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  • Manifestations ouvrières en Chine à la suite d'une grande vague de licenciements dans de grandes multinationales du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC)

    Des manifestations ouvrières sont attendues en Chine à la suite d'une grande vague de licenciements qui touche plusieurs géants du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), alors que les experts appellent les multinationales à prendre le problème au sérieux.

     

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    Manifestation ouvrière dans une usine de Dongguan (près de Shenzhen) où travaillent 70000 ouvriers

    L'américain Cisco Systems a en effet annoncé un plan de suppression d'emplois à l'échelle mondiale, tandis que les employés de Microsoft en Chine tentent en ce moment de négocier de meilleures indemnités de départ.

    « Les conflits de travail impliquant des sociétés des technologies de l'information étrangères seront amenés à augmenter au cours des deux prochaines années, en raison du ralentissement de l'économie chinoise », expliquait ce jeudi Zhang Zhiru, spécialiste des droits des travailleurs au Centre de services pour les conflits de travail Chunfeng de Shenzhen.

    Selon lui, bien que la plupart des entreprises du secteur des TIC ont accepté de verser à leurs ouvriers des compensations supérieures à celles prévues par le droit chinois, cela ne signifie pas qu'elles sont irréprochables.

    « La loi n'énonce qu'un niveau d'indemnités minimum. Les sociétés qui sont financièrement plus puissantes doivent sans aucun doute payer plus [d'indemnités de licenciement] si les employés en ont besoin », estime Zhang.

    Cisco, premier fabricant mondial d'équipements de télécommunications, prévoit de supprimer jusqu'à 6000 postes dans le monde. Le groupe n'a toutefois pas annoncé combien d'employés seraient touchés par cette vague de licenciements en Chine, premier marché mondial des technologies de l'information.

    Selon une source proche du dossier, Microsoft pourrait quant à lui supprimer au moins 4000 postes en Chine, entamant ainsi la plus grande suppression d'emplois de son histoire. La plupart des licenciements auront par ailleurs lieu dans les trois usines Nokia rachetées par la société il y a quelques mois.

    Plus de 500 employés de l'unité de construction des téléphones portables Microsoft de Beijing ont remis une lettre signée à la direction du groupe la semaine dernière, dans laquelle ils demandent de s'entretenir directement avec elle au sujet des conditions de licenciement.

    Le géant du logiciel américain a toutefois refusé de communiquer les détails de son plan de licenciement en Chine.

    « Nous nous en tenons à une première date de départ à la fin du mois de septembre. Compte tenu de la date de publication de cette annonce, il s'agit d'un délai plus long que celui qui a déjà été pratiqué par Nokia en Chine dans le passé », écrit Donald MacRae, directeur des ressources humaines pour l'unité de production des téléphones portables Microsoft en Chine, dans un courrier interne expliquant le programme de licenciement.

    Si Microsoft a promis à ses employés au moins un mois de salaire en plus de ce qui est prévu par la loi en Chine, ces derniers réclament encore des indemnités plus importantes et une plus longue « période tampon ».

    La loi stipule en effet que les employés ont droit à un mois d'indemnités pour chaque année passée dans la société, en plus d'un mois de salaire supplémentaire.

    Mike Dai, concepteur de smartphones dans l'usine de Beijing, qualifie le processus de licenciement adopté par le groupe d'« action violente ». Selon lui, des manifestations de plus grande ampleur sont prévues.

    Zheng Dongliang, doyen de l'Institut des sciences du travail, pense que la meilleure façon de résoudre les conflits de travail consiste à établir un dialogue direct entre les sociétés et leurs employés.c03fd54abadb1557c75901.jpg

     

  • Les fournisseurs étrangers tels que Google et Apple peuvent constituer des menaces de cybersécurité pour les utilisateurs chinois

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    Les fournisseurs étrangers tels que Google et Apple peuvent constituer des menaces de cybersécurité pour les utilisateurs chinois, ont déclaré les experts, une semaine après que la Chine ait annoncé la mise en place d’un examen de sécurité sur les équipements de haute technologie importée. 

     

    Les autres grandes entreprises high-tech, tels que Yahoo, Cisco, Microsoft et Facebook, se sont vues notifier par l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA) de transférer l'information de leurs utilisateurs, selon Wan Tao, fondateur du Intelligence Defense Friends Laboratory, une institution indépendante mettant l'accent sur la cybersécurité en Chine .

     

    Wan a déclaré que les services en ligne sont devenus un moyen important pour les Etats-Unis pour voler des informations à l'échelle mondiale. Les Entreprises high-tech étrangères constituant une menace sur Internet

     

    NingJiajun, chercheur au sein du Comité consultatif sur l'informatisation de l’Etat, a expliqué qu’auparavant, les USA demandaient aux entreprises d'installer un logiciel de mise sur écoute de leurs produits technologiques. Mais si les utilisateurs trouvaient et arrêtaient ces fonctions connexes, alors ce plan d’espionnage échouait.

     

    Par exemple, des informations sur une organisation chinoise peuvent être dérobées, lorsque celle-ci passe une commande sur un site international commercial, a-t-il noté.

     

    Avec des technologies telles que le cloud computing et le phénomène de big data en plus populaires, les informations peuvent être recueillies et analysées immédiatement, ce qui signifie que les dommages peuvent être plus importants et plus difficile à éviter, selon les analystes.

     

    «On peut dire que ceux qui maîtrisent les services en ligne peuvent obtenir plus d'informations dans le cyberespace», a déclaré Du Yuejin, directeur du Laboratoire national de la Cyber Security Emergency Response Technology.

     

    Le mois dernier, l’Internet Media Research Center chinois a publié un rapport indiquant que la NSA se servait de grandes sociétés de technologie pour ses plans écoute électronique, y compris Prism, qui a été démasqué par son ancien agent Edward Snowden, en leur demandant de recueillir des informations sur leurs utilisateurs et de transfert régulièrement toutes les données.

     

    La NSA aurait également adopté l’iOS et Android, les deux principaux systèmes d'exploitation mobiles appliqués à l'iPhone et Samsung, comme une "mine d'or" de données.

     

    L’Agence américaine de sécurité nationale a saisi les informations des utilisateurs et stockées pour l'analyse, par l’invasion de la base de données et réseaux de communication de Yahoo et Google. En ayant également contrôlé les applications sur les smartphones en Grande-Bretagne, d’après un document rendu public fin mai.

     

    «Les Etats-Unis, en fait, pourraient obtenir des informations des internautes ou procéder à des écoutes téléphoniques, en attaquant directement le réseau au lieu de vouloir coopérer avec les entreprises, mais cela pourrait prendre plus de temps et d'argent», a fait remarquer Wan Tao.

     

    Les actions de la NSA ont exercé une pression énorme sur les entreprises technologiques américaines et les utilisateurs à Paris, à Sao Paulo, à Beijing ou à Berlin s'inquiètent de cette intrusion dans leur vie privée.

     

    Le président américain Barack Obama a tenu deux débats avec des PDG de grandes entreprises technologiques américaines au cours des six derniers mois au sujet de l'espionnage de la NSA. Cela a conduit à une "réforme" de l’agence pour se concentrer sur la protection de la vie privée des citoyens américains, mais avec peu d'améliorations sur les organisations étrangères et citoyens.

     

    En mai dernier, John Chambers, président et CEO de Cisco Systems, a écrit une lettre à Obama exhortant Washington à cesser d'utiliser la compagnie pour la surveillance de ses clients, selon un rapport d'Al Jazeera.