culture

  • Pour les Chinois ,s'il est indispensable de condamner le terrorisme, il ne faut toutefois pas manquer de respect à la culture d'autrui

    002564bb44f7161dd02007.jpg

    Si l'ambassade de Chine en France n'a pas participé au défilé, le ministère chinois des Affaires étrangères a toutefois fermement condamné ces actes terroristes et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Des communautés en ligne et autres associations chinoises ont par ailleurs demandé aux Chinois vivant à Paris de prendre part au défilé pour manifester leur soutien au gouvernement français. « Nous voulons montrer aux Français la présence des Chinois en Europe, mais aussi attirer l'attention de l'Etat français sur la protection de nos intérêts dans le futur », peut-on lire sur un site chinois. Cette mobilisation n'est pas sans rappeler les manifestations de Belleville à Paris voilà peu.

    Selon Wang, responsable du portail, beaucoup de Chinois ont suivi cette affaire de près, avec le sentiment que les Chinois devaient eux aussi prendre part à la marche contre le terrorisme. Une centaine de Chinois ont donc répondu présents lors de cet appel à la mobilisation.

    Le débat persiste au sein la communauté chinoise malgré tout. Si beaucoup défendent la liberté d'expression, d'autres estiment qu'elle ne doit pas permettre d'insulter les croyances des autres.

    Comme toujours, les Chinois expriment une opinion sans ambiguïté mais sans pathos. Leur objectif est d'être fermes tout en évitant de jeter de l'huile sur le feu.

    Certains médias français comme l'Express ont soit par erreur ou dans le but de propagande antichinoise annoncé que la Chine n'avait pas réagi arguant du très faible nombre de tweets en Chine alors que dans le reste du monde le compteur de tweets s'affolait.

    N'oubliez pas que ni Twitter , ni Facebook n'ont accès au web chinois.

    Cela n'empêche que les messages concernant les événement en France , ont tôt fait de se répandre sur tous les réseaux sociaux chinois. Et la quasi unanimité était constatée chez les internautes chinois condamnant de manière virulente les actes de terrorisme .

    Nous devrions féliciter et remercier le peuple chinois de marquer beaucoup plus d'intérêt pour les victimes françaises que les Français n'éprouvent pour les victimes chinoises , tombées sous des balles terroristes ou de coups portés à l'arme blanche par des terroristes chinois islamistes venant d'Afghanistan qui a une longue frontière commune avec la Chine.

  • Pratiques funéraires étranges en Chine, le mariage entre morts et les stripteaseuses qui égayent les enterrements

    mariage.jpg

    En Chine, organiser des mariages entre personnes défuntes est une tradition de plus de 3.000 ans. L’objectif est de trouver un compagnon aux célibataires décédés pour qu’ils reposent en paix et qu’ils évitent de hanter les vivants.

    Le Minghun , pratique ancestrale interdite sous le régime de Mao, connaît un regain d’intérêt ces dernières années dans le nord de la Chine. A tel point qu’un important trafic de cadavres s’est développé dans l’illégalité. Certains n’hésitent plus à piller les tombes pour revendre les cadavres.

    Wu, jeune fille de 17 ans morte d’une tumeur au cerveau a été enterrée à côté d’un jeune homme de 17 ans : Liu. Les parents de Liu avaient déboursé près d’un an de salaire pour aider leur fils à briser la solitude dans l’au-delà, une somme conséquente pour cette famille de paysans .

    En Chine, une personne décédée célibataire ne peut pas trouver la paix dans l'au-delà. C'est pour cela que des familles dépensent des fortunes pour acheter un mort à leur proche décédé afin de les enterrer ensemble pour combler la solitude. Dans la tradition Chinoise, un mort qui ne repose pas en paix risque de venir hanter les vivants.

    efc.jpg

    Beaucoup moins traditionnelle mais prenant de l'extension, notamment à Taiwan, depuis les années 80

    la présence de stripteaseuses afin d'agrémenter les cérémonies funéraires.

    Des jeunes femmes chantent, exécutent des démonstrations de pole danse la plupart du temps sur des podiums mais  descendent parfois pour interagir avec les spectateurs.

    sans-titre.png

    Les strip-teaseuses sont engagées pour assurer le show afin d'attirer un maximum de foule, car selon les coutumes locales plus il y a de monde qui assiste aux funérailles et plus le défunt est honoré.

    Les autorités essayent de lutter contre ce phénomène en l'interdisant mais la loi est difficilement appliquée dans les zones rurales.

     

  • Aperçu de la vie des couples franco ou belgo-chinois

    P1030192.JPG

    DSC01640.JPG

    Depuis ces dernières années, des centaines de mariages franco-chinois et belgo-chinois sont déclarés chaque année auprès des consulats français et belges en Chine, surtout dans les grandes villes telles que Beijing, Shenzhen et Shanghai.

    Alors que France et Chine fêtent leurs 50 ans de relations diplomatiques, on constate que les unions franco-chinoises sont devenues une part importante des échanges entre les populations chinoise et française.

    Afin de connaître la situation des couples franco-chinois, l'Agence de presse chinoise Xinhua a effectué un sondage auprès d'une dizaine de couples franco-chinois et aussi quelques couples belgo-chinois  en leur soumettant un questionnaire en chinois et en français qui couvre presque tous les aspects de la vie de couple.

    Si les couples sondés ne représentent qu'un petit échantillon des unions franco/belgo-chinoises en Chine, leurs réponses peuvent toutefois  donner un aperçu de leur vie et des différences culturelles auxquelles ils sont confrontés dans leur quotidien.

     

    Amour et mariage

    561.JPG

     

    Beaucoup de couples pensent que l'amour est la base la plus importante du mariage. Ils sont néanmoins tous d'accord sur le fait que, outre l'amour, le respect, la compréhension et la tolérance sont des éléments essentiels à la réussite d'un mariage. Les Français et Belges ont souvent recours à des termes très poétiques pour décrire le lien entre "l'amour et le mariage" .

    Alain, un Français qui travaille à Shenzhen et qui s'est marié il y a dix ans avec Ning, une Chinoise francophone, a déclaré à ce sujet : "L'amour en soi est inexplicable. Par contre, le fait de se marier, c'est d'une part, reconnaître que cet amour est véritable, et ensuite un moyen de consolider, de construire, de se projeter dans le futur en établissant par le mariage un socle solide à cet amour si délicat et fragile. De privé, secret et intime, le mariage apporte aussi une reconnaissance publique et affirmée de l'amour."

    Olivier, qui parle chinois et a une très bonne connaissance de la culture chinoise, va fêter ses 24 ans de mariage avec Anita, une Taïwanaise. Ils ont trois enfants et vivent aujourd'hui à Beijing. Selon Olivier, "le mariage est la consécration d'une envie commune de vivre et de construire une famille et le respect mutuel de chacun, de la culture de l'autre constitue aussi les bases importantes du mariage." "Il faut aussi être prêt à accepter les différences (culturelles mais pas uniquement) et donc être prêt à faire régulièrement des concessions." Olivier a employé plusieurs fois le mot "concession" dans ses réponses. Et effectivement, la réussite du mariage ne dépend-elle pas essentiellement des concessions faites par les deux conjoints? Personnellement, vivant tant en Belgique qu'à Shenzhen, je pense que l'amour n'a pas besoin de mariage , mais c'est une affirmation du couple auprès des deux familles . De plus , si on bâtit quelque chose ensemble , c'est plus claire en cas de succession .

     

    La relation avec la famille

    PB170075.JPG

    Le regard différent que les conjoints portent sur leurs relations avec leurs parents constitue l'un des plus grands conflits dans les couples franco-chinois. Bien évidemment, les Français, Belges comme les Chinois aiment et respectent leurs parents, mais ils entretiennent avec eux des relations différentes. La majorité des Français et des Françaises refusent de vivre avec leurs parents ou beaux-parents, tandis que c'est pour les Chinois et Chinoises une pratique très courante si ces derniers sont dans le besoin ou si le couple a des enfants en bas âge. Pour moi, cela ne me dérange pas de vivre sous le même toit que ma belle-mère , mon beau-père étant décédé , mais jamais je n'aurais voulu vivre avec ma mère ou mon père.

    Les Français attachent plus d'importance à la famille au sens restreint, c'est à dire le couple et les enfants, qu'à la famille au sens large. Mais les Chinois ont souvent une très grande affinité avec leurs parents. Ils ont une conception plus verticale de la famille, c'est pourquoi il n'est pas rare en Chine de voir plusieurs générations vivre sous le même toit. C'est le cas pour nous, à Shenzhen ,4 générations cohabitent mais je connais beaucoup de Chinois qui lors de conflits mère, belle-fille , donnent systématiquement raison à leur mère alors que chez nous , on privilège l'épouse.

    Beaucoup de couples mixtes franco-chinois sont confrontés à cette différence culturelle et des concessions sont donc nécessaires pour surmonter ces difficultés.

    Parmi les couples qui ont répondu au sondage, seules deux personnes, un homme et une femme, ont dit vivre ou être prêts à vivre avec leurs beaux-parents. La Française a déclaré à ce propos : "Si les parents viennent, nous devons pouvoir leur offrir de bonnes conditions de vie et aussi assurer une bonne atmosphère pour que tout le monde soit heureux. Il faut qu'ils se sentent bien. S'ils préfèrent rester à la campagne dans un environnement qu'ils connaissent, je les comprends et les respecte tout à fait." Le Français a quant à lui expliqué que ses beaux-parents habitaient avec eux pour les aider à s'occuper de leurs enfants. "C'est très pratique en Chine où il n'y a pas de crèche", a-t-il confié.

    L'éducation des enfants

    images.jpg

    Les couples franco-chinois n'ont pas trop de différends quant à l'éducation des enfants. Alain pense qu'"en Chine, les enfants sont trop protégés et trop adorés. Ce qui nuit à leurs futures relations sociales avec d'autres étrangers ; en France, les enfants sont trop contrôlés, il ne faut pas faire si, pas faire ça, Non.... ça n'aide pas l'enfant à avoir une vision positive de lui-même et de son entourage. Donc, avoir connaissance de ces différences nous permet d'envisager sereinement l'éducation de nos enfants, en essayant de faire la part des choses et de trouver un équilibre".

    Tous les couples mixtes ont estimé que les systèmes scolaires français et chinois avaient autant d'avantages que d'inconvénients et qu'il était donc important de bien communiquer sur ces questions et de tirer pleinement profit des avantages de la mixité culturelle.

    Vie quotidienne

     

    images1OY40FZA.jpg

    Il existe bien sûr des différences notables dans les habitudes de la vie quotidienne, mais tous les sondés ont répondu que cela ne constituait pas un problème pour le couple. Céline, 39 ans, vit en Chine depuis 12 ans et s'est mariée il y a 8 ans avec un Chinois. Ils attendent aujourd'hui leur premier enfant qui devrait naître en avril prochain. Pour les habits, au début je ne voulais pas mettre de qiuku (caleçon), mais je me suis adaptée à l'habitude chinoise après avoir vu les émissions de santé. De même, maintenant je ne bois jamais de boisson fraîche. Quand nous mangeons, nous mélangeons les plats français et chinois, et moi je mange avec une fourchette et lui des baguettes. Mais nous nous influençons mutuellement, par exemple mon mari aime manger des desserts maintenant. Au début, il n'aimait pas, il disait que je faisais trop de gâteaux, mais maintenant il aime quand j'en fais." Ainsi, de l'avis des couples interrogés, plutôt que sujets de conflit, les différences culturelles enrichissent leur quotidien. Mon épouse ,comme tous les Chinois, ne mangeait pas de viande crue ou de roastbeef saignant, maintenant elle mange et cuisine autant belge ou français que chinois. En Chine , elle cuisine souvent des plats occidentaux pour sa famille , pas le steak tartare bien sûr, et toute la famille chinoise se régale.

     

    Le rapport à l'argent

     

     

    Tous les Français interrogés pensent que l'argent n'est qu'un moyen pour vivre et non un but. Ils ont quasiment tous un travail qui leur permet de vivre correctement. Céline considère que "les Français et les Chinois ont en commun d'être économes. Cependant, les Français ne prennent pas de risques avec l'argent. Les Chinois jouent plus facilement en bourse s'ils pensent pouvoir gagner de l'argent plus vite." Les Français ont en général une attitude plus détachée vis-à-vis de l'argent que les Chinois. Les Français disent que "l'argent ne fait pas le bonheur ... mais [qu'] il y contribue". Olivier a fait état de cette différence de point de vue entre les Français et les Chinois sur l'argent, notant : "Je n'ai jamais considéré l'argent comme une fin en soi mais je reconnais que pour les Chinois, c'est difficile à comprendre. Question d'éducation et de culture peut-être ? "

    Ou peut-être également de différence de niveau de confort matériel entre la grande majorité des Chinois et des Français. Chez nous , c'est un peu l'inverse , je place une partie de mon argent en bourse , mais ne joue pas , d'ailleurs , je n'aime pas ce nom et ne joue à aucun jeu d'argent, même pas le loto. Le jeu en Chine fut longtemps un fléau.

    La transmission des deux cultures aux enfants

     

    amy-chua-590ds011211.jpg

    Tous les couples franco-chinois considèrent l'héritage des deux cultures comme étant une richesse et une priorité dans l'éducation de leurs enfants. Ils transmettent à leurs enfants les deux cultures, d'abord par la langue puis par les habitudes quotidiennes. C'est pourquoi dans toutes les familles sondées, les parents s'adressent à leurs enfants chacun dans leur langue maternelle. Alain a souligné que "la richesse de deux cultures est une chance pour nos enfants".

    Ils fêtent avec leurs enfants les fêtes chinoises et françaises afin de renforcer leur identité bilingue  et biculturelle.

    Les sujets politiques

     

    Au sein des familles franco-chinoises, les divergences d'opinion sur les sujets politiques sont courantes. Les Français se vantent d'ailleurs d'avoir un esprit critique à l'égard de tous les phénomènes sociaux et politiques. Dans certaines familles, les disputes surviennent de manière plus modérée. Par exemple, Flaubert a confié que sa femme chinoise ne s'intéressait que très peu à la politique et qu'il ne tenait "pas spécialement à avoir un ton accusateur envers elle, qui n'y peut rien. C'est avant tout notre bien-être physique et spirituel qui nous importe le plus." Alain a quant à lui estimé qu'"il y a autant de sujets sensibles en Chine que partout ailleurs, et cela ne nous empêche pas de VIVRE!"

     

     

    IMG_0108.JPG

  • Shenzhen,plus belle ville de Chine, est aussi la plus libre, la plus propre et la plus culturelle

     

    P8250127.JPG

    Chaque année, en guise d'hommage à un des plus grands hommes du XXème siècle, je me

    rends devant la peinture murale de Deng Xiaoping à Shenzhen.

    Notre voiture file le long des collines bordant les Nouveaux Territoires de Hong-Kong, nous sommes dans le district de Luhoru  de Shenzhen. Même si HK a été rétrocédée à la Chine en 1997, elle conserve son autonomie juridique, politique et financière, et il faut traverser deux postes-frontières pour passer de HK à Shenzhen.

    Difficile de croire qu’il y a un peu plus de trente ans, cette métropole plantée de gratte-ciel - deuxième place financière en Chine continentale après Shanghai  et première place pour l'électronique , était un village de pêcheurs. Ils sont désormais près de 15 millions à vivre dans cette Zone économique spéciale créée par Deng Xiaoping pour attirer les investisseurs et qui a prospéré au-delà des espérances et en plus d'importante zone financière est devenue la silicon valey chinoise. L’aéroport de Shenzhen, inauguré en 2004, était le quatrième du pays avec 20 millions de passagers en 2008, et son port se classe au quatrième rang mondial en volume de containers.

    F201311291038341804129971.jpg

    Le 28 novembre, le nouveau terminal de l'aéroport international de Shenzhen Bao'an est officiellement entré en service. Il est capable d'accueillir 45 millions de voyageurs par an en plus des 20 millions actuellement. Il fait dorénavant partie des plus grands aéroports mondiaux et deviendra , quand il aura atteint sa capacité, le plus grand

    du sud de la Chine.

     

    Comme nombre de villes nouvelles, Shenzhen est charmante, quand on regarde ses parcs sous le soleil qui y brille toute l'année . Shenzhen est une ville très verte. En plus elle offre de magnifiques plages , parmi les plus belles de Chine selon un guide touristique français bien connu. . Si Shenzhen fusionnait avec la région administrative spéciale de Hongkong, ce qui arrivera lorsque le métro reliera les deux villes, elle rivalisera avec Londres et New York. Certes, Shenzhen n’a clairement pas le charme de villes avec un long passé,  mais contrairement à ce que pourrait la penser, elle n’est pas totalement privée d’histoire.

    PB150208.JPG

     

    Entre autres vestiges de son passé, on peut visiter la forteresse de Dapeng, construite en 1394 pour protéger la ville des invasions par la mer, le temple Chiwan Tianhou et les mausolées de l’amiral Lai et de l’empereur Shaodi. Mais ce qui impressionne le plus, ce sont ses infrastructures culturelles. Notamment la salle de concert n’ayant rien à envier à la Philharmonie de Berlin et la grande bibliothèque et médiathèque, qui se partagent le cœur du quartier de Futian.

    Shenzhen ne se contente pas d'être la ville phare du sud de la Chine pour la finance et l'informatique, elle joue un rôle primordial quant à la culture.

    Entre la croissance à deux chiffres du PIB, celle du commerce extérieur, et le niveau record pour la Chine des revenus par habitant, les citoyens de Shenzhen étaient en droit d’attendre qu’on leur offre des équipements et des manifestations culturelles qui donnent un sens à leur vie.» explique Ding Zhongyuan, le directeur adjoint du service des relations internationales de la municipalité.

    P1000917.JPG

     

    Sans ses musées, salles de spectacles et espaces verts, Shenzhen serait devenu proprement invivable. Le Shenzhen Grand Theater se trouve à Luohu. Les arts de la scène, à savoir musique, théâtre et danse, ont leurs temples à Futian, qui compte également la plus grande bibliothèque (50 000 m2 accueillant 12 000 visiteurs par jour) et les musées d’art ancien et moderne. Signé par l’architecte japonais, Arata Isozaki, le Shenzhen Music Hall aux murs et toit de verre, se signale par la lumière dorée qu’il projette à la tombée du soir.

    Avec plus de 1 500 établissements, le parc hôtelier de Shenzhen rappelle à qui en douterait que l’on ne vient pas seulement ici pour affaires mais également pour le tourisme. Beaucoup de Chinois visitent Shenzhen en raison de Window of the World et Splendid of China, un parc qui reproduit, lui, 80 lieux touristiques nationaux en miniatures, car ils ne pourront s’offrir un tour de la Chine, de l’Europe ou du monde.

    P1010614.JPG

     

    Une même logique a présidé à la construction de Safari Park, qui recèle 10 000 animaux sauvages de 300 espèces différentes, ainsi que celle de Waterlands Resort, au bord d’une mer de Chine que beaucoup n’ont vue qu’à la télévision et sur Internet. Ce qui explique que même par mauvais temps, la plage de Dameisha, où l’on se rend, soit pleine de vacanciers. Les touristes que l’on croise n’arrivent pas exclusivement de la Chine rurale : nombre d’habitants de Hongkong et Canton viennent également dévaliser les centres commerciaux ultramodernes de Shenzhen, où l’on trouve vêtements, bijoux ou électronique à prix réduits. De fait, ce sont plus de 180 millions de personnes qui franchissent, tous les ans, la frontière qui sépare Shenzhen de Hongkong pour rejoindre leur poste de travail, leur domicile, effectuer des achats ou simplement changer d’air.

    PA260026.JPG

    PA260057.JPG

     

     

     

  • La France lance en Chine son plus grand festival culturel à l'étranger , la 8e édition du festival Croisements

    630-festival_croisements.jpg

    La 8e édition du festival Croisements, festival artistique franco-chinois, a été inaugurée mercredi à Beijing.

    L'ambassadrice de France en Chine Sylvie Bermann a rendu hommage à cette occasion au peintre français d'origine chinoise Zao Wou Ki, qui est décédé le 9 avril en Suisse. Selon Mme. Bermann, cet artiste a beaucoup contribué de son vivant aux échanges culturels sino-français.

     

    132296419_title0h.jpg

     

    Créé à l'issue des Années croisées France-Chine (2003-2005), le festival Croisements est devenu le plus grand festival culturel français à l'étranger et le plus grand festival culturel étranger en Chine.

     

    Du 10 avril au 3 juillet, 77 événements, soit 160 représentations, se dérouleront dans 23 villes chinoises, dont Beijing, Shanghai, Guangzhou, Changsha, Chengdu, Chongqing, Dalian, Guiyang, Harbin, Hangzhou, Jinan, Xi'an, Zhongshan, Zhuhai et Shenzhen.

     

    Toutes les disciplines artistiques sont représentées dans ce festival : cinéma, théâtre, danse, musique, peinture, photographie, littérature, cirque, arts de la rue, nouveaux médias etc.

    600_330_145cc001cc7208e06643cbcc5473e2ed-1365664021.jpg

     

     

    Organisé dans le cadre du festival du film de Beijing, le 10e Panorama du cinéma français met cette année à l'honneur le film Amour de Mickael Haneke, palme d'or du Festival de Cannes 2012. Le Panorama se tiendra également à Wuhan, Shenzhen, Chengdu, Xi'an et Nanjing et dans le cadre du festival international du film de Shanghai.

     

    Le festival propose cette année au public des événements originaux comme le nouveau cirque qui réutilise les techniques traditionnelles du cirque avec des approches artistiques innovantes. La compagnie Sens dessus dessous présente un spectacle de jonglerie étonnant baptisé "Linéa" à Beijing et Guangzhou, tandis que le groupe BP Zoom fait évoluer le clown d'aujourd'hui avec "Mélange 2 temps" dans trois métropoles chinoises (Beijing, Shanghai et Guangzhou).

    croisements16-bp-zoom-ww-rodeo-4.jpg

     

    Avec les "Hommes debout", la compagnie AADN présente une série de mannequins, équipés d'un système électronique qui leur permet d'interagir avec le public chinois, tandis que le spectacle "Pause" par les artistes Julien Klauss et Lynn Pook permet aux spectateurs de ressentir les vibrations musicales lors d'un concert inédit à Beijing, Guangzhou et Wuhan.

     

    D'après l'organisateur, le festival Croisements, vitrine des industries créatives et culturelles françaises, et des coproductions culturelles franco-chinoises, inclut par ailleurs des programmes de formation, des ateliers et des séminaires destinés aux étudiants et aux professionnels de la culture.

    121201-1.jpg

    Sylvie Bermann Ambassadeur de France en Chine

     

  • De la Chine, du Tibet, et de l'Occident - Yves Branca

    Yves Branca m' a fait l'honneur et le plaisir de poster quelques commentaires à la suite d'un article assez ancien de mon blog. Comme je crains que là où ils furent publiés , ils risquent de toucher trop peu de monde , je me suis permis de vous livrer ces textes remarquables , in extenso, en attendant avec impatience la suite.

    A tous les amis chinois, tibétains, français, belges, et du monde entier qui s'intéressent avec sympathie à cette chronique de "La Chine aujourd'hui", je commence à livrer quelques réflexions très modestes sur les cultures chinoises et tibétaines, et leurs rapports avec l'Europe et ce qu'on appelle Occident. J'en donnerai la suite très prochainement. En voici le premier point, qui est un préambule.

    A la demande de l'auteur j'ai retiré le texte de Yves Branca. Comme il le souhaite , je publierai ce qui s'apparente plus à un essais qu'à une simple communication quand il aura terminé son exposé. Néanmoins, pour ceux qui brûlent de lire ce texte remarquable , je signale qu'ils peuvent en lire une partie sur ce blog à la rubrique commentaire de l'article : La vie misérable des serfs au Tibet avant la libération.

  • En Chine, on appelle un avare "ge long tai" 葛朗台 , c'est à dire Grandet

    Quand un Chinois veut exprimer qu'une personne est avare , il existe comme partout des qualificatifs plus ou moins obligeants. Alors que les avares ou les gens près de leurs sous seront traités de grippe-sou,radin,rat ou ladre voir de Hollandais ,Juif ou Ecossais ,en Chine on utilise pas de comparaison raciste ou xénophobe , on parle souvent de ge long tai 葛朗台 , c'est à dire Grandet.

    hbalzac.jpg

     

    Oui le personnage de notre cher Balzac a tellement frappé l'imagination des lecteurs chinois que le patronyme du héros balzacien est devenu ,ici, un nom commun.

    Ceci m'a poussé à me renseigner sur les auteurs occidentaux les plus connus en Chine. Du point de vue français , les auteurs de IXX eme siècle emportent largement la palme . Victor Hugo , les Dumas père et fils ainsi que Balzac sont largement connus alors que des écrivains du XXeme comme Malraux ,avec sa "Condition humaine "se passant en Chine , ou d'autres comme Sartre, Maoïstes à leurs heures, sont pratiquement inconnus.

     

    Shakespeare ,  Dostoïevski,  Tolstoï et Gorki sont les autres écrivains les plus connus en Chine. A noter que seul Gorki est du XXeme siècle  encore que celui-ci du début du XXeme siècle est-il né avant 1900.

    On peut penser que les écrivains occidentaux sont trop peu connus en Chine, mais que dire de la popularité des écrivains chinois en Occident. Alors que la Chine compte un bon nombre de grands écrivains tant classiques que contemporains qui en Europe connait un seul de ces écrvains , hormis les universitaires spécialistes de la Chine?

    Maxime Gorki

    Les quelques rares écrivains chinois dont on parle ne brillent pas tellement par leur talent, mais pour qu'un écrivain chinois ait du succès en Occident, il lui suffit de critiquer le gouvernement chinois.

    Description de cette image, également commentée ci-après

    Lu Xun , un des grands écricvains chinois

  • Le gouvenement tibétain protège la culture tibétaine et l'enseignement de la langue tibétaine

    Aperçu de l’enseignement de la langue tibétaine

     

    W020120322322470343967.jpg

    Dans les écoles primaires, l’enseignant donne son cours en langue tibétaine. Naturellement, dès le premier cycle du lycée, il est nécessaire d’avoir reçu une formation spéciale (cours de pédagogie, rédaction de manuels, traductions) pour enseigner les mathématiques, la physique ou la chimie, par exemple, si bien que, dans les lycées et les établissements d’enseignement supérieur, quatre catégories de classes ont été ouvertes: 1. les cours des deux langues tibétaine et han sont ouverts, d’autre cours, en langue tibétaine seulement; 2. une partie du programme du cours est enseignée en langue han, et une autre en langue tibétaine; 3. le cours est donné en langue tibétaine, certaines parties du programme sont enseignées en langue han; 4. le cours est donné en langue han. Selon les exigences de l’enseignement primaire et secondaire de la Région autonome du Tibet, les élèves peuvent connaître à fond les deux langues tibétaine et han lorqu’ils ont terminé leurs études de deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

     

    En outre dans les lycées disposant de l’équipement et du personnel enseignant nécessaires, les classes de deuxième cycle ont ouvert un cours de langue étrangère. Dans les autres provinces et municipalités du pays, les établssements d’enseignement secondaire et les classes d’élèves tibétains ont ouvert un cours de langue tibétaine dès le premier cycle; le cours est donné par des enseignants tibétains envoyés par la Région autonome du Tibet. Ceux-ci peuvent établir librement le programme d’enseignement, en tenant compte de la réalité de leurs élèves tibétains, mais dans le cadre du progamme d’enseignement général ordinaire des écoles chinoises du pays.

     

    Programme en langue tibétaine à la télévision du Tibet

     

     

  • De la veste Sun Yat-sen au qipao , voici le « costume national » en Chine

    La veste Sun Yat-sen

     

    Actuellement, l'apparition fréquente de la veste Sun Yat-sen et du qipao dans des feuilletons à la télévision suscitent des discussions sur le sujet du « costume national » : Qu'est-ce que les gens pensent du « costume national » ? Est-ce que les Chinois ont besoin d'un « costume national » ? Selon quels critères un vêtement peut-il être baptisé « costume national » ?

     

     

    veste mao


    Portons un « costume national » ?

    « Le vêtement transmet des messages sur la politique, l'économie, la culture et la coutume. » a dit un professeur en histoire du vêtement. Il pense que le vêtement définit une identité au pays, à l'individu.
    Tout au long de l'histoire de la Chine, chaque dynastie avait un système de vêtements depuis la dynastie Han de l'est. Mais après la Révolution de 1911 qui a beaucoup promu la liberté, l'égalité, la démocratie s'est érigée contre ce système.
    Le Festival de la Culture de Mode de Shanghai en 2006 a fait venir des experts des quatre coins du monde pour definir le « costume chinois ». Et ces dernières années, plusieurs députés de l'APN et membres de CCPPC ont proposé un « costume national ».
    Mais il y a également des gent qui sont contre cette idée de « costume national » en critiquant cette unification vestimentaire.

     




    Qu'est-ce qui peut être « costume national » ?

    Un vêtement est un symbole spécial. Les habits portant les éléments traditionels présentent bien la culture du pays : le kimono au Japon, le hanbok en Corée du Sud ; le sari en Inde pour les femmes...etc. Alors que pour la Chine, qui est immense et a une telle lonque histoire, quel costume peut y être national ?

    La veste Sun Yat-sen a été considérée depuis longtemps comme le « costume chinois » sur la scène mondiale. Le professeur en histoire du vêtement a dit que la veste Sun Yat-sen a été en fait occidentalisée. Après la Révolution de 1911, il s'est développé la popularité du port de la veste Sun Yat-sen, puisque les politiciens célèbres et les fonctionnaires la portaient, ce qui était favorable à l'industrie textile de la Chine. Jusqu'à aujourd'hui encore, la veste Sun Yat-sen reste toujours un choix pour les événements sérieux.

    Le qipao, conçu comme « costume national » pour les Chinoises en 1929 a été proposé en même temps avec l'habit de la dynastie Tang, qui a été aussi recommandé.

    Avec ces choix, la question se pose, « Que peut être le costume chinois ? » D'après le professeur, le « costume chinois » doit avoir plusieurs représentants qui correspondent à différents événements.


    Pourquoi une discussion sur le « costume national » ?

    « En fait, cette discussion reflète la demande du peuple chinois de diffuser la tradition et la culture du vêtement de la Chine. » a dit le premier docteur chinois de design, Liu Xiaogang.

     

    Les Qipaos

     

  • Haute Couture chinoise

    Une cliente admire une robe Hua Fu dans la boutique NE Tiger Fashion Co.

     

    Les fabricants de vêtements chinois haut de gamme ont un long chemin à parcourir pour devenir des marques de luxe reconnues, mais les experts affirment qu'il s'agit du meilleur moment pour développer des labels de luxe en Chine.

    Les marques de luxe ont besoin de fondations historiques et culturelles, ainsi que d'un colossal investissement avant d'engranger des bénéfices, explique Zhou Ting, directeur exécutif du centre de recherche sur les produits et services de luxe de l'Université de commerce international et d'économie de Beijing.

    « Il est impossible pour les producteurs du secteur de faire des profits immédiatement, ils doivent être présents sur le marché pendant de longues années », indique-t-il. « Un désir de succès instantané peut être un obstacle dans le milieu ». La plupart des créateurs choisissent une approche de personnalisation, mais la pression est lourde pour faire du profit.

    « La Chine deviendra l'un des acteurs majeurs de la haute couture et pourrait même dominer ce marché au cours du 21e siècle » a affirmé le couturier français Pierre Cardin dans un entretien accordé à un quotidien mexicain.

     

     



    Guo Pei, l'une des premières créatrices de haute couture du pays, affirme qu'elle doit verser au moins 60 000 yuans (6 600 euros) en coûts de main-d'œuvre pour personnaliser des robes vendues à 100 000 yuans.

    En ajoutant à cela le prix du tissu, la rémunération du styliste et d'autres dépenses diverses, il reste bien peu de marge.

    Ma Yanli, top-modèle à la retraite qui a fondé une marque de vêtements personnalisables haut de gamme en 2005, a dû se diversifier pour attirer les consommateurs de la classe moyenne.

     



    Le design est un autre aspect qui pose problème aux labels chinois, selon Zhou. Bien que les créateurs chinois gagnent en prestige dans la mode internationale, la plupart des vedettes sont des citoyens étrangers et ont été formés dans de bonnes écoles occidentales. C'est le cas notamment de Vera Wang et Jason Wu.

    « Les créateurs locaux restent loin des podiums internationaux », déplore Zhou. « Et les producteurs nationaux ne peuvent utiliser que des éléments chinois, à cause de leurs stylistes ».

     



    La majorité des créateurs nationaux jouent la carte de la culture traditionnelle, et durant la Semaine de la mode internationale printemps-été 2011 en novembre 2010, les éléments chinois étaient omniprésents.

    Le rouge, les peintures à l'encre et les techniques des divers groupes ethniques sont utilisés partout, une tendance qui ne plaît pas à tous.

    « Je ne suis jamais allé à la Semaine de la mode, car les détails chinois sont inévitables », déclare le créateur Zhang Chi, qui possède son propre studio à Londres. « Toutes les marques se plient au style chinois, il n'y a pas de vrais créateurs ».

     



    Quoi qu'il en soit, c'est le meilleur moment pour se lancer dans le luxe pour les marques chinoises. Selon McKinsey & Company, le marché du luxe ne connaît pas la crise internationale, et il a connu sa plus belle envolée en Chine avec une consommation annuelle en croissance de 16 % en 2009.

    « Il est surprenant que nous ayons commencé à faire des profits en 2008, tandis que l'économie mondiale était en déclin », estime Zhang Zhifeng, président de NE Tiger Fashion Co.

     



    Le vaste marché permet aux marques nationales de se développer rapidement, selon Zhou Ting, mais celles-ci devront se faire connaître à l'étranger si elles veulent s'établir durablement. « C'est seulement avec la reconnaissance internationale qu'un label devient une véritable marque de luxe ».

    La marque Shanghai Tang, qui est considérée comme la meilleure réussite du luxe chinois, a été rachetée en 2000 par le groupe Richemont, le deuxième poids lourd du secteur dans le monde. La collection chinoise est à présent créée par une équipe internationale.

    « Les marques chinoises doivent s'entourer d'équipes internationales pour se faire une place dans le milieu du luxe », affirme Zhou.