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  • Un des « secrets » qui ont permis à la Chine de connaître trente années de croissance:une séparation stricte entre les banques commerciales (dépôts, crédits, etc.) et les banques d’affaires

    Ce que peu savent, c’est qu’un des « secrets » qui ont permis à la Chine de connaître trente années de croissance, c’est précisément qu’ils ont agi avec grande précaution pour empêcher toute dérive des banques.

     

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    Dans un chapitre du livre « Transformer l’économie chinoise » publié en 2010, l’ancien vice-président de la Banque populaire de Chine Li Gang s’intéresse à la séparation bancaire, c’est-à-dire à la version chinoise du Glass-Steagall Act américain, et sa mise en œuvre en Chine. C’est dans le quatrième chapitre de l’ouvrage, intitulé « La logique intrinsèque de la réforme bancaire chinoise », que Li Gang se penche sur la question.

    D’après l’auteur, les banques chinoises pratiquent la séparation bancaire depuis 25 ans. Li Gang affirme :

    A l’époque des premières réformes (1991), la Chine avait opté pour le modèle de la banque universelle permettant notamment à la Banque chinoise des communications (une banque commerciale) de développer une activité de courtage en assurance. Cependant, suite à une période de surchauffe et de chaos économiques en juin 1993, les décideurs ont jeté le blâme en partie sur ce modèle mixte. Rapidement, ils ont décidé de tirer les leçons de l’expérience américaine et ils ont séparé les banques commerciales des banques d’affaires.

    Li Gang détaille ensuite les lois ayant permis de couper les banques en deux. « La Chine s’est officiellement engagée dans la séparation bancaire et a ordonné aux banques commerciales de se déconnecter de leurs filiales engagées dans des opérations de marché ».

    Dans le même chapitre, Li rappelle comment, une dizaine d’années plus tard, le débat refait surface. Lui-même était d’ailleurs plutôt en faveur du modèle de la « banque universelle ». C’est la crise de 2007-2008 dans la zone transatlantique qui finit par clore le débat.

    Ce qui fait qu’aujourd’hui la Chine dispose d’un système de banques séparées et leur offre le grand avantage de pouvoir faire faillite sans menacer ni le crédit, ni l’épargne, ni les dépôts, ni l’économie mondiale.

     

                                     Nouvelles en Bref

    Le paquet de réformes constitutionnelles concernant le processus électoral à Hong Kong est "légal, faisable, raisonnable et pratique", a déclaré mercredi le Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement central).

     

    La région de Beijing-Tianjin-Hebei a enregistré en mars plus de jours de forte pollution de l'air que la moyenne nationale mensuelle, et une aggravation des conditions depuis février, a indiqué mercredi un rapport de l'organisme national de surveillance de l'environnement.

    Le Ministère chinois de l'Industrie et des technologies de l'information a récemment publié des données montrant que sur les près d'1,3 milliard d'abonnés à la téléphonie mobile en Chine, le nombre d'utilisateurs de l'Internet mobile a quasiment atteint les 900 millions. En mars, le nombre d'utilisateurs de la 4G a également continué à maintenir une croissance élevée, avec une augmentation nette de plus de 23 millions.

     

     

  • La croissance économique chinoise est propice à l’innovation et à la création d’entreprises

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    Un mannequin montre un smartphone Xiaomi Mi3 lors d'une conférence de presse à Taipei, à Taïwan, dans le Sud-Est de la Chine, le 20 février 2014

    La croissance économique chinoise est propice à l’innovation et à la création d’entreprises ; de nombreuses start-up voient le jour et quelques-unes arrivent à faire concurrence aux géants du secteur et à se faire une place sur la scène locale et internationale en seulement quelques années d’existence.

    Le classement annuel des startups les plus prometteuses publié par le magazine américain Fast Company révèle cette année une dizaine de startups chinoises parmi les plus innovantes du monde. De nombreuses entreprises chinoises apparaissent également dans le classement des start-up du Wall Street Journal. Ainsi, la Chine arrive à la hauteur des États-Unis en tant que pays le plus représenté dans le classement.

     

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    Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook,veut aider les entreprises chinoises à se faire connaître auprès des clients étrangers. Il a exprimé son appréciation pour les téléphones mobiles Xiaomi, l'application Wechat de Tencent et le site d'e-commerce Taobao.

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    Fondée le 6 avril 2010 par Lei Jun, la startup chinoise Xiaomi a gagné la 5ème place sur le marché de la téléphonie mobile en Chine après seulement trois ans d’existence. La startup ne cesse de monter depuis sa création ; elle a même dépassé le géant américain Apple en termes de volume de vente, avec 18,7 millions de smartphones vendus en 2013, soit une impressionnante progression des ventes de 160% en un an.

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    Kandi Technologies est un nouveau constructeur automobile chinois spécialisé dans la conception, le développement et la vente de véhicules électriques. La startup a lancé un concept particulièrement innovant : l’installation de distributeurs automatiques de véhicules électriques loués à l’heure. Ce concept a été testé à Hangzhou, en Chine. Cette année, Kandi Technologies a ainsi installé 50 distributeurs automatiques de la sorte, chaque parc contenant de 30 à 300 unités. La société a pour projet de mettre en place 750 stations opérationnelles à Hangzhou dans les prochaines années. Si le succès est au rendez-vous, le service sera très probablement adopté par d’autres grandes villes chinoises.

     

  • Selon un économiste,la croissance de la Chine "réduit les inégalités au niveau mondial"

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    La Chine joue un rôle remarquable dans la réduction des inégalités au niveau mondial, estime l'économiste français Thomas Piketty, dans une interview exclusive accordée à Xinhua.

    "La diffusion des connaissances, de l'éducation peut permettre la réduction des inégalités entre pays, c'est ce qu'on observe actuellement avec la croissance exceptionnelle de la Chine et des pays émergents. Ils réduisent les inégalités au niveau mondial et c'est très positif", a déclaré le jeune économiste français de 43 ans, dont le dernier livre "Le Capital au XXIème siècle" est un Best seller.

    M. Piketty retient le fait que "c'est la fin de la pauvreté en Inde et en Chine et c'est l'enrichissement des personnes dans ces pays". Surtout, il note que cette croissance "ne se fait pas au détriment des personnes dans les pays riches", estimant "que pour l'essentiel tout ceci est un jeu à sommes positives, que la planète entière peut y gagner et que l'Inde et la Chine y gagnent".

    Il écarte donc les critiques de certains qui accusent les pays émergents de mener une concurrence infernale aux pays développés.

    "C'est vrai que ce processus de rattrapage met une pression sur les travailleurs à faible ou moyen niveau de qualification dans les pays riches. Mais de toute façon, l'augmentation de la pression dans les secteurs industriels traditionnels avait lieu avant l'arrivée de la Chine et elle aurait eu lieu de toute façon. Je rappelle souvent qu'en France les destructions d'emploi dans le textile étaient encore plus fort entre 1950 et 1980 qu'entre 1980 et 2010. ce n'est pas à cause de la Chine qu'il y a des destructions d'emploi dans le textile", explique-t-il.

    M. Piketty critique plutôt la tendance qui consiste en France et en Europe à "chercher des coupables pour la montée des inégalités et la Chine est un coupable idéal". Et d'ajouter: "Mais je n'y crois pas beaucoup. Je pense que la mondialisation est globalement positive".

    Si la pauvreté a diminué en Chine et, par voie de conséquence, dans le monde entier, M. Piketty note que les inégalités à l'intérieur du pays sont en augmentation.

    "J'étais à une conférence à Hong Kong au mois de novembre 2013 où il y avait des chercheurs de beaucoup d'universités chinoises qui présentaient des résultats de leurs enquêtes sur les inégalités en Chine et toutes les données indiquent une augmentation assez forte de l'inégalité des patrimoines en Chine au cours des dix dernières années", relate-t-il.

    L'économiste français prévoit que la croissance économique de la Chine va "s'abaisser" dans l'avenir et il prédit que "la question des patrimoines et de l'héritage va devenir très importante en Chine". Du fait notamment que la démographie chinoise est maîtrisée et tend même à être négative, "le poids des patrimoines accumulés dans le passé va devenir très important".

    "Quand vous avez un seul enfant, vous héritez des deux côtés, des deux parents, et donc mécaniquement cela donne une très grande importance au patrimoine hérité, explique l'économiste. Je pense qu'on commence à voir cela en Chine et qu'on va le voir de plus en plus dans les décennies qui viennent".

    M. Piketty juge que les inégalités, quand elles sont trop fortes, peuvent être un frein à la croissance, provoquer des tensions sociales voire mettre en péril le système financier d'un pays. L'économiste propose donc des solutions pour réduire les inégalités.

    "Mon intuition est que la Chine va avoir besoin de développer des systèmes d'imposition progressive des revenus et du patrimoine pour parvenir à limiter les inégalités et pour parvenir à une régulation efficace de l'accumulation du patrimoine", explique-t-il.

    Pour lui, l'avantage de l'impôt progressif est de "limiter la concentration des richesses et de limiter la perpétuation des inégalités à travers les générations d'une façon qui est plus systématique et plus juste que des régulations au cas par cas".

    "Actuellement, ce que je trouve regrettable c'est l'absence de transparence sur les revenus et sur la répartition des patrimoines. C'est un problème", remarque-t-il.

    Thomas Piketty se veut toutefois optimiste. Il pense même que "c'est tout à fait possible que les réponses apportées par la Chine -- justement parce qu'elle peut utiliser les leçons et les erreurs des autres pays -- soient en avance sur les autres pays".

  • Le ralentissement économique affecte l'emploi en Chine (vice-ministre des Ressources humaines et de la Sécurité sociale)

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    La pression due au ralentissement économique se fait sentir sur le marché de l'emploi en Chine, alors que les créations de postes diminuent et le chômage augmente, a déclaré lundi Yang Zhiming, vice-ministre chinois des Ressources humaines et de la Sécurité sociale.

    "L'impact du ralentissement économique sur le marché de l'emploi commence à se faire ressentir", a indiqué M. Yang, lors d'une conférence de presse en marge du 18e Congrès national du Parti communiste chinois (PCC) qui s'est ouvert le 8 novembre.

    La croissance des nouveaux emplois dans les villes ralentit depuis avril. Le nombre de postes vacants a diminué et le nombre de chômeurs a augmenté, a-t-il précisé.

    "La Chine continuera à faire face au problème de l'offre excédentaire de main-d'oeuvre pendant une longue période", a indiqué le vice-ministre chinois.

    Le marché de l'emploi en Chine subit une forte pression cette année, car près de 7 millions de nouveaux diplômés sont entrés sur le marché, tandis que les travailleurs migrants et les chômeurs urbains rencontrent encore des difficultés à trouver un emploi, a ajouté M. Yang.

    Selon les statistiques officielles, le taux de chômage dans les régions urbaines était de 4,1% fin septembre, et restait inchangé par rapport au deuxième trimestre de 2012. Mais ce chiffre était inférieur au seuil officiellement fixé à 4,6%.

    La Chine a créé 10,24 millions de nouveaux emplois dans les régions urbaines au cours des neuf premiers mois, dépassant l'objectif de 9 millions fixé pour cette année.

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  • La croissance économique de la Chine pourrait ralentir suite à la crise de la zone euro

    Si la crise de la dette de la zone euro continue de s'aggraver, cela pourrait entraîner un ralentissement de la croissance économique de la Chine, a dit une équipe d'économistes dans un rapport publié vendredi.

    Des économistes de l'Université nationale de Singapour et de l'Université de Xiamen, en Chine, ont projeté une croissance de 7,68 % pour l'économie chinoise cette année, puis de 8,93 % en 2013.

     

     

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    Ces prévisions étaient basées sur les plus récentes projections du Fonds monétaire international pour la zone euro et les États-Unis. On s'attend à une contraction de 0,3 % de la zone euro cette année, suivie par une croissance de 0,7 % l'année prochaine, tandis que l'économie des États-Unis devrait connaître une croissance de respectivement 2 % et 2,3 %. On s'attend à ce que les responsables politiques de la zone euro prennent des mesures décisives pour empêcher une aggravation de la crise, et à ce que le Congrès américain réussisse à éviter le risque de « désastre financier ».

    Sur ces bases, l'économie chinoise devrait connaître une croissance de 7,47 % au troisième trimestre de cette année et de 7,52 % au quatrième trimestre.

    Cela est mesuré par rapport aux 7,6 % enregistrés au second trimestre, la croissance la plus lente depuis trois ans.

    Cependant, si les responsables de la zone euro ne parviennent pas à un consensus, et que cela entraîne une contraction, pour la zone euro, de 0,5 % pour cette année et de 0,3 % l'année prochaine, la croissance économique de la Chine, dans ces conditions, se trouverait davantage ralentie tombant à 7,56 % pour cette année et à 8,22 % pour l'année prochaine.

    Cela représenterait un ralentissement de 0,12 % pour cette année et de 0,71 % pour l'année prochaine.

    « On s'attend à ce que le risque de récession dans la zone euro cette année et l'année prochaine porte un coup aux exportations chinoises, en particulier celles vers la zone euro, qui chuteront de 11 %. Cela réduira la croissance économique de la Chine de 0,7 % », a dit Chen Kang, professeur à l'École Lee Kuan Yew de politique publique de l'Université nationale de Singapour.

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    C'est Chen qui a réalisé cette recherche avec Lai Xiaoqiong, professeur de l'institut Wang Yanan pour les études économiques de l'université de Xiamen.

     

    Néanmoins, le professeur Chen a souligné qu'un tel ralentissement ne serait pas très grave pour l'économie chinoise qui a enregistré une croissance d'environ 10 % par an ces dernières décennies.

     

    « En effet, a-t-il dit, les exportations vers d'autres régions comme les États-Unis vont toujours continuer à augmenter, même si celles vers la zone euro chutent. Et l'autre raison, c'est que les prix à l'exportation sont restés relativement stables ».

     

    L'équipe projette une croissance de 7,03 % de la consommation intérieure chinoise cette année. L'accumulation de biens fixes va augmenter de 7,83 % et les exportations de 8,57 %, tandis que les importations vont croître de 7,08 %.

     

    L'inflation de l'indice des prix à la consommation va continuer à se ralentir, pour tomber à 1,73 % au troisième trimestre, avant de rebondir légèrement à 1,88 % au quatrième trimestre. Pour l'ensemble de l'année, l'inflation moyenne de l'IPC sera de 2,55 % cette année et de 2,42 % l'année prochaine.

     

    Selon le professeur Lai, la croissance de 7,8 % de l'économie chinoise dans la première moitié de cette année est encore « remarquable » compte tenu de la situation actuelle de l'économie mondiale, et reste supérieure aux prévisions officielles de 7,5 % annoncées en début d'année.

     

    Selon le professeur Chen, ce sont les provinces côtières relativement développées de la Chine qui vont souffrir le plus de la faiblesse de la zone euro. Cependant, cela pourrait être aussi une bonne occasion pour ces provinces côtières de restructurer leur économie.

     

    Il a mis en garde contre un assouplissement des politiques monétaires, disant que cela pourrait ne pas entraîner la croissance de la productivité attendue et causer un gaspillage problématique.

     

  • L'économie chinoise est en train de rebondir, n'en déplaise aux Cassandre

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    Cela fait déjà deux ans que les Cassandre de tout poil prophétisent que la Chine va connaître un atterrissage difficile. Mais même si la Chine n'est pas immunisée contre les crises de la dette en Occident, elle est tout de même mieux placée pour y faire face.
    En fait, il y a beaucoup de bruits sur les marchés, et trois tendances macro-économiques compliquent le tableau : les conditions économiques se détériorent en Europe, la reprise tant attendue aux Etats-Unis faiblit, et l'économie chinoise s'est montrée plus faible que prévu au début du printemps.
    Lors du récent sommet sur l'Euro, l'Europe n'a fait qu'acheter du temps, une fois de plus. Jeudi dernier, la Banque Centrale Européenne a baissé son taux d'intérêt à un niveau historiquement bas de 0,75%, et son taux de dépôt au jour le jour de 0,25 à zéro. Cependant, ces mesures n'auront aucun effet stimulant sur la Zone Euro ; bien au contraire, elles montrent que la BCE a épuisé ses dernières cartouches.

     

    Selon le quotidien financier "L'Echo" , la plupart des pays émergents BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) sont aujourd'hui en train de passer d'une période de très forte croissance vers une période de croissance forte. La Chine en particulier effectue un "atterrissage en douceur", qui devrait quand même lui permettre d'afficher une progression de l'activité de l'ordre de 7 à 7,5% en 2012, tout en faisant attention à bien maîtriser son inflation. "Les investisseurs oublient toujours que les exportations chinoises n'ont paradoxalement pas contribué à la croissance du PIB sur les dernières années", souligne Dan Morris (JP Morgan Asset Management). C'est le développement de la consommation intérieure et les investissements qui soutiennent l'activité. Dès lors, des mesures de support de l'activité restent vraisemblables tant que l'inflation restera sous contrôle, comme vient d'ailleurs de le démontrer la baisse surprise des taux chinois.

     

    La banque centrale chinoise reste très attentive, et les autorités disposent de réserves suffisantes pour dynamiser fortement leur économies en cas de besoin", explique Patricia Urbano (Edmond de Rothschild Asset Management), qui souligne également que le ralentissement du début 2012 a été sciemment organisé par les autorités chinoises. William De Vijlder (BNP Paribas Investment Partners) confirme pour sa part que "la marge de manoeuvre des autorités chinoises reste intacte, ce qui devrait permettre un atterrissage en douceur de l'économie".

     

     

    • Les exportations chinoises ont encore augmenté en juin de 11,3 % sur un an, tandis que l'excédent commercial a bondi de 42,9 % à 31,7 milliards de dollars. Sur l'ensemble du premier semestre, les ventes de la Chine à l'étranger ont atteint 954,3 milliards de dollars, signe que la deuxième puissance économique mondiale ne s'essouffle pas.

      Mais ce que les chiffres ne montrent pas, c'est que son commerce est en train de basculer des pays riches aux pays émergents. «La croissance est presque nulle avec l'Union européenne, le Japon est d'autres marchés traditionnels», reconnaît Zheng Yuescheng, porte-parole du service des douanes à Pékin. Et d'ajouter que les exportations chinoises vers l'Allemagne ont diminué en juin pour le quatrième mois consécutif, que celles vers la France ont baissé pour le troisième mois d'affilée et que celles vers l'Italie sont en recul depuis dix mois.

       

      Beaucoup de rouge,mais n'oubliez pas que ce qui est en rouge en Chine sont les cotations positives et en vert ce qui est négatif

      Et la Chine ne trinque pas seulement en Europe. Ses ventes vers les Etats-Unis ont plongé de 6,5 % le mois dernier comparé à la même période de 2011, relève le cabinet Capital Economics, «la plus forte chute mensuelle depuis novembre 2008».

      En revanche Pékin mets les bouchées doubles avec les pays émergents d'Asie, comme l'Inde, l'Indonésie et plus généralement les pays du Sud-Est Asiatique (Asean), ainsi que l'Amérique Latine et l'Afrique. Ces «marchés à croissance rapide», comme on les appelle aujourd'hui croissent en moyenne quatre fois plus vite que la zone euro.

  • L'économie chinoise restera une source d'espoir et un moteur de croissance pour l'économie mondiale en 2012

     

     

    Pas de crise en vue pour l'économie chinoise. Bien au contraire, en pleine vitalité, elle restera une source d'espoir et un moteur de croissance pour l'économie mondiale en 2012.

    Certains économistes occidentaux, tels que le lauréat du prix Nobel Paul Krugman, connu pour ses analyses économiques mais aussi pour son jugement sévère envers l'économie chinoise, a récemment mis en garde contre une éventuelle crise en Chine.

    Selon eux, le ralentissement de la croissance, la chute des prix des matières premières et de la bourse sont des signes montrant que la bulle spéculative immobilière du pays va imploser.

    Cependant, de tels avertissements sont purement exagérés et ne sont pas le reflet de la réalité de l'économie chinoise.

    L'économie chinoise était parmi les premières à rebondir lors de la crise financière en 2008. En 2009, la Chine a atteint un taux de croissance de 8,7%, plus important que celui des pays développés qui ont connu une chute moyenne de 3,2%, mais aussi plus important que ceux des économies émergentes (2,4% en moyenne).

    Bien que la croissance économique chinoise ait connu un ralentissement, la Chine aurait pu atteindre un taux de croissance de 9% en 2011 face à la faible croissance en Europe et aux Etats-Unis.

    Ceux qui ont mis en garde contre un effondrement économique en Chine ont sous-estimé les capacités du gouvernement chinois à affronter les risques financiers.

    La Chine possède un arsenal puissant et flexible de régulations macroéconomiques qui lui permettent de prendre des mesures efficaces afin d'éviter une crise dans le secteur de l'immobilier.

    Le monde est actuellement sujet à des menaces tenaces : la crise de la dette de la zone euro persiste, la reprise économique américaine s'arrête et les activités économiques des économies émergentes ont ralenti.

     

     

     

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    Shenzhen et ses boutiques de luxe



    Dans son discours prononcé à l'occasion du Nouvel An, le président chinois Hu Jintao a déclaré que la Chine allait accélerer la restructuration économique, maintenir la forte dynamique de la croissance économique et aider à réaliser un développement commun.

    En accord avec cette esprit, la Chine va poursuivre son assainissement économique, sevrer son économie de sa forte dépendance des exportations et se concentrer davantage sur son marché intérieur.

    Une économie chinoise axée sur la consommation et soutenue par une population de 1,3 milliard d'habitants, va créer un marché domestique important pour les produits et les services provenant du monde entier, générer des emplois et soutenir elle-même et les autres économies.

    En tant que véritable amie et partenaire de ses voisins et engagée dans la coopération régionale et le développement commun, une Chine prospère bénéficie à tout le monde au-delà de ses frontières.

    Les dirigeants chinois se sont également engagés à réduire les barrières commerciales et à renforcer l'intégration régionale dans la région Asie-Pacifique.

    Ces engagements pris par les dirigeants chinois montrent que la coopération régionale entre la Chine et ses voisins va être renforcée en 2012.

    Malgré les obstacles à venir en 2012, la Chine va continuer à travailler avec le reste du monde pour affronter les défis économiques et donner un élan important à l'économie mondiale.

  • TIBET LIBRE ET TIBETAINS HEUREUX

    Tibet : croissance à deux chiffres du PBI pour la 18e année consécutive

    La région autonome du Tibet (sud-ouest) a enregistré une croissance à deux chiffres de son Produit intérieur brut (PIB) pendant 18 années consécutives. Ainsi, le taux de croissance pour l'année 2010 est estimé à 12,2% en glissement annuel, a déclaré le président du gouvernement régional.

    Le Tibet a maintenu cette année une croissance économique stable, avec un PIB annuel estimé à 50,6 milliards de yuans (7,6 milliards de dollars), a précisé Padma Choling lors d'une conférence de travail économique annuelle qui s'est ouverte jeudi dans la préfecture Nyingchi.

    Il a attribué la cause de cette croissance aux industries secondaire et tertiaire en pleine expansion, qui ont affiché des croissances annuelles respectives de 14,8% et de 12,6%.

    Le commerce extérieur et le tourisme ont contribué au développement économique régional, a-t-il poursuivi.

     

     



    Le Tibet a enregistré 580 millions de dollars de commerce extérieur durant les dix premiers mois de l'année, soit une augmentation de 83,7% par rapport à la même période l'année dernière, selon les dernières données disponibles dans le bureau régional des douanes.

    Les chiffres venant du bureau local du tourisme montrent que le Tibet devrait accueillir 6,82 millions de touristes cette année, soit une hausse de 21,6% en base annuelle. Les recettes dans le secteur touristique ont totalisé au moins 6,93 milliards de yuans, en progression de 32,8% par rapport à l'année dernière.

    Grâce au développement économique, le revenu net par paysan et éleveur tibétain devrait selon les estimations atteindre 3 990 yuans, soit une hausse de 13% en glissement annuel.

    La forte croissance du Tibet devrait très probablement se poursuivre en 2011, avec une croissance probable de 12% du PIB et de 13% du revenu par habitant, a fait savoir Zhang Qingli, le secrétaire du Comité du Parti communiste chinois pour la région autonome du Tibet.

  • LA CHINE PREMIERE PUISSANCE AVANT 2020

    La Chine numéro 1 d'ici 2020, selon Standard Charte
     
     
    La Chine ravira le titre de première économie mondiale d'ici 2020, estime la banque Standard Chartered dans un rapport publié hier.

    L'économie chinoise fera le double de celle des États-Unis d'ici 2030 et représentera 24 % du produit mondial brut, contre 9 % aujourd'hui, estiment dans leur rapport les économistes de Standard Chartered.

    Dans dix ans, l'économie chinoise devrait atteindre 24 600 milliards, surpassant les 23 300 milliards des États-Unis.

    « Nous pensons que le monde connaît un “super-cycle” de croissance élevée et durable, » déclare l'équipe d'économistes dirigée par Gérard Lyons dans les 152 pages de son rapport. « L'ampleur des changements qui se produiront sur les 20 prochaines années est énorme. »

    La banque définit un super-cycle comme une période de croissance globale historique perdurant sur une génération ou plus, et tirée par une augmentation des échanges commerciaux, de hauts niveaux d'investissement, l'urbanisation et les innovations technologiques, et caractérisée par l'émergence d'économies nouvelles vastes.

    Le rapport précise que ce super-cycle ne s'arrête pas à la Chine.

    L'Inde, l'autre géant asiatique émergent, dépassera le Japon durant la prochaine décennie et deviendra la troisième économie mondiale, ajoute le rapport.

    Goldman Sachs avait déjà prédit que la Chine détrônerait les États-Unis d'ici 2027.

    Le nouveau millénaire a vu l'économie chinoise dépasser le Royaume-Uni en tant que 4e économie mondiale en 2005, avant de ravir la troisième place à l'Allemagne.

    Le vice-président chinois, Xi Jinping, a déclaré hier à Singapour que le pays était en voie de devenir la deuxième économie mondiale cette année.

    La Chine a connu une croissance moyenne de 10,3 % par an durant les dix dernières années, contre 1,8 % pour les États-Unis.

    Standard Chartered estime que la croissance chinoise ralentira progressivement jusqu'à 8 % d'ici la moitié de la décennie, et descendra à 5 % de 2027 à 2030.

    En comparaison, l'économie américaine devrait progresser à un taux assez faible de 1,9 % en 2011, puis reprendre son rythme habituel de 2,5 % jusqu'en 2030.

    La Chine n'est cependant pas exempte de douleurs de croissance. L'économie « n'est pas équilibrée ». Elle est, de plus, confrontée à d'importants risques, notamment les bulles d'actifs, la surproduction et un nombre croissant de mauvais crédits, tempère le rapport.

  • TIBET,CROISSANCE ECONOMIQUE.

    Le Tibet se fixe un objectif de croissance économique de plus de 10% cette année

     

     

     

     

    (Photo: Xinhua)xin_e17e96c40f934b3f8f757d492424f442[1]

        LHASA, 14 janvier-- Le gouvernement de la Région  autonome du Tibet souhaite réaliser une croissance économique  supérieure à 10% cette année. 

         Qiangba Puncog, président du gouvernement régional du Tibet, a  dévoilé un plan ambitieux pour 2009 dans son rapport de travail  lors de la session de l'Assemblée populaire régionale qui s'est  ouverte mercredi à Lhasa, capitale du Tibet.

         Il a également fixé d'autres objectifs de croissance à deux  chiffres pour l'année 2009, concernant les croissances du revenu  net par habitant des agriculteurs et des bergers, des revenus du  budget pour les finances locales, des investissements en actifs  fixes et des ventes au détail des produits de consommation. 

         Des efforts seront déployés pour maintenir les prix à la  consommation sous le niveau de 2008 et maintenir le taux de  chômage urbain sous 4,3%, a déclaré Qiangba Puncog. 

         L'année 2008 était une année inhabituelle pour le développement tibétain, a-t-il indiqué. La région a fait face à des difficultés  telles que les émeutes à Lhasa, les séismes, les tempêtes de neige en hiver et le ralentissement économique. 

         Selon lui, le Tibet a enregistré une croissance du PIB de 10,1% en 2008. Son PIB a atteint 39,2 milliards de yuans (5,7 milliards  de dollars). Le revenu net par tête des agriculteurs et des  bergers était de 3 170 yuans, en hausse de 13,7%, et les revenus  du budget pour les finances locales se sont établis à 2,49  milliards de yuans, en progression de 23,5%.