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  • L'université chinoise Tsinghua lutte pour se classer au même niveau que les universités d'Harvard, d'Oxford et de Cambridge

    L'Université Tsinghua, un des plus grands établissements d'enseignement supérieur de Chine, va accentuer ses efforts pour être classée au même rang que les universités d'Harvard, d'Oxford et de Cambridge en tant qu'université majeure dans le monde, ont dit responsables et universitaires alors que l'université fête son centenaire ce mois-ci.

    Tsinghua, fondée en 1911 comme école de formation destinée aux étudiants envisageant d'étudier à l'étranger, a accédé à la célébrité sous le nom de « berceau des élites rouges », ayant formé des milliers de diplômés compétents dans le domaine politique dans la course à la construction de la Chine Nouvelle après 1949.

    Tsinghua a également vu sortir plus de hauts responsables de ses rangs que n'importe quelle autre université chinoise. Parmi ses anciens élèves, on compte le Président Hu Jintao, le Législateur suprême Wu Bangguo, le Vice-président Xi Jingping et l'ancien Premier Ministre Zhu Rongji.



    Lors de sa visite à Tsinghua mercredi, le Président Hu s'est arrêté au département d'ingénierie hydraulique et y a bavardé avec ses anciens camarades de classe, qui sont aujourd'hui professeurs d'université.

    Le Président Hu, qui a étudié et travaillé à Tsinghua pendant neuf ans dans les années 1960, a demandé à l'université de faire de ce centenaire un nouveau départ dans sa tentative d'obtenir un statut d'université majeure dans le monde, et de former davantage de diplômés pour les besoins du développement de la prospérité de la Chine.

    Le Président de Tsinghua, Gu Binglin, a dit que l'université prévoit d'apporter des changements dans certains de ses départements pour les mettre sur un pied d'égalité avec les meilleures institutions du monde et de relever la qualité générale de son enseignement à un niveau significativement plus élevé.


    Tsinghua a été classée au 35e rang du classement Times Higher Education des universités du monde cette année. C'est la première université chinoise, suivie par la Peking University, qui se classe 43e. L'Université de Harvard est en tête.

    M. Gu a dit que Tsinghua a commencé à viser un rang mondial plus élevé en 1985, et cet objectif a reçu un important encouragement en 1998, quand le Gouvernement Central a augmenté les fonds alloués à neuf universités chinoises, dont Tsinghua.

    Tsinghua compte actuellement parmi ses rangs un Prix Nobel, le physicien C.N. Yang, un vainqueur du Turing Award, Andrew Chi-chih Yao, scientifique de l'informatique et d'autres maîtres universitaires, qu'elle emploie comme professeurs à plein temps.

    Les échanges internationaux de l'Université se sont aussi accrus avec les années. Plus de 30% de ses étudiants en pré-licence et 40% de ses étudiants en licence ont passé du temps à l'étranger pour étudier ou faire des recherches, a dit M. Gu, tandis que 2 000 étudiants étrangers font leurs études à Tsinghua.

    Les dix programmes de master de Tsinghua, dont ceux d'ingénierie mécanique, de relations internationales et d'architecture, ont attiré l'année dernière 407 étudiants étrangers, soit 66% du nombre total des inscriptions à ces programmes.

    « Ce n'est pas que Tsinghua. La décennie passée a été un âge d'or pour de nombreuses universités chinoises », a dit Xiong Bingqi, Directeur adjoint de l'Institut de Recherche sur l'Education du 21e Siècle. « Elles ont reçu de larges sommes de la part du Gouvernement et fait plus de progrès universitaires ».

    Le Gouvernement Central a promis d'accroitre les dépenses pour l'éducation à 4% du PIB en 2012. Cependant, le montant du financement additionnel que les universités comme Tsinghua recevront est toujours inconnu.

    Le Premier Ministre Wen Jiabao avait dit un peu plus tôt cette année lors d'une conversation en ligne avec les internautes que « l'essor de la Chine réside dans ses talents et son éducation ».

    La Chine a très fortement accru le nombre des inscriptions dans l'éducation supérieure lors de la décennie passée. Ainsi, le nombre des étudiants a quadruplé sur les campus du pays depuis 1998, passant à 28 millions.


    Cependant, M. Xiong a ajouté que devenir une université de premier rang mondial est une tâche de longue haleine pour les universités chinoises.

    « Hélas, nous avons découvert que la qualité de nos diplômés baisse », a dit M. Xiong. « Et tout le monde est d'accord sur ce point, les employeurs, les professeurs et même les étudiants eux-mêmes ».

    M. Xiong dit que le fait qu'un nombre croissant d'étudiants chinois choisissent d'aller à l'étranger pour étudier est un signe que les plus grandes universités chinoises perdent du terrain sur leurs homologues étrangères.

    M. Xiong dit que le problème réside dans la domination du pouvoir administratif ou gouvernemental sur les affaires de l'université ainsi que dans un relatif manque de liberté académique.

    Il pense qu'avant de pouvoir vraiment rivaliser avec les plus grandes universités étrangères, les universités chinoises doivent d'abord se libérer de la bureaucratie universitaire et de faire de l'excellence de la recherche universitaire leur valeur centrale.