danshui

  • J'AI MEME RENCONTRE DES PAYSANS CHINOIS HEUREUX

    DE SHANGHAI AUX CAMPAGNES DU GUANGDONG

     

     

    淡水一景

    Nous quittons la grouillante Shanghai , les quelques images décrites dans ma note "une semaine à Shanghai" sont des anecdotes , banales mais par là , je veux tuer des images encore trop repandues parmi les occidentaux qui n'ont jamais mis un pied en Chine. à savoir que le Chinois et son bol de riz , c'est vraiment du passé. Le dynamisme de cette societe où un jeune sortant de l'université , trouve immédiatement du travail et deux ans après , s'achete un duplex de 500000 euros est affaire courante. Comme chez nous , ce n'est pas rose pour tout le monde et autour des ces centaines des millions de chinois qui vivent dans l'opulance gravitent ceux qui n'ont pas pris le bon train ou ont été oubliés. Autre image que je veux casser , cette idee reçue d'une population urbaine riche et d'une population campagnarde pauvre. Dans les villes restent des ilots de pauvreté tandis que la campagne entre Shanghai et Handzhou est assez riche.

     

     

    一个全景片

    L'avion qui nous ramène à Shenzhen est bondé comme d'habitude , pourtant il y a de multiples liaisons par jour effectuées par plusieurs compagnies. Juste le temps de traverser ma bonne ville de Shenzhen , de retrouver la famille et nous partons pour Danshui , petite bourgade de 250000 habitants , qui n'a pas le statut de ville et qui fait partie de l'entité de Huizhou, ville de moyenne importance d'un peu plus de 3 millions d'habitants.Même dans ce bourg au milieu de nul part , mais très joli, les buildings font florès et on construit toujours à tours de bras.

    L'autoroute , comme beaucoup d'autoroutes chinoises, est peu fréquentée. A voir les inextricables embouteillages des villes chinoises , hormis Shanghai car là ils ont créé un système urbain qui porte ses fruits, j'ai l'impression que bon nombre de Chinois n'utilisent la voiture qu'en ville. Seul problème les trop nombreux postes de péage qui malgré que nous ne devons pas payer vu que nous roulons en véhicule militaire , nous freinent.De plus ma belle-soeur roule comme un pied , lentement comme beaucoup de Chinois , sur la bande de gauche , elle ralenti pour chercher son chemin ou pour user de son GSM sans souci des voitures qui suivent . En Europe elle se serait faite traitée de noms d'oiseaux mille fois et je n'aurais pas été le dernier à l'engueuler.

     

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    Nous visitons un ensemble résidentiel en site fermé , semi-luxueux où deux appartements seuls sont occupés , mais où tout est vendu car achetés bon marchés , à la fois dans un but spéculatif, les acheteurs sont persuadés que les prix vont doubler voir tripler dans les 5 années, et dans le but d'occuper ces appartements après la retraite, car la bourgade est très calme et dans un cadre enchanteur.

     

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    Dans l'après-midi , nous avons roulé aux alentours de Danshui , traversant plusieurs villages , nous avons bifurqué par un chemin de campagne s'élevant dans la campagne , terminant par un cul de sac . Poursuivant notre périple à pied nous avons rencontré quelques villageois dans un petit hameau d'une dizaine de bâtisses. Nous nous sommes promené dans une bananeraie , de ci de là  mandariniers , papaiers et arbres à kakis . Nous sommes dans le delta de la rivières des perles avec une terre très riche en alluvions ce qui permet d'avoir plusieurs récoltes de légumes par an , ici il fait chaud toute l'année , 33 degrés ce 9 novembre. En plus de ces productions agricoles qu'ils vont vendre aux marchés, ces villageois ont des poules, canards , ce qui leur permet de vendre des oeufs et de la volaille de qualité dont les citadins sont friands. Pour vous donner une idée , alors que dans un supermarché vous payez 1 euro le Kg d'oeufs, ici c'est 6 euros le Kg d'oeufs de ces poules courantes. Invité à dîner , nous avons pu goûter un repas simple , campagnard et excellent.

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    Une oie , un poisson frais tiré de l'étang devant nous et des légumes , chinois qui n'ont probablement pas de nom en français , récoltés le jour-même.Ces villageois m'ont déclaré ne vouloir en aucun cas quitter leurs terres pour des villes trop bruyantes et agitées à leur goût. Comme a écrit Voltaire "Pour être heureux cultivons notre jardin".

     

    淡水人民桥