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  • Crise ukrainienne: la Russie salue la position de la Chine

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    La coopération entre les deux pays sur la scène internationale est un puissant facteur de stabilisation en matière de maintien de la paix et de la sécurité, a fait remarquer l'ambassadeur russe en Chine.

     

    Moscou remercie Pékin pour la compréhension de la position de la Russie sur la crise ukrainienne, a annoncé l'ambassadeur russe en Chine Andreï Denissov, jeudi lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Pékin.

    "Nous apprécions également la position ferme du gouvernement chinois en ce qui concerne le rejet des sanctions antirusses", a ajouté M. Denissov en commentant les thèmes de l'actualité internationale censés être abordés au cours de la visite du président russe Vladimir Poutine en Chine le 2 et le 3 septembre.

     

    L'ambassadeur russe a également souligné que la coopération entre les deux pays sur la scène internationale était un puissant facteur de stabilisation en matière de maintien de la paix et de la sécurité.

    Vladimir Poutine se rendra en Chine le 2 septembre pour participer au défilé militaire consacré au 70e anniversaire de la fin de Seconde Guerre mondiale et à la victoire de la Chine face à l'occupation japonaise.

     

    Il est prévu qu'au cours de sa visite les chefs d'Etats signeront un nombre important d'accords bilatéraux.
    M.Poutine et son homologue chinois Xi Jinping évoqueront le développement de la coopération entre les deux pays, notamment la mise en œuvre des accords atteints lors de la visite du président chinois en Russie en mai 2015. Les deux dirigeants procèderont également à un échange de vues sur des problèmes internationaux et régionaux.

     

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    source: http://fr.sputniknews.com/international/20150827/1017799950.html#ixzz3k0kuRay8



  • PSA (Peugeot): nouveau dégraissage considérable l'an prochain, 3450 postes menacés , presque tous en France

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    On en parle en Chine , on tente de le garder sous silence en France, mais afin de faire aboutir le projet de redressement de son nouveau PDG Carlos Tavares, PSA, toujours en difficulté, se verrait contraint d'effectuer un nouveau dégraissage considérable l'an prochain.

    La suppression de personnel viserait cette fois 3450 postes. La grande crise du marché automobile européen a considérablement affaibli le constructeur français.

    En début d'année, PSA a en effet dû céder des actions à l'Etat français et au chinois Dongfeng Motors, chacun détenant désormais 14% de son capital, en échange d'un financement qui devait permettre au groupe d'affronter la crise. Les mesures qui furent prises sont insuffisantes pour que la Chine puisse sauver PSA.

  • Depuis longtemps, les experts nous annoncent l'effondrement de la Chine, mais nous voyons l'effondrement de leur théorie

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    Depuis la crise financière mondiale de 2008, les prévisions économiques se sont teintées d'un pessimisme global. Selon Wang Wen, chercheur à l'institut d'études financières de l'université Renmin, la plupart des prévisions qui avaient été émises sur la croissance économique de la Chine durant les 20 dernières années se sont avérées fausses, notamment celles des experts qui avaient prédit un effondrement de la Chine.

    La Chine aurait déjà dû s'effondrer trois fois

    Un effondrement avait déjà été prévu après la fin de l'URSS en 1989, qui désignait alors plutôt « l'effondrement du système politique chinois ». A cette époque, les bouleversements survenus en Europe de l'Est ont poussé les pays occidentaux à penser que la Chine subirait le même sort que l'Union soviétique. Mais une vingtaine d'années plus tard, la Chine a trouvé sa propre voie de développement et est parvenue à faire émerger son économie.

    La seconde prévision de ce type a eu lieu après la crise financière asiatique en 1997. Il s'agissait alors d'une « théorie de l'effondrement de l'économie chinoise ». « L'économie chinoise est en perte de vitesse et sa chute est amorcée. Le temps [de l'effondrement] arrivera avant les Jeux Olympiques de Beijing de 2008 », a écrit Gordon G. Chang dans son livre The Coming Collapse of China publié en 2001. Mais rien n'est plus éloquent que les faits : de 2003 à 2012, la Chine a maintenu une croissance annuelle moyenne de 10,5 %, tandis que l'inflation a été contenue en dessous de 3 %. Face à la crise, le gouvernement chinois a persévéré dans son principe de non-dévaluation du yuan, engagement qui lui valu la gratitude des autres pays d'Asie du Sud-Est. La « décennie d'or » de la coopération entre la Chine et l'ASEAN a alors commencé.

    C'est enfin après la crise financière de 2008 que la théorie de « l'effondrement de la société chinoise » en grande partie a vu le jour. Mais malgré la pression de la communauté internationale, la dépression économique et la panique sociale, la Chine a atteint ses objectifs de croissance. Le pays a également joué un rôle important dans la stabilisation des marchés financiers mondiaux, et est parvenu à réaliser une transition en douceur à l'issue du XVIIIe Congrès du PCC. La théorie de « la chute de la société chinoise » s'est donc effondrée avant même d'avoir été amorcée.

     

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    Que penser de la 4e « théorie de l'effondrement de l'économie chinoise » ?

    La vague commence à peine à disparaître que déjà une autre se forme : les prédictions d'un effondrement de l'économie chinoise se succèdent inlassablement. Avec le ralentissement de la croissance économique en 2012 et 2013, un regain de pessimisme a surgit dans les prévisions concernant l'économie chinoise. Un effondrement financier était prédit, justifié par la morosité du marché immobilier, les dettes des gouvernements locaux ainsi que le risque financier systémique. Il est donc nécessaire d'analyser ces arguments erronés et de les analyser de façon logique et rationnelle.

    Premièrement, la Chine traverse actuellement une période de changement de vitesse, marquée par les convulsions de la restructuration économique. Les mesures prises pour stimuler l'économie ont d'ailleurs besoin d'un certain temps avant de porter leurs fruits. Tout cela a causé un ralentissent de la croissance économique chinoise. Deuxièmement, certaines statistiques concernant le marché immobilier, les dettes et le « shadow banking » sont les véritables responsables du pessimisme ambiant du marché. Troisièmement, depuis le début de la crise financière mondiale, les Etats-Unis et le Japon ont successivement adopté des mesures d'assouplissement quantitatif, ce qui a entrainé une série de dévaluations concurrentielles par les pays développés et une forte fluctuation des taux de change sur le marché international. Récemment, les Etats-Unis ont mis fin aux mesures d'assouplissement quantitatif, engendrant une nouvelle vague de fuite des investissements. Par ailleurs, le réajustement de la stratégie commerciale américaine a intensifié des litiges commerciaux entre la Chine et les Etats-Unis.

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    Des mesures contre la pression exercée sur l'économie

    Une série de mesures doivent être prises pour lutter contre la pression exercée sur l'économie. Une première mesure consiste à s'appuyer sur la réforme pour mettre en place un système de bonus permettant de promouvoir une croissance économique stable. Une seconde mesure repose sur l'innovation. Qu'il s'agisse de la restructuration stratégique de l'économie ou de la transformation des modes de développement économique, il convient de renforcer les stratégies de développement axées sur l'innovation. Troisièmement, l'attention doit être portée sur la nouvelle urbanisation puisque, au cours des dix prochaines années, près de 300 millions de personnes quitteront la campagne pour s'installer dans les villes. Quatrièmement, l'ouverture. Au premier semestre de cette année, la Chine a approuvé l'établissement de quatre nouvelles zones de développement de niveau national pour promouvoir la croissance de l'économie. Il s'avère en effet qu'une étape stratégique de poids pour promouvoir le degré d'ouverture de l'économie consiste à mettre en place des zones de libre-échange. Les mesures adoptées par la Chine permettront d'améliorer la structure économique du pays, et de mieux surmonter les obstacles liés aux zones de libre-échange occidentales.

    En un mot, si l'on mentionne les risques d'effondrement de l'économie chinoise, il convient davantage de suggérer qu'elle fait aujourd'hui face à une période de transition pénible, qui lui permettra ensuite de reprendre un nouvel envol.

     

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  • Yang Jiechi : la Chine espère et croit que l'Europe transformera la crise en opportunité

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    En marge de la première session de la 12e APN, une conférence de presse sur la politique étrangère et les relations extérieures de la Chine a été organisée aujourd'hui à 10 heures au Grand Palais du Peuple à Beijing.

     

    Alors qu'il répondait aux questions posées par Caroline Puel, journaliste de l'hebdomadaire français Le Point, sur la crise de la dette, l'investissement chinois en Europe et le développement des relations sino-européennes, Yang Jiechi a indiqué que la Chine était confiante en l'avenir de l'Europe. La crise de la dette en Europe influence non seulement la situation européenne, mais également la reprise économique mondiale. La Chine soutient depuis toujours l'Europe dans cette lutte contre la crise, et espère par ailleurs qu'elle la transformera en opportunité pour parvenir à un nouveau développement.

     

    D'après Yang, la relation sino-européenne est une des relations bilatérales les plus importantes du monde. De plus, l'année 2013 marque le 10e anniversaire de l'établissement du partenariat stratégique global entre la Chine et l'Europe. Au deuxième semestre de cette année, le 16e Sommet Chine-UE aura lieu et sera l'occasion pour les deux parties d'entreprendre des négociations sur l'édification du mécanisme de coopération Chine-UE à moyen et long terme. Les partenaires dynamiseront la coopération dans certains domaines clés, tels que l'urbanisation, les nouvelles énergies, les innovations scientifiques et technologiques, le développement vert, etc.

     

    En ce qui concerne le développement futur des relations sino-européennes, Yang Jiechi a rappelé que ces échanges touchaient à de nombreux domaines et qu'il y avait des problèmes concrets à résoudre. La Chine s'oppose au protectionnisme, et notamment à l'enquête anti-dumping lancée par l'Europe sur les produits du secteur solaire en provenance de Chine. D'autre part, la Chine espère que l'Europe réglera les problèmes en question de façon appropriée, par le dialogue et la consultation.

    L'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) a approuvé dimanche le rapport d'activité du gouvernement présenté par le Premier ministre Wen Jiabao.

     

  • Des investisseurs chinois vont acheter des sites historiques en Italie

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    Selon une source du quotidien hongkongais Wenweipo, pour réaliser l'équilibre financier, le gouvernement italien envisage de vendre plus de 800 sites historiques publics, dont des palais et des châteaux du Moyen Âge, pour un prix total de 2,8 milliards de livres sterling. Plusieurs investisseurs chinois auraient pris contact avec les autorités italiennes et négocié les prix d'achats d'une vigtaine de sites historiques de premier plan.

     

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    Selon des initiés, les autorités italiennes concernées ont déjà évalué le prix de 350 de ces sites historiques, et les autres 450 sites le seront au cours du mois prochain. Un fonds public chargé des ces opérations sera créé à l'automne. Les investisseurs auront le droit de louer une partie de ces actifs.

     

     

     

    Parmi ces actifs historiques, on trouve le Palazzo Diedo du XVIIIe siècle à Venise, évalué à 15 millions de livres sterling, et le Palazzo Bolis Gualdo, à Milan, pour 24,5 millions de livres sterling.

     

  • Le ministère chinois des Finances émet 22,1 milliards de yuans de bons au nom des gouvernements locaux

    La Chine n'est pas épargnée par la crise. C'est bien normal, quand vos meilleurs clients font défaud , on se trouve en difficulté. Le tout , c'est de savoir rebondir avec un plan B. C'est ca qui se passe en Chine.

    Pourquoi?

    Parcequ'en Chine , contrairement à l'Europe , il y a un pilote dans l'avion.Le ministère chinois des Finances émettra vendredi 22,1 milliards de yuans (3,51 milliards de dollars) de bons au nom des gouvernements locaux afin d'atténuer leurs pressions de financement et de stimuler l'économie en perte de vitesse.

    Le 17 août, le ministère vendra aux enchères 22,1 milliards de yuans de bons à cinq ans au nom des gouvernements des villes de Tianjin et de Xiamen, et des provinces du Jiangxi, du Shandong, du Henan et du Hunan, selon un communiqué publié sur le site Internet du ministère.

    Ces bons seront négociables à partir du 24 août, indique le communiqué.

    En Chine, les gouvernements locaux ne sont pas autorisés à émettre directement des bons, à l'exception de Shanghai, de la zone économique spéciale de Shenzhen et des provinces côtières du Zhejiang et du Guangdong.

     

  • Jean-Pierre Raffarin : La Chine au premier plan pour aider l'Europe à sortir de la crise

    Du 13 au 18 octobre, l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin conduit en Chine une délégation de 50 membres, dont 25 jeunes et 25 dirigeants de PME françaises, dans le programme d'échange décidé conjointement il y a un an par les présidents Hu Jintao et Nicolas Sarkozy.

    Dimanche 16 octobre, l'ex-premier ministre français est parti pour Chengdu, capitale de la province du Sichuan, pour assister à la cérémonie d'ouverture de la 12e Exposition internationale de l'ouest de la Chine.


    La Chine est un partenaire mondial de premier plan dans la crise de la dette européenne

    Avec son grand nombre de réserves en euro et ses investissements en Europe, la Chine est un acteur important de la situation économique européenne. « Tous les interlocuteurs chinois que j'ai rencontrés depuis mon arrivée expriment leurs préoccupations, mais aussi leurs dispositifs », a dit l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, en répondant à une question sur le rôle joué par la Chine dans le sauvetage de la crise de la dette en Europe, lors d'une rencontre avec les médias le 14 octobre à Beijing. « On verra à l'occasion du sommet du G20 à Cannes, qui aura lieu le 3 novembre, que la France et la Chine ont une vision internationale, dans laquelle, au fond, la Chine a des positions qui sont voisines de celles de la France ». Les deux pays croient que la maitrise de l'endettement ne peut passer que par des réformes. Selon M. Raffarin, durant les précédents sommets de Pittsburgh et Londres, la Chine a démontré sa détermination et sa capacité à faire face à la crise. Le prochain sommet à Cannes devrait donc être un laboratoire, tant pour la crise actuelle que pour la Chine. « Nous comptons sur ce sommet pour que les grands acteurs de l'économie mondiale envoient un message de nature à rassurer les acteurs économiques et financiers », a-t-il ajouté.

    Les barrières du commerce sont des drogues douces

    M. Raffarin a également partagé ses idées sur la récente adoption du projet de loi du Sénat américain sur la réforme du taux de change. « Dans la conception parlementaire française, le rôle des parlements n'est pas de fixer la parité monétaire des autres monnaies, notamment des monnaies étrangères. Les États-Unis, envers lesquels nous sommes reconnaissants de nous avoir appris quelques principes du libéralisme économique et politique, sur ce sujet, ne sont pas très libéraux », a souligné M. Raffarin. Depuis 2008, les États sont revenus au premier plan parmi les acteurs économiques, après une période de dérégulation et de dérèglementation. Selon lui, il faut faire attention à la tentation du protectionnisme. « L'intervention de l'État avait un aspect très positif, qui est de corriger les erreurs qu'un certain nombre d'acteurs privés avaient développées. Pour la défense des citoyens, l'intervention des États est un élément important. Mais il ne faut pas passer de cette intervention de l'État à un excès de nationalisation qui débouche sur le protectionnisme ». Il considère que le protectionnisme accélérerait aujourd'hui la crise et que les barrières sont des drogues douces qui peuvent donner une satisfaction de court terme, mais fragilise les échanges à moyen terme. « C'est par la régulation que nous pourrons équilibrer les échanges et non pas par le protectionnisme ».

     

     
     


     

    Jean-Pierre Raffarin : La Chine au premier plan pour aider l'Europe à sortir de la crise

     

      

     

     

  • La double crise de l'Europe : la Chine incapable de jouer le rôle de sauveur

     

    L'Europe présente maintenant les caractéristiques de l'éclatement d'une double crise.

    D'une part, le fait prouve que l'aide apportée à la Grèce, au lieu d'atténuer la crise de la dette, pourrait compromettre l'Allemagne et le France, les deux plus importants pays de la zone euro. D'autre part, outre le risque du défaut de paiement, le secteur bancaire européen est dans la tempête. 46 grandes banques européennes ont vu leurs actions chuter. Le 14, Moody's a abaissé la note de la Société Générale et du Crédit Agricole.

    À l'occasion du 3e anniversaire de la faillite de Lehman Brothers, la Chine attire encore une fois les regards du monde. Par exemple, une nouvelle non attestée concernant l'achat d'obligations italiennes par China Investment Corporation a enthousiasmé les marchés boursiers en Europe et aux États-Unis. Après que des dirigeants italiens eurent néanmoins nié un quelconque accord, les marchés boursiers ont connu une chute.

    Depuis l'éclatement de la crise financière, la Chine est considérée pour la première fois dans l'histoire contemporaine comme le sauveur de l'économie mondiale. Cependant, le fait prouve que bien que la Chine ait davantage de poids dans le domaine financier international, elle ne peut pas changer les règles financières existantes. Après que les organismes financiers américains eurent connu une amélioration préliminaire, des tensions croissantes sont apparues dans les zones géopolitiques et commerciales dont la Chine se préoccupe. Les expériences des trois années passées montrent que celui qui préconise l'ordre politique et économique traditionnel du monde veut que la Chine agisse en tant que prêteur, non en tant que celui qui élabore et amende les règles. La crise de l'Europe et des États-Unis offre à la Chine des opportunités d'importance tactique, mais non stratégique.

    Il est certain que l'Europe est heureuse de voir la Chine acheter davantage d'euros et d'obligations européennes, mais ce qu'elle peut payer en retour ne dépassera pas les limites du taux de bénéfice de la monnaie et de la créance. Quant aux problèmes d'importance stratégique tels que la reconnaissance à la Chine du statut d'économie de marché, la levée de l'embargo sur les armes, l'accès des entreprises chinoises au marché européen et les réformes de l'Union européenne et de la zone euro, il est peu probable que les progrès soient notables.

    Il importe que la Chine, en comptant sur ses propres forces, soit incapable de jouer le rôle de sauveur. D'une part, de l'éclatement de la crise financière à la période de l'après-crise, beaucoup d'affaires prouvent que l'investissement de la Chine à l'étranger laisse à désirer. Il faut étudier et tirer les leçons. Par exemple, l'investissement aveugle de grande envergure pourrait éventuellement causer d'énormes pertes. D'autre part, il faut être conscient que la Chine a beaucoup à faire dans les domaines de la restructuration industrielle, du renouvellement économique, de la transformation du mode économique, de la sécurité sociale, des services publics, etc. D'ailleurs, le risque de la gestion des moyennes et petites entreprises reste encore très important.

    Sous cet angle, la double crise de l'Europe n'offre pas une opportunité à la Chine pour connaître un rebond. Pour faire face à cette crise parsemée d'écueils, on ne peut ni peser le pour et le contre simplement à travers les intérêts à court terme, ni comprendre par « le devoir international » de type extensif. Pour faire face à la crise de façon adéquate, il faut développer le marché intérieur, améliorer le cadre juridique et créer des opportunités commerciales que le monde entier pourra partager. Seule une Chine en bonne santé sur le plan économique et social pourrait devenir pendant une longue période le moteur et l'appareil servant à stabiliser les tensions de l'économie mondiale.

    Source: China.org.cn

  • La Chine n’a pas fini de nous surprendre en positif (Michel Aglietta)

    Michel Aglietta est un économiste français, ancien élève de l'Ecole polytechnique. Actuellement professeur de sciences économiques à l'Université ParisX   , il est également conseiller scientifique au CEPII.

    Dans "Le Nouvel Economiste" , il nous présente son dernier livre où il fait part de ses sentiments sur la Chine.

    Michel Aglietta

    Il  est persuadé que d’ici une dizaine d’années, la Chine aura réalisé des résultats spectaculaires sur la voie du développement durable . Faisons des Chinois nos alliés parce nous partageons avec eux les mêmes objectifs à long terme. La crise nous a invités à penser le monde de façon radicalement différente et l’approche chinoise peut nous y aider. Ce serait suicidaire pour les Occidentaux de ne pas l’accepter.”dit-il.

     

    En matière de réflexion stratégique, les Chinois ont une avance décisive sur les Occidentaux. Ils sont convaincus de la nécessité de transformer de fond en comble leur régime de croissance. Ce dernier, fondé sur les exportations en direction des consommateurs occidentaux – principalement américains -, n’a plus d’avenir en raison de l’effondrement du crédit. Or là où les Chinois envisagent des changements radicaux, nous continuons à croire que la crise n’est qu’un mauvais moment à passer. Alors que le défi est le même : réinventer un modèle de croissance. Les Chinois ont utilisé la crise comme un levier pour accélérer leur mutation et ils avancent, non sans difficultés, tandis que nous, nous piétinons. Bien plus que le soutien conjoncturel de la croissance, la Chine est en train d’élaborer un nouveau modèle de croissance basé sur l’urbanisation car c’est dans les villes que l’on trouve les classes moyennes qui consomment.

     

    La crise financière, durement ressentie par la Chine, a entraîné la prise de conscience par les Chinois de leur trop grande dépendance au commerce international. Les autorités de Pékin ont fait preuve d’une très grande réactivité en adoptant le plan de relance le plus important de tous les pays. L’argent injecté en six mois a été utilisé dans des projets qui étaient déjà dans les cartons, tels que l’amélioration des infrastructures de transports assurant de meilleures liaisons avec l’ouest du pays qui regorge de ressources primaires (minérales et énergétiques) et qui peut développer le tourisme et aiguilleurs ecologique. Ainsi, contrairement à ce qu’on aurait pu redouter, cet énorme plan de relance de 4 000 milliards n’a pas beaucoup ajouté de capacités improductives. 

     

     

     Les Chinois ont aussi pris conscience de la vulnérabilité de leur modèle de croissance trop exclusivement tourné vers la demande des pays de la zone OCDE. Très vite, les Chinois ont compris que ces débouchés allaient inéluctablement et durablement ralentir. D’où la nécessité de redéployer leurs exportations vers d’autres zones et de mettre en place de nouveaux facteurs de croissance internes. L’autre leçon tirée de la crise est d’ordre monétaire. Puisque l’effondrement du commerce international à fin 2008 a été provoqué par la disparition des moyens de paiement en dollars sur le marché monétaire mondial, les Chinois en ont conclu que pour se prémunir d’une prochaine crise, il leur fallait désormais découpler le plus possible leur économie du billet vert en internationalisant le yuan. D’où, en juin 2010, les décisions conjointes de découpler le taux de change de la monnaie et le renforcement de la place de Hong-Kong en tant que centre financier au service des intérêts de la Chine.

     

     

     

  • MADE IN CHINA , BEST QUALITY.

    Le « Made in China » et la coopération mondiale.

    Cable News Network (CNN) commencera, à partir de cette semaine, à diffuser sur les marchés asiatiques une publicité commerciale de trente secondes dont le sujet principal est de propager l'idée selon laquelle dans le contexte de la mondialisation, les produits 'Made in China' sont en réalité les fruits du partage de travail et de la coordination des divers entités commerciales du monde qui jouissent en commun par la suite des profits réalisés ainsi. Il est évident que cette publicité sera utile pour reconstruire et consolider la réputation et le prestige du ‘Made in China' sur le marché mondial.

    Le site web américain media.com, qui est toujours à la trousse des médias et des agences de publicité pour connaître leur évolution et leur développement, vient de révéler que cette publicité de trente secondes a été élaborée et mise au point par le Ministère chinois du Commerce avec l'assistance associations chinoises de métiers et qu'au début elle sera diffusée en Asie et ensuite en Amérique du Nord, en Europe et dans les autres principaux pays partenaires commerciaux de la Chine.

    Par le biais de la télévision, les téléspectateurs pourront voir de leurs propres yeux la publicité en question qui a pour sujet principal le « Made in China » et la coopération mondiale. Il y est insisté que pour pouvoir fabriquer des produits de qualité excellente, les entreprises chinoises sont en train de renforcer et d'intensifier davantage leur coopération avec les sociétés étrangères. Il est montré dans la publicité une série de produits portant l'étiquette ‘Made in China'. Par exemple, un baladeur MP3 de type iPod porte une étiquette sur laquelle est écrite la phrase suivante « Je suis fabriqué en Chine, mais je dispose de logiciels en provenance de Silicon Valley », une paire de chaussures de sport et un habit portent l'étiquette « fabriqué en Chine, mais conçu en France », un réfrigérateur dit qu'il est fabriqué en Chine, mais que son style est européen.

    Des personnalités du milieu ont indiqué que cette publicité de trente minutes, qui vise à étendre et à développer une toute nouvelle idée sur les produits de fabrication chinoise en faisant comprendre aux peuples du monde que le « Made in China » est en fait le fruit de la coopération mondiale, est une création qui se distingue des autres. En partant de l'idée de faire connaître sous un autre angle de vue, les produits chinois qui sont très demandés et qui se vendent très bien dans le monde aux consommateurs du monde en amenant ces derniers à réfléchir plus mûrement sur le rapport entre le ‘Made in China' et le commerce mondial et à renoncer petit à petit à leurs préjugés contre les produits ‘Made in China'.