contrefaçon

  • Comportement et caractéristiques du consommateur chinois

    a1.jpg

    Le marchandage en Chine fait partie du quotidien.

     Par expérience, j'ai pu constater 3 niveaux de prix. Le plus élevé quand un occidental négocie le prix. Il diminuera encore si vous vous faites aidé par un Chinois ,et encore plus si vous envoyez la personne chinoise marchander à votre place et que vous vous tenez à carreau.  Un bon truc, sortir du magasin en exprimant que malgré l'intérêt porté c'est trop cher, vous serez souvent  rattrapé par le vendeur.

    a1.jpg

    La propriété immobilière est capitale

    Si on dit que le Belge a une brique dans le ventre ,alors que dire du Chinois. Avoir son propre appartement est une priorité dans la vie de nombreux Chinois. Pour ceux qui ont déjà une maison, posséder d'autres biens immobiliers (en Chine ou à l'étranger) est généralement le choix d'investissement numéro un.

    a1.jpg

    Le marché du cadeau « inutile », mais avec un emballage sophistiqué et coûteux se porte toujours bien. Dans certains cas, l'emballage est plus couteux que le contenu.

    a1.jpg

    Les contrefaçons sont un marché à part entière.

    A noter qu'il y a deux catégories de contrefaçons. La plus répandue est celle que vous trouvez à chaque coin de rue , elle généralement de 20 à 200 fois moins chère que l'original , mais de mauvaise ,voir de très mauvaise qualité . Vous avez aussi la contrefaçon qui est identique à l'article griffé. Il a été fabriqué  de la même manière ,avec les mêmes matériaux que l'article original. En fait quand un commanditaire s'adresse à un industriel , il lui demande une certaine quantité d'articles , l'industriel , souvent en fabrique 10à 20% en plus. Ces articles serviront à l'industriel à remplacer des articles qui seraient refusés par le commanditaire, le reste étant écoulé dans un marché parallèle .

    a1.jpg

     Les Chinois sont friands d'or. La Chine  est le premier importateur et le premier producteur d’or. Selon un récent rapport du World Gold Council. Le pays encourage largement sa population à se tourner vers l’or. Culturellement d’abord – l’or est particulièrement recherché au moment du nouvel an chinois par exemple– mais aussi afin de proposer des solutions de placement et d’investissement.

    a1.jpg

    Les Chinois se plaisent à accumuler des marchandises. La Chine a toujours connu de grandes famines, même dans un passé récent. La peur du "manque" fait donc partie de l'inconscient collectif même si aujourd'hui, les magasins regorgent de marchandises.

  • Saisie de 442 000 gélules toxiques dans la province du Zhejiang, mais des millions d'autres sont encore sur le marché

    001ec94a2715157225a103.jpg

    La police de Ninghai, dans la province chinoise du Zhejiang, tente de retrouver plusieurs millions de gélules toxiques vides vendues illégalement sur le marché, un incident majeur qui n'est pas sans rappeler un scandale similaire découvert en 2012 dans le pays.

    Onze personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire le 29 août, elles sont soupçonnées d'avoir produit et vendu des gélules toxiques, selon un communiqué des procureurs locaux ce mardi.

    Le 22 juillet, les forces de police et les responsables de l'Administration d'Etat pour l'industrie et le commerce (AEIC) avaient saisi quelque 442 000 gélules dans un atelier clandestin. Des analyses ont ensuite permis de détecter des niveaux de chrome 65 fois supérieurs à la normale dans ces gélules et leurs composants, pouvait-on lire dans le quotidien Modern Jinbao ce mardi.

    Le chrome peut entraîner des lésions aux organes comme le foie et les reins, bien que de tels cas n'aient pas encore été attribués à ce lot de gélules toxiques.

    Au total, près de 90 millions de ces gélules ont été fabriquées de février à juillet, avant d'être distribuées à quatre revendeurs qui sont, pour l'heure, toujours en cavale.

    La descente de police a également permis aux responsables de mettre la main sur plus de 800 kg de gélules semi-finies réalisées à partir de gélatine industrielle et de matières premières inutilisées.

    Parmi les suspects, Pan, 56 ans, a travaillé pour un fabricant de gélules avant que ce dernier ne parvienne plus à payer les salaires de ses employés. Faute de rémunération, il s'est alors emparé du matériel de production de la société qui l'employait.

    Après avoir embauché dix ouvriers, il a rapidement commencé à produire clandestinement des gélules dans un atelier qu'il louait dans le district de Xinchang (province du Zhejiang), c'est-à-dire à l'endroit même où un scandale de gélules infectées avait été révélé par la Télévision centrale de Chine (CCTV) en 2012.

    Cette année-là, la CCTV avait divulgué l'existence de gélules toxiques dans les provinces du Hebei, du Jiangxi et du Zhejiang.

    Les autorités avaient alors placé 45 individus en garde à vue, arrêté neuf suspects et découvert 77 millions de gélules fabriquées à partir de gélatine industrielle, rapportait à l'époque le Beijing Times.

    Au total, 39 producteurs de gélules vides ont obtenu une licence de l'AEIC, et aucun d'entre eux n'est enregistré dans le district de Ninghai, selon les données officielles de l'administration.

    Près de la moitié des producteurs de gélules sur le marché sont des entreprises de petite et de moyenne taille. Même s'il n'existe qu'un nombre limité de fabricants certifiés, il y a en réalité plus de 300 usines de fabrication de ces gélules dans le seul district de Xinchang, rapportait le Yangcheng Evening News en 2012.

  • Le producteur de vin français Castel ,numéro un français du vin , condamné pour contrefaçon d'une marque chinoise

    vin.jpg

    Le tribunal supérieur du Zhejiang a condamné le 16 juillet la société française Castel à verser 33,73 millions de yuans d'indemnisations à Panati Wines (Shanghai). Une décision qui met un terme au procès qui opposait le groupe Castel à la société chinoise, qui l'accusait d'avoir violé la propriété intellectuelle de la marque Kasite, la transcription phonétique de Castel en chinois. Il s'agissait du plus grand litige récent portant sur la contrefaçon d'une marque chinoise par une entreprise étrangère, mais aussi du plus grand procès traitant de la violation du droit exclusif d'une marque dans le secteur viticole chinois.

    Selon le verdict, le tribunal supérieur du Zhejiang estime que Li Daozhi, directeur général de Panati Wines (Shanghai), détient le droit exclusif de la marque Kasite, droit qui est protégé par la loi. Or, dans le litige qui oppose les deux sociétés, le français Castel est accusé, avec d'autres entreprises, d'avoir violé la marque déposée par Li Daozi en utilisant, sans l'autorisation de ce dernier et de façon évidente, le logo de Kasite sur les étiquettes des vins produits et vendus par Castel.

    La société française Castel a donc été condamnée par le tribunal à verser à Panati Wines une amende de 33,73 millions de yuans en réparation du préjudice, là où la société chinoise en réclamait 40 millions.

    Depuis 2001, le groupe français Castel a violé et usurpé en toute liberté la marque Kasite pendant une dizaine d'années, pour un montant total de plusieurs milliards de yuans. L'affaire a largement retenu l'attention du public, et le procès a opposé les deux parties lors d'une dizaine d'audiences.

     

    castel.jpg

    Li Daozhi est l'un des premiers entrepreneurs à s'être lancé dans l'importation de vins étrangers en Chine. Entré dans le secteur du vin en 1995, il a créé Panati Wines Co. à Shanghai en 1997 et déposé la marque Castel l'année suivante, En 2008, il a fondé la société Cavesmaître (Shanghai) sur la base de Panati Wines, en lui donnant Kasite comme nom chinois. Li Daozhi a réussi, au prix de 15 ans d'efforts, à faire de Kasite une célèbre marque de vin importé sur le marché chinois.

    Cavesmaître travaille en coopération avec de nombreux partenaires stratégiques français et a, depuis sa création, fait l'acquisition de trois châteaux : Julie, Tour Valade et Lamour. Tous trois situés près de la ville de Bordeaux, ils couvrent une superficie totale d'environ 100 hectares, soit le plus grand domaine de châteaux de Bordeaux racheté par une entreprise chinoise.

    La société française Castel, accusée de contrefaçon par Panati Wines, a fondé la société Castel Frères (France) en 2008, soit Kasite Xiongdi en chinois. En usurpant la marque de Cavesmaître dans ses opérations sur le marché chinois, Castel a connu un développement fulgurant en Chine, avec des ventes d'une centaine de millions de bouteilles entre 2007 et 2012, et un chiffre d'affaires d'un montant total de plusieurs milliards de yuans.

    Le secteur viticole connaît un essor considérable en Chine et la marque Kasite gagne chaque jour en renommée, ce qui explique la fréquence des actes de violation des marques sur le marché chinois, selon Pan Ruxian, directeur général de Cavesmaître Wines. Le cas du groupe Castel est donc loin d'être isolé, et de nombreuses entreprises chinoises font régulièrement l'objet de telles violations. La société Cavesmaître œuvrera désormais davantage à défendre la propriété intellectuelle, à assainir le marché par des moyens juridiques et préserver les droits et intérêts des consommateurs afin d'introduire en Chine des vins de qualité et véritablement importés.

    En mars dernier, afin d'éviter tout autre litige relatif à la propriété intellectuelle, la société française Castel a modifié son nom chinois.

    Valade_(6).jpg

    Château Valade

  • La guerre du canard laqué contrefait , en Chine

     

    La plupart des canards laqués sous vide vendus dans les gares et les magasins de souvenirs de Beijing sont de piètre qualité et utilisent à tort la marque Quanjude, l'un des restaurants de la capitale les plus réputés pour son canard laqué.

    Wang Kai, gérant de Beijing Quanjude Sanyuan, explique que la majorité des canards laqués vendus dans les zones touristiques et commerciales ne sont pas issus des restaurants de la marque, contrairement à ce qui est annoncé sur l'emballage.



    Ceci semble confirmer les doutes des internautes qui parlent de ces soi-disant canards de marques en termes scatologiques peu élogieux, rapporte l'agence Xinhua.

    Un canard contrefait acheté par un reporter de Xinhua présentait une odeur avariée et une texture pâteuse, alors que les canards Quanjude sont réputés pour leur peau craquante et leur viande juteuse.

    Les canards faussement étiquetés Quanjude sont vendus entre 15 et 59 yuans (1,6 et 6,3 euros), alors que les vrais coûtent plus de 90 yuans.



    M. Wang explique que le coût de production des canards Quanjude est de 40 yuans, et que le prix de vente en gros aux supermarchés est de 68 yuans. Par conséquent, les canards vendus à moins de 68 yuans sont forcément des contrefaçons.

    Il ajoute qu'à chaque fois que Quanjude améliore ses techniques anti-contrefaçons, les faussaires mettent très vite à jour leurs emballages.

    « Ces fabricants doivent être punis, et même mis en faillite, et les canaux de distribution doivent examiner de façon stricte les certificats offerts par leurs fournisseurs », estime M. Wang.

     


    Il se plaint également que le gouvernement n'agit pas assez pour mettre fin au caractère endémique de ces ventes illégales.

    Durant une récente opération anti-contrefaçon, les autorités n'ont saisi que 21 canards contrefaits, car les revendeurs auraient été prévenus en avance et auraient retiré les produits incriminés de leurs étalages.

    « Durant ces opérations, les autorités ne saisissent qu'un petit nombre de produits contrefaits, ce qui est insuffisant pour être utilisé comme preuve », indique Tang Yin, employé au service juridique du groupe China Quanjude

     

     

    Le 30 janvier, un cuisinier du restaurant Quanjude de Beijing découpe un canard laqué en tranches.