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  • Des responsables de l’explosion de Tianjin débusqués grâce à l'agence de presse chinoise Xinhua (Chine Nouvelle)

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    Le fils d'un ancien chef de la police de Tianjin est l'un des deux propriétaires mystérieux de l'entrepôt qui stockait des matières dangereuses à Tianjin, où se sont produites les explosions qui ont fait au moins 114 morts. Il aurait utilisé ses relations pour obtenir des permis en dépit du manquement de la société aux règles de sécurité, a rapporté l'agence Xinhua.

    L'autre propriétaire est un ancien dirigeant d'une entreprise de produits chimiques appartenant à l'Etat, qui aurait également utilisé ses relations pour obtenir les approbations nécessaires, a indiqué l'agence Xinhua dans un long reportage sur la société propriétaire de l'entrepôt, Ruihai International Logistics.

    Dong Shexuan, le fils âgé de 34 ans du défunt chef de la police du port de Tianjin, Dong Peijun, et l'ancien cadre Sinochem Yu Xuewei, cachaient leurs participations dans la société par l'intermédiaire d'amis, a rapporté Xinhua.

    Ils sont mentionnés parmi dix dirigeants de l'entreprise qui ont été interpelés après les explosions survenues la semaine dernière.

    Dong Shexuan possédait 45 % de la société par l'intermédiaire d'un ancien camarade de classe, a rapporté Xinhua. Le reste appartenait à Yu Xuewei, mais officiellement détenu par un de ses amis.

    Il n'a pas été immédiatement clair pourquoi Yu Xuewei voulait cacher ses parts dans la société, mais Dong Shexuan a déclaré à Xinhua qu'il voulait éviter toute accusation de conflit d'intérêts, en particulier parce que son père faisait alors l'objet d'une enquête pour corruption. « L'opinion publique aurait pu être négative, étant donné le poste de mon père dans la police », a-t-il déclaré.

    Yu Xuewei a déclaré avoir recruté Dong Shexuan pour participer à l'entreprise à la fin de l'année 2012 en raison de ses connexions familiales, et parce que ce dernier pouvait facilement obtenir un certificat de sécurité incendie pour l'entreprise qui manipulait des matières dangereuses. « J'ai apporté tout ce qu'il fallait pour les projets de rénovation, et le certificat de sécurité incendie a été rapidement délivré », a rapporté Xinhua en citant Dong Shexuan.

    Le certificat a apparemment convaincu les fonctionnaires de la planification locale à délivrer à Ruihai un permis de construire pour le stockage de matières dangereuses, alors même que l'emplacement choisi empiétait sur le périmètre de sécurité de 1000 mètres autour des habitations et des routes publiques, ce qui constituait une violation claire des règles de sécurité de l'Etat.

    « Mes connexions sont au niveau de la police et des pompiers. Lorsque nous avions besoin d'une inspection de sécurité incendie, je suis allé rencontrer les responsables des pompiers du port de Tianjin. Je leur ai donné mes dossiers et on m'a rapidement accordé l'autorisation nécessaire », a déclaré M. Dong, selon Xinhua.

    Il a également expliqué que Ruihai avait réussi à franchir un autre obstacle qui aurait dû être impossible. Un cabinet d'évaluation de la sécurité avait dit à la société qu'un rapport positif était hors de question en raison de la non-conformité de l'entrepôt avec la distance de sécurité. « Yu Xuewei m'a dit de ne pas m'inquiéter, et de le laisser régler la question. Il a changé de cabinet d'évaluation et a obtenu le rapport positif », a-t-il indiqué à Xinhua.

    Environ 700 tonnes de cyanure de sodium hautement toxiques étaient stockées sur le site, selon les autorités.

    Xinhua a également révélé que la société avait opéré sans permis pendant neuf mois, jusqu'en juin dernier. « Après l'expiration de la première licence, nous avons demandé une extension », a déclaré M. Yu. « Nous n'avons pas interrompu nos activités parce que nous ne pensions pas qu'il y avait un problème. Beaucoup d'autres entreprises continuent à travailler sans permis. »

    Sinochem possède deux entrepôts de produits chimiques dangereux à proximité du site des explosions, selon Greenpeace, qui empiètent également sur le périmètre de sécurité défini par la loi.

    Zhu Liming, directeur adjoint du bureau de la planification et de la gestion des terrains dans la Nouvelle Zone de Binhai, qui a accordé la licence d'installation et de construction de l'entrepôt, a déclaré que son bureau « s'était référé aux documents de sécurité incendie, qui donnaient le feu vert à la société en termes de distance de sécurité des zones résidentielles. »

    Lors d'une conférence de presse organisée hier, le maire adjoint de Tianjin He Shushan a déclaré que l'entrepôt stockait une quarantaine de substances classées dans sept catégories, dont environ 1300 tonnes de composés d'oxyde, principalement du nitrate de potassium et du nitrate d'ammonium, 500 tonnes de matières inflammables, notamment du sodium métallique et du magnésium, et 700 tonnes de substances hautement toxiques, principalement du cyanure de sodium.

    Hier après-midi, 150 tonnes de cyanure de sodium avaient été retirées du site des explosions et envoyées à la société de production pour être traitées, a-t-il expliqué.

    Les explosions ont suscité des craintes sur la présence de polluants toxiques dans l'air et l'eau à Tianjin, mais les autorités ont assuré que les niveaux de pollution ne posent pas de danger.

    Bien que la zone des explosions reste contaminée, aucun produit chimique dangereux n'a été détecté dans les environs, a assuré aux journalistes Bao Jingling, ingénieur en chef du Bureau de l'environnement de Tianjin.

    Il a indiqué que des techniciens du bureau avaient également testé des échantillons d'eau prélevés dans les rues de la ville après les orages qui se sont produits mardi, et qu'ils n'avaient trouvé aucune contamination dangereuse. Certains habitants avaient signalé la présence d'une substance mousseuse inhabituelle après la pluie.

    Le reportage de Xinhua renforce l'idée commune que les entreprises chinoises privées bien connectées utilisent leurs relations personnelles avec des membres du gouvernement pour outrepasser les règles.

  • Les Etats-Unis exhortés à extrader une ancienne Vice-maire de Wenzhou , est de la Chine,en fuite

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    Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté jeudi les Etats-Unis à extrader une ancienne responsable gouvernementale en fuite ,le plus tôt possible.

     

    Le porte-parole Hong Lei a fait ces remarques à l'issue de la première audience du procès de Yang Xiuzhu, fugitive économique la plus recherchée par la Chine, qui s'est tenue mardi devant un tribunal de New York traitant d'affaires d'immigration.

     

    Mme Yang doit être sanctionnée en Chine selon la loi chinoise, a indiqué M. Hong lors d'une conférence de presse quotidienne.

     

    Mme Yang, ancienne vice-maire de Wenzhou, dans la province du Zhejiang (est), a quitté la Chine avec sa famille lorsque des enquêteurs ont commencé à examiner ses activités en 2003. Les enquêteurs ont découvert des preuves montrant qu'elle avait accepté des pots-de-vin d'une valeur totale de 253 millions de yuans (environ 40 millions d'€, selon le taux actuel).

     

    La Chine a publié une liste de cent fugitifs économiques en avril, dans le cadre de sa récente campagne anti-corruption. Mme Yang figure sur cette liste.

     

    La Chine et les Etats-Unis ont collaboré sur plusieurs affaires via les canaux concernés, a indiqué M. Hong, ajoutant que les deux parties renforceraient leurs efforts conjoints dans la lutte contre les crimes transnationaux.

     

    Il a souligné que le gouvernement chinois continuerait ses efforts pour poursuivre les suspects en fuite.

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  • Le policier qui a abattu un voyageur dans une gare chinoise n'est pas inculpé mais des magistrats poursuivis pour corruption

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    L'agent de police ayant tiré sur Xu Chunhe ne sera pas inculpé pour homicide volontaire d'un civil, après l'incident survenu le 2 mai dans une gare ferroviaire du Heilongjiang, ont indiqué les autorités locales de la police hier.

    Le policier en question, Li Lebin, a tiré sur Xu Chunhe dans la gare du comté de Qing'an, dans la province du Heilongjiang.

    Une enquête interne a montré que l'agent avait utilisé son arme à feu dans le cadre de ses fonctions sans enfreindre le protocole en vigueur, a révélé un communiqué de la police des chemins de fer de Harbin, la capitale provinciale du Heilongjiang, qui était chargée de l'enquête.

    Xu Chunhe, un homme de 45 ans qui voyageait avec sa mère âgée de 81 ans et ses trois enfants, aurait attaqué Li Lebin et refusé d'obtempérer en dépit de plusieurs avertissements de l'agent avant que celui-ci n'ouvre le feu, a indiqué le communiqué.

    Xu Chunhe et sa famille devaient prendre le train pour se rendre à Jinzhou, près de Dalian dans la province du Liaoning, pour rendre visite à des parents. Li Lebin a été appelé à maintenir l'ordre lorsque Xu Chunhe a délibérément empêché plus de 40 voyageurs de monter à bord du train autour de midi le 2 mai, selon le communiqué.

    La situation a dégénéré et les deux hommes se sont retrouvés en confrontation physique après que l'avertissement verbal du policier a été ignoré. Au cours de la confrontation, Xu Chunhe aurait donné un coup de poing visant le policier à la tête et essayé de s'emparer de sa matraque, selon l'enquête.

    Xu Chunhe aurait poussé sa mère et jeté sa fille de six ans en direction de Li Lebin pour prendre la matraque, qu'il aurait ensuite utilisée pour frapper le policier à la tête et sur la main lorsque celui-ci a saisi son arme à feu. Le policier aurait tiré après des avertissements verbaux répétés.

    La mort de Xu Chunhe a été constatée par les ambulanciers arrivés sur le site 25 minutes plus tard.

    La police locale a enquêté sur les lieux, en étudiant le corps, l'arme à feu et la balle, l'enregistrement des caméras de surveillance et en interrogeant près de 100 voyageurs, parmi lesquels se trouvaient plus de 60 témoins.

    L'incident a propulsé le comté reculé aux premières pages des médias dans la Chine entière et des lanceurs d'alerte locaux ont saisi l'occasion pour faire ouvrir une douzaine d'affaires de corruption.

    Dong Guosheng, le magistrat adjoint du comté de Qing'an, qui a salué le comportement de l'agent de police le lendemain, a été accusé d'avoir menti sur son âge et sa formation pour être recruté. Il a également été découvert que sa femme avait un faux emploi public, dont elle tire un revenu. Dong Guosheng a été suspendu et mis en examen le 12 mai.

    Wei Pengfei, le procureur en chef du parquet de Qing'an, fait également l'objet d'une enquête après qu'un policier l'a accusé d'utilisation inappropriée de véhicules publics.

    Le soutien de Dong Guosheng au policier alors que l'enquête était en cours a provoqué le mécontentement de l'opinion publique et conduit à des dénonciations successives le concernant, a observé Yu Guoming, professeur à l'École de journalisme et de communication de la prestigieuse Université Renmin.

    « Lorsque le magistrat adjoint du comté s'est retrouvé mêlé à des scandales, d'autres fonctionnaires ont également été dénoncés et mis en examen. C'est l'effet d'implication », a déclaré M. Yu.

    Il est fréquent que de telles affaires fassent surface sur Internet lorsqu'un incident qui suscite un grand intérêt du public n'est pas réglé efficacement et rapidement de manière adéquate, a noté Shen Yang, professeur à l'École de journalisme et de communication de la prestigieuse Université Tsinghua.

  • 3 Chinois sur 4 favorables à la peine de mort en cas de corruption

    Selon une enquête en ligne conduite par le centre d'enquêtes sociales du China Youth Daily le 4 novembre 2014, il y a un fort soutien à la peine de mort au sein de la population chinoise dans les affaires de corruption.

     

    Ce sondage a en effet montré que 73,2% des 2 105 répondants pensent que la peine de mort devrait continuer à être appliquée en cas de corruption.

     

    Un projet d'amendement au droit pénal, qui a été soumis le 27 octobre au Comité permanent du Congrès National Populaire pour une première lecture, modifie quelques articles relatifs à la lutte contre la corruption, dont le détournement de fonds et les pots de vin.

     

    Le projet envisage de supprimer la peine de mort pour neuf crimes, après qu'un précédent texte ait déjà aboli la sanction suprême pour 13 crimes.

     

    Pour Che Hao, professeur agrégé à l'école de droit de l'Université de Pékin, il est naturel que la Chine supprime la peine de mort après que le pays ait adhéré à des organismes internationaux concernés.

     

    Les crimes qui ne sont plus sanctionnés par la peine de mort sont principalement économiques et non-violents dans leur nature. « Mais l'abolition de la peine capitale n'est pas seulement un problème légal mais également politique, », a ajouté M. Che.

     

    Cependant, a-t-il précisé, compte tenu de la campagne actuelle contre la corruption et des fortes attentes de la population, il serait prudent de conserver la peine de mort dans les affaires de corruption. 

     

  • La campagne anti-jeux d'argent est devenue un des pivots de la lutte anti-corruption menée par le gouvernement chinois:Beijing sanctionne 7162 fonctionnaires

    La campagne anti-jeux d'argent est devenue l'un des pivots de la lutte anti-corruption menée par le gouvernement chinois.

    Plusieurs milliers de cadres du Parti et de responsables gouvernementaux ont été sanctionnés par Beijing pour des infractions liées aux jeux de hasard depuis le milieu de l'année dernière, d'après un rapport publié par le gouvernement central.

    Parmi les 30 villes et provinces dont venaient les 7162 fonctionnaires, celles ayant rapporté le plus grand nombre de cas sont celles du Zhejiang (1575) et du Guangdong (1127). Concernant la nature des sanctions infligées, Beijing a seulement précisé qu'elles comprenaient de simples avertissements et des sanctions administratives.

    Parmi les façons déguisées d'offrir un pot-de-vin, une pratique répandue consiste à laisser un fonctionnaire gagner une partie de mah-jong, a confié au Beijing Youth Daily un responsable de la commission pour l'inspection disciplinaire du Guizhou. Les gagnants peuvent empocher jusqu'à 100 000 yuans (12 852 euros) en une seule fois, a-t-il affirmé.

    Selon un homme d'affaires cité par le quotidien, certains patrons perdent intentionnellement dans l'espoir de se voir plus tard accorder des traitements de faveur.

    Le journal indiquait également que certains fonctionnaires accros aux jeux se servaient dans les fonds publics pour couvrir leurs pertes.

    En mai dernier, Cong Jun, directeur adjoint du Bureau de gestion de la sécurité publique de Liuzhou (région autonome Zhuang du Guanxi), a été interpellé pour avoir utilisé 3 millions de yuans issus de fonds publics dans des paris sportifs.

    Lu Shengle, directeur du Bureau des finances de Liangjiang, dans la province du Guangxi, est accusé d'avoir détourné 3,23 millions de yuans des caisses de l'Etat au cours des quatre dernières années pour jouer à des jeux d'argent.

    Dans la province méridionale du Hainan, des fonctionnaires ont été sanctionnés pour avoir joué pendant leurs heures de travail, selon le rapport.

    L'affaire la plus récente concerne M. Jin, l'un des responsables du gouvernement de Fotang, une commune du district de Yiwu, placé sous enquête pour avoir contracté plus de 4 millions de yuan de dettes dans des casinos de Macao.

    L'enquête a été lancée après que le fonctionnaire avait tenté de se suicider en mettant le feu à sa voiture, dans laquelle se trouvait sa mère de 79 ans, devant les portes du gouvernement de Fotang le 26 septembre dernier.

    Gravement blessés, l'homme et sa mère ont été hospitalisés et sont désormais dans un état stable.

     

  • Sud de la Chine: les ouvriers d'un fournisseur d'Apple en grève pour leur bonus de la mi-automne

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    Des centaines d'ouvriers d'un sous-traitant d'Apple à Dongguan se sont mis en grève mardi matin pour protester contre la suppression des gâteaux de lune et autres avantages de la fête de la mi-automne dans le cadre de la campagne nationale de lutte contre la corruption.

    Plus de 100 travailleurs de Wintak LCD Co Ltd à Dongguan, un fournisseur d'Apple, ont organisé une grève hier suite à la décision de l'entreprise de ne pas distribuer de gâteaux de lune et la prime habituelle d'environ 700 yuans (84€). Ils sont retournés au travail vers 11 heures le jour même.

    La protestation a provoqué de sérieux embouteillages jusqu'à ce que les ouvriers acceptent de retourner à leurs fonctions, car les grévistes ont bloqué deux grands axes routiers à proximité.

    « Nous nous sommes mis en grève en raison des coupes budgétaires à long terme de la société, notamment la diminution des primes de fête et des avantages ordinaires », a déclaré un employé qui a requis l'anonymat.

    La prime de 700 yuans représente la moitié du salaire mensuel de base d'un ouvrier ordinaire. Elle a été réduite à 100 yuans cette année.

    L'ouvrier a également déclaré que d'autres avantages ont été réduits ; la société a cessé de verser des allocations d'ancienneté et a réduit les allocations repas il y a quelques mois.

    Il a indiqué que la plupart des ouvriers ont interrompu leurs tâches mardi matin, avant d'être forcés de retourner au travail par la police antiémeute vers 11 heures.

    La grève de courte durée n'a pas encore donné de résultats : la société n'a pas accepté la moindre concession.

    Wintak LCD a confirmé que la grève s'est produite, mais a refusé de faire d'autres commentaires.

    « Nous n'avons pas d'information à annoncer pour le moment », a déclaré un représentant du service de communication du Bureau de sécurité publique de Dongguan.

    Un commentaire publié lundi dans le Quotidien du Peuple, le journal du Parti communiste chinois, notait que la campagne anticorruption ne pouvait pas être utilisée comme une excuse pour priver les travailleurs d'avantages légitimes.

    « La campagne de lutte contre la corruption vise les dépenses inutiles faites avec de l'argent public par des entreprises d'État », a rappelé Zhu Lijia, professeur de gestion publique à l'Académie chinoise de la gouvernance, ajoutant que les entreprises privées sont susceptibles d'utiliser cette campagne comme prétexte pour réduire les prestations accordées à leurs employés.

     

     

  • Les fonctionnaires chinois dont le conjoint a émigré à l'étranger ne seront plus autorisés à occuper des postes de haut niveau

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    Les fonctionnaires chinois dont le conjoint a émigré à l'étranger ne seront plus autorisés à occuper des postes de haut niveau, selon un communiqué du service de l'organisation du Parti communiste chinois (PCC).

    Parmi les positions concernées par la nouvelle directive figurent celles au sein du Comité du PCC, de l'Assemblée populaire, du système judiciaire et des autorités disciplinaires du PCC.

    Les responsables qui ont accès aux secrets d'Etat dans des domaines tels que le commerce, l'économie, l'armée et les sciences sont eux aussi affectés par cette directive.

    Celle-ci stipule que tout fonctionnaire qui refuse de rapatrier sa famille en Chine devra démissionner ou être rétrogradé à un poste inférieur.

    Raillés par le public, qui leur a donné le nom de « fonctionnaires nus » dès lors qu'ils ont envoyé leur famille vivre à l'étranger, faisant ainsi le choix du célibat géographique, ces responsables sont depuis peu au centre de la campagne anti-corruption menée par le gouvernement de Xi Jinping.

    Depuis longtemps, les citoyens se demandent comment certains représentants de la fonction publique ont les moyens d'envoyer leur famille vivre à l'étranger.

    Dans certains cas, ces fonctionnaires n'hésitent pas à transférer leur fortune à l'étranger via les membres de leur famille pour échapper aux enquêtes sur la corruption menées dans leur pays.

    C'est pourquoi le service de l'organisation du Parti a cette année redéfini la notion de « fonctionnaire nu ».

    Auparavant, les fonctionnaires dont le conjoint vivait à l'étranger, mais dont l'enfant demeurait en Chine, n'étaient pas repris dans cette catégorie.

    Or, le service de l'organisation a pris la décision en 2014 que même les fonctionnaires dont le conjoint est le seul membre de la famille à avoir émigré seraient dorénavant aussi considérés comme « nus ».

    Une petite dizaine de provinces du pays, dont le Zhejiang et le Sichuan, ont commencé à recenser le nombre de « fonctionnaires nus » sur leur territoire au mois d'avril.

  • Plus de 10 000 fonctionnaires ont fait l'objet d'une enquête pour corruption au premier trimestre

    Le Parquet populaire suprême de Chine (PPS) a déclaré mercredi que plus de 10 000 fonctionnaires avaient fait l'objet d'une enquête pour corruption, de janvier à mars.

    Le travail d'enquête a couvert la corruption, le manquement au devoir et d'autres crimes liés au travail au cours des trois premiers mois de l'année.

    Le nombre d'affaires de corruption et de fonctionnaires faisant l'objet d'une enquête a augmenté de 24 % et de 19,8 % respectivement, par rapport à la même période de l'an dernier.

    Le nombre d'affaires de manquement au devoir et de fonctionnaires faisant l'objet d'une enquête a augmenté de 10,2 % et 12,7 % respectivement, par rapport à la même période de 2013, selon les données du PPS.

    Un total de 10 840 personnes dans 8 222 affaires ont fait l'objet d'une enquête pour subornation ou corruption, et 3 073 personnes ont fait l'objet d'une enquête dans 2 245 affaires de manquement au devoir, a indiqué le PPS.

    Les augmentations sont dues à la lutte accrue contre la corruption que livre la Chine. Le président chinois Xi Jinping a déclaré que le pays va lutter à la fois contre les « mouches », les fonctionnaires à l'échelon local, et contre les « tigres », les hauts fonctionnaires.

    Parmi le nombre total de fonctionnaires ayant fait l'objet d'une enquête pour corruption de janvier à mars, 57 étaient à l'échelon de la préfecture, a indiqué le PPS.

    Les principales affaires faisant l'objet d'une enquête ont compris celle de Tong Mingqian, un conseiller politique chevronné de la province centrale du Hunan, de Chen Baihuai, un fonctionnaire de niveau vice ministériel de la province du Hubei, et une fraude électorale à grande échelle dans la ville de Hengyang, province du Hunan.

    Xu Jinhui, directeur du département de lutte contre la corruption et la subornation du PPS, a déclaré que les parquets avaient renforcé leurs efforts dans les enquêtes sur les affaires, et que l'efficacité avait également été améliorée.

    M. Xu a dit que le PPS va renforcer ses efforts de lutte contre la corruption, en mettant l'accent sur les points suivants : l'acceptation de pot de vin, la chasse à l'argent volé et la traque des suspects qui se sont enfuis.

    De plus, le parquet suprême va également renforcer les normes d'application de la loi et mettre en œuvre de manière stricte l'enregistrement audio et vidéo pendant les interrogatoires, a révélé M. Xu.

    Dans les affaires de manquement au devoir, le PPS mettra l'accent sur la sécurité alimentaire, la protection de l'environnement, la sécurité de la production ainsi que d'autres domaines.

     

  • 100 millions de yuans ( 11,7 millions €) saisis au domicile d'un haut fonctionnaire chinois

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    En entrant en fonction, le président Xi avait annoncé la couleur , il mènerra une lutte sans merci contre la corruption et il s'attaquera aussi bien aux tigres qu'aux mouches.

    Plus de 100 millions de yuans (11,7 millions d'euros) en billets de banque ont été retrouvés au domicile d'un haut responsable politique chinois du secteur de l'énergie, dans ce qui semble être le dernier scandale de corruption en date dans le pays.

    La police a saisi plusieurs mètres cubes de cash en interpellant Wei Pengyuan, responsable adjoint du Bureau du charbon à l'Administration nationale de l'énergie, selon des médias chinois.

    La masse d'argent était telle qu'il a fallu 16 machines à compter les billets pour en évaluer le montant, et quatre d'entre elles sont tombées en panne lors du comptage.

    Le butin de Wei contenait au moins un million de billets de banque qui, empilés, formeraient une colonne de 100 mètres de haut.

    Selon une source proche de l'enquête, le cadre est soupçonné d'avoir commis des irrégularités dans la délivrance de permis d'exploitation de mines de charbon, a rapporté hier Caixin.com.

    Avant l'établissement de l'Administration nationale de l'énergie, Wei avait travaillé pendant de nombreuses années à la Commission nationale pour le développement et la réforme, où il avait été nommé directeur adjoint de département.

    Il avait préconisé l'établissement de partenariats entre les entreprises charbonnières et électriques, et le gouvernement de la province du Shanxi (nord) avait créé, à sa demande, une équipe chargée de promouvoir la coopération entre les deux secteurs.

    Plusieurs accords avaient été conclus, notamment l'acquisition par Datong Coal Mine Group d'une partie du capital de Zhangze Co of China Power Investment.

    La dernière apparition publique de Wei remonte au 9 janvier dernier, lors de sa visite d'une mine de charbon à Daizhuan, dans la province orientale du Shandong.

    Le mois dernier, Hao Weiping, directeur du Département de l'énergie nucléaire de l'Administration nationale de l'énergie, a été interpellé avec sa femme à l'aéroport de Beijing alors que le couple s'apprêtait à quitter le pays.

    Hier, l'organe disciplinaire officiel du Parti communiste chinois a annoncé avoir ouvert une enquête sur Ji Ruilin, l'ancien adjoint au maire de Datong, ville située dans le plus grand bassin houiller de Chine.

    Selon certaines rumeurs circulant sur internet, Ji aurait fait nommer des membres de sa famille à des postes au sein du gouvernement.

    Sa fille a été embauchée au bureau des ressources humaines du district de Shuocheng, et son gendre admis à l'école du Parti sans en avoir passé les examens. Selon certains, ils seraient payés sans même venir au travail.

    Ji, maire adjoint depuis 2012, aurait ouvert de faux comptes en banque pour dissimuler la fraude.

    Hier, des responsables disciplinaires de Kunming, capitale du Yunnan (sud-ouest) ont déclaré que Guo Huanbo, le directeur du bureau municipal de l'agriculture, faisait également l'objet d'une enquête avec le vice-directeur Chen Bo, les deux étant suspectés d'infraction.

    En outre, le parquet du Sichuan a annoncé hier qu'un ancien haut responsable de la police provincial avait été traduit en justice pour avoir accepté des pots-de-vin.

    Une enquête a déjà révélé la perception de plus de 10 millions de yuans de pots-de-vin par Li Rongbiao, l'ancien chef adjoint du maintien de l'ordre public relevant du Département de la sécurité publique du Sichuan.

  • La décision de la Suisse visant à transmettre les détails des comptes bancaires secrets à d'autres pays, bénéficiera à la campagne de lutte contre la corruption qui se déroule actuellement en Chine

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    Selon les spécialistes financiers, la décision prise par la Suisse et visant à transmettre les détails des comptes bancaires secrets existant dans ce pays à d'autres pays bénéficiera à la campagne de lutte contre la corruption qui se déroule actuellement en Chine.

    La Suisse s'est en effet engagée mardi à fournir des détails sur les comptes bancaires étrangers, ce qui constitue une percée dans la répression de la fraude fiscale au niveau mondial.

    Le Financial Times a rapporté que la Suisse s'est engagée à signer un nouveau standard mondial sur l'échange automatique d'informations. Ce changement est considéré comme une rupture décisive avec la protection suisse traditionnelle de la vie privée des clients des banques.

    « Cette décision va certainement aider à la lutte contre la corruption en Chine, la Suisse étant le plus grand centre financier offshore du monde », a déclaré Shen Minggao, Directeur de recherche pour la Chine à la Citibank.

    « Il sera désormais beaucoup plus facile pour les autorités chinoises de collecter des informations sur les comptes à l'étranger liés à des responsables corrompus ».

    La promesse de la Suisse de changer sa politique avait été faite lors d'une réunion de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) à Paris.

    La déclaration a été signée par plus de 40 pays, y compris par d'autres pays membres de l'OCDE et les nations du G20.

    Ce texte requiert la collecte et l'échange d'informations sur les comptes bancaires et les droits de propriété à titre bénéficiaire de sociétés et autres entités juridiques comme les trusts.

    L'Association suisse des banquiers a déclaré que « Les banques Suisses sont prêtes à adopter l'échange automatique d'informations avec d'autres centres financiers, à condition que les informations échangées soient utilisées uniquement à des fins fiscales ».

    Selon Ren Jianming, professeur de recherche en gouvernance propre à l'Université Beihang de Beijing, les banques étrangères sont les endroits les plus appréciés des responsables chinois corrompus pour y déposer leurs gains mal acquis, en raison de la protection de la vie privée du client.

    Le changement de politique des autorités suisses contribuera aux efforts internationaux de coopération contre la corruption, a-t-il ajouté.

    L'ancien Président philippin Ferdinand Marcos posséda des milliards de Dollars bien cachés sur des comptes bancaires suisses, et l'ancien dirigeant de Taiwan emprisonné Chen Shui-bian a également détenu des dépôts dans des banques suisses, a dit M. Ren.

    M. Shen a déclaré, « Je crois que l'amélioration de la transparence est une tendance mondiale ».

    De plus en plus de gouvernements collaborent dans la lutte contre la corruption et l'évasion fiscale, ce qui fait que le coût de la justice va commencer à baisser, même si cela peut encore prendre du temps pour que le nouvel accord puisse pleinement prendre effet, a-t-il ajouté.