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  • PAS DE SOMMET CHINE-UE

    La Chine demande à la France de créer de bonnes conditions pour le Sommet Chine-UE

      

     

          BEIJING, 27 novembre  -- La Chine a demandé jeudi à la France de créer un climat favorable à la tenue du Sommet Chine-UE  qui a été reporté à cause de la rencontre avec le dalaï lama. 

         "La convocation du 11e Sommet Chine-UE dépend de la France,  pays qui assure la présidence tournante de l'Union européenne (UE), si elle va prendre ou non des mesures appropriées pour créer de  bonnes conditions et un climat propice au sommet", a déclaré le  porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Qin Gang, lors d'un point de presse régulier. 

         Il était prévu que le sommet annuel se tienne en France début  décembre. Cependant, comme le dirigeant français a annoncé  l'autre jour qu'il rencontrerait le dalaï lama plus tard, la Chine a été obligée de reporter le sommet après avoir vainement tenté de persuader la France de ne pas le faire. 

         "La situation actuelle n'est pas causée par la Chine, ainsi  n'en prend-t-elle pas la responsabilité", a indiqué Qin Gang. 

         Soulignant que la question tibétaine est liée à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et aux intérêts clés de la Chine, a  poursuivi le porte-parole Qin, "nous nous opposons fermement aux  activités séparatistes du dalaï, quel que soit le pays et à quel  niveau que ce soit, et aux contacts entre les dirigeants étrangers avec lui, quelle qu'en soit la forme". 

         "La Chine n'a pas changé sa détermination et sa politique de  développement actif de ses relations avec l'UE", a-t-il ajouté. 

         Le porte-parole a réaffirmé que la Chine était toujours prête à travailler avec l'UE pour faire avancer les relations  sino-européennes saines et stables sur la base du respect mutuel  et sur un pied d'égalité. 

         "Face à la situation actuelle, il est impératif pour la Chine  et l'UE de relever conjointement des défis globaux, y compris la  crise financière, la sécurité alimentaire et énergétique et le  changement climatique", a-t-il poursuivi. 

         "Nous voulons que la France prenne en considération l'intérêt  général, et considère les principales préoccupations de la Chine  avec le plus grand sérieux, afin de créer de bonnes conditions  pour un développement sain et stable des relations bilatérales", a appelé Qin Gang.