conquete spaciale

  • La mission d'alunissage chinoise , à la fin de cette année,va utiliser des « armes secrètes »

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    Des « armes secrètes » multiples seront utilisées sur la sonde lunaire chinoise Chang' e-3 dont le lancement est prévu à la fin de cette année pour une mission d'alunissage, a déclaré un scientifique participant au projet , mercredi.

    Durant cette mission, un orbiteur chinois se posera en douceur sur un corps céleste pour la première fois.

    En plus de plusieurs caméras, Chang' e-3 transportera un télescope astronomique à ultra-violet proche pour observer les étoiles, la galaxie et l'univers à partir de la Lune, a indiqué Ouyang Ziyuan, conseiller chevronné pour le programme lunaire chinois.

    Le télescope observera l'univers « plus loin et de façon plus claire », et il suscitera probablement de nouvelles découvertes, puisqu'il n'y aura aucune perturbation de l'aérosphère, de l'ionosphère et de la magnétosphère sur la Lune, offrant ainsi des vues libres des interférences de l'activité humaine, de la pollution et du champ magnétique, a dit M. Ouyang.

     

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    Photos prises lors de la présentation à la presse des avancées technologiques chinoises

    dans l'exploration spatiale. J'ai aussi photographié les panneaux explicatifs pour ceux qui peuvent lire le chinois ou l'anglais.

    Au premier forum international de Beijing sur l'exploration lunaire et l'exploration de l'espace lointain qui se tient du 3 au 6 septembre, ce dernier a déclaré que l'atterrisseur transporte également une caméra à ultra-violet extrême qui sera utilisée pour la première fois sur la Lune pour surveiller la transformation de la plasmasphère de la Terre et le changement de l'environnement de la planète.

    Le rover lunaire Chang' e-3 déambulera sur la surface de la Lune pour patrouiller et explorer le satellite.

    Un radar sera fixé au fond du rover pour explorer de 100 à 200 m sous la surface de la Lune, ce qui est sans précédent, selon M. Ouyang.

    Chang' e-3 est officiellement entré dans l'étape de son lancement, à la suite des périodes de recherche et de fabrication. Il sera lancé du Centre de lancement de satellites de Xichang, en Chine du Sud-Ouest.

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    « La mission Chang' e-3 utilise une foule de technologies innovatrices. C'est une mission extrêmement difficile présentant un grand risque », a déclaré le mois dernier Ma Xingrui, directeur de l'organisme d'exploration spatiale de la Chine et commandant en chef du programme lunaire.

    La mission Chang' e-3 est la deuxième phase du programme lunaire chinois, lequel inclut la mise sur orbite, l'alunissage et le retour sur Terre. Elle fait suite aux succès des missions Chang' e-2 qui incluent tracer une carte lunaire de haute résolution couvrant toute la surface.

    La fusée porteuse Chang' e-3 a subi avec succès son premier essai, alors que la plateforme de lancement, ainsi que les systèmes de contrôle et d'application au sol sont prêts pour la mission.

     

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    L'exploration de l'espace lointain par la Chine devrait se rendre au-delà de la Lune, et les scientifiques du pays se préparent activement à appliquer des plans pour explorer Mars, Vénus et les astéroïdes, a indiqué Ye Peijian, scientifique en chef du programme Chang' e-3.

    « Les scientifiques sont toujours disposés à effectuer l'exploration de l'espace lointain, et ils le feront lorsque les conditions le permettront », a déclaré M. Ye.

    Selon M. Ouyang, les objectifs scientifiques de l'exploration du système solaire incluent rechercher la vie extraterrestre; approfondir la compréhension de la Terre en explorant Mars, Vénus et Jupiter; étudier l'impact sur la Terre de l'activité solaire et des attaques d'astéroïdes; chercher de nouvelles énergies et de nouvelles ressources; et préparer le développement futur de l'humanité.

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  • Le vaisseau spatial chinois Shenzhou-9 sera lancé à la mi-juin avec la première femme taïkonaute pour le premier amarrage spacial

    La Chine lancera son vaisseau spatial habité Shenzhou-9 à la mi-juin cette année pour réaliser le premier amarrage spatial habité du pays, avec le module Tiangong-1 actuellement en orbite depuis 255 jours. Shenzhou-9 partira avec 3 taïkonautes dont une femme, la première Chinoise qui entrera dans l’espace, ce qui marquera un nouveau record du pays.

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    Le vaisseau et la fusée porteuse "Longue Marche-2F" ont été placés sur la plateforme de lancement du Centre de lancement de satellites de Jiuquan, situé dans le nord-ouest de la Chine, ce qui signifie que la mission de lancement est dans sa dernière ligne droite, a révélé le 9 juin un porte-parole du programme spatial habité chinois. Durant les prochains jours, des scientifiques effectueront des essais de fonctionnement du vaisseau et de la fusée, ainsi que des essais conjoints avec les taïkonautes, le vaisseau, la fusée et le système au sol, selon le porte-parole.

     

     

    « Tiangong-1 est en parfait état de fonctionnement sans le moindre souci », a affirmé Zhou Jianping, l’ingénieur général du programme spatial habité chinois. L'altitude en orbite de Tiangong-1, ou Palais céleste 1, a été réduite début juin pour le rendez-vous spatial avec Shenzhou-9. Jusqu’à présent, les derniers préparatifs se déroulent bien pour l’amarrage final. Depuis le 29 septembre 2011, le jour de son lancement au Centre de Jiuquan, Tiangong-1 circule en orbite, soit depuis 255 jours, et 2 amarrages spatiaux ont été effectués avec Shenzhou-8. Ainsi, les scientifiques ont pu tester un certain nombre de techniques clés, dont le contrôle et la gestion du module spatial.

     

    En tant que le premier module habité circulant en orbite à long terme, Tiangong-1 a pour objectif de mettre en place une base dans l’espace pour maîtriser la technologie de l’amarrage spatial, celle de la circulation sans ou avec équipage, à court ou long terme. D’autres expériences de médecine spatiale et de technologie spatiale sont également prévues pour les prochaines étapes.

     

    La liste des noms des 3 taïkonautes participants n’est pas encore officiellement publiée. Ils devraient rester entre 10 à 20 jours dans l’espace. Selon le programme, les taïkonautes ont suivi des formations de vol spatial, et maîtrisent parfaitement les manipulations professionnelles. Tout est prêt, physiquement et mentalement, pour le grand départ.

    Selon Zhang Jianqi, député de l'APN, ancien directeur adjoint du programme spatial habité chinois, les critères de sélection de la taïkonaute féminine sont similaires à ceux appliqués aux professionnels masculins : aptitude physique, expériences professionnelles, état moral, etc. La seule différence est que l’on préfère sélectionner une femme mariée pour des raisons de maturité à la fois physique et mentale.

     

    Jiao Weixin, professeur de l’institut des sciences de la terre et de l’espace rattaché à l’Université de Pékin, a rappelé 4 points à ne pas négliger dans le lancement de Shenzhou-9 :

     

    1, Le premier amarrage spatial manipulé à la main comportera une plus grande chance de réussite, mais sera plus difficile pour les astronautes qui l’effectueront. 2, La première taïkonaute féminine entrera dans l’espace. « Le programme spatial habité serait un programme incomplet sans la participation d’une femme », a ajouté Jiao Weixin.

     

    3, Un séjour prolongé dans l’espace. 3 astronautes devraient y rester entre 10 et 20 jours, la durée la plus longue dans l’histoire du vaisseau spatial Shenzhou.

     

    4, De nombreuses expériences scientifiques seront menées par les taïkonautes à l’intérieur du module Tiangong-1 après l’amarrage, pour la première fois dans l’histoire aérospatiale chinoise.

     

  • 35 milliards de yuans pour le programme de vol habité chinois, moins que l'investissement annuel des Etats-Unis

     

    Le programme spatial habité de Chine a coûté vingt milliards de yuans dans la première phase allant du démarrage du programme en 1992 au lancement du vaisseau spatial Shenzhou-VI en 2005, et quinze milliards de yuans dans la deuxième phase de 2005 à aujourd'hui, selon les données du Bureau du programme spatial habité de Chine.

    L'ingénieur en chef du programme de vol habité chinois Zhou Jianping a annoncé le 30 octobre à Jiuquan, un centre chinois de lancement spatial situé dans l'ouest, que le programme de vol habité chinois était modéré et n'excédait pas les besoins du développement économique et social du pays, mais suivait la loi scientifique.

    Selon lui, le programme de vol habité chinois, qui a été officiellement fondé en 1992, a dépensé pendant environ 20 ans 35 milliards de yuans (4 milliards d'euros, soit 5,5 milliards de dollars). Ce chiffre est même inférieur à la dépense annuelle que les Etats-Unis investissent dans leur programme spatial.

    Ces dernières années, le budget de la NASA s'est maintenu entre 17 milliards de dollars et 18 milliards de dollars par an, tandis que la Russie ne cesse d'augmenter ses investissements. L'Europe et le Japon assurent aussi une tentance de développement régulier.

    Le lancement spacial est une technologie de haute risque. Selon des statistiques, le taux de réussite mondiale est de 93,7% depuis 1990.

    Selon Wu Ping, porte parole du programme de vol habité chinois, le taux de réussite pour les permiers 130 lancements spatiaux chinois reste à environ 94,4%. Le dernier échec s'est produit le 18 août 2011, où la fusée porteuse Longue marche II-F qui chargeait de porter le satellite expérimental SJ-11-04 n'est pas entré en orbite, en raison d'un dysfonctionnement de la fusée.

     

    Les équipements et systèmes fonctionnent sans accroc depuis la jonction du vaisseau spatial inhabité Shenzhou-8 au module de laboratoire spatial Tiangong-1 jeudi à 1h36, a annoncé Mme Wu Ping, la porte-parole du programme chinois de vols spatiaux habités.

    L'engin accouplé a orbité autour de la Terre environ six fois depuis la réussite de l'amarrage, a indiqué la porte-parole lors d'une conférence de presse.

  • Avec Tiangong -1 , la Chine affiche ses nobles ambitions

     

    Le lancement du premier module laboratoire spatial de la Chine, Tiangong -1, a attiré une attention générale dans le monde. Des appréciations objectives, des félicitations pour le progrès scientifique et technologique de la Chine et des intentions d'élargir la coopération avec la Chine sont des réactions normales de l'opinion mondiale. Mais il y a aussi des inquiétudes de ceux qui sentent que leur position favorable se trouve menacée.

    Ces inquiétudes proviennent naturellement des Etats-Unis. Un ancien directeur de NASA (National Aeronautics and Space Administration) a dit : « Ils (la Chine) sont nos rivaux en concurrence de force presque égale. Si nous ne serons plus considérés comme leaders du monde, je suis très inquiet pour l'avenir des Etats-Unis ».

    Il est impossible que le plus grand pays en voie de développement ait une force égale avec le plus grand pays développé. Même sous l'angle de la spécialité, l'exploration spatiale de la Chine n'a pas rapport avec la position des Etats-Unis qui prennent de l'avance dans ce domaine.

     

     

     



    Depuis toujours la Chine a de nobles ambitions d'apporter une plus grande contribution à l'Humanité. Même dans le passé, quand elle était arriérée et pauvre, elle n'a pas renoncé à ce grand idéal. En tant que grand pays, la Chine se développe tous azimuts. La Chine a son propre programme spatial et le lancement du module laboratoire spatial est tout à fait normal. La Chine attache une grande importance aux innovations scientifiques et technologiques et investira davantage dans ce domaine. La Chine pourrait encore réaliser de nombreuses autres percées dans le domaine de technologies de pointe.

    Pour observer la Chine, la possession d'une force réelle n'est qu'un aspect. Le plus important, c'est de voir sa manière d'appliquer sa force réelle. La Chine s'oppose fermement à l'extension de l'armement et de la course aux armements jusque dans l'espace. Cela est décidé par la stratégie chinoise qui consiste à ne jamais prétendre à l'hégémonie et à maintenir le développement pacifique.

    La Chine ne changera pas sa position de principe, celle d'utilisation pacifique de l'espace.

    Il y a 40 ans, le magasine américain « Newsweek » a publié un article sur la « diplomatie de Ping-pong ». Pour se terminer, cet article a cité les propos suivants d'un expert américain : « Les relations entre les Etats-Unis et la Chine ne pourront revenir dans la réalité que quand nous nous rendrons compte que la Chine a ses propres difficultés et nobles ambitions, comme les autres pays ». Ces remarques revêtent encore une importance pour l'heure actuelle.

  • La Chine annonce le succès du lancement du module Tiangong-1

     

    Le commandant en chef du programme chinois de vols spatiaux habités, Chang Wanquan, a annoncé jeudi soir le succès du lancement du module laboratoire spatial Tiangong-1. La Chinea lancé jeudi soir à 21H16 son premier module laboratoire spatial Tiangong-1 depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le nord-ouest du pays.

     

    Le module inhabité, lancé par la fusée porteuse Longue Marche 2FT1, effectuera un amarrage spatial expérimental avec un vaisseau spatial plus tard cette année, ouvrant la voie à la Chine pour devenir le troisième pays au monde capable d'opérer une station spatiale permanente autour de 2020.

     

    Le président Hu Jintao et d'autres hauts dirigeants chinois ont observé le lancement de Tiangong-1 depuis le Centre de contrôle des vols spatiaux basé à Beijing.

     

     

     

    Tiangong-1 restera en orbite de la Terre pendant environ un mois en attendant le vaisseau spatial inhabité Shenzhou-8. Une fois que le rendez-vous entre les deux engins spatiaux sera réalisé avec succès, ils pourront procéder au premier amarrage spatial à 340 km de la Terre.

     

     

     

     

     

     

    Après deux essais de procédure d'amarrage, Tiangong-1 attendra au cours des deux prochaines années Shenzhou-9 et Shenzhou-10, selon le programme de vols spatiaux habités de la Chine.

     

     

     

    Tiangong-1, avec un poids de 8,5 tonnes, une longueur de 10,4 mètres et un diamètre de 3,35 mètres, dispose d'une salle de 15 mètres cubes où deux ou trois astronautes peuvent vivre et travailler.

     

     

     

    Zhang Shancong, concepteur en chef adjoint de Tiangong-1, a annoncé à l'Agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle) que le module transportait des caméras spéciales qui prendront des images hyperspectrales des vastes zones cultivées de la Chine pour détecter la pollution aux métaux lourds, les résidus de pesticides et les maladies végétales.

     

     

     

    Des expériences sur le nouveau matériau cristal photonique, difficiles à mener sur Terre, seront également effectuées dans le module, a-t-il ajouté.