dalai lama

  • Soumission, dévotion et abus sexuels : j'ai enquêté sur le bouddhisme en France (Nouvel-Obs.)

    Alors que le dalaï-lama est en visite en France, l’anthropologue Marion Dapsance sort ce 15 septembre "Les dévots du bouddisme" (Max Milo). Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd'hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.

     

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    Dans l’esprit des Occidentaux, le bouddhisme est une "spiritualité laïque", une "science de l’esprit". Bref, quelque chose de tout à fait rationnel.

     

    J’ai commencé il y a quelques années à lire des ouvrages sur la méditation, avant de vouloir aller plus loin. Je me suis rapprochée d’un centre bouddhiste tibétain.

     

    J’habitais sur la Côte d'Azur à l'époque, et je me suis rendue dans une structure de l’association Rigpa, à Nice. Il s’agit d’un réseau international dirigé par Sogyal Rinpoché – "Rinpoché" est un titre qu’on donne à plusieurs lamas et signifie "joyaux très précieux" –, un maître bouddhiste tibétain soutenu par le dalaï-lama. Il est l'auteur du best-seller "Le livre tibétain de la vie et de la mort".

     

    Ce que j’ai découvert dans ce centre était aux antipodes de ce que nous, Occidentaux, connaissons du bouddhisme pratiqué à des fins de développement personnel. Les maîtres asiatiques proposent des rituels très compliqués et en tibétain. Ils font intervenir des divinités et demandent une soumission absolue au maître.

     

    J’ai réalisé que je me retrouvais face à un choc des cultures qui pouvait donner lieu à des quiproquos et des désillusions. J’ai continué à aller suivre les enseignements bouddhistes, mais pour mener mon enquête.

     

    Sept ans d'enquête

     

    J’ai décidé que ce sujet ferait l’objet de ma thèse de doctorat en anthropologie, à l’École pratique des hautes études. J’y ai consacré sept ans. Les deux premières années, je me suis inscrite comme "étudiante"  – c’est comme ça qu’on appelle les disciples – au centre de Levallois pour suivre des cours de méditation, des retraites spirituelles et des enseignements publics.

     

    Après mon enquête de terrain, j’ai entamé une série d’entretiens avec des personnes beaucoup plus avancées que moi dans la voie proposée, et qui m’ont fait part de leur expérience.

     

    Puis il a fallu que j’acquière des connaissances sur le bouddhisme tibétain et la culture tibétaine, mais aussi sur les religions occidentales, qui ont permis de récupérer le bouddhisme pour l’ériger au rang de "religion laïque".

     

    Méditer devant une vidéo du maître

     

    Mes premières séances de méditation étaient fidèles à l’idée que je m’en étais faite. En tailleur, le dos droit, les étudiants concentrent leur esprit sur un point.

     

    Sauf que, rapidement, on bascule dans un autre registre. On conseille aux étudiants de méditer devant l’image du maître, Sogyal Rinpoché, voire devant une vidéo de lui. Sa présence, même à travers l’écran d’une télévision, apporterait des bénédictions.

     

    On nous enseigne ensuite que, ce qui est vraiment efficace, c’est d’avoir de la dévotion pour le maître et d’assister à ses enseignements. Le centre principal de retraite du réseau international Rigpa se trouve en France, près de Montpellier. Il a été inauguré en grandes pompes en 2008 par le dalaï-lama. Carla Bruni, Bernard Kouchner, Rama Yade et d’autres personnalités étaient présentes ce jour-là.

     

    Branle-bas de combat pour trouver un trône

     

    J’ai assisté à des enseignements de Sogyal Rinpoché au centre de Levallois-Perret. Il arrive généralement avec une demi-heure, trois quarts d’heure, voire deux heures de retard. Dès son entrée en scène, il s’adresse aux gens au premier rang et leur reproche de ne pas avoir fait leur travail. Les étudiants reconnaissent avoir mal agi, et se confessent publiquement.

     

    Outre ses plaisanteries bas de gamme, il arrive au lama d’être violent. J’ai pu le voir empoigner quelqu’un par les cheveux et le traiter de "yak". Je l’ai également vu se mettre en colère car il n’avait qu’un siège basique. Branle-bas de combat pour lui trouver un trône. Les gens qui avaient payé pour assister à son "enseignement" ont dû prendre leur mal en patience.

     

    Enfin, toute une organisation est dédiée au bien-être personnel du maître. J’ai eu accès aux guides qui recensent les procédures à suivre pour satisfaire Sogyal Rinpoché. Parmi les recommandations, il lui faut une piscine chauffée à proximité, un lit double, une marque de thé spéciale, des repas à base de bœuf et une Mercedes de fonction avec chauffeur. Il doit également pouvoir capter la chaîne CNN partout où il va, disposer d’une cuisinière et d’une masseuse 24 heures sur 24. Surprenant, pour une spiritualité qui rejette le matérialisme. 

     

    Abus sexuels et violences

     

    Lorsque j’ai commencé ma thèse, j’ai rencontré Olivier Raurich, ancien directeur de Rigpa France et traducteur de Sogyal Rinpoché, pour l’informer de ma démarche. Je lui ai dit que je voulais enquêter sur la façon dont les lamas tibétains transmettaient le bouddhisme aux Occidentaux. Je lui ai également précisé que j’avais entendu des rumeurs sur des abus sexuels dans les centres Rigpa. J’ai joué cartes sur table. Quelques années plus tard, en 2015, Olivier Raurich a démissionné en dénonçant les pratiques sectaires du groupe.

     

    Sogyal Rinpoché a eu des démêlés avec la justice en 1994 aux États-Unis. Une jeune femme avait porté plainte pour abus sexuels et violences dans un centre Rigpa. Mais la justice américaine permet la signature de conciliations. Le maître avait sorti une grosse somme d’argent pour que l’ancienne dakini arrête les poursuites.

     

    Le terme tibétain dakinis désigne des divinités féminines. Celles-ci détiendraient des enseignements secrets qu’elles transmettraient au lama dans un langage codé. Mais il semblerait que dans ces centres, les dakinis ne soient ni plus ni moins que des partenaires sexuelles. 

     

    J’ai rencontré certaines d’entre elles au cours de mon enquête. Notamment une Franco-japonaise qui a réussi à quitter le groupe. Elle a même entamé une procédure judiciaire, avant d’arrêter les poursuites. C’était la parole du maître contre la sienne. Elle a préféré passer à autre chose.

     

    "Folle sagesse"

     

    La force de Sogyal Rinpoché, c’est d’avoir diffusé le concept de "folle sagesse" : sa folie ferait de lui quelqu’un de sage. Plus il se comporte de manière inattendue, violente, agressive et irrespectueuse, plus cela prouve qu’il est un être éveillé, omniscient, au-dessus des contraintes sociales. Si vous ne voyez en lui qu’un gars qui se comporte mal et abuse de son pouvoir, c’est que votre esprit est "obscurci".

     

    Deux options s’offrent alors à vous : soit vous finissez par comprendre que votre maître agit par compassion, soit vous êtes exclu du groupe. Nous sommes dans un système incritiquable, basé sur la foi totale et absolue en Sogyal Rinpoché.

     

    Le dalaï-lama ferme les yeux

     

    Un peu plus de la moitié des étudiants de ces centres bouddhistes ne souhaitent pas aller plus loin que la méditation. Mais beaucoup continuent, s’investissent et passent à une autre forme de bouddhisme.

     

    Certains d’entre eux décrochent en cours de route et réalisent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’ils soient allés trop loin ou qu’ils aient su s’arrêter à temps, la désillusion reste grande.

     

    Je suis évidemment allée à la Miviludes – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – pour les informer de mes recherches. L’organisme m’a avoué être déjà au courant de ce qui se tramait dans les centres Rigpa… Mais il n’a, pour l’heure, pas réagi, malgré le caractère très discutable de ces pratiques.

     

    Quant au dalaï-lama, il est lui-aussi au courant du comportement de Sogyal Rinpoché. Après le scandale de 1994, il a pourtant refusé de signer une charte de bonne conduite pour les lamas qui enseignent en Occident. Depuis, il ferme les yeux. Certainement pour ne pas donner une mauvaise image du bouddhisme tibétain.

  • La «sagesse» et le côté obscur du Dalaï-Lama - article du journal "Le Soir" de Belgique

    Depuis 8 ans que ce blog existe, je ne cesse de vous présenter le dalai lama , sans fard, tel qu'il est en réalité. Certains me croient, d'autres doutent ou ne peuvent croire que cet individu, fabriqué par la CIA qui en a fait une image d'Epinal, est en réalité un type cupide , avide de pouvoir qu'il exerçait dans son Tibet sans partage.

    Voici enfin, qu'un média représentatif d'un important pays occidental ose  présenter et parler de dalai lama dans les mêmes termes que votre serviteur. Les lecteurs assidus de ce blog n'apprendront rien de neuf mais le fait que cette face cachée de dalai lama soit révélée dans un média officiel doit remettre en question la vénération dont cet être de platitude fait l'objet en Occident et uniquement en Occident.

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    S’il est une personnalité qui semble faire l’unanimité dans nos pays, c’est bien Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Comme le fait remarquer ironiquement Pascale Seys dans une récente chronique sur la RTBF*, même l’anticlérical le plus rabique lui donnera de « Sa Sainteté », tout en refusant farouchement d’user des mêmes termes pour désigner le pape François. Mais est-il si saint et si sage, ce Prix Nobel de la paix ?

    Comme nombre de mes contemporains, j’en étais convaincu. Comment ne pas aimer un apôtre de la non-violence, victime de ces méchants Chinois qui ont violemment envahi son gentil petit pays, ce paradis perché dans l’Himalaya et que les BD de Cosey avaient contribué à rendre plus sympathique encore ? Dans notre Occident en crise de foi, où les religions s’apparentent à la violence ou à des combats réactionnaires contre les droits de l’homme, et en particulier ceux de la femme, le bouddhisme tibétain paraît une planche de salut à tous ceux qui, confusément, ne veulent pas renoncer à la spiritualité – dont, sans doute, l’humanité a besoin.

     

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    Derrière l’image d’Epinal

    Mais petit à petit, au gré de mes recherches, je me suis rendu compte que ce tableau idyllique ne représentait pas vraiment la réalité tibétaine. J’ai été particulièrement aidé par les travaux d’André Lacroix, mon ancien professeur d’histoire au collège, qui a traduit en français l’ouvrage de Tashi Tsering, Mon combat pour un Tibet moderne , aux éditions Golias. Ouvrage et recherche qui remettent fondamentalement en cause notre vision à la fois du Tibet et du Dalaï-Lama, pour autant que l’on accepte de reconsidérer nos préjugés et de remettre en cause ce que nous pensons savoir – mais tous les enseignants savent qu’il est infiniment plus difficile de « désapprendre » que d’apprendre.

    André Lacroix est certes un militant de gauche de la première heure et sa vision peut être biaisée ; je laisse à chacun la possibilité de consulter la longue synthèse qu’il a consacrée à ce sujet sensible. On y apprend que le Tibet a été indépendant, mais seulement de 622 à 842. Ensuite, il n’a jamais cessé, en droit du moins, d’être intégré à l’empire chinois. Entre 1911 et 1950, la Grande-Bretagne a réussi à établir un protectorat sur cette région, ce qui coïncidait avec la naissance de la république de Chine, encore très faible et incapable de s’occuper du Tibet sérieusement, d’où l’ambiguïté de fait du statut du Tibet à l’époque. La Chine communiste n’a donc pas, historiquement, annexé le Tibet, mais n’a fait que réaffirmer sa domination sur un territoire qui était sien depuis des siècles sans que jamais un pays ne le lui ait contesté.

    Le Tibet d’avant 1950, hors les nantis, était un pays miséreux à l’extrême : espérance de vie de 35 ans, analphabétisme de plus de 90 %, 3 hôpitaux publics pour toute la région. Il y avait encore à cette époque le servage et des punitions horribles pour les esclaves fugitifs (mutilations diverses). On est loin du «  pays le plus heureux qui soit  », décrit par le Dalaï-Lama, sinon pour les nantis et la caste des religieux qui régnait sans partage sur le Tibet.

    Le Dalaï-Lama n’a pas été contraint à l’exil en 1959, mais il a suivi un plan mûri de longue date par et avec la CIA pendant que les Américains mitraillaient les Chinois. De 1959 à 1964, des résistants tibétains ont été entraînés militairement dans le Colorado. On est donc loin de gentils pacifistes : il y avait des troupes paramilitaires sérieusement entraînées dans les rangs tibétains. Si elles n’ont pas réussi à vaincre les Chinois, c’est parce que le peuple tibétain ne souhaitait pas revenir à l’ancien régime théocratique et que les puissances occidentales ont préféré, dans le contexte de la guerre froide, ne pas reconnaître l’indépendance de cette province. Les Indiens n’ont accepté des réfugiés tibétains sur leur sol qu’en échange de la promesse des Américains de former des ingénieurs indiens à la technologie nucléaire.

    André Lacroix conteste également les chiffres des victimes causées par « l’annexion » du Tibet, de même que ceux de la colonisation et sinisation qu’aurait entreprises le gouvernement chinois. Il en va de même, selon lui, pour le génocide démographique dénoncé par le Dalaï-Lama, qui affirme que les Chinois s’installent en nombre immense au Tibet afin de le siniser. À nouveau, les chiffres prouvent le contraire. Au pire, dans la capitale, trouve-t-on une proportion comparable de Hans et de Tibétains ; partout ailleurs, les Tibétains sont majoritaires, ou s’ils sont en minorité, c’est à cause d’autres ethnies (Hui, Yi, Mongols, etc.). D’ailleurs, si une république indépendante bouddhiste devait s’installer, on peut craindre la fin de la coexistence pacifique actuelle avec, notamment les Hui musulmans – comme l’indiquent les déclarations pour le moins déroutantes du Dalaï-Lama, concernant les réfugiés et l’Allemagne, le Prix Nobel de la paix appelant au rejet de ces réfugiés et au maintien d’une Allemagne chrétienne et non musulmane.

    Des déclarations troublantes

    On peut encore s’interroger sur les déclarations du Premier ministre de l’autorité tibétaine en exil et du Dalaï-Lama, qui appellent périodiquement à préserver la «  pureté génétique de la race tibétaine  ». Et alors que ce dernier compare volontiers les Hans aux Nazis devant le congrès américain, on tait, en Occident, l’implication de volontaires tibétains aux côtés des Nazis et les contacts répétés du Dalaï-Lama avec des chefs d’extrême droite partout sur le globe.

    Pascale Seys dela RTBF, dans sa chronique, a eu le courage de s’attaquer aux paroles comme aux silences de Sa Sainteté. Outre ses propos pour la défense d’une Europe «  non arabe  », il s’est tu sur les agissements scandaleux d’un Sogyal Rinpoché, prêtre bouddhiste coupable de comportements sexuels et fiscaux inadmissibles… sauf quand ils sont, justement, commis par un moine bouddhiste, ami du Dalaï-Lama.**

    Plus grave encore, le silence du Dalaï-Lama et d’une autre Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, sur les pogroms commis par des bouddhistes à l’encontre des Rohingyas, une minorité musulmane birmane que l’ONU qualifie de «  minorité la plus persécutée au monde  ».

    Nous devons nous interroger sur notre capacité à nous laisser illusionner par une « sagesse » qui a, elle aussi, son « côté obscur », et par une philosophie religieuse qui n’est pas exempte de racisme et de violence, quoi qu’en disent ses zélateurs. Il n’y a d’ailleurs aucune raison de croire qu’une religion, quelle qu’elle soit, puisse être vierge de toute haine, de toute discrimination à l’égard des fidèles d’un autre culte ; par définition, une religion, prétend détenir LA vérité. Or, la « vérité » n’est souvent qu’un récit auquel on accepte de croire, parce qu’il rencontre nos intérêts ou conforte nos certitudes.

    Le salut de nos démocraties n’est pas plus dans le bouddhisme que dans une autre religion, et les grandes figures médiatiques de la sagesse et du courage ont toutes leurs parts d’ombre. Il n’y a pas d’autre sauveur que nous-mêmes, que chacun d’entre nous, chaque citoyen qui assume ses responsabilités et partage, le plus honnêtement possible, l’humanité commune.

    http://www.rtbf.be/auvio/detail_les-tics-de-l-actu?id=2143633#

     

     

     

     

     

  • Ogyen Kunzang Chöling, dont le gourou vient d'être condamné, dit ne pas être" une "secte" mais une "association bouddhiste"

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  • Le chef d'une secte bouddhiste,ami personnel du dalai lama, condamné à 4 ans de prison avec sursis

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    Le chef spirituel de la communauté bouddhiste OKC, Robert Spatz, a été condamné à 4 ans de prison avec sursis pour délits financiers et faits de moeurs.

     

    Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, jeudi, Robert Spatz, le chef spirituel de la communauté bouddhiste Ogyen Kunsang Choling (OKC) à une peine de 4 ans de prison avec sursis. L'homme, absent à son procès, a été reconnu coupable d'abus sexuels, de prise en otage d'enfants et de faits de blanchiment d'argent entre autres. L'ASBL OKC a également été reconnue coupable de certaines préventions. Au total, le tribunal condamne l'OKC et Robert Spatz à des confiscations de plus 4 millions et demi d'euros.

    Le tribunal a également attribué des indemnités à une trentaine de personnes constituées partie civile dans ce procès. Il s'agit pour la plupart d'enfants qui avaient été élevés, dans les années 1980 jusqu'aux années 2000, à l'écart de leurs parents et dans de très mauvaises conditions d'hygiène, dans des monastères en France et au Portugal appartenant à l'OKC.

    Le tribunal a accordé à ces personnes des indemnités de 2.500 euros par année passée dans ces monastères, sans compter les intérêts compensatoires, qui tiendront compte du nombre d'années qui s'est écoulé depuis la commission des faits.

    Il a également accordé des indemnités de 12.000 euros pour les personnes qui ont été victimes d'abus sexuels de la part de Robert Spatz, sans compter également des intérêts compensatoires.

    Le tribunal a par ailleurs reconnu l'épouse et le fils de Robert S., qui avaient assumé des postes à responsabilité au sein de l'OKC, coupables de certaines préventions. Mais il n'a pas prononcé de peines à leur encontre étant donné le dépassement du délai raisonnable.

     

    Enfin, il a acquitté quatre autres anciens responsables et trois ASBL liées à l'OKC.

     

    source: Belga

  • Michael Brand, président du Comité des droits de l'homme et de l'aide humanitaire du Parlement allemand, membre du Bundestag interdit de visa en Chine

    Il est loin le temps où les Chinois faisaient des courbettes au moindre sous-fifre occidental. La Chine a redressé la tête et personne ne peut offenser, ni son peuple, ni ses autorités sans s'attirer les foudres de tout un chacun.

    Michael Brand, président du Comité des droits de l'homme et de l'aide humanitaire du Parlement allemand, membre du Bundestag depuis 2005 ( CDU) en a fait les frais.

     

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    Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, a déclaré jeudi que la Chine avait refusé la visite dans le pays d'un législateur allemand à cause de sa position visant à soutenir "l'indépendance tibétaine".

    Michael Brand n'est pas le bienvenu en Chine, a indiqué M. Lu, lors d'un point presse régulier.

    Il a expliqué que la position de M. Brand de soutenir "l'indépendance tibétaine" allait à l'encontre de la politique d'une seule Chine soutenue par l'Allemagne.

    M. Brand n'a pas eu la permission de visiter la Chine juste pour sa position sur le Tibet et non pour ses commentaires sur la situation des droits de l'homme en Chine, a souligné M. Lu.

    La Chine attache de l'importance aux échanges et à la coopération avec le Parlement allemand ainsi qu'avec ses comités, y compris le Comité des droits de l'homme et de l'aide humanitaire, a noté M. Lu.

    La partie chinoise a fait des préparations importantes pour la prochaine visite des membres du comité, a affirmé M. Lu, ajoutant que le dialogue et les échanges devaient être basés sur le respect mutuel.

    Il serait peu judicieux de la part du comité de publier un communiqué critiquant la décision de la Chine, a souligné le porte-parole chinois.

    Le dalai lama qui a eu pour précepteur des nazis notoires a toujours joué double jeu face à son ancien pays , la Chine. Aidant la CIA à provoquer un soulèvement contre les autorités chinoises , il a du fuir avec l'aide de ses amis américains après que ce coup d'Etat aie échoué. Depuis il mène des actions de séparation contre la Chine.

    Les autorités chinoises ont toujours annoncé qu'ils condamneraient sans hésitation toute personne qui auraient des contacts avec lui dans le but de comploter contre la Chine. Monsieur Brand était donc bien prévenu.

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  • Chine: Robert Mugabe reçoit le prix Confucius de la paix, qui se veut une alternative chinoise au prix Nobel

    Le prix Confucius de la paix, qui se veut une alternative chinoise au prix Nobel, a été attribué cette année au président zimbabwéen Robert Mugabe, qui fait objet de vives critiques de la part des défenseurs des droits de l'Homme.

    A la suite du dirigeant russe Vladimir Poutine (2011) ou encore de l'ex-président cubain Fidel Castro (2014) Le prix Confucius récompense donc encore une fois une personnalité controversée dans les pays occidentaux et ce au grand dam des médias propagandistes de ces pays.

    "Si (Mugabe) n'était pas arrivé au pouvoir en 1980, quel talent aurait été gâché!", s'est exclamé M. QiaoQiao Damo, fondateur du "Centre chinois d'études internationales pour la paix", organisation qui décerne le prix, pointant sa capacité à "stabiliser le Zimbabwe" en établissant "un ordre bénéfique au peuple", mais aussi à "promouvoir la paix en Afrique" en occupant la présidence tournante de l'Union africaine.

    Ce choix est parfaitement respectable , et certainement plus respectable que certains choix des séniles qui choisissent les Prix Nobel de la Paix.

    Trouver le très belliqueux Obama sur une telle liste en a sidéré plus d'un. Le choix d'un repris de justice chinois, simplement dans le but d'humilier le peuple chinois.  Choisir un terroriste comme Arafat n'était pas très judicieux non-plus. Quant au choix de dalai lama , ce sinistre individu qui maintenait les plus pauvres des Tibétains en esclavage fut honoré du Prix Nobel ,sans doute pour les services qu'il a rendu à la CIA. La vérité de cette état de choses fut divulguée par la CIA elle-même quand elle déclassifia certains documents.

     

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  • Maxime Vivas présente un nouveau livre dont le thème est la laïcité au Tibet

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    Maxime Vivas, un écrivain français primé, a récemment terminé un nouveau livre sur la Chine dans lequel il examine la question de la laïcité au Tibet.

    M. Vivas, un fonctionnaire à la retraite, a visité le Tibet en 2010 en tant que journaliste pour le site internet Le Grand Soir et est connu pour son livre "Le Dalaï Lama: Pas si zen (Editions Max Milo, 2011)", dans lequel il a surpris les lecteurs du monde en dévoilant la figure religieuse bien connue.

    Son nouveau livre, intitulé "Tibet: Quelques vérités à ne pas dire aux libres censeurs, aux nostalgiques de la théocratie safran et aux ennemis de la laïcité", est susceptible de susciter beaucoup de controverse, mais M. Vivas ne semble pas inquiet. Dans une interview exclusive accordée à Xinhua, il a expliqué pourquoi il voulait écrire un autre livre sur la Chine.

    "J'ai voulu montrer que de grands intellectuels français (Régis Debray, Renaud Girard (le Figaro), etc. ont, ou ont eu (Le général De Gaulle, Victor Hugo...), une vision de nos rapports nécessaires avec la Chine qui n'est pas celle de nos médias et d'une partie de notre classe politique aujourd'hui", a-t-il déclaré.

    Son nouveau livre lui a donné l'occasion de discuter d'un sujet qu'il considère comme "un diamant" de la République française : la laïcité.

    M. Vivas avait déjà créé la surprise en présentant ses idées pour la laïcité tibétaine lors du troisième Forum pour le développement international pour le Tibet tenu à Athènes en 2011.

    "J'avais été invité à y parler librement du sujet de mon choix. J'ai choisi de traiter de la question de la laïcité", a-t-il déclaré. "Je mets dans mon livre le texte de mon intervention à Athènes où l'on voit que les religions ne doivent pas empiéter dans le domaine politique pour être respectées."

     

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    M. Vivas espère d'abord publier son nouveau livre en Chine. Son raisonnement, a-t-il expliqué, est de montrer aux lecteurs chinois qu'ils ont des amis en France et que plutôt que d'être un ennemi de la France, la Chine est tout simplement un concurrent. Il a également voulu faire connaître aux lecteurs chinois l'animosité qu'il a rencontrée après la publication de son livre sur le dalaï-lama.

    "Les amis français du dalaï-lama m'ont insulté, calomnié, menacé et ont même essayé de faire sanctionner (...) une chaîne de télévision publique qui m'avait invité", a-t-il expliqué.

    "Je raconte cela en détail dans le (nouveau) livre pour que le public chinois comprenne les difficultés de dire certaines vérités sur la Chine et sa région tibétaine."

    Pour les lecteurs chinois qui connaissent déjà son travail sur le Tibet, cependant, il porte un message sur la tolérance mutuelle et l'honnêteté.

     

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    "La Chine et la France sont des pays différents et ils doivent le rester. Chacun a des défauts, qu'il doit sans doute corriger. Mais le travail d'un intellectuel est de ne jamais tomber dans le mensonge (qui entraîne la haine et ébranle la paix) et de s'en tenir toujours à la vérité...", a-t-il affirmé.

    La vérité, pour M. Vivas, est d'une telle importance, qu'elle doit être exprimée directement dans la méthode qu'il utilise dans son travail. En conséquence, il a développé une approche particulière de l'écriture. Plutôt que de fonder ses prétentions uniquement sur l'information qui renforce son argument, M. Vivas fait presque le contraire, citant les personnes qui semblent être ses adversaires.

    "Parmi toutes les personnes pro-dalaï-lama, 'Free Tibet' qui m'avaient attaqué, aucune n'a relevé à ce jour dans le livre une seule ligne inexacte où j'aurai travesti la vérité. Et pour cause : mes sources sont chez le dalaï-lama et ses amis."

    En utilisant les propres mots du dalaï-lama, comme par exemple ceux qui sont tirés des mémoires publiés par le chef religieux, M. Vivas construit une argumentation qui fait taire les critiques une fois qu'ils ont lu le livre. En fait, l'effet a même créé ce que M. Vivas désigne comme "un phénomène amusant":

    "Il s'est alors produit un phénomène amusant : mes amis et connaissances qui, sans l'avoir lu, me reprochaient d'avoir écrit ce livre, ne me reprochent plus rien après l'avoir lu."

     

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    Son nouveau livre sur la laïcité tibétaine, a-t-il souligné, est composé de la même manière, afin d'éviter "le moindre mensonge ou une affirmation non vérifiée".

    Cependant, l'auteur français reste humble. N'ayant reçu aucune rémunération pour son livre sur le dalaï-lama, bien qu'il soit publié en six langues et jouissant d'une grande audience dans de nombreux pays, M. Vivas ne semble pas se focaliser sur sa réussite commerciale.

    De même, il ne cherche pas à être la seule autorité sur les sujets qu'il choisit, en disant "je ne suis pas naïf : Il y a d'autres vérités à dire que les miennes". Dans le même temps, il espère que d'autres écrivains lui laisseront le même espace de liberté d'expression qu'il leur accorderait.

     

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  • Les célébrations du 80e anniversaire du dalaï-lama,ancien agent de la CIA, sont politisées

    Il n'est pas meilleur que Ben Laden ou Saddam Hussein, mais ce type façonné , véritablement fabriqué par les Américains , ancien agent de la CIA est le portrait parfait du traître , sous le masque du vieillard hilare et bienveillant se cache un individu très dangereux.

    En 1959, il fuit en Inde dans le plus grand secret, accompagné de cent mille tibétains. Selon des journalistes comme T.D. Allman ou John B. Roberts qui ont enquêté sur le sujet, l’opération fut aidée par la CIA. Il est également suggéré que l’armée chinoise n’a pas réellement cherché à arrêter cette fuite, par peur de blesser le Dalaï-Lama lors d’une attaque.

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    Si le Dalaï-Lama est plus souvent reconnu sur la scène internationale comme chef religieux davantage que comme chef politique, la nature de son combat pour la liberté du Tibet n’en est pas moins de nature politique.

    L’autorité du Dalaï-Lama est certes contestée par la Chine, qui l’accuse à juste titre , d’activités séparatistes antichinoises, mais parfois aussi parmi les tibétains eux-mêmes.

     Lors de son discours d’anniversaire ce dimanche, cela n’a pas empêché la présence d’un millier de contestataires devant le centre de conférence. Des tracts circulaient, arguant que « le faux dalaï lama change le bouddhisme en outil politique à coup de mensonges ». Ces protestataires estiment que leur liberté religieuse a été bafouée.

    Le Dalaï-Lama a en effet interdit depuis 1996 la pratique du culte de la déité Shougden, pourtant vieille de 500 ans, ce qui aurait généré des tensions et des discordes en Inde. Il aurait de plus participé à l’excommunication de ces pratiquants. Pour cela, il a été assigné devant la Haute Cour de New Delhi.

    Un expert chinois a fustigé le dalaï-lama pour le battage autour des célébrations de son 80e anniversaire et leur politisation aux Etats-Unis.

     

    Dans un éditorial publié lundi par le Global Times, Lian Xiangmin, du Centre chinois de recherche en tibétologie, déclare que les célébrations de lundi sont les troisièmes du 80e anniversaire du dalaï-lama. Il a marqué cet anniversaire en 2014 avec une cérémonie du bouddhisme tibétain et une nouvelle fois le 21 juin dernier, conformément au calendrier tibétain.

     

    De telles célébrations constituent une nouvelle farce du groupe du dalaï-lama pour sauver son influence déclinante, annonce M. Lian, ajoutant que la puissance nationale de la Chine et le développement rapide du Tibet ont éclipsé la soi-disant proposition de "voie médiane" du groupe du dalaï-lama, qui préconise un "Grand Tibet" doté d'"un haut degré d'autonomie" au sein de la Chine.

     

    M. Lian accuse le groupe d'avoir prémédité l'événement, citant des préparatifs il y a un an, des conférences de presse et des informations attisant des agitations en Chine sur certains sites Internet étrangers.

     

    Le fait que le dalaï-lama ait choisi de célébrer son 80e anniversaire en Californie montre qu'il recherche le soutien des Etat-Unis, alors que la CIA a financé le groupe du dalaï-lama, ajoute-t-il.

     

    Comme d'habitude, ces célébrations sont un nouvel exemple des tentatives du groupe du dalaï-lama de "tout politiser", indique l'éditorial.

     

    Bien que le dalaï-lama ait annoncé sa retraite politique en 2011 et se soit engagé à séparer la religion de la politique, il semble plus occupé que jamais. A l'âge de 80 ans, il visite encore plus d'une dizaine de pays par an, courtisant sénateurs et politiciens, participant à des talk-shows et prononçant des discours.

     

    "Il s'habille comme un moine, mais c'est un politicien", souligne l'article.

     

    L'expert cite aussi Gyalo Thondup, frère du dalaï-lama, qui a écrit un livre critiquant le comportement du gouvernement américain sur la question du Tibet et estime que la question tibétaine ne peut être résolue sans la participation du gouvernement chinois.

     

    "Le gouvernement a exhorté [le dalaï-lama] à mettre de côté ses illusions pendant les années restantes de sa vie, à regarder la réalité en face, à ajuster sa position, à sélectionner une voie et un objectif rationnels et à oeuvrer en faveur des compatriotes tibétains en exil à l'étranger", poursuit-il.

     

    "Peut-être devrait-il écouter son frère, revenir sur la position qu'il avait avant 1959, lorsqu'il a fui la Chine, et soutenir le peuple tibétain plutôt que les séparatistes", explique-t-il.

     

  • Le Tibet décrit par le Dalaï Lama est un tissu de mensonges, estime un enseignant luxembourgeois

    Le Tibet tel que dépeint par le Dalaï Lama au reste du monde est un tissu de mensonges, affirme l'enseignant luxembourgeois Albert Ettinger à l'issue de six années d'études intensives.

    Auteur de deux livres, "Le Tibet libre?" et "Combat pour le Tibet", respectivement publiés en allemand en 2014 et 2015 aux éditions francfortoises Zambon, M. Ettinger est parvenu à présenter le vrai Tibet, celui d'hier et d'aujourd'hui, et à révéler les mensonges délibérément commis par le Dalaï Lama et ses partisans.

    CE QUI A MOTIVE L'AUTEUR?

    "Je ne suis pas tibétologue, je suis enseignant dans le secondaire", a avoué M. Ettinger dans un récent entretien accordé à Xinhua à Luxembourg. "Ma première rencontre avec ce sujet date du moment où je me suis rendu compte que les passages sur le Dalaï Lama et le bouddhisme tibétain dans les manuels scolaires ne comportaient aucune critique, ce qui m'a indigné".

    M. Ettinger s'est également dit très frustré lorsque des militants pour l'"indépendance du Tibet" ont tenté d'entraver les Jeux olympiques de Beijing en 2008, ce qui l'a alors poussé à faire des recherches poussées sur cette région.

    "Les porteurs de la flamme olympique ont été attaqués aux Etats-Unis, en France et dans d'autres pays par des militants du 'Tibet libre'", a rappelé l'enseignant dans les préfaces de ses livres.

    Son étude ne s'est pas fondée sur ses expériences personnelles au Tibet, mais sur les ouvrages et les documents de scientifiques très au fait du Tibet.

    "Je préfère croire aux travaux de gens qui sont parfaitement au courant du sujet et qui ont séjourné sur place pendant de longues périodes, que par ceux qui ont voyagé au Tibet pendant deux semaines ou qui se sont contentés de parler à la population locale", a dit l'enseignant.

    SUR QUOI LE DALAI LAMA A-T-IL MENTI?

    Les livres d'Albert Ettinger ne contiennent pas que ses propres points de vue. Il cite et présente en effet une grande quantité de récits et d'œuvres sur le Tibet écrits à travers le monde, tels que "Trois ans au Tibet" du moine japonais Ekaï Kawaguchi, ainsi que plus d'une centaine de photos, dont beaucoup issues des Archives fédérales allemandes (Bundesarchiv), afin de présenter des faits objectifs sur le Tibet à ses lecteurs.

    Ce n'est pas trop difficile de déceler les mensonges du Dalaï Lama, a assuré M. Ettinger. C'est "toujours la même rengaine".

    "Par exemple, le Dalaï Lama a déclaré que l'ancien Tibet n'était pas parfait, qu'il y avait des problèmes mais qu'en général, la société était bonne", a rappelé M. Ettinger. "Ca me fait toujours rire".

    Une grande partie des faits reflète et confirme que le Tibet d'autrefois, une société de servage, était une société féodale pauvre et ignorante, accablée par de nombreux problèmes tels que la violence, les insultes, la discrimination sexuelle, a-t-il ajouté.

    En outre, "la répression de la langue et de la culture du Tibet", clamée par le Dalaï Lama, est également un mensonge, a assuré Albert Ettinger. "On peut voir aujourd'hui que si les élèves tibétains apprennent bien les caractères chinois à l'école, le tibétain est toujours grandement employé parmi eux".

    Le Dalaï Lama a constamment fait de la propagande en mêlant politique et religion, ceci dans une tentative évidente de réécrire l'histoire, a jugé le Luxembourgeois. "Le 'gouvernement tibétain en exil' n'a jamais réussi et n'a même jamais cherché à séparer la religion de la politique, parce que sinon il se serait lui-même dissous".

    POURQUOI LE PUBLIC OCCIDENTAL A-T-IL MOINS D'ACCES AU VRAI TIBET ?

    La plupart des ouvrages parus en Allemagne sur le Tibet sont en faveur du Dalaï Lama et beaucoup d'ONG allemandes voient en lui l'incarnation d'une "religion libre". En réalité, ils sont ignorants des faits élémentaires sur le Tibet, a déploré Ronald Koch, l'éditeur des livres de M. Ettinger.

    Le sinologue et ethnologue allemand Ingo Nentwig a fortement apprécié deux nouveaux livres sur le Tibet écrits par le Luxembourgeois Albert Ettinger, qui aident selon lui à explorer le "mythe du Tibet" très répandu en Occident.

    Les livres de M. Ettinger sont "d'excellents exemples de littérature pédagogique dans le meilleur sens du terme" et "peuvent être recommandés sans réserve à tous ceux qui s'intéressent au Tibet", a indiqué M. Nentwig dans une interview écrite accordée récemment à Xinhua.

    Selon lui, les deux livres de M. Ettinger "Libérer le Tibet?" et "La lutte pour le Tibet" figurent parmi les rares livres en allemand qui disent la vérité sur l'histoire et la politique du Tibet.

    La plupart des livres en allemand sur le Tibet parle de religion, d'alpinisme ou de tourisme, tandis que le reste aborde l'histoire ou la politique actuelle du Tibet presque exclusivement d'un point de vue plus ou moins proche de ce que l'on appelle "gouvernement tibétain en exil", a noté M. Nentwig.

    Dans ce contexte, M. Ettinger, enseignant et germaniste, "a fait quelque chose qui était vraiment attendu depuis longtemps, et que l'on aurait attendu d'un spécialiste du Tibet", a estimé M. Nentwig.

    Dans "Libérer le Tibet?", M. Ettinger évoque le Tibet ancien et traditionnel jusqu'à la rébellion manquée de l'aristocratie féodale et cléricale en 1959. Selon M. Nentwig, l'auteur cherche à dissiper le "mythe sur le Tibet" très répandu dans les pays germanophones, qui décrit le vieux Tibet comme une société pacifique, harmonieuse, heureuse et non violente, une sorte de paradis où règnent la religion et la félicité, sans stress ni agitation.

    Cette image de la société tibétaine traditionnelle, qui est bien éloignée de la réalité, est répandue "principalement à cause de la propagande des séparatistes tibétains et des journalistes crédules et ignorants qui acceptent de diffuser ces absurdités", a expliqué M. Nentwig.

    "Maintenant, M. Ettinger s'est donné la peine de revoir la littérature tibétaine des 200 dernières années [...]. Il a trouvé et démontré de manière convaincante que la vérité n'est pas du tout cachée dans ces livres", a relevé M. Nentwig.

    "De toute évidence, les représentants du 'mythe tibétain' lisent de manière sélective et dissimulent systématiquement les faits qu'ils ne peuvent nier même avec la meilleure volonté. Les nombreux partisans qui sont tombés dans le piège des propagandistes ne semblent pas lire les livres qu'ils ont sur l'étagère", a-t-il ajouté.

    La vérité est que l'ancien Tibet était "une société dominée par la pauvreté, la misère et la violence, gouvernée par un système dégénéré de tyrannie politique, une incarnation institutionnalisée de l'injustice et de l'inégalité systématiques, autrement dit, un 'enfer sur terre'", a affirmé M. Nentwig.

    Dans "La lutte pour le Tibet", l'auteur cherche à montrer au public germanophone, très fortement sympathique aux séparatistes tibétains en exil, une manière différente de voir le 'conflit tibétain'", a indiqué M. Nentwig.

    M. Ettinger traite d'abord l'histoire du Tibet en vue de répondre à la question de savoir s'il est possible d'en conclure l'existence d'un droit à l'indépendance nationale, puis examine les campagnes politiques des exilés tibétains de1959 jusqu'à nos jours pour répondre à la question de savoir s'il est bon de s'impliquer dans la "cause tibétaine", a précisé M. Nentwig.

    D'un point de vue historique et politique, M. Ettinger révèle "le gigantesque tissu de mensonges" de la propagande des séparatistes tibétains exilés et "la crédulité et la superficialité du public occidental, trop heureux de se laisser exploiter pour servir leurs objectifs", a conclu M. Nentwig.

     

     
       

     

    "Les Occidentaux connaissent le Tibet plutôt par le biais des médias. Cependant, les très grandes quantités de fictions sur le Tibet publiées dans ces pays-là n'ont rien à voir avec la réalité", a martelé M. Ettinger. Leurs auteurs "n'ont fait absolument aucune recherche factuelle".

    La question tibétaine a été utilisée par les pays occidentaux, dont les Etats-Unis et l'Allemagne, pour provoquer des troubles en Chine, afin qu'elle se désintègre de l'intérieur, pas de l'extérieur, selon M. Koch.

    "Il y a des gens dans le monde qui veulent affaiblir la Chine, non seulement économiquement, mais aussi politiquement", a approuvé Albert Ettinger.

    En outre, le Dalaï Lama utilise souvent de la culture pop occidentale comme outil de propagande. Par exemple, le scénario du film hollywoodien "Kundun" a été supervisé par Dalaï Lama personnellement, quelques pop stars le soutiennent et le Tibet d'antan, a déclaré M.Ettinger. "Mais ils ne connaissent en réalité rien sur le Tibet".

    Les livres de M. Ettinger ont déjà attiré des commentaires positifs auprès d'un grand nombre de lecteurs, dont certains leur accordent cinq étoiles sur Amazon.de.

    Des projets de traduction des deux ouvrages en anglais sont en cours afin de permettre à davantage de personnes de s'informer sur le vrai Tibet, ont indiqué MM. Ettinger et Koch.

     

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  • La culture tibétaine est bien protégée, selon l'écrivain français Maxime Vivas

    Contrairement aux reportages des médias occidentaux, la culture tibétaine a été bien protégée par les politiques chinoises, selon l'écrivain français Maxime Vivas, qui rédige actuellement un nouveau livre sur le Tibet.

    Pour les lecteurs assidus de ce blog, Maxime Vivas n'est pas un inconnu. J'ai déjà consacré 2 articles à Maxime Vivas. L'un pour présenter son livre "Dalai Lama pas si zen" et l'autre pour une interview qu'il voulut bien m'accorder.

    Son intérêt pour le Tibet a commencé après une visite dans la région en 2010 pour le site d'information alternative le Grand Soir, au cours de laquelle la vision qu'il avait de cette région a radicalement changé.

    "Quand je suis parti au Tibet, j'avais deux idées qui m'avaient été inculquées par les médias: 1) la religion est opprimée, 2) la culture tibétaine est anéantie", a-t-il dit à Xinhua lors d'un entretien chez lui, près de Toulouse.

    Avant cela, M. Vivas avait seulement visité la Chine une fois en 2009, surtout la ville de Beijing et comme beaucoup de gens, il avait certaines idées préconçues.

    "Quand on sort de l'aéroport de Lhassa Gonggar, on commence à voir des panneaux en tibétain... et puis on voit les panneaux indicateurs et les journaux, puis on l'écoute à la radio et à la télévision. On a même visité une université, où les étudiants et les professeurs étaient assez fiers de montrer comment ils ont créé un logiciel pour ordinateurs en écriture tibétaine", a-t-il rappelé.

    M. Vivas n'a alors pas pu s'empêcher de constater un décalage entre les idées préconçues qu'il avait avant de se rendre au Tibet et ce qu'il a pu observer une fois sur place.

    "La culture tibétaine n'est pas anéantie, au contraire. Quand on sait que sous les dalaï-lamas, seuls allaient à l'école les moines et les aristocrates et que 95% de la population était analphabète, c'est normal qu'il n'y ait pas eu de culture tibétaine. Maintenant les Tibétains vont tous à l'école, et maintenant tous connaissent leur langue."

    Ainsi a commencé une enquête passionnée au cœur de la politique menée par le 14e Dalaï-lama, Tenzin Gyatso, et qui s'est concrétisée pour M. Vivas par une autre publication, le livre "Dalaï-lama : Pas si zen (Editions Max Milo, 2011)". L'ouvrage a depuis été traduit en cinq langues différentes : anglais, espagnol, allemand, mandarin et tibétain.

     

    M. Vivas démythifie rapidement la question de l'indépendance du Tibet, relevant que tous les pays de l'ONU ont reconnu la région comme faisant partie de la Chine et que la constitution chinoise protège cette région en tant que partie intégrante de son territoire.

    M. Vivas a commencé sa carrière littéraire comme romancier. Fonctionnaire à la retraite qui a d'abord travaillé pour les services postaux français puis pour France Télécom, M. Vivas a sorti son premier roman, "Paris Brune" (Editions Le Temps des Cerises), en 1997. Le livre a remporté le prix Roger Vailland en 1997, reçu des critiques positives de la part de journaux d'envergure tels que Le Monde et a globalement été considéré comme un succès.

    C'est seulement après son expérience en tant que romancier que M. Vivas se tourne vers les essais et ouvrages politiques. En 2007, il a publié "La face cachée de Reporters sans frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone" (aux éditions Aden).

    Son livre le plus récent, "Marine Le Pen amène le pire" (Editions Golias, 2014), coécrit avec son fils Frédéric, vise la présidente du Front National.

    Avec la publication de 17 ouvrages à son actif ainsi que plusieurs projets à venir, M. Vivas ne ralentit pas la cadence, même s'il semble que la politique restera le thème de prédilection de ses nouveaux écrits.