar est tombé le 27 juillet à 73,42 avant la clôture des bourses asiatiques, son plus bas niveau depuis le 5 mai.

    La valorisation des devises asiatiques est aussi forte en raison de la croissance persistante de la région malgré la crise financière mondiale. Le taux de change entre le yuan et le dollar est monté à 6,4426 yuans pour un dollar le 27 juillet, réalisant un nouveau record pour le deuxième jour consécutif depuis la réforme du système chinois de change.

    Les réserves chinoises en devises s'élèvent à près de 3 200 milliards de dollars, dont environ 60 % sont des actifs en dollars. La Chine reste ainsi le plus grand pays créancier des États-Unis. Un rapport émis le 18 juillet par le département américain du Trésor sur le cashflow international a confirmé que la Chine possédait 1 159,8 milliards de dollars de bons du Trésor américains à la fin du mois de mai 2010.

    Selon un article du New York Times, si Standard & Poor's venait à dégrader la note de la dette publique américaine, la Chine risquerait de souffrir d'une dévalorisation de 20 à 30 % de ses bons du Trésor américains, soit environ 230,4 milliards de dollars dans l'hypothèse de 20 %, ou une perte moyenne de 177 dollars pour chaque Chinois.

     

    « Il est nécessaire de bien contrôler l'afflux des capitaux étrangers pour diminuer l'émission monétaire destinée à contrebalancer l'afflux de fonds en devises étrangères », indique Zhao Xijun, le directeur adjoint de l'Institut des finances et de la fiscalité de l'Université du peuple chinois. « Par ailleurs, comme les cours des matières premières vont augmenter, les entreprises devront améliorer leur efficacité pour rester sur pied ».

     

    Li Lianfa, chercheur au centre des finances et des secteurs industriels de l'Université de Pékin, propose d'imposer les règlements sous le compte des capitaux pour ralentir l'augmentation des réserves en devises. Il appelle à viser une meilleure rentabilité dans la gestion des réserves en devises, et à se mettre en garde contre les risques de change. Il estime également qu'il faudrait suivre l'exemple de Singapour pour encourager les innovations financières.

     

    De son côté, Xu Xiaonian, professeur économique et financier à l'École Chine-Europe des affaires internationales, souligne qu'il faudrait que la Chine poursuive sa politique monétaire de resserrement pour affronter un nouveau cycle d'inflation mondiale en corrélation avec la souplesse quantitative de la politique monétaire américaine.