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  • Conférence sur le climat :« Les pays développés n'ont tenu aucun de leurs engagements, qu'il s'agisse du mécanisme pour un développement propre ou du soutien financier durable »

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    En conclusion de la Conférence sur le changement climatique de Varsovie, certains pays développés rejettent la responsabilité du demi échec sur les pays en développement, afin de détourner l'attention des participants des engagements qu'ils n'ont pas  respectés et de fuir leurs responsabilités.

    Les pays du BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine) ont tenu le 20 novembre une conférence de presse pour répondre à certaines questions sur les litiges qui subsistent dans les négociations actuelles.

    « Les pays du BASIC et le camp des pays en développement qu'ils représentent feront-ils marche arrière dans leur attitude face au changement climatique ? » Telle est la première question posée par un journaliste de Reuters à la conférence de presse.

    Xie Zhenhua, chef de la délégation chinoise, a répondu ouvertement : « Quels sont les pays qui ne tiennent pas leurs engagements ou qui marchent à reculons ? La communauté internationale doit le savoir très clairement et je ne pense pas avoir besoin de donner de noms ». Des propos appuyés par ceux du représentant indien : « Les pays développés n'ont tenu aucun de leurs engagements, qu'il s'agisse du mécanisme pour un développement propre ou du soutien financier durable ».

    Le représentant de l'Afrique du Sud n'a, quant à lui, pas été aussi implicite dans ses propos, critiquant ouvertement l'UE et le Japon : « Il est inimaginable pour nous que l'UE envisage de reporter la publication du rapport d'évaluation sur la première période d'engagement jusqu'à 2016. S'ils ne savent pas où ils en sont dans la première période d'engagement, comment pourront-ils savoir par où commencer pour relever leur objectif de réduction d'émissions pour 2015 »?

    Il y a trois ans à Durban, les pays participant à la conférence sur le climat avaient mis en place le Fonds vert pour le climat, destiné à aider les pays en développement à combattre les effets du changement climatique. Mais jusqu'à la tenue de la conférence de Varsovie, faute de financement promis par les pays développés, le Fonds est resté une coquille vide.

    Selon Xie Zhenhua, la question du financement est une responsabilité dont les pays développés doivent s'acquitter conformément aux demandes et aux principes énoncés dans la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Un journaliste du New York Times a réagi à cette remarque en demandant au chef de la délégation chinoise quelles étaient les responsabilités que la Chine devait endosser en tant que plus gros émetteur de dioxyde de carbone au monde.

    « Le changement climatique est-il dû à la situation actuelle ? Ce n'est en tout cas pas le cas d'un point de vue scientifique ! » Et le représentant brésilien de souligner que les conséquences fâcheuses du changement climatique sont notamment dues au CO2 émis autrefois sans retenue par les pays développés lors de leur processus d'industrialisation, raison pour laquelle ces pays doivent aujourd'hui endosser leurs responsabilités.

    Xie Zhenhua a expliqué en toute franchise, sans nier le fait que la Chine était le plus grand émetteur de CO2, que les pays développés sont tous passés par une phase d'industrialisation et d'urbanisation durant laquelle les émissions de CO2 étaient particulièrement élevées, et que la Chine, sans aucun soutien financier et technologique, avait réduit de son plein gré ses émissions de CO2 de 2,8 milliards de tonnes et qu'elle ne suivrait pas le chemin tracé par les pays développés.

    Les pays européens ainsi que les Etats-Unis et le Japon avaient déjà sérieusement et irrévocablement pollués la planète alors que les pays du "BASIC" n'avaient pas encore commencé leur processus d'industrialisation.

    Quant aux reproches faites par certains pays en développement aux pays développés concernant les réductions d'émissions trop faibles de ces derniers, un journaliste américain a demandé aux représentants des BASIC quelles étaient les armes en leur possession capables de pousser les Etats-Unis et l'UE à accroître leurs engagements.

    « C'est une question très importante. Les efforts déployés et les résultats obtenus par les pays en développement en matière de réduction des émissions constituent la meilleure réponse aux accusations des pays développés. Nous disposons d'un réel avantage moral », a ainsi rétorqué le représentant brésilien.

    Selon Xie Zhenhua, les pays en développement sont les plus vulnérables et les principales victimes du changement climatique. Ils doivent faire entendre leur voix. Et ce dernier de préciser que les négociations sur le changement climatique ne doivent pas être une situation gagnant-perdant : « Les négociations échoueront s'il y a des gagnants et des perdants. Nous devons œuvrer ensemble à l'avenir de l'humanité, voici notre arme ».

     

    La première grande pollution mondiale de l'air , dans la vallée de la Meuse , près de Liège !!!

     

    La pollution de la vallée de la Meuse est une très forte pollution atmosphérique ayant eu lieu en décembre 1930, dans la vallée de la Meuse, à proximité de Seraing (proche de Liège en Belgique).

    Cette pollution, d'origine industrielle (importantes usines sidérurgiques locales), a eu pour cause de très mauvaises conditions de dispersion atmosphérique (brouillards intenses, couche d'inversion de température basse et épaisse), associées à de fortes émissions de SO2, de particules en suspension et d'aérosols divers. C'est donc un phénomène extrême de pollution acido-particulaire.

    Les conséquences en furent importantes : on a relevé 60 décès .

    Plusieurs milliers de personnes ont également présenté des problèmes respiratoires graves.

    Ce phénomène historique de pollution de la vallée de la Meuse compte, avec les pollutions de Londres, observées dans les années 1950, parmi les plus graves phénomènes de pollution acido-particulaire observés.

     

  • Conférence au Futuroscope introduite par J.P.Raffarin : LA CHINE FACE AUX DEFIS DE LA GOUVERNANCE MONDIALE

    La Chine face aux défis de la gouvernance mondiale

     
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, parle de la Chine

    Si vous visitez le blog de Jean-Pierre Raffarin , voici ce que vous pourez lire:

    Je pars 2 jours en Afrique au Togo où je vais travailler avec les Autorités nationales sur les pressions internationales auxquelles sont aujourd’hui soumises les puissances publiques nationales.

    photo-25Et voici le compte-rendu  par la presse chinoise de la conférence qu'a tenue l'ancien Premier-ministre français  au Togo

    LOME, 7 février (Xinhua) -- La Chine développe à la fois des rapports de types « bilatéral et multilatéral, continental et national » dans le 21e siècle où les rapports de forces sont plutôt continentaux, a relevé lundi Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français (2002-2005) lors d'une conférence publique ayant rassemblé près de 2.000 personnes au Palais des congrès de Lomé.

    La conférence a porté sur le thème « 50 ans après, la puissance publique et l'ordre mondial » et est inscrite dans un programme du gouvernement togolais baptisé « Avançons tous ensemble -ATENS ».

    M. Raffarin est le troisième ancien Premier ministre français à donner une conférence publique à Lomé dans le cadre de ce programme, après Hubert Védrine et Michel Rocard.

    Selon cet ancien Premier ministre français, le monde d'aujourd'hui est continental et les continents s'organisent dans ce sens pour des équilibres continentaux.

    Il a fait noter que, dans ce contexte, les pays d'Europe se sont lancés dans des alliances bilatérales avec le Brésil en Amérique du Sud, tandis que les Etats-Unis se sont dirigés vers la Chine qui, au contraire, prône un monde multipolaire.

    « Je ne crois pas à une organisation du monde entre la Chine et les Etats-Unis », a dit ce président du groupe d'Amitié France Etats-Unis du Sénat, ajoutant que « les Chinois veulent un monde multipolaire ».

    « La Chine fait à la fois du bilatéral et du multilatéral, du continental et du national », a-t-il insisté.

    Jean-Pierre Raffarin en compagnie de son épouse Anne-Marie Perrier avec laquelle il a écrit son dernier livre "Ce que la Chine  nous a appris"qui n'a encore été publié qu'en chinois.

    A son analyse, la force chinoise a « beaucoup plus de moyens que n'importe qu'elle force au monde ». Il précise que la Chine est engagée dans des stratégies de développement qui sont des stratégies des pays développés, poursuivant qu'il « ne faut pas avoir peur de la Chine ».

    «La Chine nous demande de reconnaître son économie comme une économie de marché », a souligné cet homme politique, relevant que sur cette question les pays occidentaux ont des difficultés à partager leurs visions.

    Il explique que certains pays sont favorables à cette idée tandis que d'autres pays ne le reconnaissent pas, alors que la même considération avait été accordée à l'économie de la Russie.

    Il a qualifié la Chine de « colonne vertébrale de l'Asie », indiquant qu'elle a « beaucoup de croissance » et que l'émergence de ce pays n'est pas un fait « anodin».

    La Chine présente les caractéristiques de « banquier

     du monde et une force d'influence considérable », a dit M. Raffarin qui explique que c'est l'épargne du Chinois qui finance le déficit de l'Américain.«Nous avons besoin de la croissance de la Chine », a-t- il soutenu.

    «La force chinoise a beaucoup plus de moyens que n'importe qu'elle force au monde », a rappelé ce politique français.

    Jean-Pierre Raffarin a fait remarquer que le développement simultané du management public et du management privé est la caractéristique du 21e siècle, tout en relevant que cette vision a été amorcée en Chine des années auparavant sous le temps de Deng Xiaoping, architecte général de la réforme et de l'ouverture et de l'édification socialite de la Chine.